Bac Maths 2025 Amérique du Nord J2 secours
22 mai 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 28 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 22 mai 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Étude de (5 points)
On considère la fonction définie sur par
deux fois dérivable, de courbe dans un repère orthogonal. On note et ses dérivées première et seconde.
deux fois dérivable, de courbe dans un repère orthogonal. On note et ses dérivées première et seconde.
Partie A — Étude de
A.1
Déterminer les limites de en et en .
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Limite en . Analysons chaque morceau :
• ;
• (car ), donc (négatif × positif) ;
• .
Somme de deux termes tendant vers :
Limite en . Le terme est une forme indéterminée , levée par croissance comparée :
Et . Donc :
• ;
• (car ), donc (négatif × positif) ;
• .
Somme de deux termes tendant vers :
Limite en . Le terme est une forme indéterminée , levée par croissance comparée :
Et . Donc :
A.2
Calculer pour tout réel .
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On dérive terme à terme. Pour , c'est un produit , , avec , :
Et . D'où :
Et . D'où :
A.3
Montrer que pour tout réel : .
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On dérive . La constante disparaît ; il reste le produit , , avec , :
On factorise par :
On factorise par :
A.4
Étudier la convexité de .
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La convexité se lit sur le signe de . Comme pour tout , le signe de est celui de :
s'annule en changeant de signe en : la courbe admet un point d'inflexion d'abscisse .
| signe de | |||||
| convexité de | concave | convexe |
s'annule en changeant de signe en : la courbe admet un point d'inflexion d'abscisse .
A.5
Étudier les variations de sur , puis dresser son tableau de variations en faisant apparaître la valeur exacte de l'extremum. (Les limites de ne sont pas attendues.)
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Les variations de se lisent sur le signe de (qui est la dérivée de ). D'après la question 4 :
• sur → décroît ;
• sur → croît.
admet donc un minimum en .
Valeur exacte de l'extremum :
• sur → décroît ;
• sur → croît.
admet donc un minimum en .
Valeur exacte de l'extremum :
| signe de | |||||
| variations de |
A.6
En déduire le signe de sur , puis justifier que est strictement croissante sur .
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Le raisonnement est subtil. D'après la question 5, le minimum de sur vaut .
Or , donc :
Comme est le minimum de , TOUTES les valeurs de lui sont supérieures :
Toute la question 5 servait à cela : montrer que partout ne se voit pas directement sur l'expression (le terme peut être négatif). Il fallait passer par le minimum de et vérifier qu'il est déjà positif. C'est une belle illustration de l'usage de la dérivée seconde.
Or , donc :
Comme est le minimum de , TOUTES les valeurs de lui sont supérieures :
Toute la question 5 servait à cela : montrer que partout ne se voit pas directement sur l'expression (le terme peut être négatif). Il fallait passer par le minimum de et vérifier qu'il est déjà positif. C'est une belle illustration de l'usage de la dérivée seconde.
A.7
Justifier qu'il existe un unique réel tel que , et en donner un encadrement au centième.
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On applique le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires :
• est continue sur ;
• est strictement croissante sur (question 6) ;
• et .
Or est compris entre et . L'équation admet donc une unique solution sur .
Encadrement. Par balayage à la calculatrice :
(valeur plus précise : )
• est continue sur ;
• est strictement croissante sur (question 6) ;
• et .
Or est compris entre et . L'équation admet donc une unique solution sur .
Encadrement. Par balayage à la calculatrice :
(valeur plus précise : )
A.8
On considère la droite d'équation . Étudier la position relative de par rapport à .
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On étudie le signe de la différence :
Le signe de est celui de (car pour tout ).
Remarque : comme en , la droite est asymptote oblique à en — la courbe s'en rapproche tout en restant au-dessus.
Le signe de est celui de (car pour tout ).
Remarque : comme en , la droite est asymptote oblique à en — la courbe s'en rapproche tout en restant au-dessus.
Partie B — Calcul d'aire
B.1
Soit un entier naturel non nul. On pose .
À l'aide d'une intégration par parties, exprimer en fonction de .
À l'aide d'une intégration par parties, exprimer en fonction de .
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Intégration par parties. On dérive le polynôme et on primitive l'exponentielle :
Formule :
Terme tout intégré :
Intégrale restante :
Somme :
Formule :
Terme tout intégré :
Intégrale restante :
Somme :
B.2
a. Justifier que l'aire du domaine (délimité par , la droite et les droites , ) vaut .
b. Calculer la limite de cette aire quand .
b. Calculer la limite de cette aire quand .
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a. Justification. L'aire entre et sur est l'intégrale de la différence, à condition de connaître le signe de celle-ci.
D'après la question A.8, sur (donc pour ) :
La courbe est au-dessus de sur tout . L'aire s'écrit donc sans valeur absolue :
b. Limite de l'aire. On reprend .
Le terme tend vers par croissance comparée (l'exponentielle l'emporte sur le polynôme ) :
Un résultat remarquable. Bien que le domaine s'étende indéfiniment vers la droite (de jusqu'à avec ), son aire reste bornée et tend vers .
C'est possible parce que l'écart entre la courbe et la droite tend vers suffisamment vite : l'aire « accumulée » converge, exactement comme la série d'un terme qui décroît assez rapidement.
D'après la question A.8, sur (donc pour ) :
La courbe est au-dessus de sur tout . L'aire s'écrit donc sans valeur absolue :
b. Limite de l'aire. On reprend .
Le terme tend vers par croissance comparée (l'exponentielle l'emporte sur le polynôme ) :
Un résultat remarquable. Bien que le domaine s'étende indéfiniment vers la droite (de jusqu'à avec ), son aire reste bornée et tend vers .
C'est possible parce que l'écart entre la courbe et la droite tend vers suffisamment vite : l'aire « accumulée » converge, exactement comme la série d'un terme qui décroît assez rapidement.
Exercice 2 — Vrai / Faux — droites et plans de l'espace (5 points)
Pour chacune des affirmations, préciser si elle est vraie ou fausse, en justifiant. Toute réponse non argumentée n'est pas prise en compte. Le repère est orthonormé.
On considère la droite de représentation paramétrique
et le plan d'équation .
On considère la droite de représentation paramétrique
et le plan d'équation .
1
Affirmation : la droite de représentation paramétrique
est parallèle à .
est parallèle à .
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Deux droites sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs directeurs sont colinéaires.
Test de colinéarité. On cherche un réel tel que :
Les trois rapports sont égaux à :
Les vecteurs directeurs sont colinéaires, donc les droites sont parallèles.
L'affirmation est vraie.
Attention : pour conclure à la colinéarité, il faut vérifier que les trois rapports coïncident. Deux suffisant par hasard ne prouveraient rien.
2
On admet que , et ne sont pas alignés.
Affirmation : la droite est orthogonale au plan .
Affirmation : la droite est orthogonale au plan .
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Une observation qui simplifie tout. Les trois points , , ont la même deuxième coordonnée :
Le plan est donc le plan d'équation — un plan « horizontal » dont un vecteur normal évident est
Le critère d'orthogonalité. La droite est orthogonale au plan si et seulement si son vecteur directeur est colinéaire au vecteur normal .
Or a ses première et troisième coordonnées non nulles ( et ), tandis que les a nulles. Ils ne peuvent pas être colinéaires :
L'affirmation est fausse.
Le déclic : repérer que les trois points partagent la coordonnée . Cela donne immédiatement l'équation du plan et son vecteur normal, sans aucun calcul de produit vectoriel.
3
Affirmation : la droite est sécante avec la droite de représentation paramétrique
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Recherche d'un point commun. On égale les coordonnées de (paramètre ) et de (paramètre ) :
De l'équation : . On reporte dans :
d'où .
Vérification dans l'équation — elle est décisive :
L'affirmation est fausse.
Pour aller plus loin. Les vecteurs directeurs et ne sont pas colinéaires (leurs rapports diffèrent). Les droites ne sont donc ni sécantes, ni parallèles : elles sont non coplanaires.
Le point de méthode : ne jamais s'arrêter après avoir résolu deux équations. C'est la troisième qui tranche — ici elle révèle l'incompatibilité.
4
Affirmation : le point est le projeté orthogonal du point sur le plan .
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Le projeté orthogonal de sur est caractérisé par deux conditions :
1. appartient au plan ;
2. le vecteur est normal au plan (colinéaire au vecteur normal de ).
---
Condition 1 : appartient-il à ? On injecte ses coordonnées dans :
Condition 2 : est-il colinéaire au vecteur normal ?
Le vecteur normal de (coefficients de l'équation) est
On constate directement :
Les deux vecteurs sont identiques, donc colinéaires ✓
---
Les deux conditions sont remplies :
L'affirmation est vraie.
Le sujet a choisi pour rendre la seconde condition immédiate : il suffit de comparer les coordonnées.
5
Affirmation : il existe exactement une valeur du réel telle que le plan d'équation soit parallèle à la droite .
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Le critère. Une droite est parallèle à un plan si et seulement si son vecteur directeur est orthogonal au vecteur normal du plan (leur produit scalaire est nul).
On écrit la condition :
Résolution en :
L'affirmation (« exactement une valeur ») est donc fausse.
Le piège, redoutable. L'inconnue apparaît sous la forme . L'équation possède deux solutions opposées — c'est la nature d'un carré. Un candidat qui écrit « » et s'arrête oublie la racine négative, et conclut à tort que l'affirmation est vraie.
À noter : si l'équation avait donné (une seule solution) ou (aucune), la réponse aurait été différente. Ici, donne exactement deux valeurs.
Exercice 3 — Virus, vaccination et paradoxe du dépistage (5 points)
Les réponses seront arrondies à près.
Durant l'hiver, un virus a contaminé de la population d'un pays. Dans ce pays, de la population a été vaccinée. On constate que des personnes contaminées avaient été vaccinées.
On note : « la personne a été contaminée » et : « la personne a été vaccinée ».
Durant l'hiver, un virus a contaminé de la population d'un pays. Dans ce pays, de la population a été vaccinée. On constate que des personnes contaminées avaient été vaccinées.
On note : « la personne a été contaminée » et : « la personne a été vaccinée ».
Arbre pondéré.
1
Donner, sans calcul, les probabilités , et .
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Lecture directe des données de l'énoncé :
Attention à la nature de la troisième. « des personnes contaminées avaient été vaccinées » décrit une population restreinte aux contaminés : c'est bien une probabilité conditionnelle , et non ni .
Attention à la nature de la troisième. « des personnes contaminées avaient été vaccinées » décrit une population restreinte aux contaminés : c'est bien une probabilité conditionnelle , et non ni .
2
a. Calculer .
b. En déduire .
b. En déduire .
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a. Intersection . On multiplie le long du chemin puis :
b. Intersection . Les évènements et forment une partition de (une personne vaccinée est soit contaminée, soit non) :
On isole l'inconnue :
Interprétation : de la population est vaccinée et non contaminée. C'est de loin le cas le plus fréquent.
b. Intersection . Les évènements et forment une partition de (une personne vaccinée est soit contaminée, soit non) :
On isole l'inconnue :
Interprétation : de la population est vaccinée et non contaminée. C'est de loin le cas le plus fréquent.
3
Recopier et compléter l'arbre des probabilités.
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Le premier niveau porte et , le second et . Complétons toutes les branches.
Sur la branche : , donc .
Sur la branche : il faut calculer à partir de la question 2 :
donc .
À noter : le taux de vaccination est plus élevé chez les non contaminés () que chez les contaminés () — un premier indice que le vaccin protège, confirmé à la question 4.
Sur la branche : , donc .
Sur la branche : il faut calculer à partir de la question 2 :
donc .
À noter : le taux de vaccination est plus élevé chez les non contaminés () que chez les contaminés () — un premier indice que le vaccin protège, confirmé à la question 4.
4
Calculer et interpréter le résultat.
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On cherche — la personne est vaccinée, on remonte vers la contamination. C'est une probabilité inverse.
Interprétation. Parmi les personnes vaccinées, environ ont été contaminées.
Comparons avec la probabilité de contamination dans la population générale :
Être vacciné abaisse le risque de contamination, de à . Le vaccin a donc un effet protecteur : savoir qu'une personne est vaccinée rend sa contamination moins probable.
C'est la traduction chiffrée de l'efficacité du vaccin.
Interprétation. Parmi les personnes vaccinées, environ ont été contaminées.
Comparons avec la probabilité de contamination dans la population générale :
Être vacciné abaisse le risque de contamination, de à . Le vaccin a donc un effet protecteur : savoir qu'une personne est vaccinée rend sa contamination moins probable.
C'est la traduction chiffrée de l'efficacité du vaccin.
5
Déterminer si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses.
a. « Parmi les personnes non contaminées, il y a dix fois plus de personnes vaccinées que de personnes non vaccinées. »
b. « Plus de de la population vaccinée n'a pas été contaminée. »
a. « Parmi les personnes non contaminées, il y a dix fois plus de personnes vaccinées que de personnes non vaccinées. »
b. « Plus de de la population vaccinée n'a pas été contaminée. »
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a. « Dix fois plus de vaccinés que de non-vaccinés parmi les non contaminés » ?
On compare (non contaminés vaccinés) et (non contaminés non vaccinés).
Le premier vaut (question 2.b). Pour le second :
Rapport :
Il y a environ fois plus de vaccinés que de non-vaccinés parmi les non contaminés — proche de dix, mais pas exactement dix. L'affirmation, formulée de façon précise, est fausse.
Contrôle : si c'était « dix fois plus », on aurait . Or on trouve .
---
b. « Plus de des vaccinés non contaminés » ?
On cherche — parmi les vaccinés, la proportion de non contaminés.
Environ de la population vaccinée n'a pas été contaminée — c'est bien plus de . L'affirmation est vraie.
On pouvait aussi le voir par événement contraire : , en réutilisant la question 4.
On compare (non contaminés vaccinés) et (non contaminés non vaccinés).
Le premier vaut (question 2.b). Pour le second :
Rapport :
Il y a environ fois plus de vaccinés que de non-vaccinés parmi les non contaminés — proche de dix, mais pas exactement dix. L'affirmation, formulée de façon précise, est fausse.
Contrôle : si c'était « dix fois plus », on aurait . Or on trouve .
---
b. « Plus de des vaccinés non contaminés » ?
On cherche — parmi les vaccinés, la proportion de non contaminés.
Environ de la population vaccinée n'a pas été contaminée — c'est bien plus de . L'affirmation est vraie.
On pouvait aussi le voir par événement contraire : , en réutilisant la question 4.
6
On interroge personnes au hasard (tirage assimilé à un tirage avec remise). On note le nombre de contaminées, et l'on rappelle .
a. Quelle est la loi de ? Justifier et donner ses paramètres.
b. Calculer, en rappelant la formule, la probabilité que 4 personnes exactement soient contaminées.
a. Quelle est la loi de ? Justifier et donner ses paramètres.
b. Calculer, en rappelant la formule, la probabilité que 4 personnes exactement soient contaminées.
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a. Loi de . Les trois conditions du schéma de Bernoulli sont réunies :
• tirages identiques ;
• deux issues par tirage : contaminée (succès) ou non ;
• tirages indépendants (avec remise), probabilité constante .
b. Probabilité de 4 contaminées. La formule de la loi binomiale :
Avec , , :
Calcul du coefficient : .
Interprétation. Il n'y a qu'environ de chances d'observer exactement contaminées dans un groupe de .
C'est très faible, et cohérent : l'espérance vaut . On attend en moyenne moins d'une personne contaminée sur ; en trouver (dix fois la moyenne) est un évènement rare.
• tirages identiques ;
• deux issues par tirage : contaminée (succès) ou non ;
• tirages indépendants (avec remise), probabilité constante .
b. Probabilité de 4 contaminées. La formule de la loi binomiale :
Avec , , :
Calcul du coefficient : .
Interprétation. Il n'y a qu'environ de chances d'observer exactement contaminées dans un groupe de .
C'est très faible, et cohérent : l'espérance vaut . On attend en moyenne moins d'une personne contaminée sur ; en trouver (dix fois la moyenne) est un évènement rare.
Exercice 4 — Suite récurrente double (5 points)
On étudie la suite définie par
Partie A — Conjecture
A.1
Recopier et compléter le tableau des premières valeurs :
| ? | ? | ? |
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On applique la relation .
(avec ) :
(avec ) :
(avec ) :
(avec ) :
(avec ) :
(avec ) :
A.2
Conjecturer la limite de la suite .
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Observons les valeurs décimales :
À partir du rang , les termes décroissent et se rapprochent de .
À partir du rang , les termes décroissent et se rapprochent de .
Partie B — Suite auxiliaire
B.1
Soit définie par .
a. Calculer .
b. Démontrer que est géométrique de raison .
c. Exprimer en fonction de .
a. Calculer .
b. Démontrer que est géométrique de raison .
c. Exprimer en fonction de .
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a. Valeur de .
b. Nature de . On calcule et on cherche à le relier à .
On remplace par la relation de récurrence :
On factorise par pour faire apparaître :
La suite est donc géométrique de raison , de premier terme .
c. Expression de .
b. Nature de . On calcule et on cherche à le relier à .
On remplace par la relation de récurrence :
On factorise par pour faire apparaître :
La suite est donc géométrique de raison , de premier terme .
c. Expression de .
B.2
a. Montrer que .
b. Démontrer par récurrence que .
b. Démontrer par récurrence que .
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a. Relation de récurrence sur . Par définition de :
On isole , puis on remplace par son expression (question 1.c) :
Le passage par a transformé une récurrence double (qui dépend de deux termes précédents) en une récurrence simple (un seul terme précédent) — bien plus facile à manier.
b. Démonstration par récurrence. Notons : « ».
Initialisation ().
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie : . Montrons .
On part de la relation de la question a, et on remplace par l'hypothèse :
Le second terme se recompose : , donc
On factorise par :
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, pour tout .
Contrôle : — conforme au tableau ✓
On isole , puis on remplace par son expression (question 1.c) :
Le passage par a transformé une récurrence double (qui dépend de deux termes précédents) en une récurrence simple (un seul terme précédent) — bien plus facile à manier.
b. Démonstration par récurrence. Notons : « ».
Initialisation ().
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie : . Montrons .
On part de la relation de la question a, et on remplace par l'hypothèse :
Le second terme se recompose : , donc
On factorise par :
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, pour tout .
Contrôle : — conforme au tableau ✓
Partie C — Étude de
C.1
Montrer que est décroissante à partir du rang .
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On étudie le signe de pour , à partir de la forme explicite .
On factorise par , en écrivant :
Signe. Le facteur est strictement positif. Le signe de la différence est donc celui de :
Précision : la différence est nulle pour (car ), puis strictement négative ensuite. La suite décroît donc à partir du rang , ce qui est cohérent avec le tableau.
On factorise par , en écrivant :
Signe. Le facteur est strictement positif. Le signe de la différence est donc celui de :
Précision : la différence est nulle pour (car ), puis strictement négative ensuite. La suite décroît donc à partir du rang , ce qui est cohérent avec le tableau.
C.2
En déduire que est convergente, sans chercher la valeur de la limite.
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On dispose de deux propriétés :
• est décroissante à partir du rang (question 1) ;
• est minorée par : en effet , car et une puissance de est positive.
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.
Le théorème garantit l'existence de la limite ; la question suivante en donne la valeur.
• est décroissante à partir du rang (question 1) ;
• est minorée par : en effet , car et une puissance de est positive.
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.
Le théorème garantit l'existence de la limite ; la question suivante en donne la valeur.
C.3
On admet que la limite est solution de . Déterminer la limite de .
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Résolution de l'équation.
On simplifie les des deux côtés :
Ce résultat confirme la conjecture de la partie A ✓
Vérification directe par la forme explicite. On peut le retrouver sans l'équation admise : est une forme indéterminée , mais l'exponentielle décroissante l'emporte sur la croissance linéaire :
(c'est un résultat de croissance comparée : tend vers bien plus vite que ne tend vers l'infini)
Les deux approches concordent : .
Ce qui rend cet exercice élégant : une suite définie par une récurrence double (donc a priori difficile) se résout entièrement grâce à la suite auxiliaire , qui ramène le problème à une récurrence simple, puis à une formule explicite. C'est la méthode générale pour les suites de la forme .
On simplifie les des deux côtés :
Ce résultat confirme la conjecture de la partie A ✓
Vérification directe par la forme explicite. On peut le retrouver sans l'équation admise : est une forme indéterminée , mais l'exponentielle décroissante l'emporte sur la croissance linéaire :
(c'est un résultat de croissance comparée : tend vers bien plus vite que ne tend vers l'infini)
Les deux approches concordent : .
Ce qui rend cet exercice élégant : une suite définie par une récurrence double (donc a priori difficile) se résout entièrement grâce à la suite auxiliaire , qui ramène le problème à une récurrence simple, puis à une formule explicite. C'est la méthode générale pour les suites de la forme .
Réviser les notions de ce sujet
Ce sujet mobilise 10 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :