Une suite arithmétique avance d'un pas constant r : u(n) = u(0) + n × r. Une suite géométrique est multipliée à chaque étape par une raison constante q : u(n) = u(0) × qⁿ. Le sens de variation s'étudie par le signe de u(n+1) − u(n), et deux formules de sommes sont à connaître : 1 + 2 + ⋯ + n = n(n+1)/2 et 1 + q + q² + ⋯ + qⁿ = (1 − q^(n+1))/(1 − q) pour q ≠ 1.
1 I. Modes de génération d'une suite
Une suite numérique est une liste ordonnée et infinie de nombres réels, indexée par les entiers naturels : un premier terme, un deuxième, un troisième, etc. On la rencontre partout où une grandeur évolue étape par étape : un capital placé année après année, une population comptée de génération en génération, les valeurs successives d'un algorithme.
2 II. Sens de variation
3 III. Suites arithmétiques
1. Définition et terme général
Après ajouts de , on obtient . (Rigoureusement, cela se démontre par récurrence : la propriété est vraie au rang car ; si , alors .)
2. Sens de variation et somme
Chacune des colonnes a pour somme , donc , d'où .
4 IV. Suites géométriques
1. Définition et terme général
Après multiplications par , on obtient . (Par récurrence : vrai au rang car ; si , alors .)
2. Sens de variation et somme
En soustrayant, tous les termes intermédiaires se simplifient :
Comme , on divise par : .
5 V. Modéliser avec les suites
Le choix du modèle dépend de la nature de l'évolution :
• une évolution par ajout d'une quantité fixe à chaque étape se modélise par une suite arithmétique ;
• une évolution par multiplication par un facteur fixe — en particulier une évolution en pourcentage — se modélise par une suite géométrique.