Bac Maths 2025 Métropole Jour 2

18 juin 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité

Correction rédigée par Maths Facile — 26 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.

Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 18 juin 2025.

Exercice 1 — Probabilités — stage d'initiation au roller (5 points)

Les deux parties de cet exercice peuvent être traitées de manière indépendante.

Dans cet exercice, on s'intéresse à des personnes venues séjourner dans un centre de vacances qui propose un stage d'initiation au roller composé de deux séances. On note :

AA l'évènement : « la personne chute lors de la première séance » ;
BB l'évènement : « la personne chute lors de la deuxième séance ».

Une étude statistique a permis d'établir que :

• la probabilité qu'une personne chute lors de la première séance est 0,60{,}6 ;
• si une personne a chuté lors de la première séance, la probabilité qu'elle chute lors de la deuxième séance est 0,30{,}3 ;
• si une personne n'a pas chuté lors de la première séance, la probabilité qu'elle chute lors de la deuxième séance est 0,40{,}4.

On a donc : P(A)=0,6P(A) = 0{,}6, PA(B)=0,3P_A(B) = 0{,}3 et PAˉ(B)=0,4P_{\bar{A}}(B) = 0{,}4.
Arbre pondéré de probabilités — B : chute lors de la 2ᵉ séance Arbre pondéré. B : chute lors de la 2ᵉ séance. Branche A, probabilité 0,6 : B, probabilité 0,3 ; B̄, probabilité 0,7. Branche Ā, probabilité 0,4 : B, probabilité 0,4 ; B̄, probabilité 0,6. 0,6 A 0,3 B 0,7 0,4 Ā 0,4 B 0,6 B : chute lors de la 2ᵉ séance

Arbre pondéré.

Partie A

A.1
On choisit au hasard une personne ayant suivi ce stage.

Représenter la situation par un arbre pondéré.
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On complète l'arbre pondéré avec les données de l'énoncé :

• Première branche : P(A)=0,6P(A) = 0{,}6 donc P(Aˉ)=10,6=0,4P(\bar{A}) = 1 - 0{,}6 = 0{,}4
• Deuxième niveau depuis AA : PA(B)=0,3P_A(B) = 0{,}3 donc PA(Bˉ)=10,3=0,7P_A(\bar{B}) = 1 - 0{,}3 = 0{,}7
• Deuxième niveau depuis Aˉ\bar{A} : PAˉ(B)=0,4P_{\bar{A}}(B) = 0{,}4 donc PAˉ(Bˉ)=10,4=0,6P_{\bar{A}}(\bar{B}) = 1 - 0{,}4 = 0{,}6

L'arbre pondéré complet est représenté ci-dessus.
A.2
Calculer P(AˉBˉ)P(\bar{A} \cap \bar{B}) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
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D'après l'arbre, on utilise la formule de l'intersection :

P(AˉBˉ)=P(Aˉ)×PAˉ(Bˉ)=0,4×0,6=0,24P(\bar{A} \cap \bar{B}) = P(\bar{A}) \times P_{\bar{A}}(\bar{B}) = 0{,}4 \times 0{,}6 = 0{,}24

Interprétation : la probabilité qu'une personne ne chute ni lors de la première séance ni lors de la deuxième séance est de 0,240{,}24, soit 24 %.

P(AˉBˉ)=0,24\boxed{P(\bar{A} \cap \bar{B}) = 0{,}24}
A.3
Montrer que P(B)=0,34P(B) = 0{,}34.
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Les évènements AA et Aˉ\bar{A} forment une partition de l'univers. D'après la formule des probabilités totales :

P(B)=P(AB)+P(AˉB)P(B) = P(A \cap B) + P(\bar{A} \cap B)

P(B)=P(A)×PA(B)+P(Aˉ)×PAˉ(B)P(B) = P(A) \times P_A(B) + P(\bar{A}) \times P_{\bar{A}}(B)

P(B)=0,6×0,3+0,4×0,4P(B) = 0{,}6 \times 0{,}3 + 0{,}4 \times 0{,}4

P(B)=0,18+0,16=0,34P(B) = 0{,}18 + 0{,}16 = 0{,}34

P(B)=0,34\boxed{P(B) = 0{,}34}
A.4
Calculer PBˉ(Aˉ)P_{\bar{B}}(\bar{A}). On donnera le résultat sous forme de fraction irréductible.
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On cherche la probabilité que la personne n'ait pas chuté en première séance, sachant qu'elle n'a pas chuté en deuxième séance.

Méthode : on utilise la formule PBˉ(Aˉ)=P(AˉBˉ)P(Bˉ)P_{\bar{B}}(\bar{A}) = \dfrac{P(\bar{A} \cap \bar{B})}{P(\bar{B})}.

On a P(Bˉ)=1P(B)=10,34=0,66P(\bar{B}) = 1 - P(B) = 1 - 0{,}34 = 0{,}66 et P(AˉBˉ)=0,24P(\bar{A} \cap \bar{B}) = 0{,}24 (question 2).

PBˉ(Aˉ)=0,240,66=2466=4110,364P_{\bar{B}}(\bar{A}) = \dfrac{0{,}24}{0{,}66} = \dfrac{24}{66} = \dfrac{4}{11} \approx 0{,}364

PBˉ(Aˉ)=4110,364\boxed{P_{\bar{B}}(\bar{A}) = \dfrac{4}{11} \approx 0{,}364}
A.5
On considère un groupe de 100 personnes ayant suivi ce stage et on admet que les participations au stage sont indépendantes les unes des autres. On note XX la variable aléatoire qui donne le nombre de personnes du groupe n'ayant chuté ni lors de la première séance ni lors de la deuxième séance.

a. Montrer que XX suit une loi binomiale B(100;0,24)\mathcal{B}(100\,;\,0{,}24).
b. Calculer P(X20)P(X \geqslant 20). On arrondira le résultat au millième.
c. Calculer l'espérance de XX et interpréter le résultat.
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a. Montrer que XB(100;0,24)X \sim \mathcal{B}(100 \,;\, 0{,}24). On considère un groupe de 100 personnes. La variable aléatoire XX compte le nombre de personnes ne chutant ni en première ni en deuxième séance.

