Les trois parties de cet exercice peuvent etre traitees de maniere independante.
Une etude s'interesse aux allergies alimentaires chez les enfants scolarises en France. On note :
R l'evenement : « l'enfant vit en zone rurale » ;
A l'evenement : « l'enfant presente une allergie alimentaire ».
Une etude statistique a permis d'etablir que :
la proportion d'enfants vivant en zone rurale est 17%, soit P(R)=0,17 ;
parmi les enfants vivant en zone rurale, 6,2% presentent une allergie alimentaire : PR(A)=0,062 ;
la proportion globale d'enfants presentant une allergie alimentaire est P(A)=0,09.
Partie A
On choisit au hasard un enfant scolarise.
1. Representer la situation par un arbre pondere.
2. Calculer P(R∩A).
3. En deduire P(Rˉ∩A).
4. Calculer PRˉ(A) et interpreter le resultat dans le contexte de l'exercice.
Partie B
On interroge au hasard 100 enfants. On note X la variable aleatoire comptant le nombre d'enfants presentant une allergie alimentaire parmi les 100.
1. Justifier que X∼B(100;0,09).
2. Calculer P(X⩾10). On arrondira au millieme.
Partie C — Inegalite de Bienayme-Tchebychev
On preleve au hasard 20 enfants. On note Yi le nombre d'allergies du i-eme enfant et M20 la moyenne : M20=201∑i=120Yi.
On admet que E(M20)=4 et V(M20)=0,1125.
1. A l'aide de l'inegalite de Bienayme-Tchebychev, montrer que P(2<M20<6)>0,97.
Exercice 2 — (5 points)
On modelise les trajectoires de deux avions dans un repere orthonorme (O;i,j,k) de l'espace (les distances sont en km).
La trajectoire de l'avion Alpha est la droite dA passant par le point A(−7;1;7) et de vecteur directeur u(2;−1;−3) :
dA:⎩⎨⎧x=−7+2sy=1−sz=7−3s,s∈R
La trajectoire de l'avion Beta est la droite dB :
dB:⎩⎨⎧x=−11+5ty=−5+tz=11−4t,t∈R
1. Determiner les coordonnees du point S ou l'avion Beta touche le sol (plan z=0).
2. Montrer que les droites dA et dB ne sont pas secantes.
3.
a. Verifier que le point E(−3;−1;1) appartient a la droite dA.
b. Determiner une equation cartesienne du plan PE perpendiculaire a dA passant par E.
c. Determiner les coordonnees du point F, intersection de PE et de dB.
d. Calculer la distance EF.
4. La distance de securite minimale entre les deux avions est de 3 milles nautiques (1 mille nautique = 1852 m). Cette distance est-elle respectee ?
Exercice 3 — (5 points)
Pour tout entier naturel n⩾1, on definit la fonction fn sur [0;+∞[ par :
fn(x)=xne−x
On pose In=∫01fn(x)dx=∫01xne−xdx.
1.
a. Calculer fn′(x) et dresser le tableau de variations de fn.
b. Dresser le tableau de variations de fn.
2. Calculer I1=∫01xe−xdx.
3. A l'aide d'une integration par parties, montrer que pour tout entier n⩾1 :
In+1=(n+1)In−e1
4. Montrer que pour tout entier naturel n, 0⩽In⩽1−e1.
5. Montrer que la suite (In) est decroissante et en deduire qu'elle converge.
6. Montrer que la limite de (In) est 0.
7. Ecrire un script Python qui calcule et affiche les 101 premiers termes de la suite (In) a l'aide de la relation de recurrence.
Exercice 4 — (5 points)
Pour chacune des quatre affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse en justifiant la reponse. Toute reponse non justifiee ne rapporte aucun point.
Affirmation 1. L'equation differentielle y′=21y+4 admet pour solutions les fonctions de la forme x↦kex/2−8, avec k∈R.
Affirmation 2. On souhaite former une equipe de volley composee de 3 filles parmi 8 et 3 garcons parmi 10. Le nombre d'equipes possibles est (38)×(310)=6720.
Affirmation 3. La suite (un) definie par u0=2 et un+1=5un−4 converge vers 5.
Affirmation 4. On considere une droite Δ et un plan P dans l'espace. Si un point de Δ appartient a P et si le vecteur directeur de Δ est orthogonal au vecteur normal de P, alors la droite Δ est incluse dans le plan P.
Exercice 1 — Probabilites (5 points)
Rappels utiles : Probabilites conditionnelles, formule des probabilites totales, loi binomiale, esperance, inegalite de Bienayme-Tchebychev.
Partie A — Allergies alimentaires en zone rurale et urbaine
1. Arbre pondere
On complete l'arbre pondere avec les donnees de l'enonce :
Premiere branche : P(R)=0,17 donc P(Rˉ)=1−0,17=0,83
Deuxieme niveau depuis R : PR(A)=0,062 donc PR(Aˉ)=1−0,062=0,938
Les probabilites PRˉ(A) et PRˉ(Aˉ) seront determinees dans les questions suivantes.
2. Calculer P(R∩A)
D'apres l'arbre, on utilise la formule de l'intersection :
P(R∩A)=P(R)×PR(A)=0,17×0,062=0,01054
P(R∩A)=0,01054
3. En deduire P(Rˉ∩A)
Les evenements R et Rˉ forment une partition de l'univers. D'apres la formule des probabilites totales :
P(A)=P(R∩A)+P(Rˉ∩A)
Donc :
P(Rˉ∩A)=P(A)−P(R∩A)=0,09−0,01054=0,07946
P(Rˉ∩A)=0,07946
4. Calculer PRˉ(A) et interpreter
Methode : On utilise la formule PRˉ(A)=P(Rˉ)P(Rˉ∩A).
On a P(Rˉ)=0,83 et P(Rˉ∩A)=0,07946 (question 3).
PRˉ(A)=0,830,07946≈0,0957
Interpretation : Sachant qu'un enfant vit en zone urbaine, la probabilite qu'il presente une allergie alimentaire est d'environ 9,6%. Cette probabilite est plus elevee qu'en zone rurale (6,2%).
PRˉ(A)≈0,0957
Partie B — Loi binomiale
On interroge au hasard 100 enfants. On note X la variable aleatoire comptant le nombre d'enfants presentant une allergie alimentaire parmi les 100.
1. Justifier que X∼B(100;0,09)
Chaque enfant constitue une epreuve de Bernoulli independante avec probabilite de succes (presenter une allergie) p=P(A)=0,09.
On repete cette epreuve n=100 fois de maniere independante, donc :
X∼B(100;0,09)
2. Calculer P(X⩾10)
On utilise la calculatrice pour determiner cette probabilite.
P(X⩾10)=1−P(X⩽9)
Avec la calculatrice (loi binomiale B(100;0,09)) :
P(X⩽9)≈0,5875
P(X⩾10)≈1−0,5875=0,4125
P(X⩾10)≈0,413
Partie C — Bienayme-Tchebychev
On preleve au hasard 20 enfants. On note Yi le nombre d'allergies du i-eme enfant et M20 la moyenne : M20=201∑i=120Yi.
On admet que E(M20)=4 et V(M20)=0,1125.
1. Montrer que P(2<M20<6)>0,97
Inegalite de Bienayme-Tchebychev : Pour toute variable aleatoire X d'esperance μ et de variance σ2, et pour tout δ>0 :
P(∣X−μ∣⩾δ)⩽δ2σ2
On remarque que 2<M20<6 s'ecrit ∣M20−4∣<2.
En effet, 2<M20<6⟺−2<M20−4<2⟺∣M20−4∣<2.
D'apres l'inegalite de Bienayme-Tchebychev avec μ=4 et δ=2 :
Attention : L'inegalite de Bienayme-Tchebychev donne une minoration de P(∣X−μ∣<δ) (ou de facon equivalente une majoration de P(∣X−μ∣⩾δ)). Il faut bien penser au passage au complementaire.
Rappels utiles : Produit scalaire dans l'espace, vecteur normal, equation cartesienne de plan, projete orthogonal, droites parametrees, distance.
1. Point S ou l'avion Beta touche le sol
Le sol correspond au plan d'equation z=0. On cherche la valeur de t telle que z=0 :
11−4t=0⟹t=411
On en deduit les coordonnees de S :
xS=−11+5×411=−11+455=4−44+55=411
yS=−5+411=4−20+11=−49
S(411;−49;0)
2. Montrer que les droites dA et dB ne sont pas secantes
On cherche s'il existe des valeurs de s et t telles que les coordonnees coincident :
⎩⎨⎧−7+2s=−11+5t(1)1−s=−5+t(2)7−3s=11−4t(3)
De l'equation (2) :s=6−t
Dans l'equation (1) :
−7+2(6−t)=−11+5t
−7+12−2t=−11+5t
5−2t=−11+5t
16=7t⟹t=716
Donc s=6−716=726.
Verification dans l'equation (3) :
7−3×726=7−778=749−78=−729
11−4×716=11−764=777−64=713
−729=713
Le systeme est incompatible : les droites dA et dB ne sont pas secantes. Les deux avions ne risquent donc pas de collision.
dA et dB ne sont pas secantes : pas de collision
3. Distance minimale d'approche
a. L'avion Alpha passe par le point E(−3;−1;1). Verifions pour s=2 :
x=−7+2×2=−3,y=1−2=−1,z=7−3×2=1✓
b. On cherche l'equation du plan PE perpendiculaire a dA passant par E.
Methode : Le plan perpendiculaire a une droite a pour vecteur normal le vecteur directeur de cette droite. Ici, u(2;−1;−3) est le vecteur normal du plan.
L'equation est de la forme 2x−y−3z+d=0.
Le point E(−3;−1;1) appartient au plan :
2(−3)−(−1)−3(1)+d=0⟹−6+1−3+d=0⟹d=8
PE:2x−y−3z+8=0
c. On cherche le point F, intersection de PE et de dB.
On substitue la representation parametrique de dB dans l'equation du plan :
2(−11+5t)−(−5+t)−3(11−4t)+8=0
−22+10t+5−t−33+12t+8=0
21t−42=0⟹t=2
Les coordonnees de F sont :
xF=−11+5×2=−1,yF=−5+2=−3,zF=11−4×2=3
F(−1;−3;3)
d. Calculons la distance EF :
EF=F−E=(−1−(−3);−3−(−1);3−1)=(2;−2;2)
EF=22+(−2)2+22=4+4+4=12=23
EF=23≈3,464 km
4. Distance de securite
La distance de securite minimale est de 3 milles nautiques. On convertit 1 mille nautique = 1,852 km, donc 3 NM = 5,556 km.
EF=23≈3,464 km
3 NM=3×1,852=5,556 km
Puisque 3,464<5,556, la distance minimale d'approche est inferieure a la norme de securite.
EF≈3,46 km<5,56 km=3 NM : distance de securite non respectee
Rappels utiles : Derivation, etude de fonctions, integration par parties, suites recurrentes, convergence, theoreme de convergence monotone.
Pour tout entier naturel n⩾1, on definit la fonction fn sur [0;+∞[ par :
fn(x)=xne−x
On pose In=∫01fn(x)dx=∫01xne−xdx.
1.a. Calculer fn′(x)
On derive fn(x)=xne−x en utilisant la formule (uv)′=u′v+uv′ :
u(x)=xn donc u′(x)=nxn−1
v(x)=e−x donc v′(x)=−e−x
fn′(x)=nxn−1e−x+xn×(−e−x)=nxn−1e−x−xne−x
fn′(x)=xn−1e−x(n−x)
fn′(x)=(n−x)xn−1e−x
1.b. Tableau de variations de fn
On a fn′(x)=(n−x)xn−1e−x. Pour x>0, les facteurs xn−1 et e−x sont strictement positifs, donc le signe de fn′(x) est celui de (n−x).
Si 0<x<n : fn′(x)>0, fn est croissante.
Si x>n : fn′(x)<0, fn est decroissante.
Le maximum de fn est atteint en x=n :
fn(n)=nne−n=ennn
Par croissance comparee, limx→+∞xne−x=0.
De plus, fn(0)=0.
fn croissante sur [0;n], decroissante sur [n;+∞[, max=ennn,+∞lim=0
2. Calcul de I1
On a f1(x)=xe−x, donc I1=∫01xe−xdx.
Methode : Integration par parties avec u(x)=x et v′(x)=e−x.
On pose :
u(x)=x donc u′(x)=1
v′(x)=e−x donc v(x)=−e−x
Par integration par parties :
I1=[−xe−x]01−∫01(−e−x)dx
I1=[−xe−x]01+∫01e−xdx
I1=(−1×e−1−0)+[−e−x]01
I1=−e1+(−e−1+e0)=−e1−e1+1
I1=1−e2
3. Relation de recurrence : In+1=(n+1)In−e1
On calcule In+1=∫01xn+1e−xdx par integration par parties.
On pose :
u(x)=xn+1 donc u′(x)=(n+1)xn
v′(x)=e−x donc v(x)=−e−x
Par integration par parties :
In+1=[−xn+1e−x]01−∫01(n+1)xn×(−e−x)dx
In+1=[−xn+1e−x]01+(n+1)∫01xne−xdx
In+1=(−1n+1e−1−0)+(n+1)In
In+1=−e1+(n+1)In
In+1=(n+1)In−e1
4. Montrer que 0⩽In⩽I0=1−e1
Positivite : Pour tout x∈[0;1], on a xn⩾0 et e−x>0, donc fn(x)⩾0. Ainsi In⩾0.
Calcul de I0 :
I0=∫01e−xdx=[−e−x]01=−e−1+1=1−e1
Majoration : Pour tout x∈[0;1], on a 0⩽x⩽1, donc xn⩽1. Par consequent :
xne−x⩽e−xpour tout x∈[0;1]
En integrant sur [0;1] :
In=∫01xne−xdx⩽∫01e−xdx=I0=1−e1
∀n∈N,0⩽In⩽1−e1
5. Montrer que la suite (In) est decroissante
Pour tout x∈[0;1], on a 0⩽x⩽1, donc xn+1⩽xn.
Par consequent, xn+1e−x⩽xne−x pour tout x∈[0;1].
En integrant :
In+1=∫01xn+1e−xdx⩽∫01xne−xdx=In
La suite (In) est decroissante et minoree par 0, donc elle converge d'apres le theoreme de convergence monotone.
(In) est decroissante et minoree par 0, donc elle converge
6. Montrer que la limite de (In) est 0
Notons ℓ la limite de (In). On a ℓ⩾0.
Supposons ℓ>0. Pour n assez grand, In>2ℓ>0, donc :
In+1=(n+1)In−e1⩾(n+1)×2ℓ−e1
Quand n→+∞, le membre de droite tend vers +∞, ce qui contredit In⩽1−e1.
Donc ℓ=0.
n→+∞limIn=0
7. Script Python
On ecrit un script qui calcule les 101 premiers termes de la suite (In) en utilisant la relation de recurrence In+1=(n+1)In−e1 et la valeur initiale I0=1−e1.
from math import exp
I = 1 - 1/exp(1) # I_0
for n in range(100):
I = (n + 1) * I - 1/exp(1)
print(f"I_{n+1} = {I}")
Attention : En raison des erreurs d'arrondi en arithmetique flottante, les valeurs calculees par ce script deviennent rapidement erronees pour les grands indices n. La relation de recurrence est numeriquement instable car elle multiplie l'erreur par (n+1) a chaque etape.
Rappel : Dans un exercice Vrai/Faux, chaque affirmation doit etre justifiee. Une reponse non justifiee ne rapporte aucun point.
Affirmation 1
L'equation differentielle y′=21y+4 admet pour solutions les fonctions de la forme x↦kex/2−8, avec k∈R.
VRAI.
L'equation differentielle s'ecrit y′−21y=4.
Equation homogene :y′−21y=0 a pour solutions yH(x)=kex/2, k∈R.
Solution particuliere : On cherche une solution constante yp=c. Alors yp′=0, donc :
0=21c+4⟹c=−8
La solution generale est :
y(x)=kex/2−8,k∈R
Verification :y′(x)=2kex/2 et 21y(x)+4=2kex/2−4+4=2kex/2✓
VRAI : les solutions sont x↦kex/2−8
Affirmation 2
On souhaite former une equipe de volley composee de 3 filles parmi 8 et 3 garcons parmi 10. Le nombre d'equipes possibles est (38)×(310)=6720.
VRAI.
Le choix des filles et des garcons etant independant, on utilise le principe multiplicatif :
Nombre d’equipes=(38)×(310)
Calculons chaque coefficient binomial :
(38)=3!5!8!=3×2×18×7×6=56
(310)=3!7!10!=3×2×110×9×8=120
56×120=6720
VRAI : (38)×(310)=56×120=6720
Affirmation 3
La suite (un) definie par u0=2 et un+1=5un−4 converge vers 5.
FAUX. La suite converge vers 4, pas vers 5.
Montrons d'abord que un⩽4 pour tout n :
Initialisation :u0=2⩽4. ✓
Heredite : Si un⩽4, alors 5un−4⩽5×4−4=16, donc un+1=5un−4⩽16=4. ✓
Montrons que (un) est croissante :
un+1−un=5un−4−un
On etudie le signe en posant g(x)=5x−4−x pour x∈[2;4]. On a g(x)⩾0 si et seulement si 5x−4⩾x2, soit x2−5x+4⩽0, c'est-a-dire (x−1)(x−4)⩽0, ce qui est vrai pour x∈[1;4].
Puisque un∈[2;4] pour tout n, on a un+1⩾un : la suite est croissante.
Convergence : La suite (un) est croissante et majoree par 4, donc elle converge vers une limite ℓ.
Calcul de la limite : En passant a la limite dans un+1=5un−4 :
ℓ=5ℓ−4
ℓ2=5ℓ−4
ℓ2−5ℓ+4=0
(ℓ−1)(ℓ−4)=0
Donc ℓ=1 ou ℓ=4. Puisque u0=2 et la suite est croissante, on a ℓ⩾2, donc ℓ=4.
FAUX : la suite converge vers ℓ=4, pas vers 5
Affirmation 4
Une droite Δ est incluse dans un plan P.
VRAI.
Methode : Pour montrer qu'une droite est incluse dans un plan, il suffit de verifier deux conditions :
Un point de la droite appartient au plan (on substitue ses coordonnees dans l'equation du plan).
Le vecteur directeur de la droite est orthogonal au vecteur normal du plan (produit scalaire nul).
Condition 1 : On substitue les coordonnees d'un point de Δ dans l'equation cartesienne du plan P et on verifie que l'equation est satisfaite. ✓
Condition 2 : On calcule le produit scalaire du vecteur directeur de la droite avec le vecteur normal du plan :
d⋅n=0
Le vecteur directeur de Δ est bien orthogonal au vecteur normal de P. ✓
Les deux conditions etant remplies, la droite est bien incluse dans le plan.