Bac Maths 2025 Asie Jour 2

12 juin 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité

Correction rédigée par Maths Facile — 24 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.

Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 12 juin 2025.

Exercice 1 — Dépistage du chikungunya — quand un excellent test devient peu fiable (5 points)

Toutes les probabilités seront arrondies à 10310^{-3}, sauf indication contraire.

Un test a été mis au point pour le dépistage du virus du chikungunya. Le laboratoire fournit les caractéristiques suivantes :

• la probabilité qu'un individu atteint par le virus ait un test positif est de 0,9990{,}999 ;
• la probabilité qu'un individu non atteint par le virus ait un test positif est de 0,0050{,}005.

On note MM l'évènement « l'individu choisi est atteint du chikungunya » et TT l'évènement « le test de l'individu choisi est positif ».

> On considère que le test est fiable lorsque la probabilité qu'un individu ayant un test positif soit réellement atteint par le virus est supérieure à 0,950{,}95.
Arbre pondéré de probabilités — T : le test est positif Arbre pondéré. T : le test est positif. Branche M, probabilité 0,36 : T, probabilité 0,999 ; T̄, probabilité 0,001. Branche M̄, probabilité 0,64 : T, probabilité 0,005 ; T̄, probabilité 0,995. 0,36 M 0,999 T 0,001 0,64 0,005 T 0,995 T : le test est positif

Arbre pondéré.

Partie A — L'épidémie de La Réunion (2005)

A.1
Donner les probabilités PM(T)P_M(T) et PM(T)P_{\overline{M}}(T).
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Lecture directe des données du laboratoire :

PM(T)=0,999(sensibiliteˊ du test)\boxed{P_M(T) = 0{,}999} \qquad \text{(sensibilité du test)}

PM(T)=0,005(taux de faux positifs)\boxed{P_{\overline{M}}(T) = 0{,}005} \qquad \text{(taux de faux positifs)}

Ce que ces deux nombres signifient.

PM(T)=0,999P_M(T) = 0{,}999 : sur 10001\,000 malades, le test en détecte 999999. Il ne rate presque personne.
PM(T)=0,005P_{\overline{M}}(T) = 0{,}005 : sur 10001\,000 bien-portants, 55 sont déclarés positifs à tort.

Sur le papier, c'est un excellent test. Toute la question de l'exercice est de savoir si cela suffit à le rendre fiable — et la réponse va surprendre.

On en déduit également, par événement contraire :

PM(T)=0,001PM(T)=0,995P_M\left(\overline{T}\right) = 0{,}001 \qquad P_{\overline{M}}\left(\overline{T}\right) = 0{,}995
A.2
En 2005, 270000270\,000 personnes ont été infectées à La Réunion, pour une population totale de 750000750\,000 individus.

Donner la valeur exacte de P(M)P(M).
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La probabilité qu'un individu pris au hasard soit atteint est la proportion de malades dans la population :

P(M)=270000750000=2775=925P(M) = \frac{270\,000}{750\,000} = \frac{27}{75} = \frac{9}{25}

P(M)=0,36\boxed{P(M) = 0{,}36}

Interprétation : 36 %36\ \% de la population de l'île a été infectée. C'est une prévalence très élevée — l'épidémie de 2005 fut exceptionnelle.

On en déduit P(M)=10,36=0,64P\left(\overline{M}\right) = 1 - 0{,}36 = 0{,}64.
A.3
Calculer la probabilité qu'un individu soit atteint par le virus et ait un test positif.
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Il s'agit de l'évènement MTM \cap T. On multiplie le long du chemin de l'arbre :

P(MT)=P(M)×PM(T)=0,36×0,999P(M \cap T) = P(M) \times P_M(T) = 0{,}36 \times 0{,}999

P(MT)=0,35964\boxed{P(M \cap T) = 0{,}35964}

Interprétation : environ 36 %36\ \% de la population est à la fois malade et correctement dépistée. Ce sont les vrais positifs.
A.4
Calculer la probabilité qu'un individu ait un test positif.
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Les évènements MM et M\overline{M} forment une partition de l'univers : on applique la formule des probabilités totales.

P(T)=P(MT)+P(MT)P(T) = P(M \cap T) + P\left(\overline{M} \cap T\right)

Premier terme (question 3) : 0,359640{,}35964 — les vrais positifs.

Second terme — les faux positifs :

P(MT)=P(M)×PM(T)=0,64×0,005=0,0032P\left(\overline{M} \cap T\right) = P\left(\overline{M}\right) \times P_{\overline{M}}(T) = 0{,}64 \times 0{,}005 = 0{,}0032

Somme :

P(T)=0,35964+0,0032P(T) = 0{,}35964 + 0{,}0032

P(T)=0,362840,363\boxed{P(T) = 0{,}36284 \approx 0{,}363}

À retenir pour la suite : sur l'ensemble des tests positifs, les faux positifs ne représentent que 0,00320{,}0032 contre 0,359640{,}35964 de vrais positifs — soit moins de 1 %1\ \%. C'est ce rapport qui va déterminer la fiabilité.
A.5
Calculer la probabilité qu'un individu ayant un test positif soit atteint par le virus.

Peut-on estimer que ce test est fiable ? Argumenter.
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Attention au sens du conditionnement. On cherche PT(M)P_T(M) — le test est positif, on remonte vers la maladie — et non PM(T)P_M(T), qui est donné par l'énoncé. C'est la probabilité inverse, et c'est elle qui intéresse le patient : « mon test est positif, suis-je vraiment malade ? »

PT(M)=P(MT)P(T)=0,359640,36284P_T(M) = \frac{P(M \cap T)}{P(T)} = \frac{0{,}35964}{0{,}36284}

PT(M)=0,99118P_T(M) = 0{,}99118\ldots

PT(M)0,991\boxed{P_T(M) \approx 0{,}991}

Le test est-il fiable ? Le critère de l'énoncé est PT(M)>0,95P_T(M) > 0{,}95.

0,991>0,950{,}991 > 0{,}95 \qquad \checkmark

OUI, le test est fiable dans cette population\boxed{\text{OUI, le test est fiable dans cette population}}

Interprétation : parmi les individus déclarés positifs, plus de 99 %99\ \% sont réellement atteints. Le médecin peut annoncer le résultat en confiance.

Mais attention à ne pas généraliser : ce résultat tient à la prévalence très élevée de 36 %36\ \%. La partie B va montrer que le même test, appliqué à une population où la maladie est rare, cesse d'être fiable.

Partie B — Fiabilité en fonction de la prévalence

B.1
On note désormais pp la proportion de personnes atteintes dans une population cible quelconque. Les caractéristiques du test sont inchangées.

a. Exprimer la probabilité P(T)P(T) en fonction de pp.
b. Montrer que PT(M)=999p994p+5P_T(M) = \dfrac{999\,p}{994\,p + 5}.
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a. Probabilité d'un test positif. L'arbre est le même, avec P(M)=pP(M) = p et P(M)=1pP\left(\overline{M}\right) = 1 - p. Formule des probabilités totales :

P(T)=p×0,999vrais positifs+(1p)×0,005faux positifsP(T) = \underbrace{p \times 0{,}999}_{\text{vrais positifs}} + \underbrace{(1 - p) \times 0{,}005}_{\text{faux positifs}}

P(T)=0,999p+0,0050,005pP(T) = 0{,}999\,p + 0{,}005 - 0{,}005\,p

P(T)=0,994p+0,005\boxed{P(T) = 0{,}994\,p + 0{,}005}

b. Probabilité inverse.

PT(M)=P(MT)P(T)=0,999p0,994p+0,005P_T(M) = \frac{P(M \cap T)}{P(T)} = \frac{0{,}999\,p}{0{,}994\,p + 0{,}005}

Mise sous la forme demandée. On multiplie numérateur et dénominateur par 10001\,000 — cela ne change pas la valeur du quotient et fait disparaître les décimales :

PT(M)=0,999p×1000(0,994p+0,005)×1000P_T(M) = \frac{0{,}999\,p \times 1\,000}{\left(0{,}994\,p + 0{,}005\right) \times 1\,000}

PT(M)=999p994p+5\boxed{P_T(M) = \frac{999\,p}{994\,p + 5}} \blacksquare

Contrôle avec la partie A, où p=0,36p = 0{,}36 :

999×0,36994×0,36+5=359,64362,84=0,9912\frac{999 \times 0{,}36}{994 \times 0{,}36 + 5} = \frac{359{,}64}{362{,}84} = 0{,}9912 \qquad \checkmark

Conforme à la question A.5.
B.2
Pour quelles valeurs de pp peut-on considérer que ce test est fiable ?
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Mise en inéquation. Le critère de fiabilité est PT(M)>0,95P_T(M) > 0{,}95 :

999p994p+5>0,95\frac{999\,p}{994\,p + 5} > 0{,}95

Attention avant de multiplier en croix. Le dénominateur 994p+5994p + 5 est strictement positif (car p0p \geqslant 0). On peut donc multiplier les deux membres par lui sans changer le sens de l'inégalité :

999p>0,95(994p+5)999\,p > 0{,}95\,(994\,p + 5)

Développement :

999p>944,3p+4,75999\,p > 944{,}3\,p + 4{,}75

On regroupe les pp :

999p944,3p>4,75    54,7p>4,75999\,p - 944{,}3\,p > 4{,}75 \iff 54{,}7\,p > 4{,}75

p>4,7554,7=9510940,0868p > \frac{4{,}75}{54{,}7} = \frac{95}{1\,094} \approx 0{,}0868

Le test est fiable si et seulement si p>9510948,7 %\boxed{\text{Le test est fiable si et seulement si } p > \frac{95}{1\,094} \approx 8{,}7\ \%}

Ce résultat est le cœur de l'exercice — et il est contre-intuitif.

Ce test détecte 99,9 %99{,}9\ \% des malades et ne se trompe que 55 fois sur 10001\,000 chez les bien-portants. Sur le papier, il est excellent. Et pourtant :

> Si moins de 8,7 %8{,}7\ \% de la population est atteinte, il n'est PAS fiable au sens de l'énoncé.

Pourquoi ? Imaginons une maladie touchant 1 %1\ \% de la population, sur 100000100\,000 personnes :

10001\,000 malades, dont 999999 testés positifs ;
9900099\,000 bien-portants, dont 0,005×99000=4950{,}005 \times 99\,000 = 495 testés positifs à tort.

Sur 999+495=1494999 + 495 = 1\,494 tests positifs, seuls 999999 correspondent à de vrais malades, soit 67 %67\ \% — bien en dessous du seuil de 95 %95\ \%. Un tiers des personnes annoncées positives sont en réalité saines.

C'est le paradoxe du dépistage : quand la maladie est rare, les bien-portants sont si nombreux que leurs quelques faux positifs finissent par noyer les vrais malades. C'est exactement la raison pour laquelle on ne dépiste pas systématiquement les maladies rares dans la population générale, même avec d'excellents tests.

Partie C — Taille d'échantillon

C.1
Pendant l'épidémie, la probabilité d'être atteint du chikungunya à La Réunion est de 0,360{,}36.

On considère un échantillon de nn individus choisis au hasard, ce choix étant assimilé à un tirage avec remise. On note XX le nombre d'individus infectés dans l'échantillon ; XX suit la loi binomiale de paramètres nn et p=0,36p = 0{,}36.

Déterminer à partir de combien d'individus nn la probabilité de l'évènement « au moins un des nn habitants est atteint » est supérieure à 0,990{,}99. Expliquer la démarche.
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Réflexe : passer par l'évènement contraire. « Au moins un individu atteint » est le contraire de « aucun individu atteint », qui ne correspond qu'à un seul cas, X=0X = 0 :

P(X1)=1P(X=0)P(X \geqslant 1) = 1 - P(X = 0)

Calcul de P(X=0)P(X = 0). D'après la formule de la loi binomiale :

P(X=0)=(n0)×0,360×0,64n=0,64nP(X = 0) = \binom{n}{0} \times 0{,}36^{\,0} \times 0{,}64^{\,n} = 0{,}64^{\,n}

Interprétation directe : aucun malade signifie que les nn individus sont tous sains, chacun avec probabilité 0,640{,}64.

Mise en inéquation.

P(X1)>0,99    10,64n>0,99    0,64n<0,01P(X \geqslant 1) > 0{,}99 \iff 1 - 0{,}64^{\,n} > 0{,}99 \iff 0{,}64^{\,n} < 0{,}01

Résolution par le logarithme. On compose par ln\ln, strictement croissante (le sens est conservé) :

nln(0,64)<ln(0,01)n\ln(0{,}64) < \ln(0{,}01)

Le point délicat : ln(0,64)<0\ln(0{,}64) < 0 (car 0,64<10{,}64 < 1). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité s'inverse :

n>ln(0,01)ln(0,64)=4,60520,446310,32n > \frac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}64)} = \frac{-4{,}6052}{-0{,}4463} \approx 10{,}32

Comme nn est un entier :

n=11 individus\boxed{n = 11 \text{ individus}}

Vérification, indispensable :
0,64100,01153>0,010{,}64^{10} \approx 0{,}01153 > 0{,}01 : insuffisant ;
0,64110,00738<0,010{,}64^{11} \approx 0{,}00738 < 0{,}01

Interprétation : il suffit d'interroger 11 personnes pour être sûr à 99 %99\ \% d'en trouver au moins une infectée. C'est peu — et cela mesure la violence de l'épidémie de 2005.

L'erreur classique : oublier d'inverser le sens de l'inégalité en divisant par un logarithme négatif. On obtiendrait n<10,32n < 10{,}32, donc n=10n = 10 — et une réponse fausse.

Exercice 2 — Suites — deux suites imbriquées et un algorithme buggé (5 points)

Partie A. Soit (un)(u_n) la suite définie par u0=30u_0 = 30 et, pour tout entier naturel nn :

un+1=12un+10u_{n+1} = \frac{1}{2}u_n + 10

Soit (vn)(v_n) la suite définie par vn=un20v_n = u_n - 20.

Partie A — La suite (un)(u_n)

A.1
Calculer les valeurs exactes de u1u_1 et u2u_2.
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u1=12×30+10=15+10=25u_1 = \frac{1}{2} \times 30 + 10 = 15 + 10 = \boxed{25}

u2=12×25+10=12,5+10=22,5u_2 = \frac{1}{2} \times 25 + 10 = 12{,}5 + 10 = \boxed{22{,}5}

La suite semble décroître vers 2020 — ce que la question 5 confirmera.
A.2
a. Démontrer que (vn)(v_n) est géométrique de raison 12\dfrac{1}{2}.
b. Exprimer vnv_n en fonction de nn.
c. En déduire que, pour tout entier naturel nn : un=20+10(12)nu_n = 20 + 10\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}.
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a. Nature de (vn)(v_n). On calcule vn+1v_{n+1} en revenant à sa définition, puis en utilisant la relation de récurrence sur (un)(u_n) :

vn+1=un+120=(12un+10)20=12un10v_{n+1} = u_{n+1} - 20 = \left(\frac{1}{2}u_n + 10\right) - 20 = \frac{1}{2}u_n - 10

L'étape décisive — faire apparaître vnv_n en factorisant par 12\dfrac{1}{2} :

vn+1=12(un20)=12vnv_{n+1} = \frac{1}{2}\left(u_n - 20\right) = \frac{1}{2}\,v_n

vn+1=12vn\boxed{v_{n+1} = \frac{1}{2}\,v_n}

La suite (vn)(v_n) est donc géométrique de raison q=12q = \dfrac{1}{2}, de premier terme

v0=u020=3020=10v_0 = u_0 - 20 = 30 - 20 = 10 \blacksquare

Pourquoi 2020 ? Ce n'est pas un hasard : 2020 est le point fixe de la relation, la solution de x=12x+10x = \frac{1}{2}x + 10. Retrancher le point fixe est ce qui transforme une suite arithmético-géométrique en une suite géométrique.

b. Expression de vnv_n. Pour une suite géométrique, vn=v0×qnv_n = v_0 \times q^{\,n} :

vn=10×(12)n\boxed{v_n = 10 \times \left(\frac{1}{2}\right)^{n}}

c. Expression de unu_n. Par définition, vn=un20v_n = u_n - 20, donc un=vn+20u_n = v_n + 20 :

un=20+10(12)n\boxed{u_n = 20 + 10\left(\frac{1}{2}\right)^{n}} \blacksquare

Contrôle :
u0=20+10×1=30u_0 = 20 + 10 \times 1 = 30
u1=20+10×0,5=25u_1 = 20 + 10 \times 0{,}5 = 25
u2=20+10×0,25=22,5u_2 = 20 + 10 \times 0{,}25 = 22{,}5
A.3
Déterminer la limite de la suite (un)(u_n). Justifier la réponse.
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On utilise la forme explicite un=20+10(12)nu_n = 20 + 10\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}.

Limite de la partie géométrique. La raison q=12q = \dfrac{1}{2} vérifie 1<q<1-1 < q < 1, donc :

limn+(12)n=0\lim_{n \to +\infty} \left(\frac{1}{2}\right)^{n} = 0

Par somme :

limn+un=20+10×0=20\boxed{\lim_{n \to +\infty} u_n = 20 + 10 \times 0 = 20}

Cohérent avec le point fixe : la limite est bien la solution de =12+10\ell = \frac{1}{2}\ell + 10.

La suite décroît vers 2020, sans jamais l'atteindre — puisque 10(12)n10\left(\frac{1}{2}\right)^n reste strictement positif.

Partie B — La suite (wn)(w_n)

B.1
Soit (wn)(w_n) la suite définie par
{w0=45wn+1=12wn+12un+7\left\{\begin{array}{l} w_0 = 45 \\ w_{n+1} = \dfrac{1}{2}w_n + \dfrac{1}{2}u_n + 7 \end{array}\right.

Montrer que w1=44,5w_1 = 44{,}5.
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On applique la relation avec n=0n = 0, en utilisant w0=45w_0 = 45 et u0=30u_0 = 30 :

w1=12w0+12u0+7=12×45+12×30+7w_1 = \frac{1}{2}w_0 + \frac{1}{2}u_0 + 7 = \frac{1}{2} \times 45 + \frac{1}{2} \times 30 + 7

w1=22,5+15+7w_1 = 22{,}5 + 15 + 7

w1=44,5\boxed{w_1 = 44{,}5} \blacksquare

Le point crucial pour la suite : dans le calcul de w1w_1, c'est bien u0=30u_{\mathbf{0}} = 30 qui intervient — pas u1=25u_1 = 25. La relation fait apparaître unu_n, pas un+1u_{n+1}. Cette remarque est exactement ce qui permet de trouver le bug de l'algorithme à la question suivante.
B.2
On souhaite écrire une fonction Python renvoyant wnw_n. On propose :

def suite(n):
U = 30
W = 45
for i in range(1, n+1):
U = U/2 + 10
W = W/2 + U/2 + 7
return W

L'exécution de suite(1) ne renvoie pas le terme w1w_1. Comment modifier la fonction pour que suite(n) renvoie bien wnw_n ?
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Traçons l'exécution de suite(1). Au départ, U = 30 (c'est u0u_0) et W = 45 (c'est w0w_0). Un seul tour de boucle :

LigneInstructionValeur après
5U = U/2 + 10U =30/2+10=25= 30/2 + 10 = \mathbf{25} — c'est u1u_1
6W = W/2 + U/2 + 7W =45/2+25/2+7=22,5+12,5+7=42= 45/2 + \mathbf{25}/2 + 7 = 22{,}5 + 12{,}5 + 7 = \mathbf{42}


suite(1)=4244,5\texttt{suite(1)} = 42 \neq 44{,}5

Le bug, identifié. La ligne 6 utilise la valeur de U après sa mise à jour, c'est-à-dire u1u_1. Or la relation de récurrence exige u0u_{\mathbf{0}} :

w1=12w0+12u0+7et NON12w0+12u1+7w_1 = \frac{1}{2}w_0 + \frac{1}{2}\,u_{\mathbf{0}} + 7 \qquad \text{et NON} \qquad \frac{1}{2}w_0 + \frac{1}{2}\,u_{\mathbf{1}} + 7

La ligne 5 EˊCRASE un avant que la ligne 6 n’en ait besoin\boxed{\text{La ligne 5 ÉCRASE } u_n \text{ avant que la ligne 6 n'en ait besoin}}

La correction : échanger les lignes 5 et 6. Il faut calculer W d'abord, tant que U contient encore l'ancienne valeur unu_n ; on met U à jour ensuite.

def suite(n):
U = 30
W = 45
for i in range(1, n+1):
W = W/2 + U/2 + 7
U = U/2 + 10
return W

Vérification de suite(1) après correction :

W=452+302+7=22,5+15+7=44,5W = \frac{45}{2} + \frac{30}{2} + 7 = 22{,}5 + 15 + 7 = 44{,}5 \qquad \checkmark

C'est un bug classique en programmation : écraser une variable avant d'avoir fini de s'en servir. L'ordre des affectations n'est pas neutre — contrairement à ce que suggère l'écriture mathématique, où unu_n et wnw_n semblent se calculer « en même temps ».

Autre correction possible : mémoriser l'ancienne valeur dans une variable temporaire (Uold = U) avant de mettre U à jour. L'échange des lignes est plus simple.
B.3
a. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn :
wn=10n(12)n+11(12)n+34w_n = 10n\left(\frac{1}{2}\right)^{n} + 11\left(\frac{1}{2}\right)^{n} + 34
b. On admet que pour tout entier n4n \geqslant 4 : 010n(12)n10n0 \leqslant 10n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n} \leqslant \dfrac{10}{n}.

Que peut-on en déduire quant à la convergence de la suite (wn)(w_n) ?
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a. Récurrence. Notons P(n)\mathcal{P}(n) : « wn=10n(12)n+11(12)n+34w_n = 10n\left(\frac{1}{2}\right)^{n} + 11\left(\frac{1}{2}\right)^{n} + 34 ».

Initialisation (n=0n = 0).

10×0×1+11×1+34=0+11+34=45=w010 \times 0 \times 1 + 11 \times 1 + 34 = 0 + 11 + 34 = 45 = w_0 \qquad \checkmark

Hérédité. Supposons P(n)\mathcal{P}(n) vraie. Calculons wn+1w_{n+1} en utilisant la relation de récurrence et la forme explicite de unu_n (partie A) :

wn+1=12wn+12un+7w_{n+1} = \frac{1}{2}\,w_n + \frac{1}{2}\,u_n + 7

Premier morceau — on applique l'hypothèse de récurrence :

12wn=12[10n(12)n+11(12)n+34]=10n(12)n+1+11(12)n+1+17\frac{1}{2}\,w_n = \frac{1}{2}\left[10n\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n} + 11\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n} + 34\right] = 10n\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} + 11\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} + 17

(car 12×(12)n=(12)n+1\frac{1}{2} \times \left(\frac{1}{2}\right)^n = \left(\frac{1}{2}\right)^{n+1})

Second morceau — avec un=20+10(12)nu_n = 20 + 10\left(\frac{1}{2}\right)^{n} :

12un=10+5(12)n\frac{1}{2}\,u_n = 10 + 5\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n}

Somme des trois termes :

wn+1=10n(12)n+1+11(12)n+1+17+10+5(12)n+7w_{n+1} = 10n\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} + 11\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} + 17 + 10 + 5\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n} + 7

wn+1=10n(12)n+1+11(12)n+1+34+5(12)nw_{n+1} = 10n\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} + 11\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} + 34 + 5\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n}

L'astuce finale. Le terme résiduel 5(12)n5\left(\frac{1}{2}\right)^{n} doit se fondre dans le terme en nn. Or :

5(12)n=10×12×(12)n=10(12)n+15\left(\frac{1}{2}\right)^{n} = 10 \times \frac{1}{2} \times \left(\frac{1}{2}\right)^{n} = 10\left(\frac{1}{2}\right)^{n+1}

En le regroupant avec le premier terme :

10n(12)n+1+10(12)n+1=10(n+1)(12)n+110n\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} + 10\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} = 10(n+1)\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1}

wn+1=10(n+1)(12)n+1+11(12)n+1+34w_{n+1} = 10(n+1)\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} + 11\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} + 34

C'est exactement P(n+1)\mathcal{P}(n+1)

Conclusion. Par récurrence, P(n)\mathcal{P}(n) est vraie pour tout entier naturel nn. \blacksquare

Contrôle : w1=10×1×0,5+11×0,5+34=5+5,5+34=44,5w_1 = 10 \times 1 \times 0{,}5 + 11 \times 0{,}5 + 34 = 5 + 5{,}5 + 34 = 44{,}5

b. Convergence de (wn)(w_n). On traite les trois termes séparément.

Premier terme — le théorème des gendarmes. L'encadrement admis donne, pour n4n \geqslant 4 :

010n(12)n10n0 \leqslant 10n\left(\frac{1}{2}\right)^{n} \leqslant \frac{10}{n}

Or les deux bornes tendent vers 00 :

limn+0=0etlimn+10n=0\lim_{n \to +\infty} 0 = 0 \qquad \text{et} \qquad \lim_{n \to +\infty} \frac{10}{n} = 0

D'après le théorème des gendarmes :

limn+10n(12)n=0\lim_{n \to +\infty} 10n\left(\frac{1}{2}\right)^{n} = 0

Deuxième terme. La raison 12\frac{1}{2} vérifie 1<12<1-1 < \frac{1}{2} < 1, donc

limn+11(12)n=0\lim_{n \to +\infty} 11\left(\frac{1}{2}\right)^{n} = 0

Troisième terme : la constante 3434.

Par somme :

limn+wn=0+0+34=34\boxed{\lim_{n \to +\infty} w_n = 0 + 0 + 34 = 34}

La suite (wn) CONVERGE vers 34\boxed{\text{La suite } (w_n) \text{ CONVERGE vers } 34}

Pourquoi le théorème des gendarmes est indispensable ici : le terme 10n(12)n10n\left(\frac{1}{2}\right)^{n} est une forme indéterminée ×0\infty \times 0 — le facteur 10n10n tend vers ++\infty pendant que (12)n\left(\frac{1}{2}\right)^n tend vers 00. L'encadrement admis lève l'indétermination : c'est l'exponentielle décroissante qui l'emporte sur la croissance linéaire.

Exercice 3 — Vrai / Faux — droites, plans et projeté orthogonal (5 points)

L'espace est rapporté à un repère orthonormé (O;ı,ȷ,k)\left(O\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right). On considère :

• les points C(3;0;0)C(3\,;0\,;0), D(0;2;0)D(0\,;2\,;0), H(6;2;2)H(-6\,;2\,;2) et J(5413;6213;0)J\left(-\dfrac{54}{13}\,;\dfrac{62}{13}\,;0\right) ;
• le plan PP d'équation cartésienne 2x+3y+6z6=02x + 3y + 6z - 6 = 0 ;
• le plan PP' d'équation cartésienne x2y+3z3=0x - 2y + 3z - 3 = 0 ;
• la droite (d)(d) de représentation paramétrique
{x=8+13ty=1+12tz=4+tavec tR\left\{\begin{array}{l} x = -8 + \frac{1}{3}t \\ y = -1 + \frac{1}{2}t \\ z = -4 + t \end{array}\right. \quad \text{avec } t \in \mathbb{R}

Pour chacune des affirmations, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier. Une réponse non argumentée n'est pas prise en compte.
1
Affirmation 1 : la droite (d)(d) est orthogonale au plan PP et coupe ce plan en HH.
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

L'affirmation contient DEUX assertions — il faut les vérifier toutes les deux.

---

Première assertion : (d)(d) est-elle orthogonale à PP ?

Une droite est orthogonale à un plan si et seulement si son vecteur directeur est colinéaire au vecteur normal du plan.

u(13121) (coefficients de t)n(236) (coefficients de l’eˊquation)\vec{u}\begin{pmatrix}\tfrac{1}{3}\\\tfrac{1}{2}\\1\end{pmatrix} \ \text{(coefficients de } t) \qquad \vec{n}\begin{pmatrix}2\\3\\6\end{pmatrix} \ \text{(coefficients de l'équation)}

Les fractions rendent la comparaison illisible — on multiplie u\vec{u} par 66 (un vecteur directeur est défini à un facteur non nul près) :

6u=(6×136×126×1)=(236)=n6\,\vec{u} = \begin{pmatrix}6 \times \tfrac{1}{3}\\6 \times \tfrac{1}{2}\\6 \times 1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}2\\3\\6\end{pmatrix} = \vec{n}

6u=n : les vecteurs sont colineˊaires\boxed{6\,\vec{u} = \vec{n} \ : \ \text{les vecteurs sont colinéaires}}

La droite (d)(d) est donc bien orthogonale au plan PP

Le sujet a délibérément écrit le vecteur directeur avec des fractions pour masquer la colinéarité. Multiplier par le dénominateur commun la fait apparaître immédiatement.

---

Seconde assertion : (d)(d) coupe-t-elle PP en HH ?

Il faut vérifier deux choses : que HH est sur (d)(d), et que HH est sur PP.

H(6;2;2)H(-6\,;2\,;2) appartient-il à (d)(d) ? On cherche tt tel que :

{8+13t=61+12t=24+t=2\left\{\begin{array}{l} -8 + \tfrac{1}{3}t = -6 \\ -1 + \tfrac{1}{2}t = 2 \\ -4 + t = 2 \end{array}\right.

• première équation : 13t=2\tfrac{1}{3}t = 2, donc t=6t = 6 ;
• deuxième : 12t=3\tfrac{1}{2}t = 3, donc t=6t = 6
• troisième : t=6t = 6

Les trois équations donnent le MÊME t=6t = 6 : le point HH appartient bien à (d)(d)

HH appartient-il à PP ? On injecte ses coordonnées dans l'équation :

2×(6)+3×2+6×26=12+6+126=02 \times (-6) + 3 \times 2 + 6 \times 2 - 6 = -12 + 6 + 12 - 6 = 0 \qquad \checkmark

Conclusion. (d)(d) est orthogonale à PP (donc sécante), et HH appartient à la fois à (d)(d) et à PP : c'est nécessairement leur unique point d'intersection.

(d)P={H}\boxed{(d) \cap P = \{H\}}

Les deux assertions sont vraies : l'affirmation est vraie.
2
Affirmation 2 : la mesure en degré de l'angle DCH^\widehat{DCH}, arrondie à 10110^{-1}, est 17,3°17{,}3°.
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FAUSSE\boxed{\textbf{FAUSSE}}

Les vecteurs partant de C(3;0;0)C(3\,;0\,;0), sommet de l'angle :

CD=DC=(032000)=(320)\vec{CD} = D - C = \begin{pmatrix}0 - 3\\2 - 0\\0 - 0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-3\\2\\0\end{pmatrix}

CH=HC=(632020)=(922)\vec{CH} = H - C = \begin{pmatrix}-6 - 3\\2 - 0\\2 - 0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-9\\2\\2\end{pmatrix}

Produit scalaire.

CDCH=(3)×(9)+2×2+0×2=27+4+0=31\vec{CD} \cdot \vec{CH} = (-3) \times (-9) + 2 \times 2 + 0 \times 2 = 27 + 4 + 0 = 31

Normes.

CD=9+4+0=133,606\left\|\vec{CD}\right\| = \sqrt{9 + 4 + 0} = \sqrt{13} \approx 3{,}606

CH=81+4+4=899,434\left\|\vec{CH}\right\| = \sqrt{81 + 4 + 4} = \sqrt{89} \approx 9{,}434

Cosinus de l'angle.

cosDCH^=CDCHCD×CH=3113×89=3111573134,0150,9114\cos\widehat{DCH} = \frac{\vec{CD} \cdot \vec{CH}}{\left\|\vec{CD}\right\| \times \left\|\vec{CH}\right\|} = \frac{31}{\sqrt{13} \times \sqrt{89}} = \frac{31}{\sqrt{1\,157}} \approx \frac{31}{34{,}015} \approx 0{,}9114

DCH^=arccos(0,9114)24,3°\widehat{DCH} = \arccos(0{,}9114) \approx 24{,}3°

DCH^24,3°  17,3°\boxed{\widehat{DCH} \approx 24{,}3° \ \neq \ 17{,}3°}

L'affirmation est fausse.

Un contrôle rapide avant même de calculer : le cosinus vaut environ 0,910{,}91. Or cos(17,3°)0,955\cos(17{,}3°) \approx 0{,}955 et cos(24,3°)0,911\cos(24{,}3°) \approx 0{,}911. La valeur trouvée correspond bien à 24,3°24{,}3°, pas à 17,3°17{,}3°.

L'erreur à éviter : prendre DC\vec{DC} au lieu de CD\vec{CD}, ou HC\vec{HC} au lieu de CH\vec{CH}. Les deux vecteurs de l'angle DCH^\widehat{DCH} partent du sommet CC.
3
Affirmation 3 : les plans PP et PP' sont sécants, et leur intersection est la droite Δ\Delta de représentation paramétrique
{x=33ty=0z=tavec tR\left\{\begin{array}{l} x = 3 - 3t \\ y = 0 \\ z = t \end{array}\right. \quad \text{avec } t \in \mathbb{R}
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Trois choses à vérifier.

---

1. Les plans sont-ils sécants ? Ils le sont si leurs vecteurs normaux ne sont pas colinéaires.

n(236)n(123)\vec{n}\begin{pmatrix}2\\3\\6\end{pmatrix} \qquad \vec{n'}\begin{pmatrix}1\\-2\\3\end{pmatrix}

21=2mais32=1,5\frac{2}{1} = 2 \qquad \text{mais} \qquad \frac{3}{-2} = -1{,}5

Les rapports diffèrent : les vecteurs ne sont pas colinéaires. Les plans sont donc sécants, et leur intersection est une droite

---

2. Δ\Delta est-elle incluse dans PP ? Un point courant de Δ\Delta a pour coordonnées M(33t; 0; t)M(3 - 3t\,;\ 0\,;\ t). On l'injecte dans l'équation de PP :

2(33t)+3×0+6t6=66t+0+6t6=02(3 - 3t) + 3 \times 0 + 6t - 6 = 6 - 6t + 0 + 6t - 6 = 0

Le résultat est nul pour TOUT tt : chaque point de Δ\Delta appartient à PP

---

3. Δ\Delta est-elle incluse dans PP' ? Même méthode :

(33t)2×0+3t3=33t0+3t3=0(3 - 3t) - 2 \times 0 + 3t - 3 = 3 - 3t - 0 + 3t - 3 = 0

À nouveau nul pour tout tt : chaque point de Δ\Delta appartient à PP'

---

Conclusion. La droite Δ\Delta est contenue à la fois dans PP et dans PP'. Or l'intersection de deux plans sécants est exactement une droite. Donc :

PP=Δ\boxed{P \cap P' = \Delta}

L'affirmation est vraie.

Le point de méthode : il ne faut pas essayer de résoudre le système des deux équations de plans — c'est long et source d'erreurs. Il suffit de vérifier que la droite proposée convient, en montrant que les deux équations sont satisfaites identiquement en tt.

Et l'argument « deux plans sécants se coupent selon une droite » est indispensable : sans lui, on aurait seulement montré que Δ\Delta est incluse dans l'intersection, pas qu'elle est l'intersection.
4
Affirmation 4 : le point JJ est le projeté orthogonal du point HH sur la droite (CD)(CD).
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Le projeté orthogonal de HH sur (CD)(CD) est caractérisé par DEUX conditions :

1. il appartient à la droite (CD)(CD) ;
2. le vecteur qui le joint à HH est orthogonal à (CD)(CD).

Il faut vérifier les deux — l'une sans l'autre ne prouve rien.

---

Condition 1 : JJ appartient-il à (CD)(CD) ?

Un point de (CD)(CD) s'écrit C+sCDC + s\,\vec{CD}, avec CD=(320)\vec{CD} = \begin{pmatrix}-3\\2\\0\end{pmatrix} :

M(33s; 2s; 0)M(3 - 3s\,;\ 2s\,;\ 0)

On cherche ss tel que M=J(5413;6213;0)M = J\left(-\dfrac{54}{13}\,;\dfrac{62}{13}\,;0\right).

La deuxième coordonnée est la plus simple :

2s=6213    s=31132s = \frac{62}{13} \iff s = \frac{31}{13}

Vérification dans la première :

33×3113=39313=399313=54133 - 3 \times \frac{31}{13} = 3 - \frac{93}{13} = \frac{39 - 93}{13} = -\frac{54}{13} \qquad \checkmark

Troisième coordonnée : 0=00 = 0

J(CD), obtenu pour s=3113\boxed{J \in (CD), \text{ obtenu pour } s = \frac{31}{13}}

---

Condition 2 : HJ\vec{HJ} est-il orthogonal à CD\vec{CD} ?

HJ=JH=(5413(6)6213202)=(54+78136226132)=(241336132)\vec{HJ} = J - H = \begin{pmatrix}-\frac{54}{13} - (-6)\\\frac{62}{13} - 2\\0 - 2\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\frac{-54 + 78}{13}\\\frac{62 - 26}{13}\\-2\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\frac{24}{13}\\\frac{36}{13}\\-2\end{pmatrix}

Produit scalaire avec CD\vec{CD} :

HJCD=2413×(3)+3613×2+(2)×0\vec{HJ} \cdot \vec{CD} = \frac{24}{13} \times (-3) + \frac{36}{13} \times 2 + (-2) \times 0

=7213+7213+0= -\frac{72}{13} + \frac{72}{13} + 0

HJCD=0\boxed{\vec{HJ} \cdot \vec{CD} = 0}

Les vecteurs sont orthogonaux

---

Les deux conditions sont remplies :

J est bien le projeteˊ orthogonal de H sur (CD)\boxed{J \text{ est bien le projeté orthogonal de } H \text{ sur } (CD)}

Pourquoi les deux conditions sont nécessaires : un point de (CD)(CD) quelconque ne convient pas (il faut l'orthogonalité), et un point vérifiant HJCD=0\vec{HJ} \cdot \vec{CD} = 0 mais hors de la droite ne convient pas non plus. Comparer avec l'affirmation 4 du sujet Asie Jour 1, où le point proposé n'était même pas sur la droite.

Exercice 4 — Réaction chimique — température et équation différentielle (5 points)

Dans un laboratoire, on étudie une réaction chimique en réacteur fermé. La température est exprimée en degré Celsius, le temps en minute, et l'on se place sur l'intervalle [0;10][0\,;10].

Les parties A et B peuvent être traitées de façon indépendante.

Partie A — Détermination du modèle

A.1
La courbe de la fonction température est donnée. Déterminer, par lecture graphique, au bout de combien de temps la température redescend à sa valeur initiale (celle de l'instant t=0t = 0).
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Lecture du graphique. La température part de 4040 °C à t=0t = 0, monte jusqu'à un maximum d'environ 6262 °C, puis redescend.

On cherche l'instant où la courbe repasse par l'ordonnée 4040 :

Environ 3,8 minutes\boxed{\text{Environ } 3{,}8 \ \text{minutes}}

(la partie B, question 2.c, confirmera cette lecture par le calcul : α3,8\alpha \approx 3{,}8 min)

Ce que décrit le modèle. La réaction est exothermique : elle dégage d'abord de la chaleur, ce qui fait monter la température ; puis les réactifs s'épuisent, le dégagement s'arrête, et le réacteur se refroidit. Au bout d'environ 3,83{,}8 minutes, on est revenu à la température de départ — mais la température continue ensuite de descendre, en dessous des 4040 °C initiaux.
A.2
On admet que la fonction température ff peut s'écrire sous la forme
f(t)=(at+b)e0,5tf(t) = (at + b)\,e^{-0{,}5t}
aa et bb sont deux constantes réelles, et que f(0)=40f(0) = 40.

En déduire la valeur de bb.
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On évalue l'expression en t=0t = 0, en utilisant e0=1e^{0} = 1 :

f(0)=(a×0+b)×e0=b×1=bf(0) = (a \times 0 + b) \times e^{0} = b \times 1 = b

Or l'énoncé donne f(0)=40f(0) = 40 :

b=40\boxed{b = 40}

Interprétation : bb est tout simplement la température initiale du réacteur, 4040 °C.
A.3
On admet que ff vérifie l'équation différentielle
(E):y+0,5y=60e0,5t(E) : \quad y' + 0{,}5\,y = 60\,e^{-0{,}5t}
Déterminer la valeur de aa.
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Stratégie. On calcule f+0,5ff' + 0{,}5f à partir de la forme f(t)=(at+40)e0,5tf(t) = (at + 40)e^{-0{,}5t}, puis on identifie avec le second membre.

Dérivation — produit de u=at+40u = at + 40 et v=e0,5tv = e^{-0{,}5t}, avec u=au' = a et v=0,5e0,5tv' = -0{,}5\,e^{-0{,}5t} :

f(t)=ae0,5t+(at+40)×(0,5e0,5t)f'(t) = a\,e^{-0{,}5t} + (at + 40) \times \left(-0{,}5\,e^{-0{,}5t}\right)

On factorise par e0,5te^{-0{,}5t} :

f(t)=[a0,5(at+40)]e0,5tf'(t) = \Big[a - 0{,}5\,(at + 40)\Big]e^{-0{,}5t}

Calcul de f+0,5ff' + 0{,}5f — c'est ici que tout se simplifie :

f(t)+0,5f(t)=[a0,5(at+40)]e0,5t+0,5(at+40)e0,5tf'(t) + 0{,}5\,f(t) = \Big[a - 0{,}5(at + 40)\Big]e^{-0{,}5t} + 0{,}5\,(at + 40)\,e^{-0{,}5t}

=[a0,5(at+40)+0,5(at+40)s’annulent]e0,5t= \Big[a - \underbrace{0{,}5(at + 40) + 0{,}5(at + 40)}_{\text{s'annulent}}\Big]e^{-0{,}5t}

f(t)+0,5f(t)=ae0,5t\boxed{f'(t) + 0{,}5\,f(t) = a\,e^{-0{,}5t}}

Identification. L'équation (E)(E) impose que cette expression soit égale à 60e0,5t60\,e^{-0{,}5t} :

ae0,5t=60e0,5ta\,e^{-0{,}5t} = 60\,e^{-0{,}5t}

Comme e0,5t0e^{-0{,}5t} \neq 0 pour tout tt, on peut simplifier :

a=60\boxed{a = 60}

Expression finale de la fonction température :

f(t)=(60t+40)e0,5tf(t) = (60\,t + 40)\,e^{-0{,}5t}

Remarquable : le terme b=40b = 40 disparaît entièrement du calcul de f+0,5ff' + 0{,}5f. C'est ce qui permet de déterminer aa indépendamment de bb — les deux constantes se lisent sur deux informations distinctes (la condition initiale et l'équation différentielle).

Partie B — Étude de f(t)=(60t+40)e0,5tf(t) = (60t + 40)e^{-0{,}5t}

B.1
Montrer que, pour tout réel tt de [0;10][0\,;10] :
f(t)=(4030t)e0,5tf'(t) = (40 - 30t)\,e^{-0{,}5t}
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On dérive le produit u=60t+40u = 60t + 40 et v=e0,5tv = e^{-0{,}5t}, avec u=60u' = 60 et v=0,5e0,5tv' = -0{,}5\,e^{-0{,}5t} :

f(t)=60e0,5t+(60t+40)×(0,5e0,5t)f'(t) = 60\,e^{-0{,}5t} + (60t + 40) \times \left(-0{,}5\,e^{-0{,}5t}\right)

On factorise par e0,5te^{-0{,}5t}, qui n'est jamais nul :

f(t)=[600,5(60t+40)]e0,5tf'(t) = \Big[60 - 0{,}5\,(60t + 40)\Big]e^{-0{,}5t}

Développement du crochet :

600,5×60t0,5×40=6030t20=4030t60 - 0{,}5 \times 60t - 0{,}5 \times 40 = 60 - 30t - 20 = 40 - 30t

f(t)=(4030t)e0,5t\boxed{f'(t) = (40 - 30t)\,e^{-0{,}5t}} \blacksquare
B.2
a. Étudier le sens de variation de ff sur [0;10][0\,;10] et dresser son tableau de variations.
b. Montrer que l'équation f(t)=40f(t) = 40 admet une unique solution α\alpha strictement positive sur ]0;10]]0\,;10].
c. Donner une valeur approchée de α\alpha au dixième près et l'interpréter.
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a. Variations. Comme e0,5t>0e^{-0{,}5t} > 0 pour tout tt, le signe de ff' est celui de 4030t40 - 30t :

4030t>0    t<4030=431,3340 - 30t > 0 \iff t < \frac{40}{30} = \frac{4}{3} \approx 1{,}33

tt0043\dfrac{4}{3}1010
signe de f(t)f'(t)++00-
variations de ff4040\nearrow120e23120e^{-\frac{2}{3}}\searrow640e5640e^{-5}


Valeurs aux points-clés :

f(0)=40×1=40 °Cf(0) = 40 \times 1 = 40 \ \text{°C}

f ⁣(43)=(60×43+40)e23=120e2361,6 °C(maximum)f\!\left(\frac{4}{3}\right) = \left(60 \times \frac{4}{3} + 40\right)e^{-\frac{2}{3}} = 120\,e^{-\frac{2}{3}} \approx 61{,}6 \ \text{°C} \quad \text{(maximum)}

f(10)=640e54,3 °Cf(10) = 640\,e^{-5} \approx 4{,}3 \ \text{°C}

f croıˆt sur [0;43] puis deˊcroıˆt sur [43;10]\boxed{f \text{ croît sur } \left[0\,;\tfrac{4}{3}\right] \text{ puis décroît sur } \left[\tfrac{4}{3}\,;10\right]}

Interprétation physique : la température monte pendant 11 min 2020 s (la réaction dégage de la chaleur), atteint 61,661{,}6 °C, puis redescend jusqu'à 4,34{,}3 °C au bout de 1010 minutes.

b. Unicité de la solution. On raisonne en deux temps, car ff n'est pas monotone sur [0;10][0\,;10].

Sur ]0;43]\left]0\,;\frac{4}{3}\right] : ff est strictement croissante et f(0)=40f(0) = 40. Donc f(t)>40f(t) > 40 pour tout t>0t > 0 sur cet intervalle : aucune solution de f(t)=40f(t) = 40.

Sur [43;10]\left[\frac{4}{3}\,;10\right] :
ff est continue (produit de fonctions continues) ;
ff est strictement décroissante ;
f ⁣(43)61,6>40f\!\left(\frac{4}{3}\right) \approx 61{,}6 > 40 et f(10)4,3<40f(10) \approx 4{,}3 < 40.

Or 4040 est compris entre ces deux valeurs. D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (TVI appliqué à une fonction strictement monotone), l'équation f(t)=40f(t) = 40 admet une solution, et une seule, sur cet intervalle.

f(t)=40 admet une unique solution α sur ]0;10]\boxed{f(t) = 40 \text{ admet une unique solution } \alpha \text{ sur } ]0\,;10]} \blacksquare

Pourquoi découper l'intervalle : le TVI seul donne l'existence. C'est la stricte monotonie qui donne l'unicité — et ff n'est pas monotone sur [0;10][0\,;10] tout entier. Sans ce découpage, la démonstration est incomplète.

c. Valeur approchée et interprétation. Par balayage à la calculatrice :

f(3,8)40,08>40f(3,9)38,98<40f(3{,}8) \approx 40{,}08 > 40 \qquad f(3{,}9) \approx 38{,}98 < 40

α3,8 minutes\boxed{\alpha \approx 3{,}8 \ \text{minutes}}

(valeur exacte : α3,807\alpha \approx 3{,}807\ldots)

Interprétation : au bout d'environ 3,8 minutes — soit 33 min 4848 s — la température du réacteur redescend à sa valeur initiale de 4040 °C. Elle continue ensuite de décroître.

Cela confirme la lecture graphique de la question A.1
B.3
On définit la température moyenne entre deux instants t1t_1 et t2t_2 par
1t2t1t1t2f(t)dt\frac{1}{t_2 - t_1}\int_{t_1}^{t_2} f(t)\,\mathrm{d}t

a. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que
04f(t)dt=320800e2\int_0^{4} f(t)\,\mathrm{d}t = 320 - \frac{800}{e^{2}}
b. En déduire une valeur approchée, au degré Celsius près, de la température moyenne au cours des 4 premières minutes.
Afficher la correction
a. Intégration par parties. On choisit de dériver le polynôme (il disparaît) et de primitiver l'exponentielle :

u(t)=60t+40u(t)=60u(t) = 60t + 40 \quad \Rightarrow \quad u'(t) = 60
v(t)=e0,5tv(t)=2e0,5tv'(t) = e^{-0{,}5t} \quad \Rightarrow \quad v(t) = -2\,e^{-0{,}5t}

(attention au facteur 2-2 : une primitive de ekte^{kt} est 1kekt\frac{1}{k}e^{kt}, et ici 10,5=2\frac{1}{-0{,}5} = -2)

Formule abuv=[uv]ababuv\displaystyle\int_a^b uv' = \Big[uv\Big]_a^b - \int_a^b u'v :

04f(t)dt=[2(60t+40)e0,5t]040460×(2e0,5t)dt\int_0^{4} f(t)\,\mathrm{d}t = \Big[-2(60t + 40)\,e^{-0{,}5t}\Big]_0^{4} - \int_0^{4} 60 \times \left(-2\,e^{-0{,}5t}\right)\mathrm{d}t

=[2(60t+40)e0,5t]04+12004e0,5tdt= \Big[-2(60t + 40)\,e^{-0{,}5t}\Big]_0^{4} + 120\int_0^{4} e^{-0{,}5t}\,\mathrm{d}t

Terme tout intégré. En t=4t = 4 : 60×4+40=28060 \times 4 + 40 = 280 et e2e^{-2}. En t=0t = 0 : 4040 et e0=1e^{0} = 1.

[2(60t+40)e0,5t]04=2×280×e2(2×40×1)=560e2+80\Big[-2(60t + 40)\,e^{-0{,}5t}\Big]_0^{4} = -2 \times 280 \times e^{-2} - \left(-2 \times 40 \times 1\right) = -560\,e^{-2} + 80

Intégrale restante.

12004e0,5tdt=120×[2e0,5t]04=120×(2e2+2)=240e2+240120\int_0^{4} e^{-0{,}5t}\,\mathrm{d}t = 120 \times \Big[-2\,e^{-0{,}5t}\Big]_0^{4} = 120 \times \left(-2e^{-2} + 2\right) = -240\,e^{-2} + 240

Somme :

04f(t)dt=(560e2+80)+(240e2+240)\int_0^{4} f(t)\,\mathrm{d}t = \left(-560\,e^{-2} + 80\right) + \left(-240\,e^{-2} + 240\right)

=320800e2= 320 - 800\,e^{-2}

04f(t)dt=320800e2211,7\boxed{\int_0^{4} f(t)\,\mathrm{d}t = 320 - \frac{800}{e^{2}} \approx 211{,}7} \blacksquare

b. Température moyenne sur les 4 premières minutes. On applique la définition avec t1=0t_1 = 0 et t2=4t_2 = 4 :

Moyenne=14004f(t)dt=14(320800e2)\text{Moyenne} = \frac{1}{4 - 0}\int_0^{4} f(t)\,\mathrm{d}t = \frac{1}{4}\left(320 - \frac{800}{e^{2}}\right)

=80200e280200×0,13538027,07= 80 - \frac{200}{e^{2}} \approx 80 - 200 \times 0{,}1353 \approx 80 - 27{,}07

Tempeˊrature moyenne53 °C\boxed{\text{Température moyenne} \approx 53 \ \text{°C}}

Contrôle de vraisemblance. Sur [0;4][0\,;4], la température varie entre 4040 °C (au départ) et 61,661{,}6 °C (au maximum), pour redescendre à 37,937{,}9 °C en t=4t = 4. Une moyenne de 5353 °C est parfaitement cohérente — elle est au-dessus de 4040 °C, ce qui est logique puisque la courbe passe l'essentiel de ces quatre minutes bien au-dessus de sa valeur initiale

Interprétation physique : c'est la température qu'aurait fallu maintenir constamment pendant ces 4 minutes pour apporter la même quantité de chaleur au réacteur.

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