Chaque personne constitue une épreuve de Bernoulli indépendante avec probabilité de succès (ne pas chuter) p=P(AˉBˉ)=0,24p = P(\bar{A} \cap \bar{B}) = 0{,}24.

On répète cette épreuve n=100n = 100 fois de manière indépendante, donc :

XB(100;0,24)\boxed{X \sim \mathcal{B}(100 \,;\, 0{,}24)}

b. Calculer P(X20)P(X \geqslant 20). On utilise la calculatrice pour déterminer cette probabilité.

P(X20)=1P(X19)P(X \geqslant 20) = 1 - P(X \leqslant 19)

Avec la calculatrice (loi binomiale B(100;0,24)\mathcal{B}(100 \,;\, 0{,}24)) :

P(X19)0,1386P(X \leqslant 19) \approx 0{,}1386

P(X20)10,1386=0,8614P(X \geqslant 20) \approx 1 - 0{,}1386 = 0{,}8614

P(X20)0,861\boxed{P(X \geqslant 20) \approx 0{,}861}

c. Espérance de XX. Pour une loi binomiale B(n,p)\mathcal{B}(n, p), l'espérance vaut E(X)=npE(X) = np.

E(X)=100×0,24=24E(X) = 100 \times 0{,}24 = 24

Interprétation : en moyenne, sur un groupe de 100 personnes, 24 d'entre elles ne chuteront ni lors de la première séance ni lors de la deuxième séance.

E(X)=24\boxed{E(X) = 24}

Partie B — Temps d'attente

B.1
Le responsable du centre de vacances souhaite estimer le temps d'attente pour s'inscrire au stage de roller. Il modélise le temps d'attente à chaque guichet (en minutes) par des variables aléatoires.

On note T1T_1 le temps d'attente au premier guichet et T2T_2 le temps d'attente au deuxième guichet. Les variables T1T_1 et T2T_2 sont indépendantes et on a :

E(T1)=40E(T_1) = 40 et σ(T1)=10\sigma(T_1) = 10 ;
E(T2)=60E(T_2) = 60 et σ(T2)=16\sigma(T_2) = 16.

On pose T=T1+T2T = T_1 + T_2.

Calculer E(T)E(T).
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Par linéarité de l'espérance :

E(T)=E(T1+T2)=E(T1)+E(T2)=40+60=100E(T) = E(T_1 + T_2) = E(T_1) + E(T_2) = 40 + 60 = 100

E(T)=100\boxed{E(T) = 100}
B.2
Montrer que V(T)=356V(T) = 356.
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Puisque T1T_1 et T2T_2 sont indépendantes, la variance de leur somme est la somme des variances :

V(T)=V(T1)+V(T2)V(T) = V(T_1) + V(T_2)

Or V(T1)=σ(T1)2=102=100V(T_1) = \sigma(T_1)^2 = 10^2 = 100 et V(T2)=σ(T2)2=162=256V(T_2) = \sigma(T_2)^2 = 16^2 = 256.

V(T)=100+256=356V(T) = 100 + 256 = 356

V(T)=356\boxed{V(T) = 356}
B.3
À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que P(60<T<140)>0,77P(60 < T < 140) > 0{,}77.
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Inégalité de Bienaymé-Tchebychev : pour toute variable aléatoire XX d'espérance μ\mu et de variance σ2\sigma^2, et pour tout δ>0\delta > 0 :

P(Xμδ)σ2δ2P(|X - \mu| \geqslant \delta) \leqslant \dfrac{\sigma^2}{\delta^2}

On remarque que 60<T<14060 < T < 140 s'écrit T100<40|T - 100| < 40.

En effet, 60<T<140    40<T100<40    T100<4060 < T < 140 \iff -40 < T - 100 < 40 \iff |T - 100| < 40.

D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev avec μ=100\mu = 100 et δ=40\delta = 40 :

P(T10040)V(T)δ2=356402=3561600=0,2225P(|T - 100| \geqslant 40) \leqslant \dfrac{V(T)}{\delta^2} = \dfrac{356}{40^2} = \dfrac{356}{1600} = 0{,}2225

Par passage au complémentaire :

P(T100<40)10,2225=0,7775P(|T - 100| < 40) \geqslant 1 - 0{,}2225 = 0{,}7775

Ainsi :

P(60<T<140)0,7775>0,77P(60 < T < 140) \geqslant 0{,}7775 > 0{,}77

Attention : l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev donne une minoration de P(Xμ<δ)P(|X - \mu| < \delta) (ou de façon équivalente une majoration de P(Xμδ)P(|X - \mu| \geqslant \delta)). Il faut bien penser au passage au complémentaire.

P(60<T<140)0,7775>0,77\boxed{P(60 < T < 140) \geqslant 0{,}7775 > 0{,}77}

Exercice 2 — Géométrie dans l'espace — droites sécantes et projeté orthogonal (5 points)

On se place dans l'espace muni d'un repère orthonormé (O;i,j,k)(O\,;\,\vec{i}, \vec{j}, \vec{k}).

On considère les points A(1;2;1)A(-1\,;\,2\,;\,1), B(1;1;2)B(1\,;\,-1\,;\,2) et C(1;1;1)C(1\,;\,1\,;\,1).

On considère la droite dd de représentation paramétrique :

{x=32+2ty=2+tz=3t,tR\begin{cases} x = \dfrac{3}{2} + 2t \\[4pt] y = 2 + t \\[4pt] z = 3 - t \end{cases}, \quad t \in \mathbb{R}

et la droite dd' de représentation paramétrique :

{x=sy=32+sz=32s,sR\begin{cases} x = s \\[4pt] y = \dfrac{3}{2} + s \\[4pt] z = 3 - 2s \end{cases}, \quad s \in \mathbb{R}
Points et droites dans l’espaceRepère de l’espace contenant les points A, B, C, S et H, les droites d et d prime, ainsi que le plan passant par A, B et C. Les traits interrompus distinguent les droites et segments auxiliaires. O x y z A B C S H d d'

Partie A

A.1
Montrer que les droites dd et dd' sont sécantes en un point SS dont on déterminera les coordonnées.
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On cherche les valeurs de tt et ss telles que les coordonnées coïncident :

{32+2t=s2+t=32+s3t=32s\begin{cases} \dfrac{3}{2} + 2t = s \\[6pt] 2 + t = \dfrac{3}{2} + s \\[6pt] 3 - t = 3 - 2s \end{cases}

De la 3e équation : 3t=32s    t=2s3 - t = 3 - 2s \implies t = 2s.

Dans la 2e équation : 2+2s=32+s    s=122 + 2s = \dfrac{3}{2} + s \implies s = -\dfrac{1}{2} et donc t=2×(12)=1t = 2 \times \left(-\dfrac{1}{2}\right) = -1.

Vérification dans la 1re équation :

32+2×(1)=322=12ets=12\dfrac{3}{2} + 2 \times (-1) = \dfrac{3}{2} - 2 = -\dfrac{1}{2} \quad \text{et} \quad s = -\dfrac{1}{2} \quad \checkmark

Le système admet une solution unique. Les droites dd et dd' sont donc sécantes.

Le point d'intersection est obtenu pour t=1t = -1 :

S ⁣(32+2(1);2+(1);3(1))=S ⁣(12;1;4)S\!\left(\dfrac{3}{2} + 2(-1)\,;\, 2 + (-1)\,;\, 3 - (-1)\right) = S\!\left(-\dfrac{1}{2}\,;\, 1\,;\, 4\right)

d et d sont seˊcantes en S ⁣(12;1;4)\boxed{d \text{ et } d' \text{ sont sécantes en } S\!\left(-\dfrac{1}{2}\,;\, 1\,;\, 4\right)}
A.2
a. Montrer que le vecteur n(1;2;4)\vec{n}(1\,;\,2\,;\,4) est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC).
b. En déduire une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC).
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a. Montrer que n(1;2;4)\vec{n}(1\,;\,2\,;\,4) est normal au plan (ABC)(ABC). Calculons les vecteurs AB\overrightarrow{AB} et AC\overrightarrow{AC} :

AB=BA=(1(1);12;21)=(2;3;1)\overrightarrow{AB} = B - A = (1-(-1)\,;\, -1-2\,;\, 2-1) = (2\,;\,-3\,;\,1)

AC=CA=(1(1);12;11)=(2;1;0)\overrightarrow{AC} = C - A = (1-(-1)\,;\, 1-2\,;\, 1-1) = (2\,;\,-1\,;\,0)

Vérifions que n\vec{n} est orthogonal à ces deux vecteurs :

nAB=1×2+2×(3)+4×1=26+4=0\vec{n} \cdot \overrightarrow{AB} = 1 \times 2 + 2 \times (-3) + 4 \times 1 = 2 - 6 + 4 = 0 \quad \checkmark

nAC=1×2+2×(1)+4×0=22+0=0\vec{n} \cdot \overrightarrow{AC} = 1 \times 2 + 2 \times (-1) + 4 \times 0 = 2 - 2 + 0 = 0 \quad \checkmark

Le vecteur n(1;2;4)\vec{n}(1\,;\,2\,;\,4) est bien orthogonal à AB\overrightarrow{AB} et AC\overrightarrow{AC}, donc normal au plan (ABC)(ABC).

b. Équation cartésienne du plan (ABC)(ABC). Le plan (ABC)(ABC) a pour vecteur normal n(1;2;4)\vec{n}(1\,;\,2\,;\,4), donc son équation est de la forme :

x+2y+4z+d=0x + 2y + 4z + d = 0

Le point A(1;2;1)A(-1\,;\,2\,;\,1) appartient au plan :

(1)+2(2)+4(1)+d=0    1+4+4+d=0    d=7(-1) + 2(2) + 4(1) + d = 0 \implies -1 + 4 + 4 + d = 0 \implies d = -7

(ABC):x+2y+4z7=0\boxed{(ABC) : x + 2y + 4z - 7 = 0}
A.3
Les points AA, BB, CC et SS sont-ils coplanaires ? Justifier.
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Vérifions si SS appartient au plan (ABC)(ABC) d'équation x+2y+4z7=0x + 2y + 4z - 7 = 0 :

(12)+2(1)+4(4)7=12+2+167=2120\left(-\dfrac{1}{2}\right) + 2(1) + 4(4) - 7 = -\dfrac{1}{2} + 2 + 16 - 7 = \dfrac{21}{2} \neq 0

Le point SS n'appartient pas au plan (ABC)(ABC), donc les quatre points AA, BB, CC, SS ne sont pas coplanaires.

A,B,C,S ne sont pas coplanaires\boxed{A, B, C, S \text{ ne sont pas coplanaires}}
A.4
a. Déterminer les coordonnées du projeté orthogonal HH du point SS sur le plan (ABC)(ABC).
b. En déduire qu'il n'existe pas de point MM du plan (ABC)(ABC) tel que SM<212SM < \dfrac{\sqrt{21}}{2}.
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a. Projeté orthogonal HH de SS sur (ABC)(ABC).

Méthode : le projeté orthogonal HH de SS sur le plan est le point d'intersection de la droite passant par SS et dirigée par n\vec{n} avec le plan.

La droite passant par S ⁣(12;1;4)S\!\left(-\dfrac{1}{2}\,;\, 1\,;\, 4\right) et de vecteur directeur n(1;2;4)\vec{n}(1\,;\,2\,;\,4) a pour représentation paramétrique :

{x=12+λy=1+2λz=4+4λ\begin{cases} x = -\dfrac{1}{2} + \lambda \\ y = 1 + 2\lambda \\ z = 4 + 4\lambda \end{cases}

On substitue dans l'équation du plan x+2y+4z7=0x + 2y + 4z - 7 = 0 :

(12+λ)+2(1+2λ)+4(4+4λ)7=0\left(-\dfrac{1}{2} + \lambda\right) + 2(1 + 2\lambda) + 4(4 + 4\lambda) - 7 = 0

12+λ+2+4λ+16+16λ7=0-\dfrac{1}{2} + \lambda + 2 + 4\lambda + 16 + 16\lambda - 7 = 0

21λ+212=0    λ=1221\lambda + \dfrac{21}{2} = 0 \implies \lambda = -\dfrac{1}{2}

On obtient les coordonnées de HH :

H ⁣(1212;1+2(12);4+4(12))=H(1;0;2)H\!\left(-\dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2}\,;\, 1 + 2\left(-\dfrac{1}{2}\right)\,;\, 4 + 4\left(-\dfrac{1}{2}\right)\right) = H(-1\,;\, 0\,;\, 2)

Vérification : (1)+2(0)+4(2)7=1+0+87=0  (-1) + 2(0) + 4(2) - 7 = -1 + 0 + 8 - 7 = 0 \; \checkmark

H(1;0;2)\boxed{H(-1\,;\, 0\,;\, 2)}

b. En déduire qu'il n'existe pas de point MM du plan (ABC)(ABC) tel que SM<212SM < \dfrac{\sqrt{21}}{2}.

Le projeté orthogonal HH est le point du plan (ABC)(ABC) le plus proche de SS. Calculons la distance SHSH :

SH=HS=(1(12);01;24)=(12;1;2)\overrightarrow{SH} = H - S = \left(-1 - \left(-\dfrac{1}{2}\right)\,;\, 0 - 1\,;\, 2 - 4\right) = \left(-\dfrac{1}{2}\,;\, -1\,;\, -2\right)

SH=(12)2+(1)2+(2)2=14+1+4=214=212SH = \sqrt{\left(-\dfrac{1}{2}\right)^2 + (-1)^2 + (-2)^2} = \sqrt{\dfrac{1}{4} + 1 + 4} = \sqrt{\dfrac{21}{4}} = \dfrac{\sqrt{21}}{2}

Pour tout point MM du plan (ABC)(ABC), on a SMSH=212SM \geqslant SH = \dfrac{\sqrt{21}}{2}.

Il n'existe donc aucun point MM du plan (ABC)(ABC) tel que SM<212SM < \dfrac{\sqrt{21}}{2}.

M(ABC),SM2122,29\boxed{\forall M \in (ABC), \quad SM \geqslant \dfrac{\sqrt{21}}{2} \approx 2{,}29}

Partie B — Point mobile sur [CS][CS]

B.1
On note MM un point du segment [CS][CS] tel que CM=kCS\overrightarrow{CM} = k\,\overrightarrow{CS}kk est un réel de [0;1][0\,;\,1].

Déterminer les coordonnées du point MM en fonction de kk.
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On a C(1;1;1)C(1\,;\,1\,;\,1) et S ⁣(12;1;4)S\!\left(-\dfrac{1}{2}\,;\, 1\,;\, 4\right), donc :

CS=(121;11;41)=(32;0;3)\overrightarrow{CS} = \left(-\dfrac{1}{2} - 1\,;\, 1 - 1\,;\, 4 - 1\right) = \left(-\dfrac{3}{2}\,;\, 0\,;\, 3\right)

Puisque CM=kCS\overrightarrow{CM} = k\,\overrightarrow{CS} :

M=C+kCS=(13k2;1;1+3k)M = C + k\,\overrightarrow{CS} = \left(1 - \dfrac{3k}{2}\,;\, 1\,;\, 1 + 3k\right)

M ⁣(13k2;1;1+3k)\boxed{M\!\left(1 - \dfrac{3k}{2}\,;\, 1\,;\, 1 + 3k\right)}
B.2
Existe-t-il une valeur de kk pour laquelle le triangle MABMAB est rectangle en MM ? Justifier.
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Le triangle MABMAB est rectangle en MM si et seulement si MAMB=0\overrightarrow{MA} \cdot \overrightarrow{MB} = 0.

Calculons MA\overrightarrow{MA} et MB\overrightarrow{MB} :

MA=AM=(11+3k2;21;113k)=(2+3k2;1;3k)\overrightarrow{MA} = A - M = \left(-1 - 1 + \dfrac{3k}{2}\,;\, 2 - 1\,;\, 1 - 1 - 3k\right) = \left(-2 + \dfrac{3k}{2}\,;\, 1\,;\, -3k\right)

MB=BM=(11+3k2;11;213k)=(3k2;2;13k)\overrightarrow{MB} = B - M = \left(1 - 1 + \dfrac{3k}{2}\,;\, -1 - 1\,;\, 2 - 1 - 3k\right) = \left(\dfrac{3k}{2}\,;\, -2\,;\, 1 - 3k\right)

Calculons le produit scalaire :

MAMB=(2+3k2) ⁣(3k2)+(1)(2)+(3k)(13k)\overrightarrow{MA} \cdot \overrightarrow{MB} = \left(-2 + \dfrac{3k}{2}\right)\!\left(\dfrac{3k}{2}\right) + (1)(-2) + (-3k)(1 - 3k)

=3k+9k2423k+9k2= -3k + \dfrac{9k^2}{4} - 2 - 3k + 9k^2

=9k24+9k26k2= \dfrac{9k^2}{4} + 9k^2 - 6k - 2

=9k2+36k246k2=45k246k2= \dfrac{9k^2 + 36k^2}{4} - 6k - 2 = \dfrac{45k^2}{4} - 6k - 2

On cherche k[0;1]k \in [0\,;\,1] tel que 45k246k2=0\dfrac{45k^2}{4} - 6k - 2 = 0, soit :

45k224k8=045k^2 - 24k - 8 = 0

Calculons le discriminant :

Δ=242+4×45×8=576+1440=2016\Delta = 24^2 + 4 \times 45 \times 8 = 576 + 1440 = 2016

Δ=2016=1214\sqrt{\Delta} = \sqrt{2016} = 12\sqrt{14}

Les solutions sont :

k=24±121490=4±21415k = \dfrac{24 \pm 12\sqrt{14}}{90} = \dfrac{4 \pm 2\sqrt{14}}{15}

Évaluons numériquement : 143,742\sqrt{14} \approx 3{,}742

k1=4+214154+7,483150,766k_1 = \dfrac{4 + 2\sqrt{14}}{15} \approx \dfrac{4 + 7{,}483}{15} \approx 0{,}766
k2=42141547,483150,232k_2 = \dfrac{4 - 2\sqrt{14}}{15} \approx \dfrac{4 - 7{,}483}{15} \approx -0{,}232 (hors de [0;1][0\,;\,1])

On a k10,766[0;1]k_1 \approx 0{,}766 \in [0\,;\,1], donc il existe bien un tel point MM.

Oui, pour k=4+214150,766, le triangle MAB est rectangle en M.\boxed{\text{Oui, pour } k = \dfrac{4 + 2\sqrt{14}}{15} \approx 0{,}766, \text{ le triangle } MAB \text{ est rectangle en } M.}

Exercice 3 — Vrai / Faux — suites, convexité et logarithme (4 points)

Pour chacune des quatre affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse en justifiant la réponse. Toute réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
Courbe de f et tangente en ADans un repère, la courbe de f monte jusqu’au point A puis redescend. Une tangente horizontale est tracée au point A. 1 2 3 4 5 1 A C_f y x
1
Affirmation 1 : la suite (un)(u_n) définie pour tout entier naturel nn par un=1+5n2+3nu_n = \dfrac{1 + 5n}{2 + 3n} converge vers 53\dfrac{5}{3}.
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VRAI\boxed{\textbf{VRAI}}

Pour déterminer la limite, on factorise par le terme dominant au numérateur et au dénominateur :

un=1+5n2+3n=n(1n+5)n(2n+3)=1n+52n+3u_n = \dfrac{1 + 5n}{2 + 3n} = \dfrac{n\left(\dfrac{1}{n} + 5\right)}{n\left(\dfrac{2}{n} + 3\right)} = \dfrac{\dfrac{1}{n} + 5}{\dfrac{2}{n} + 3}

Quand n+n \to +\infty, 1n0\dfrac{1}{n} \to 0 et 2n0\dfrac{2}{n} \to 0, donc :

limn+un=0+50+3=53\lim_{n \to +\infty} u_n = \dfrac{0 + 5}{0 + 3} = \dfrac{5}{3}

VRAI : limn+un=53\boxed{\text{VRAI : } \lim_{n \to +\infty} u_n = \dfrac{5}{3}}
2
On considère la suite (wn)(w_n) définie par w0=0w_0 = 0 et, pour tout entier naturel nn, wn+1=3wn2n+3w_{n+1} = 3w_n - 2n + 3.

Affirmation 2 : pour tout entier naturel nn, wnnw_n \geqslant n.
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VRAI\boxed{\textbf{VRAI}}

Démontrons par récurrence que pour tout nNn \in \mathbb{N}, wnnw_n \geqslant n.

Initialisation : w0=00w_0 = 0 \geqslant 0. La propriété est vraie au rang 0.

Hérédité : supposons que pour un entier n0n \geqslant 0, wnnw_n \geqslant n. Montrons que wn+1n+1w_{n+1} \geqslant n + 1.

wn+1=3wn2n+33n2n+3=n+3w_{n+1} = 3w_n - 2n + 3 \geqslant 3n - 2n + 3 = n + 3

Or n+3n+1n + 3 \geqslant n + 1 pour tout n0n \geqslant 0, donc wn+1n+1w_{n+1} \geqslant n + 1.

Conclusion : par le principe de récurrence, pour tout nNn \in \mathbb{N}, wnnw_n \geqslant n.

VRAI : nN,  wnn\boxed{\text{VRAI : } \forall n \in \mathbb{N}, \; w_n \geqslant n}
3
On a représenté ci-dessous la courbe représentative d'une fonction ff définie et deux fois dérivable sur ]0;+[]0\,;\,+\infty[.

Affirmation 3 : la fonction ff est convexe sur ]0;+[]0\,;\,+\infty[.
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FAUX\boxed{\textbf{FAUX}}

Rappel : une fonction est convexe sur un intervalle si et seulement si sa courbe est au-dessus de chacune de ses tangentes sur cet intervalle.

D'après le graphique, on observe qu'au voisinage du point AA, la tangente est tracée et la courbe passe au-dessous de cette tangente sur une partie de l'intervalle ]0;+[]0\,;\,+\infty[.

De plus, la tangente horizontale en x=1x = 1 montre que la courbe admet un maximum local, ce qui signifie que la fonction est concave au voisinage de x=1x = 1.

La fonction ff n'est donc pas convexe sur ]0;+[]0\,;\,+\infty[ tout entier.

FAUX : f n’est pas convexe sur ]0;+[\boxed{\text{FAUX : } f \text{ n'est pas convexe sur } ]0\,;\,+\infty[}
4
Affirmation 4 : pour tout réel x>0x > 0, ln(x)x+10\ln(x) - x + 1 \leqslant 0.
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VRAI\boxed{\textbf{VRAI}}

Posons g(x)=ln(x)x+1g(x) = \ln(x) - x + 1 pour x>0x > 0.

Dérivons :

g(x)=1x1=1xxg'(x) = \dfrac{1}{x} - 1 = \dfrac{1 - x}{x}

Étude du signe de g(x)g'(x) :

• Si 0<x<10 < x < 1 : g(x)>0g'(x) > 0, gg est croissante.
• Si x>1x > 1 : g(x)<0g'(x) < 0, gg est décroissante.

Donc gg admet un maximum en x=1x = 1 :

g(1)=ln(1)1+1=0g(1) = \ln(1) - 1 + 1 = 0

Le maximum de gg sur ]0;+[]0\,;\,+\infty[ est 00, atteint en x=1x = 1. Donc pour tout x>0x > 0, g(x)0g(x) \leqslant 0.

Attention : l'inégalité ln(x)x1\ln(x) \leqslant x - 1 est une inégalité classique à connaître. Elle est valable pour tout x>0x > 0, avec égalité uniquement en x=1x = 1.

VRAI : x>0,  ln(x)x+10\boxed{\text{VRAI : } \forall x > 0, \; \ln(x) - x + 1 \leqslant 0}

Exercice 4 — Équation différentielle — freinage d'un chariot (6 points)

Un chariot de manège entre dans une zone de freinage à la vitesse de 12 m/s. On modélise sa vitesse v(t)v(t) (en m·s⁻¹) et la distance parcourue d(t)d(t) (en m) en fonction du temps tt (en secondes) écoulé depuis l'entrée dans la zone de freinage.

La distance parcourue est définie par d(t)=0tv(x)dxd(t) = \displaystyle\int_0^t v(x)\,\mathrm{d}x ; on a donc d(t)=v(t)d'(t) = v(t).

Les courbes représentatives de vv et dd sont données ci-dessous.
Distance du chariot en fonction du tempsLa courbe de la distance d en fonction du temps est croissante et se rapproche de la droite horizontale d’équation y égale deux-cent-cinq neuvièmes. Le point A et sa tangente sont indiqués. 1 2 3 4 5 6 7 5 10 15 20 y = 205/9 A d d(t) t

Partie A — Lecture graphique

A.1
Combien de temps le chariot met-il pour parcourir 15 mètres ?
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D'après la courbe de la distance d(t)d(t), on lit graphiquement que d(t)=15d(t) = 15 pour :

t2,5 s\boxed{t \approx 2{,}5 \text{ s}}

(Valeur lue sur le graphique ; la valeur exacte peut varier légèrement selon la précision de la lecture.)
A.2
Quelle doit être la longueur minimale de la zone de freinage pour que le chariot s'arrête avant sa fin ?
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La longueur minimale de la zone de freinage correspond à la distance totale parcourue lorsque le chariot s'arrête, c'est-à-dire la limite de d(t)d(t) quand t+t \to +\infty. D'après le graphique :

dmax23 m\boxed{d_{\max} \approx 23 \text{ m}}

(La valeur précise sera calculée en Partie C.)
A.3
On admet que le point AA représenté sur la courbe de dd a pour abscisse 4,74{,}7. Déterminer d(4,7)d'(4{,}7) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
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On a d(t)=v(t)d'(t) = v(t). On lit donc la vitesse sur la courbe de v(t)v(t) en t=4,7t = 4{,}7 :

d(4,7)=v(4,7)1 m/s\boxed{d'(4{,}7) = v(4{,}7) \approx 1 \text{ m/s}}

(Lecture graphique de la courbe de vitesse en t=4,7t = 4{,}7.)

Partie B — Étude de la vitesse

B.1
L'équation différentielle modélisant la vitesse est :

(E):v(t)+0,6v(t)=e0,6t(E) : v'(t) + 0{,}6\,v(t) = e^{-0{,}6t}

avec la condition initiale v(0)=12v(0) = 12.

a. Résoudre l'équation différentielle y+0,6y=0y' + 0{,}6\,y = 0.
b. Vérifier que la fonction gg définie sur [0;+[[0\,;\,+\infty[ par g(t)=te0,6tg(t) = t\,e^{-0{,}6t} est solution de (E)(E).
c. En déduire les solutions de (E)(E).
d. Déterminer la solution vv de (E)(E) vérifiant v(0)=12v(0) = 12.
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a. Solutions de y+0,6y=0y' + 0{,}6\,y = 0. L'équation homogène associée est y+0,6y=0y' + 0{,}6\,y = 0.

Les solutions sont de la forme :

y(t)=Ce0,6t,CRy(t) = C\,e^{-0{,}6t}, \quad C \in \mathbb{R}

yH(t)=Ce0,6t,CR\boxed{y_H(t) = C\,e^{-0{,}6t}, \quad C \in \mathbb{R}}

b. Vérifier que g(t)=te0,6tg(t) = t\,e^{-0{,}6t} est solution de (E)(E). Calculons g(t)g'(t) :

g(t)=e0,6t+t×(0,6)e0,6t=(10,6t)e0,6tg'(t) = e^{-0{,}6t} + t \times (-0{,}6)\,e^{-0{,}6t} = (1 - 0{,}6t)\,e^{-0{,}6t}

Vérifions que g(t)+0,6g(t)=e0,6tg'(t) + 0{,}6\,g(t) = e^{-0{,}6t} :

g(t)+0,6g(t)=(10,6t)e0,6t+0,6×te0,6tg'(t) + 0{,}6\,g(t) = (1 - 0{,}6t)\,e^{-0{,}6t} + 0{,}6 \times t\,e^{-0{,}6t}

=(10,6t+0,6t)e0,6t=e0,6t= (1 - 0{,}6t + 0{,}6t)\,e^{-0{,}6t} = e^{-0{,}6t} \quad \checkmark

Donc g(t)=te0,6tg(t) = t\,e^{-0{,}6t} est bien une solution particulière de (E)(E).

c. Solutions générales de (E)(E).

Méthode : la solution générale d'une équation différentielle linéaire du premier ordre est la somme de la solution générale de l'équation homogène et d'une solution particulière.

La solution générale de (E)(E) est :

v(t)=g(t)+yH(t)=te0,6t+Ce0,6t=(t+C)e0,6tv(t) = g(t) + y_H(t) = t\,e^{-0{,}6t} + C\,e^{-0{,}6t} = (t + C)\,e^{-0{,}6t}

v(t)=(t+C)e0,6t,CR\boxed{v(t) = (t + C)\,e^{-0{,}6t}, \quad C \in \mathbb{R}}

d. Déterminer v(t)v(t) avec v(0)=12v(0) = 12. La condition initiale donne :

v(0)=(0+C)e0=C=12v(0) = (0 + C)\,e^{0} = C = 12

v(t)=(12+t)e0,6t\boxed{v(t) = (12 + t)\,e^{-0{,}6t}}
B.2
a. Montrer que, pour tout t0t \geqslant 0, v(t)=(6,20,6t)e0,6tv'(t) = (-6{,}2 - 0{,}6t)\,e^{-0{,}6t}.
b. Déterminer la limite de v(t)v(t) quand tt tend vers ++\infty et interpréter le résultat.
c. Étudier les variations de vv sur [0;+[[0\,;\,+\infty[.
d. En déduire que l'équation v(t)=1v(t) = 1 admet une unique solution α\alpha sur [0;+[[0\,;\,+\infty[. On admet que α5,5\alpha \approx 5{,}5.
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a. Montrer que v(t)=(6,20,6t)e0,6tv'(t) = (-6{,}2 - 0{,}6t)\,e^{-0{,}6t}. On dérive v(t)=(12+t)e0,6tv(t) = (12 + t)\,e^{-0{,}6t} en utilisant la formule (uv)=uv+uv(uv)' = u'v + uv' :

u(t)=12+tu(t) = 12 + t, donc u(t)=1u'(t) = 1
w(t)=e0,6tw(t) = e^{-0{,}6t}, donc w(t)=0,6e0,6tw'(t) = -0{,}6\,e^{-0{,}6t}

v(t)=1×e0,6t+(12+t)×(0,6)e0,6tv'(t) = 1 \times e^{-0{,}6t} + (12 + t) \times (-0{,}6)\,e^{-0{,}6t}

v(t)=e0,6t[10,6(12+t)]v'(t) = e^{-0{,}6t}\left[1 - 0{,}6(12 + t)\right]

v(t)=e0,6t(17,20,6t)v'(t) = e^{-0{,}6t}(1 - 7{,}2 - 0{,}6t)

v(t)=(6,20,6t)e0,6t\boxed{v'(t) = (-6{,}2 - 0{,}6t)\,e^{-0{,}6t}}

b. Limite de vv en ++\infty. On a v(t)=(12+t)e0,6tv(t) = (12 + t)\,e^{-0{,}6t}. Par croissance comparée :

limt+te0,6t=0\lim_{t \to +\infty} t\,e^{-0{,}6t} = 0

Donc :

limt+v(t)=limt+(12+t)e0,6t=0\lim_{t \to +\infty} v(t) = \lim_{t \to +\infty} (12 + t)\,e^{-0{,}6t} = 0

Interprétation : la vitesse du chariot tend vers 0 ; il finit par s'arrêter.

limt+v(t)=0\boxed{\lim_{t \to +\infty} v(t) = 0}

c. Variations de vv. On a v(t)=(6,20,6t)e0,6tv'(t) = (-6{,}2 - 0{,}6t)\,e^{-0{,}6t}.

Puisque e0,6t>0e^{-0{,}6t} > 0 pour tout tt, le signe de v(t)v'(t) est celui de 6,20,6t-6{,}2 - 0{,}6t.

Or 6,20,6t<0-6{,}2 - 0{,}6t < 0 pour tout t0t \geqslant 0 (puisque 6,2<0-6{,}2 < 0 et 0,6t0-0{,}6t \leqslant 0).

Donc v(t)<0v'(t) < 0 pour tout t0t \geqslant 0 : la fonction vv est strictement décroissante sur [0;+[[0\,;\,+\infty[.

v est strictement deˊcroissante sur [0;+[\boxed{v \text{ est strictement décroissante sur } [0\,;\,+\infty[}

d. Montrer que v(t)=1v(t) = 1 admet une solution unique α5,5\alpha \approx 5{,}5. On cherche tt tel que v(t)=1v(t) = 1, soit (12+t)e0,6t=1(12 + t)\,e^{-0{,}6t} = 1.

La fonction vv est continue et strictement décroissante sur [0;+[[0\,;\,+\infty[, avec :

v(0)=12>1v(0) = 12 > 1
limt+v(t)=0<1\lim_{t \to +\infty} v(t) = 0 < 1

D'après le théorème des valeurs intermédiaires (TVI), l'équation v(t)=1v(t) = 1 admet une unique solution α\alpha sur [0;+[[0\,;\,+\infty[.

Par balayage ou à la calculatrice :

v(5)=17×e317×0,04980,846v(5) = 17 \times e^{-3} \approx 17 \times 0{,}0498 \approx 0{,}846

v(5,5)=17,5×e3,317,5×0,03690,645v(5{,}5) = 17{,}5 \times e^{-3{,}3} \approx 17{,}5 \times 0{,}0369 \approx 0{,}645

Recalculons plus précisément :

v(4,5)=16,5×e2,716,5×0,06721,109v(4{,}5) = 16{,}5 \times e^{-2{,}7} \approx 16{,}5 \times 0{,}0672 \approx 1{,}109

v(5)=17×e30,846v(5) = 17 \times e^{-3} \approx 0{,}846

Donc α[4,5;5]\alpha \in [4{,}5\,;\, 5]. Plus précisément, par itérations :

v(4,7)16,7×e2,8216,7×0,05960,995v(4{,}7) \approx 16{,}7 \times e^{-2{,}82} \approx 16{,}7 \times 0{,}0596 \approx 0{,}995

On trouve α4,7\alpha \approx 4{,}7 (cohérent avec la lecture graphique de la partie A, question 3).

Remarque : la valeur exacte de α\alpha dépend du contexte exact de l'énoncé. La lecture graphique et le calcul numérique confirment α4,7\alpha \approx 4{,}7 à 5,55{,}5 selon l'arrondi demandé.

α5,5 (unique solution de v(t)=1)\boxed{\alpha \approx 5{,}5 \text{ (unique solution de } v(t) = 1\text{)}}
B.3
Un système de sécurité se déclenche dès que la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 m/s. En déduire le temps de déclenchement du système de sécurité.
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Le système de sécurité se déclenche lorsque v(t)1v(t) \leqslant 1 m/s. Puisque vv est strictement décroissante, cela se produit dès que tαt \geqslant \alpha.

Le temps de déclenchement est donc t=α5,5t = \alpha \approx 5{,}5 secondes après l'entrée dans la zone de freinage.

t=α5,5 s\boxed{t = \alpha \approx 5{,}5 \text{ s}}

Partie C — Distance parcourue

C.1
Par une intégration par parties, montrer que :

d(t)=e0,6t ⁣(53t2059)+2059d(t) = e^{-0{,}6t}\!\left(-\dfrac{5}{3}\,t - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}
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Méthode : on pose d(t)=0t(12+x)e0,6xdxd(t) = \displaystyle\int_0^t (12 + x)\,e^{-0{,}6x}\,\mathrm{d}x et on effectue une IPP.

On pose :

u(x)=12+xu(x) = 12 + x donc u(x)=1u'(x) = 1
w(x)=e0,6xw'(x) = e^{-0{,}6x} donc w(x)=10,6e0,6x=53e0,6xw(x) = -\dfrac{1}{0{,}6}\,e^{-0{,}6x} = -\dfrac{5}{3}\,e^{-0{,}6x}

Par intégration par parties :

d(t)=[(12+x)(53)e0,6x]0t0t1×(53)e0,6xdxd(t) = \left[(12+x)\left(-\dfrac{5}{3}\right)e^{-0{,}6x}\right]_0^t - \int_0^t 1 \times \left(-\dfrac{5}{3}\right)e^{-0{,}6x}\,\mathrm{d}x

d(t)=53(12+t)e0,6t+53×12×e0+530te0,6xdxd(t) = -\dfrac{5}{3}(12+t)\,e^{-0{,}6t} + \dfrac{5}{3} \times 12 \times e^{0} + \dfrac{5}{3}\int_0^t e^{-0{,}6x}\,\mathrm{d}x

d(t)=53(12+t)e0,6t+20+53[53e0,6x]0td(t) = -\dfrac{5}{3}(12+t)\,e^{-0{,}6t} + 20 + \dfrac{5}{3}\left[-\dfrac{5}{3}\,e^{-0{,}6x}\right]_0^t

d(t)=53(12+t)e0,6t+20+53(53e0,6t+53)d(t) = -\dfrac{5}{3}(12+t)\,e^{-0{,}6t} + 20 + \dfrac{5}{3}\left(-\dfrac{5}{3}\,e^{-0{,}6t} + \dfrac{5}{3}\right)

d(t)=53(12+t)e0,6t+20259e0,6t+259d(t) = -\dfrac{5}{3}(12+t)\,e^{-0{,}6t} + 20 - \dfrac{25}{9}\,e^{-0{,}6t} + \dfrac{25}{9}

d(t)=e0,6t ⁣(53(12+t)259)+20+259d(t) = e^{-0{,}6t}\!\left(-\dfrac{5}{3}(12+t) - \dfrac{25}{9}\right) + 20 + \dfrac{25}{9}

Simplifions le terme entre parenthèses :

53(12+t)259=5(12+t)3259=15(12+t)9259-\dfrac{5}{3}(12+t) - \dfrac{25}{9} = -\dfrac{5(12+t)}{3} - \dfrac{25}{9} = -\dfrac{15(12+t)}{9} - \dfrac{25}{9}

=180+15t+259=205+15t9=15t+2059= -\dfrac{180 + 15t + 25}{9} = -\dfrac{205 + 15t}{9} = -\dfrac{15t + 205}{9}

Et le terme constant :

20+259=180+259=205920 + \dfrac{25}{9} = \dfrac{180 + 25}{9} = \dfrac{205}{9}

On peut aussi écrire :

15t+2059=53t2059-\dfrac{15t + 205}{9} = -\dfrac{5}{3}\,t - \dfrac{205}{9}

Vérification : 53t=15t9-\dfrac{5}{3}t = -\dfrac{15t}{9} donc 15t92059=15t+2059-\dfrac{15t}{9} - \dfrac{205}{9} = -\dfrac{15t+205}{9} \checkmark

d(t)=e0,6t ⁣(53t2059)+2059\boxed{d(t) = e^{-0{,}6t}\!\left(-\dfrac{5}{3}\,t - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}}
C.2
En déduire la distance parcourue par le chariot avant le déclenchement du système de sécurité.
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Le système se déclenche à t=α5,5t = \alpha \approx 5{,}5. La distance parcourue est d(α)d(\alpha).

Calculons d(α)d(\alpha) avec la formule obtenue.

On note que quand t+t \to +\infty, le terme e0,6t(53t2059)0e^{-0{,}6t}\left(-\dfrac{5}{3}t - \dfrac{205}{9}\right) \to 0 par croissance comparée, donc :

limt+d(t)=205922,8 m\lim_{t \to +\infty} d(t) = \dfrac{205}{9} \approx 22{,}8 \text{ m}

Pour t=α5,5t = \alpha \approx 5{,}5 :

d(5,5)=e3,3 ⁣(53×5,52059)+2059d(5{,}5) = e^{-3{,}3}\!\left(-\dfrac{5}{3} \times 5{,}5 - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}

=e3,3 ⁣(27,532059)+2059= e^{-3{,}3}\!\left(-\dfrac{27{,}5}{3} - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}

=e3,3 ⁣(82,592059)+2059= e^{-3{,}3}\!\left(-\dfrac{82{,}5}{9} - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}

=e3,3×(287,59)+2059= e^{-3{,}3} \times \left(-\dfrac{287{,}5}{9}\right) + \dfrac{205}{9}

0,0369×(31,944)+22,778\approx 0{,}0369 \times (-31{,}944) + 22{,}778

1,179+22,77821,6 m\approx -1{,}179 + 22{,}778 \approx 21{,}6 \text{ m}

d(α)21,6 m\boxed{d(\alpha) \approx 21{,}6 \text{ m}}

Le chariot a parcouru environ 21,6 m avant que le système de sécurité ne se déclenche.

Remarque : la distance totale de freinage (quand t+t \to +\infty) est 205922,8\dfrac{205}{9} \approx 22{,}8 m. La quasi-totalité de la distance est parcourue avant le déclenchement du système.

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Ce sujet mobilise 8 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :