Les deux parties de cet exercice peuvent etre traitees de maniere independante.
Un systeme de transmission binaire transmet des bits (0 ou 1). A chaque etape, le bit transmis peut etre modifie. On note Vn l'evenement « le bit recu a l'etape n est correct » et pn=P(Vn).
On sait que :
Le premier bit emis est correct : P(V1)=1, donc p1=1.
Si le bit recu a l'etape n est correct, alors la probabilite que le bit recu a l'etape suivante soit correct est 0,9 (transmission fidele a 90 %).
Si le bit recu a l'etape n est incorrect, alors la probabilite que le bit recu a l'etape suivante soit correct est 0,1 (transmission contraire a 10 %).
On a donc : PVn(Vn+1)=0,9, PVn(Vn+1)=0,1, PVn(Vn+1)=0,1 et PVn(Vn+1)=0,9.
Partie A
On s'interesse aux trois premieres etapes de transmission.
1. Representer la situation par un arbre pondere sur trois niveaux (V1, V2, V3).
2. Montrer que pn+1=0,8pn+0,1.
3. Calculer p2 et p3.
Partie B
On s'interesse a la convergence de la suite (pn).
4. On pose vn=pn−21. Montrer que la suite (vn) est geometrique de raison 0,8. Preciser son premier terme.
5. En deduire l'expression de pn en fonction de n.
6. Determiner la limite de la suite (pn) et interpreter le resultat dans le contexte de l'exercice.
7. Determiner le plus petit entier n tel que pn⩽0,55.
Exercice 2 — (5 points)
On considere la fonction f definie sur ]2;+∞[ par :
f(x)=xln(x−2)
On note Cf sa courbe representative dans un repere orthonorme.
1. Determiner les limites de f en 2+ et en +∞.
2. Montrer que pour tout x∈]2;+∞[ :
f′(x)=ln(x−2)+x−2x
3. Etudier les variations de f sur ]2;+∞[.
4. Montrer que f′′(x)=(x−2)2x−4 et en deduire la convexite de f.
5. Determiner une equation de la tangente T a Cf au point d'inflexion.
6. Etudier la position de Cf par rapport a sa tangente au point d'inflexion.
Exercice 3 — (5 points)
On se place dans l'espace muni d'un repere orthonorme (O;i,j,k).
On considere le tetraedre ABCD avec :
A(1;0;0), B(0;2;0), C(0;0;3) et D(1;2;3).
1. Montrer que les vecteurs AB, AC et AD ne sont pas coplanaires.
2. Determiner une equation cartesienne du plan (ABC).
3. Calculer la distance du point D au plan (ABC).
4. Determiner les coordonnees du projete orthogonal H de D sur le plan (ABC).
5. Calculer le volume du tetraedre ABCD.
Exercice 4 — (5 points)
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse en justifiant la reponse. Toute reponse non justifiee ne rapporte aucun point.
Affirmation 1. Soit f la fonction definie sur [0;1] par f(x)=xex. On a ∫01f(x)dx=1.
Affirmation 2. La fonction g definie sur R par g(x)=(2x+1)e−x est solution de l'equation differentielle y′+y=2e−x.
Affirmation 3. La suite (un) definie par u0=2 et un+1=2un+3 est convergente.
Affirmation 4. Soit f une fonction continue et positive sur [0;4]. Si ∫02f(x)dx=3 et ∫04f(x)dx=10, alors ∫24f(x)dx=7.
Affirmation 5. Soit (un) la suite definie par u0=3 et un+1=21un+1. La suite (un) est decroissante.
Exercice 1 — Probabilites et suites (5 points)
Rappels utiles : Probabilites conditionnelles, formule des probabilites totales, suites recurrentes un+1=aun+b, suite auxiliaire geometrique, convergence.
Un systeme de transmission binaire transmet des bits (0 ou 1). On note pn la probabilite que le bit recu a l'etape n soit correct.
Partie A — Probabilites
1. Arbre pondere
On complete l'arbre pondere avec les donnees de l'enonce. Si le bit precedent est correct (evenement Vn), la probabilite que le suivant soit correct est 0,9. Si le bit precedent est incorrect (Vn), la probabilite que le suivant soit correct est 0,1.
Depuis Vn (pn) : PVn(Vn+1)=0,9 et PVn(Vn+1)=0,1
Depuis Vn (1−pn) : PVn(Vn+1)=0,1 et PVn(Vn+1)=0,9
2. Montrer que pn+1=0,8pn+0,1
Les evenements Vn et Vn forment une partition de l'univers. D'apres la formule des probabilites totales :
4. On pose vn=pn−21. Montrer que (vn) est geometrique
Methode : Pour une suite recurrente pn+1=apn+b, on pose vn=pn−ℓ avec ℓ le point fixe de f(x)=ax+b, c'est-a-dire ℓ=1−ab.
Le point fixe est ℓ=1−0,80,1=0,20,1=0,5=21.
On pose vn=pn−21. Calculons vn+1 :
vn+1=pn+1−21=0,8pn+0,1−21
vn+1=0,8pn−0,4=0,8(pn−21)=0,8vn
La suite (vn) est donc geometrique de raison q=0,8 et de premier terme :
v1=p1−21=1−21=21
vn=21×0,8n−1
5. Exprimer pn en fonction de n
Puisque vn=pn−21 et vn=21×0,8n−1 :
pn=vn+21=21×0,8n−1+21
pn=21(0,8n−1+1)
6. Limite de (pn)
On a ∣0,8∣<1, donc limn→+∞0,8n−1=0.
n→+∞limpn=21(0+1)=21
Interpretation : A long terme, la probabilite que le bit recu soit correct tend vers 21. Le systeme de transmission perd toute fiabilite : recevoir un bit correct ou incorrect devient equiprobable.
n→+∞limpn=21
7. Determiner le plus petit entier n tel que pn⩽0,55
On resout :
pn⩽0,55⟺21(0,8n−1+1)⩽0,55
0,8n−1+1⩽1,1⟺0,8n−1⩽0,1
On passe au logarithme neperien (attention : ln(0,8)<0, l'inegalite change de sens) :
Rappels utiles : Produit scalaire dans l'espace, vecteur normal, equation cartesienne de plan, representation parametrique, projete orthogonal, volume de tetraedre.
On se place dans un repere orthonorme (O;i,j,k). On considere le tetraedre ABCD avec :
A(1;0;0), B(0;2;0), C(0;0;3), D(1;2;3)
1. Montrer que AB, AC et AD ne sont pas coplanaires
Calculons les vecteurs :
AB=B−A=(−1;2;0)
AC=C−A=(−1;0;3)
AD=D−A=(0;2;3)
On calcule le determinant (produit mixte) :
det(AB,AC,AD)=−120−103023
=−10323−(−1)2023+0
=−1(0×3−2×3)+1(2×3−2×0)
=−1×(−6)+1×6=6+6=12=0
Le determinant est non nul, donc les trois vecteurs ne sont pas coplanaires, ce qui confirme que ABCD est bien un tetraedre (les quatre points ne sont pas coplanaires).
det(AB,AC,AD)=12=0
2. Equation cartesienne du plan (ABC)
Methode : On cherche n(a;b;c) normal au plan (ABC), c'est-a-dire orthogonal a AB et AC.
On calcule le produit vectoriel n=AB∧AC :
n=AB∧AC=i−1−1j20k03
n=i(2×3−0×0)−j((−1)×3−0×(−1))+k((−1)×0−2×(−1))
n=(6;3;2)
Verification :
n⋅AB=6×(−1)+3×2+2×0=−6+6=0✓
n⋅AC=6×(−1)+3×0+2×3=−6+6=0✓
Le plan (ABC) a pour equation 6x+3y+2z+d=0. Le point A(1;0;0) appartient au plan :
6(1)+3(0)+2(0)+d=0⟹d=−6
(ABC):6x+3y+2z−6=0
Verification avec B et C :
B:6(0)+3(2)+2(0)−6=6−6=0✓
C:6(0)+3(0)+2(3)−6=6−6=0✓
3. Distance du point D au plan (ABC)
Formule : La distance d'un point M(x0;y0;z0) au plan ax+by+cz+d=0 est :
d(M,P)=a2+b2+c2∣ax0+by0+cz0+d∣
Appliquons avec D(1;2;3) et le plan 6x+3y+2z−6=0 :
d(D,(ABC))=62+32+22∣6(1)+3(2)+2(3)−6∣
=36+9+4∣6+6+6−6∣=4912=712
d(D,(ABC))=712
4. Projete orthogonal H de D sur le plan (ABC)
Methode : Le projete orthogonal H de D sur le plan est le point d'intersection de la droite passant par D et dirigee par n avec le plan.
La droite passant par D(1;2;3) de vecteur directeur n(6;3;2) a pour representation parametrique :
⎩⎨⎧x=1+6λy=2+3λz=3+2λ
On substitue dans l'equation du plan 6x+3y+2z−6=0 :