Bac Maths 2025 Asie Jour 2
12 juin 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 24 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 12 juin 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Dépistage du chikungunya — quand un excellent test devient peu fiable (5 points)
Toutes les probabilités seront arrondies à , sauf indication contraire.
Un test a été mis au point pour le dépistage du virus du chikungunya. Le laboratoire fournit les caractéristiques suivantes :
• la probabilité qu'un individu atteint par le virus ait un test positif est de ;
• la probabilité qu'un individu non atteint par le virus ait un test positif est de .
On note l'évènement « l'individu choisi est atteint du chikungunya » et l'évènement « le test de l'individu choisi est positif ».
> On considère que le test est fiable lorsque la probabilité qu'un individu ayant un test positif soit réellement atteint par le virus est supérieure à .
Un test a été mis au point pour le dépistage du virus du chikungunya. Le laboratoire fournit les caractéristiques suivantes :
• la probabilité qu'un individu atteint par le virus ait un test positif est de ;
• la probabilité qu'un individu non atteint par le virus ait un test positif est de .
On note l'évènement « l'individu choisi est atteint du chikungunya » et l'évènement « le test de l'individu choisi est positif ».
> On considère que le test est fiable lorsque la probabilité qu'un individu ayant un test positif soit réellement atteint par le virus est supérieure à .
Arbre pondéré.
Partie A — L'épidémie de La Réunion (2005)
A.1
Donner les probabilités et .
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Lecture directe des données du laboratoire :
Ce que ces deux nombres signifient.
• : sur malades, le test en détecte . Il ne rate presque personne.
• : sur bien-portants, sont déclarés positifs à tort.
Sur le papier, c'est un excellent test. Toute la question de l'exercice est de savoir si cela suffit à le rendre fiable — et la réponse va surprendre.
On en déduit également, par événement contraire :
Ce que ces deux nombres signifient.
• : sur malades, le test en détecte . Il ne rate presque personne.
• : sur bien-portants, sont déclarés positifs à tort.
Sur le papier, c'est un excellent test. Toute la question de l'exercice est de savoir si cela suffit à le rendre fiable — et la réponse va surprendre.
On en déduit également, par événement contraire :
A.2
En 2005, personnes ont été infectées à La Réunion, pour une population totale de individus.
Donner la valeur exacte de .
Donner la valeur exacte de .
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La probabilité qu'un individu pris au hasard soit atteint est la proportion de malades dans la population :
Interprétation : de la population de l'île a été infectée. C'est une prévalence très élevée — l'épidémie de 2005 fut exceptionnelle.
On en déduit .
Interprétation : de la population de l'île a été infectée. C'est une prévalence très élevée — l'épidémie de 2005 fut exceptionnelle.
On en déduit .
A.3
Calculer la probabilité qu'un individu soit atteint par le virus et ait un test positif.
Afficher la correction
Il s'agit de l'évènement . On multiplie le long du chemin de l'arbre :
Interprétation : environ de la population est à la fois malade et correctement dépistée. Ce sont les vrais positifs.
Interprétation : environ de la population est à la fois malade et correctement dépistée. Ce sont les vrais positifs.
A.4
Calculer la probabilité qu'un individu ait un test positif.
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Les évènements et forment une partition de l'univers : on applique la formule des probabilités totales.
Premier terme (question 3) : — les vrais positifs.
Second terme — les faux positifs :
Somme :
À retenir pour la suite : sur l'ensemble des tests positifs, les faux positifs ne représentent que contre de vrais positifs — soit moins de . C'est ce rapport qui va déterminer la fiabilité.
Premier terme (question 3) : — les vrais positifs.
Second terme — les faux positifs :
Somme :
À retenir pour la suite : sur l'ensemble des tests positifs, les faux positifs ne représentent que contre de vrais positifs — soit moins de . C'est ce rapport qui va déterminer la fiabilité.
A.5
Calculer la probabilité qu'un individu ayant un test positif soit atteint par le virus.
Peut-on estimer que ce test est fiable ? Argumenter.
Peut-on estimer que ce test est fiable ? Argumenter.
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Attention au sens du conditionnement. On cherche — le test est positif, on remonte vers la maladie — et non , qui est donné par l'énoncé. C'est la probabilité inverse, et c'est elle qui intéresse le patient : « mon test est positif, suis-je vraiment malade ? »
Le test est-il fiable ? Le critère de l'énoncé est .
Interprétation : parmi les individus déclarés positifs, plus de sont réellement atteints. Le médecin peut annoncer le résultat en confiance.
Mais attention à ne pas généraliser : ce résultat tient à la prévalence très élevée de . La partie B va montrer que le même test, appliqué à une population où la maladie est rare, cesse d'être fiable.
Le test est-il fiable ? Le critère de l'énoncé est .
Interprétation : parmi les individus déclarés positifs, plus de sont réellement atteints. Le médecin peut annoncer le résultat en confiance.
Mais attention à ne pas généraliser : ce résultat tient à la prévalence très élevée de . La partie B va montrer que le même test, appliqué à une population où la maladie est rare, cesse d'être fiable.
Partie B — Fiabilité en fonction de la prévalence
B.1
On note désormais la proportion de personnes atteintes dans une population cible quelconque. Les caractéristiques du test sont inchangées.
a. Exprimer la probabilité en fonction de .
b. Montrer que .
a. Exprimer la probabilité en fonction de .
b. Montrer que .
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a. Probabilité d'un test positif. L'arbre est le même, avec et . Formule des probabilités totales :
b. Probabilité inverse.
Mise sous la forme demandée. On multiplie numérateur et dénominateur par — cela ne change pas la valeur du quotient et fait disparaître les décimales :
Contrôle avec la partie A, où :
Conforme à la question A.5.
b. Probabilité inverse.
Mise sous la forme demandée. On multiplie numérateur et dénominateur par — cela ne change pas la valeur du quotient et fait disparaître les décimales :
Contrôle avec la partie A, où :
Conforme à la question A.5.
B.2
Pour quelles valeurs de peut-on considérer que ce test est fiable ?
Afficher la correction
Mise en inéquation. Le critère de fiabilité est :
Attention avant de multiplier en croix. Le dénominateur est strictement positif (car ). On peut donc multiplier les deux membres par lui sans changer le sens de l'inégalité :
Développement :
On regroupe les :
Ce résultat est le cœur de l'exercice — et il est contre-intuitif.
Ce test détecte des malades et ne se trompe que fois sur chez les bien-portants. Sur le papier, il est excellent. Et pourtant :
> Si moins de de la population est atteinte, il n'est PAS fiable au sens de l'énoncé.
Pourquoi ? Imaginons une maladie touchant de la population, sur personnes :
• malades, dont testés positifs ;
• bien-portants, dont testés positifs à tort.
Sur tests positifs, seuls correspondent à de vrais malades, soit — bien en dessous du seuil de . Un tiers des personnes annoncées positives sont en réalité saines.
C'est le paradoxe du dépistage : quand la maladie est rare, les bien-portants sont si nombreux que leurs quelques faux positifs finissent par noyer les vrais malades. C'est exactement la raison pour laquelle on ne dépiste pas systématiquement les maladies rares dans la population générale, même avec d'excellents tests.
Attention avant de multiplier en croix. Le dénominateur est strictement positif (car ). On peut donc multiplier les deux membres par lui sans changer le sens de l'inégalité :
Développement :
On regroupe les :
Ce résultat est le cœur de l'exercice — et il est contre-intuitif.
Ce test détecte des malades et ne se trompe que fois sur chez les bien-portants. Sur le papier, il est excellent. Et pourtant :
> Si moins de de la population est atteinte, il n'est PAS fiable au sens de l'énoncé.
Pourquoi ? Imaginons une maladie touchant de la population, sur personnes :
• malades, dont testés positifs ;
• bien-portants, dont testés positifs à tort.
Sur tests positifs, seuls correspondent à de vrais malades, soit — bien en dessous du seuil de . Un tiers des personnes annoncées positives sont en réalité saines.
C'est le paradoxe du dépistage : quand la maladie est rare, les bien-portants sont si nombreux que leurs quelques faux positifs finissent par noyer les vrais malades. C'est exactement la raison pour laquelle on ne dépiste pas systématiquement les maladies rares dans la population générale, même avec d'excellents tests.
Partie C — Taille d'échantillon
C.1
Pendant l'épidémie, la probabilité d'être atteint du chikungunya à La Réunion est de .
On considère un échantillon de individus choisis au hasard, ce choix étant assimilé à un tirage avec remise. On note le nombre d'individus infectés dans l'échantillon ; suit la loi binomiale de paramètres et .
Déterminer à partir de combien d'individus la probabilité de l'évènement « au moins un des habitants est atteint » est supérieure à . Expliquer la démarche.
On considère un échantillon de individus choisis au hasard, ce choix étant assimilé à un tirage avec remise. On note le nombre d'individus infectés dans l'échantillon ; suit la loi binomiale de paramètres et .
Déterminer à partir de combien d'individus la probabilité de l'évènement « au moins un des habitants est atteint » est supérieure à . Expliquer la démarche.
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Réflexe : passer par l'évènement contraire. « Au moins un individu atteint » est le contraire de « aucun individu atteint », qui ne correspond qu'à un seul cas, :
Calcul de . D'après la formule de la loi binomiale :
Interprétation directe : aucun malade signifie que les individus sont tous sains, chacun avec probabilité .
Mise en inéquation.
Résolution par le logarithme. On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
Le point délicat : (car ). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité s'inverse :
Comme est un entier :
Vérification, indispensable :
• : insuffisant ;
• ✓
Interprétation : il suffit d'interroger 11 personnes pour être sûr à d'en trouver au moins une infectée. C'est peu — et cela mesure la violence de l'épidémie de 2005.
L'erreur classique : oublier d'inverser le sens de l'inégalité en divisant par un logarithme négatif. On obtiendrait , donc — et une réponse fausse.
Calcul de . D'après la formule de la loi binomiale :
Interprétation directe : aucun malade signifie que les individus sont tous sains, chacun avec probabilité .
Mise en inéquation.
Résolution par le logarithme. On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
Le point délicat : (car ). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité s'inverse :
Comme est un entier :
Vérification, indispensable :
• : insuffisant ;
• ✓
Interprétation : il suffit d'interroger 11 personnes pour être sûr à d'en trouver au moins une infectée. C'est peu — et cela mesure la violence de l'épidémie de 2005.
L'erreur classique : oublier d'inverser le sens de l'inégalité en divisant par un logarithme négatif. On obtiendrait , donc — et une réponse fausse.
Exercice 2 — Suites — deux suites imbriquées et un algorithme buggé (5 points)
Partie A. Soit la suite définie par et, pour tout entier naturel :
Soit la suite définie par .
Soit la suite définie par .
Partie A — La suite
A.1
Calculer les valeurs exactes de et .
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La suite semble décroître vers — ce que la question 5 confirmera.
A.2
a. Démontrer que est géométrique de raison .
b. Exprimer en fonction de .
c. En déduire que, pour tout entier naturel : .
b. Exprimer en fonction de .
c. En déduire que, pour tout entier naturel : .
Afficher la correction
a. Nature de . On calcule en revenant à sa définition, puis en utilisant la relation de récurrence sur :
L'étape décisive — faire apparaître en factorisant par :
La suite est donc géométrique de raison , de premier terme
Pourquoi ? Ce n'est pas un hasard : est le point fixe de la relation, la solution de . Retrancher le point fixe est ce qui transforme une suite arithmético-géométrique en une suite géométrique.
b. Expression de . Pour une suite géométrique, :
c. Expression de . Par définition, , donc :
Contrôle :
• ✓
• ✓
• ✓
L'étape décisive — faire apparaître en factorisant par :
La suite est donc géométrique de raison , de premier terme
Pourquoi ? Ce n'est pas un hasard : est le point fixe de la relation, la solution de . Retrancher le point fixe est ce qui transforme une suite arithmético-géométrique en une suite géométrique.
b. Expression de . Pour une suite géométrique, :
c. Expression de . Par définition, , donc :
Contrôle :
• ✓
• ✓
• ✓
A.3
Déterminer la limite de la suite . Justifier la réponse.
Afficher la correction
On utilise la forme explicite .
Limite de la partie géométrique. La raison vérifie , donc :
Par somme :
Cohérent avec le point fixe : la limite est bien la solution de .
La suite décroît vers , sans jamais l'atteindre — puisque reste strictement positif.
Limite de la partie géométrique. La raison vérifie , donc :
Par somme :
Cohérent avec le point fixe : la limite est bien la solution de .
La suite décroît vers , sans jamais l'atteindre — puisque reste strictement positif.
Partie B — La suite
B.1
Soit la suite définie par
Montrer que .
Montrer que .
Afficher la correction
On applique la relation avec , en utilisant et :
Le point crucial pour la suite : dans le calcul de , c'est bien qui intervient — pas . La relation fait apparaître , pas . Cette remarque est exactement ce qui permet de trouver le bug de l'algorithme à la question suivante.
Le point crucial pour la suite : dans le calcul de , c'est bien qui intervient — pas . La relation fait apparaître , pas . Cette remarque est exactement ce qui permet de trouver le bug de l'algorithme à la question suivante.
B.2
On souhaite écrire une fonction Python renvoyant . On propose :
L'exécution de
def suite(n): U = 30 W = 45 for i in range(1, n+1): U = U/2 + 10 W = W/2 + U/2 + 7 return WL'exécution de
suite(1) ne renvoie pas le terme . Comment modifier la fonction pour que suite(n) renvoie bien ?Afficher la correction
Traçons l'exécution de
Le bug, identifié. La ligne 6 utilise la valeur de
La correction : échanger les lignes 5 et 6. Il faut calculer
Vérification de
C'est un bug classique en programmation : écraser une variable avant d'avoir fini de s'en servir. L'ordre des affectations n'est pas neutre — contrairement à ce que suggère l'écriture mathématique, où et semblent se calculer « en même temps ».
Autre correction possible : mémoriser l'ancienne valeur dans une variable temporaire (
suite(1). Au départ, U = 30 (c'est ) et W = 45 (c'est ). Un seul tour de boucle :| Ligne | Instruction | Valeur après |
|---|---|---|
| 5 | U = U/2 + 10 | U — c'est |
| 6 | W = W/2 + U/2 + 7 | W |
Le bug, identifié. La ligne 6 utilise la valeur de
U après sa mise à jour, c'est-à-dire . Or la relation de récurrence exige :La correction : échanger les lignes 5 et 6. Il faut calculer
W d'abord, tant que U contient encore l'ancienne valeur ; on met U à jour ensuite.def suite(n): U = 30 W = 45 for i in range(1, n+1): W = W/2 + U/2 + 7 U = U/2 + 10 return WVérification de
suite(1) après correction :C'est un bug classique en programmation : écraser une variable avant d'avoir fini de s'en servir. L'ordre des affectations n'est pas neutre — contrairement à ce que suggère l'écriture mathématique, où et semblent se calculer « en même temps ».
Autre correction possible : mémoriser l'ancienne valeur dans une variable temporaire (
Uold = U) avant de mettre U à jour. L'échange des lignes est plus simple. B.3
a. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel :
b. On admet que pour tout entier : .
Que peut-on en déduire quant à la convergence de la suite ?
b. On admet que pour tout entier : .
Que peut-on en déduire quant à la convergence de la suite ?
Afficher la correction
a. Récurrence. Notons : « ».
Initialisation ().
Hérédité. Supposons vraie. Calculons en utilisant la relation de récurrence et la forme explicite de (partie A) :
Premier morceau — on applique l'hypothèse de récurrence :
(car )
Second morceau — avec :
Somme des trois termes :
L'astuce finale. Le terme résiduel doit se fondre dans le terme en . Or :
En le regroupant avec le premier terme :
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier naturel .
Contrôle : ✓
b. Convergence de . On traite les trois termes séparément.
Premier terme — le théorème des gendarmes. L'encadrement admis donne, pour :
Or les deux bornes tendent vers :
D'après le théorème des gendarmes :
Deuxième terme. La raison vérifie , donc
Troisième terme : la constante .
Par somme :
Pourquoi le théorème des gendarmes est indispensable ici : le terme est une forme indéterminée — le facteur tend vers pendant que tend vers . L'encadrement admis lève l'indétermination : c'est l'exponentielle décroissante qui l'emporte sur la croissance linéaire.
Initialisation ().
Hérédité. Supposons vraie. Calculons en utilisant la relation de récurrence et la forme explicite de (partie A) :
Premier morceau — on applique l'hypothèse de récurrence :
(car )
Second morceau — avec :
Somme des trois termes :
L'astuce finale. Le terme résiduel doit se fondre dans le terme en . Or :
En le regroupant avec le premier terme :
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier naturel .
Contrôle : ✓
b. Convergence de . On traite les trois termes séparément.
Premier terme — le théorème des gendarmes. L'encadrement admis donne, pour :
Or les deux bornes tendent vers :
D'après le théorème des gendarmes :
Deuxième terme. La raison vérifie , donc
Troisième terme : la constante .
Par somme :
Pourquoi le théorème des gendarmes est indispensable ici : le terme est une forme indéterminée — le facteur tend vers pendant que tend vers . L'encadrement admis lève l'indétermination : c'est l'exponentielle décroissante qui l'emporte sur la croissance linéaire.
Exercice 3 — Vrai / Faux — droites, plans et projeté orthogonal (5 points)
L'espace est rapporté à un repère orthonormé . On considère :
• les points , , et ;
• le plan d'équation cartésienne ;
• le plan d'équation cartésienne ;
• la droite de représentation paramétrique
Pour chacune des affirmations, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier. Une réponse non argumentée n'est pas prise en compte.
• les points , , et ;
• le plan d'équation cartésienne ;
• le plan d'équation cartésienne ;
• la droite de représentation paramétrique
Pour chacune des affirmations, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier. Une réponse non argumentée n'est pas prise en compte.
1
Affirmation 1 : la droite est orthogonale au plan et coupe ce plan en .
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L'affirmation contient DEUX assertions — il faut les vérifier toutes les deux.
---
Première assertion : est-elle orthogonale à ?
Une droite est orthogonale à un plan si et seulement si son vecteur directeur est colinéaire au vecteur normal du plan.
Les fractions rendent la comparaison illisible — on multiplie par (un vecteur directeur est défini à un facteur non nul près) :
La droite est donc bien orthogonale au plan ✓
Le sujet a délibérément écrit le vecteur directeur avec des fractions pour masquer la colinéarité. Multiplier par le dénominateur commun la fait apparaître immédiatement.
---
Seconde assertion : coupe-t-elle en ?
Il faut vérifier deux choses : que est sur , et que est sur .
appartient-il à ? On cherche tel que :
• première équation : , donc ;
• deuxième : , donc ✓
• troisième : ✓
Les trois équations donnent le MÊME : le point appartient bien à ✓
appartient-il à ? On injecte ses coordonnées dans l'équation :
Conclusion. est orthogonale à (donc sécante), et appartient à la fois à et à : c'est nécessairement leur unique point d'intersection.
Les deux assertions sont vraies : l'affirmation est vraie.
2
Affirmation 2 : la mesure en degré de l'angle , arrondie à , est .
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Les vecteurs partant de , sommet de l'angle :
Produit scalaire.
Normes.
Cosinus de l'angle.
L'affirmation est fausse.
Un contrôle rapide avant même de calculer : le cosinus vaut environ . Or et . La valeur trouvée correspond bien à , pas à .
L'erreur à éviter : prendre au lieu de , ou au lieu de . Les deux vecteurs de l'angle partent du sommet .
3
Affirmation 3 : les plans et sont sécants, et leur intersection est la droite de représentation paramétrique
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Trois choses à vérifier.
---
1. Les plans sont-ils sécants ? Ils le sont si leurs vecteurs normaux ne sont pas colinéaires.
Les rapports diffèrent : les vecteurs ne sont pas colinéaires. Les plans sont donc sécants, et leur intersection est une droite ✓
---
2. est-elle incluse dans ? Un point courant de a pour coordonnées . On l'injecte dans l'équation de :
Le résultat est nul pour TOUT : chaque point de appartient à ✓
---
3. est-elle incluse dans ? Même méthode :
À nouveau nul pour tout : chaque point de appartient à ✓
---
Conclusion. La droite est contenue à la fois dans et dans . Or l'intersection de deux plans sécants est exactement une droite. Donc :
L'affirmation est vraie.
Le point de méthode : il ne faut pas essayer de résoudre le système des deux équations de plans — c'est long et source d'erreurs. Il suffit de vérifier que la droite proposée convient, en montrant que les deux équations sont satisfaites identiquement en .
Et l'argument « deux plans sécants se coupent selon une droite » est indispensable : sans lui, on aurait seulement montré que est incluse dans l'intersection, pas qu'elle est l'intersection.
4
Affirmation 4 : le point est le projeté orthogonal du point sur la droite .
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Le projeté orthogonal de sur est caractérisé par DEUX conditions :
1. il appartient à la droite ;
2. le vecteur qui le joint à est orthogonal à .
Il faut vérifier les deux — l'une sans l'autre ne prouve rien.
---
Condition 1 : appartient-il à ?
Un point de s'écrit , avec :
On cherche tel que .
La deuxième coordonnée est la plus simple :
Vérification dans la première :
Troisième coordonnée : ✓
---
Condition 2 : est-il orthogonal à ?
Produit scalaire avec :
Les vecteurs sont orthogonaux ✓
---
Les deux conditions sont remplies :
Pourquoi les deux conditions sont nécessaires : un point de quelconque ne convient pas (il faut l'orthogonalité), et un point vérifiant mais hors de la droite ne convient pas non plus. Comparer avec l'affirmation 4 du sujet Asie Jour 1, où le point proposé n'était même pas sur la droite.
Exercice 4 — Réaction chimique — température et équation différentielle (5 points)
Dans un laboratoire, on étudie une réaction chimique en réacteur fermé. La température est exprimée en degré Celsius, le temps en minute, et l'on se place sur l'intervalle .
Les parties A et B peuvent être traitées de façon indépendante.
Les parties A et B peuvent être traitées de façon indépendante.
Partie A — Détermination du modèle
A.1
La courbe de la fonction température est donnée. Déterminer, par lecture graphique, au bout de combien de temps la température redescend à sa valeur initiale (celle de l'instant ).
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Lecture du graphique. La température part de °C à , monte jusqu'à un maximum d'environ °C, puis redescend.
On cherche l'instant où la courbe repasse par l'ordonnée :
(la partie B, question 2.c, confirmera cette lecture par le calcul : min)
Ce que décrit le modèle. La réaction est exothermique : elle dégage d'abord de la chaleur, ce qui fait monter la température ; puis les réactifs s'épuisent, le dégagement s'arrête, et le réacteur se refroidit. Au bout d'environ minutes, on est revenu à la température de départ — mais la température continue ensuite de descendre, en dessous des °C initiaux.
On cherche l'instant où la courbe repasse par l'ordonnée :
(la partie B, question 2.c, confirmera cette lecture par le calcul : min)
Ce que décrit le modèle. La réaction est exothermique : elle dégage d'abord de la chaleur, ce qui fait monter la température ; puis les réactifs s'épuisent, le dégagement s'arrête, et le réacteur se refroidit. Au bout d'environ minutes, on est revenu à la température de départ — mais la température continue ensuite de descendre, en dessous des °C initiaux.
A.2
On admet que la fonction température peut s'écrire sous la forme
où et sont deux constantes réelles, et que .
En déduire la valeur de .
où et sont deux constantes réelles, et que .
En déduire la valeur de .
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On évalue l'expression en , en utilisant :
Or l'énoncé donne :
Interprétation : est tout simplement la température initiale du réacteur, °C.
Or l'énoncé donne :
Interprétation : est tout simplement la température initiale du réacteur, °C.
A.3
On admet que vérifie l'équation différentielle
Déterminer la valeur de .
Déterminer la valeur de .
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Stratégie. On calcule à partir de la forme , puis on identifie avec le second membre.
Dérivation — produit de et , avec et :
On factorise par :
Calcul de — c'est ici que tout se simplifie :
Identification. L'équation impose que cette expression soit égale à :
Comme pour tout , on peut simplifier :
Expression finale de la fonction température :
Remarquable : le terme disparaît entièrement du calcul de . C'est ce qui permet de déterminer indépendamment de — les deux constantes se lisent sur deux informations distinctes (la condition initiale et l'équation différentielle).
Dérivation — produit de et , avec et :
On factorise par :
Calcul de — c'est ici que tout se simplifie :
Identification. L'équation impose que cette expression soit égale à :
Comme pour tout , on peut simplifier :
Expression finale de la fonction température :
Remarquable : le terme disparaît entièrement du calcul de . C'est ce qui permet de déterminer indépendamment de — les deux constantes se lisent sur deux informations distinctes (la condition initiale et l'équation différentielle).
Partie B — Étude de
B.1
Montrer que, pour tout réel de :
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On dérive le produit et , avec et :
On factorise par , qui n'est jamais nul :
Développement du crochet :
On factorise par , qui n'est jamais nul :
Développement du crochet :
B.2
a. Étudier le sens de variation de sur et dresser son tableau de variations.
b. Montrer que l'équation admet une unique solution strictement positive sur .
c. Donner une valeur approchée de au dixième près et l'interpréter.
b. Montrer que l'équation admet une unique solution strictement positive sur .
c. Donner une valeur approchée de au dixième près et l'interpréter.
Afficher la correction
a. Variations. Comme pour tout , le signe de est celui de :
Valeurs aux points-clés :
Interprétation physique : la température monte pendant min s (la réaction dégage de la chaleur), atteint °C, puis redescend jusqu'à °C au bout de minutes.
b. Unicité de la solution. On raisonne en deux temps, car n'est pas monotone sur .
Sur : est strictement croissante et . Donc pour tout sur cet intervalle : aucune solution de .
Sur :
• est continue (produit de fonctions continues) ;
• est strictement décroissante ;
• et .
Or est compris entre ces deux valeurs. D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (TVI appliqué à une fonction strictement monotone), l'équation admet une solution, et une seule, sur cet intervalle.
Pourquoi découper l'intervalle : le TVI seul donne l'existence. C'est la stricte monotonie qui donne l'unicité — et n'est pas monotone sur tout entier. Sans ce découpage, la démonstration est incomplète.
c. Valeur approchée et interprétation. Par balayage à la calculatrice :
(valeur exacte : )
Interprétation : au bout d'environ 3,8 minutes — soit min s — la température du réacteur redescend à sa valeur initiale de °C. Elle continue ensuite de décroître.
Cela confirme la lecture graphique de la question A.1 ✓
| signe de | |||||
| variations de |
Valeurs aux points-clés :
Interprétation physique : la température monte pendant min s (la réaction dégage de la chaleur), atteint °C, puis redescend jusqu'à °C au bout de minutes.
b. Unicité de la solution. On raisonne en deux temps, car n'est pas monotone sur .
Sur : est strictement croissante et . Donc pour tout sur cet intervalle : aucune solution de .
Sur :
• est continue (produit de fonctions continues) ;
• est strictement décroissante ;
• et .
Or est compris entre ces deux valeurs. D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (TVI appliqué à une fonction strictement monotone), l'équation admet une solution, et une seule, sur cet intervalle.
Pourquoi découper l'intervalle : le TVI seul donne l'existence. C'est la stricte monotonie qui donne l'unicité — et n'est pas monotone sur tout entier. Sans ce découpage, la démonstration est incomplète.
c. Valeur approchée et interprétation. Par balayage à la calculatrice :
(valeur exacte : )
Interprétation : au bout d'environ 3,8 minutes — soit min s — la température du réacteur redescend à sa valeur initiale de °C. Elle continue ensuite de décroître.
Cela confirme la lecture graphique de la question A.1 ✓
B.3
On définit la température moyenne entre deux instants et par
a. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que
b. En déduire une valeur approchée, au degré Celsius près, de la température moyenne au cours des 4 premières minutes.
a. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que
b. En déduire une valeur approchée, au degré Celsius près, de la température moyenne au cours des 4 premières minutes.
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a. Intégration par parties. On choisit de dériver le polynôme (il disparaît) et de primitiver l'exponentielle :
(attention au facteur : une primitive de est , et ici )
Formule :
Terme tout intégré. En : et . En : et .
Intégrale restante.
Somme :
b. Température moyenne sur les 4 premières minutes. On applique la définition avec et :
Contrôle de vraisemblance. Sur , la température varie entre °C (au départ) et °C (au maximum), pour redescendre à °C en . Une moyenne de °C est parfaitement cohérente — elle est au-dessus de °C, ce qui est logique puisque la courbe passe l'essentiel de ces quatre minutes bien au-dessus de sa valeur initiale ✓
Interprétation physique : c'est la température qu'aurait fallu maintenir constamment pendant ces 4 minutes pour apporter la même quantité de chaleur au réacteur.
(attention au facteur : une primitive de est , et ici )
Formule :
Terme tout intégré. En : et . En : et .
Intégrale restante.
Somme :
b. Température moyenne sur les 4 premières minutes. On applique la définition avec et :
Contrôle de vraisemblance. Sur , la température varie entre °C (au départ) et °C (au maximum), pour redescendre à °C en . Une moyenne de °C est parfaitement cohérente — elle est au-dessus de °C, ce qui est logique puisque la courbe passe l'essentiel de ces quatre minutes bien au-dessus de sa valeur initiale ✓
Interprétation physique : c'est la température qu'aurait fallu maintenir constamment pendant ces 4 minutes pour apporter la même quantité de chaleur au réacteur.
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Ce sujet mobilise 10 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :