Bac Maths 2025 Centres étrangers Jour 1
12 juin 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 27 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 12 juin 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Probabilités — contrôles en caisse automatique (6 points)
Cet exercice est constitué de trois parties indépendantes.
Un magasin est équipé de caisses automatiques en libre-service. Le logiciel déclenche régulièrement des demandes de vérification, et un employé effectue alors un contrôle.
Un magasin est équipé de caisses automatiques en libre-service. Le logiciel déclenche régulièrement des demandes de vérification, et un employé effectue alors un contrôle.
Arbre pondéré.
Partie A
A.1
Le contrôle peut être total (l'employé rescanne tous les articles) ou partiel (il n'en vérifie que quelques-uns). On sait que :
• si un contrôle est déclenché, il s'agit une fois sur dix d'un contrôle total ;
• lorsqu'un contrôle total est déclenché, une erreur est détectée dans des cas ;
• lorsqu'un contrôle partiel est effectué, dans des cas il n'y a pas d'erreur.
On considère les évènements (« le contrôle est total ») et (« une erreur est détectée »).
Construire un arbre pondéré représentant la situation, puis déterminer .
• si un contrôle est déclenché, il s'agit une fois sur dix d'un contrôle total ;
• lorsqu'un contrôle total est déclenché, une erreur est détectée dans des cas ;
• lorsqu'un contrôle partiel est effectué, dans des cas il n'y a pas d'erreur.
On considère les évènements (« le contrôle est total ») et (« une erreur est détectée »).
Construire un arbre pondéré représentant la situation, puis déterminer .
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Traduction de l'énoncé. Attention à la troisième donnée : elle est formulée « à l'envers ».
• « une fois sur dix » : , donc ;
• , donc ;
• « dans des cas il n'y a pas d'erreur » donne , donc par événement contraire :
C'est le piège de la question : l'énoncé donne la probabilité de ne pas trouver d'erreur. Reporter directement sur la branche fausse tout l'exercice.
Calcul. On multiplie le long du chemin puis :
Interprétation : des contrôles sont des contrôles partiels qui révèlent une erreur.
• « une fois sur dix » : , donc ;
• , donc ;
• « dans des cas il n'y a pas d'erreur » donne , donc par événement contraire :
C'est le piège de la question : l'énoncé donne la probabilité de ne pas trouver d'erreur. Reporter directement sur la branche fausse tout l'exercice.
Calcul. On multiplie le long du chemin puis :
Interprétation : des contrôles sont des contrôles partiels qui révèlent une erreur.
A.2
Calculer la probabilité qu'une erreur soit détectée lors d'un contrôle.
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Les évènements et forment une partition de l'univers : on applique la formule des probabilités totales.
Sur l'arbre, cela revient à additionner les deux chemins qui aboutissent à .
À noter : cette valeur est exactement le réutilisé dans les parties B et C. Une erreur ici se propagerait à tout l'exercice.
Sur l'arbre, cela revient à additionner les deux chemins qui aboutissent à .
À noter : cette valeur est exactement le réutilisé dans les parties B et C. Une erreur ici se propagerait à tout l'exercice.
A.3
Déterminer la probabilité qu'un contrôle total ait été effectué, sachant qu'une erreur a été détectée. (Valeur arrondie au centième.)
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Attention au sens du conditionnement. On cherche — l'erreur est constatée, on remonte vers le type de contrôle — et non , qui est donné par l'énoncé. C'est une probabilité inverse.
Interprétation : parmi les contrôles ayant révélé une erreur, environ étaient des contrôles totaux. C'est bien plus que la part des contrôles totaux dans l'ensemble () — logique, puisqu'un contrôle total, plus minutieux, détecte davantage d'erreurs.
Interprétation : parmi les contrôles ayant révélé une erreur, environ étaient des contrôles totaux. C'est bien plus que la part des contrôles totaux dans l'ensemble () — logique, puisqu'un contrôle total, plus minutieux, détecte davantage d'erreurs.
Partie B
B.1
Sur une journée, une caisse déclenche contrôles. La probabilité qu'un contrôle mette en évidence une erreur est , et les contrôles sont indépendants. On note le nombre d'erreurs détectées.
a. On admet que suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
b. Déterminer la probabilité qu'exactement 5 erreurs soient détectées. (Au centième.)
c. Déterminer la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée. (Au centième.)
a. On admet que suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
b. Déterminer la probabilité qu'exactement 5 erreurs soient détectées. (Au centième.)
c. Déterminer la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée. (Au centième.)
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a. Paramètres. On répète fois, de façon indépendante (l'énoncé le précise), une épreuve à deux issues — erreur détectée (succès) ou non — de probabilité constante (valeur obtenue en A.2).
b. Exactement 5 erreurs. On applique la formule de la loi binomiale :
Cohérent avec l'espérance : . Obtenir erreurs, soit le double de la moyenne, est donc peu probable — environ.
c. Au moins une erreur. Réflexe : « au moins une » est le contraire de « aucune », qui ne correspond qu'à un seul cas.
Calculer donnerait le même résultat, mais en quinze fois plus de temps.
b. Exactement 5 erreurs. On applique la formule de la loi binomiale :
Cohérent avec l'espérance : . Obtenir erreurs, soit le double de la moyenne, est donc peu probable — environ.
c. Au moins une erreur. Réflexe : « au moins une » est le contraire de « aucune », qui ne correspond qu'à un seul cas.
Calculer donnerait le même résultat, mais en quinze fois plus de temps.
B.2
On souhaite modifier le nombre de contrôles déclenchés par la caisse de manière à ce que la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée chaque jour soit supérieure à .
Déterminer le nombre de contrôles que doit déclencher la caisse chaque jour.
Déterminer le nombre de contrôles que doit déclencher la caisse chaque jour.
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Mise en équation. Pour contrôles, la variable suit , et d'après le raisonnement de la question précédente :
On cherche le plus petit tel que :
Résolution. On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
Le point délicat : (car ). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité s'inverse :
Comme est entier :
Vérification, indispensable :
• : insuffisant ;
• ✓
L'erreur classique : oublier d'inverser le sens de l'inégalité en divisant par un logarithme négatif. On obtiendrait , donc — et une réponse fausse.
On cherche le plus petit tel que :
Résolution. On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
Le point délicat : (car ). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité s'inverse :
Comme est entier :
Vérification, indispensable :
• : insuffisant ;
• ✓
L'erreur classique : oublier d'inverser le sens de l'inégalité en divisant par un logarithme négatif. On obtiendrait , donc — et une réponse fausse.
Partie C
C.1
Le magasin comporte trois caisses identiques ayant chacune déclenché contrôles. On note , , le nombre d'erreurs détectées par chacune. Ces variables sont indépendantes et suivent chacune la loi .
Déterminer les valeurs exactes de l'espérance et de la variance de .
Déterminer les valeurs exactes de l'espérance et de la variance de .
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On applique les formules du cours pour :
Espérance :
Variance :
L'énoncé demande les valeurs exactes : il ne faut donc surtout pas arrondir .
Interprétation : sur contrôles, on s'attend en moyenne à erreurs détectées par caisse.
Espérance :
Variance :
L'énoncé demande les valeurs exactes : il ne faut donc surtout pas arrondir .
Interprétation : sur contrôles, on s'attend en moyenne à erreurs détectées par caisse.
C.2
On définit .
a. Justifier que et que .
b. (On utilisera comme valeur de .) À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité que le nombre total d'erreurs sur la journée soit strictement compris entre 6 et 14 est supérieure à .
a. Justifier que et que .
b. (On utilisera comme valeur de .) À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité que le nombre total d'erreurs sur la journée soit strictement compris entre 6 et 14 est supérieure à .
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a. Espérance et variance de la somme.
Espérance — elle est toujours additive, sans aucune hypothèse :
Variance — elle n'est additive que si les variables sont indépendantes, ce que l'énoncé garantit explicitement :
C'est la distinction centrale du chapitre : sans l'indépendance, l'espérance resterait additive, mais pas la variance.
b. Application de Bienaymé-Tchebychev. L'inégalité s'écrit, pour :
Première étape — reconnaître l'intervalle. Avec (valeur donnée par l'énoncé), l'intervalle est centré sur l'espérance :
Donc « » équivaut à « ». On prend .
Deuxième étape — passer à l'évènement contraire.
Troisième étape — conclure.
À retenir : Bienaymé-Tchebychev vaut pour n'importe quelle loi, ce qui la rend très générale — mais aussi très pessimiste. Ici elle ne garantit que , alors qu'un calcul direct avec la loi binomiale donnerait une probabilité bien supérieure. C'est le prix de sa généralité.
Espérance — elle est toujours additive, sans aucune hypothèse :
Variance — elle n'est additive que si les variables sont indépendantes, ce que l'énoncé garantit explicitement :
C'est la distinction centrale du chapitre : sans l'indépendance, l'espérance resterait additive, mais pas la variance.
b. Application de Bienaymé-Tchebychev. L'inégalité s'écrit, pour :
Première étape — reconnaître l'intervalle. Avec (valeur donnée par l'énoncé), l'intervalle est centré sur l'espérance :
Donc « » équivaut à « ». On prend .
Deuxième étape — passer à l'évènement contraire.
Troisième étape — conclure.
À retenir : Bienaymé-Tchebychev vaut pour n'importe quelle loi, ce qui la rend très générale — mais aussi très pessimiste. Ici elle ne garantit que , alors qu'un calcul direct avec la loi binomiale donnerait une probabilité bien supérieure. C'est le prix de sa généralité.
Exercice 2 — QCM — géométrie dans l'espace (4 points)
Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Aucune justification n'est demandée. Une réponse fausse n'enlève pas de point. Les quatre questions sont indépendantes.
L'espace est muni d'un repère orthonormé . On considère :
• les points et ;
• le plan d'équation cartésienne ;
• la droite de représentation paramétrique
L'espace est muni d'un repère orthonormé . On considère :
• les points et ;
• le plan d'équation cartésienne ;
• la droite de représentation paramétrique
1
Les droites et sont :
a. sécantes non perpendiculaires — b. perpendiculaires — c. non coplanaires — d. parallèles
a. sécantes non perpendiculaires — b. perpendiculaires — c. non coplanaires — d. parallèles
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Les vecteurs directeurs.
Parallèles ? Non : a sa deuxième coordonnée nulle, pas . Les vecteurs ne sont pas colinéaires. Réponse d écartée.
Perpendiculaires ? On calcule le produit scalaire :
Les directions ne sont pas orthogonales. Réponse b écartée.
Sécantes ou non coplanaires ? Il reste à chercher un point commun. Un point de s'écrit , soit . On résout :
La deuxième équation donne immédiatement . La première devient , d'où .
Vérification dans la troisième — c'est elle qui décide :
Le système est compatible : les droites se coupent. Et le point d'intersection correspond à , c'est-à-dire… le point lui-même ! La droite passe par .
Sécantes, mais pas perpendiculaires : réponse a.
2
La droite est :
a. incluse dans le plan — b. strictement parallèle à — c. sécante et non orthogonale à — d. orthogonale à
a. incluse dans le plan — b. strictement parallèle à — c. sécante et non orthogonale à — d. orthogonale à
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Le vecteur normal du plan. L'équation donne directement :
Comparaison avec . Or on a calculé à la question 1 :
Les deux vecteurs sont identiques — donc a fortiori colinéaires.
Conclusion. Une droite dont le vecteur directeur est colinéaire au vecteur normal du plan est orthogonale à ce plan.
C'est une question qui se résout en une ligne, à condition de comparer les coordonnées au lieu de se lancer dans des calculs. Le sujet a délibérément choisi pour récompenser l'observation.
3
On considère le plan d'équation cartésienne . Les plans et sont :
a. sécants et non perpendiculaires — b. perpendiculaires — c. confondus — d. strictement parallèles
a. sécants et non perpendiculaires — b. perpendiculaires — c. confondus — d. strictement parallèles
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Les deux vecteurs normaux.
Sont-ils colinéaires ? Non : mais . Les plans ne sont donc ni parallèles, ni confondus. Réponses c et d écartées.
Sont-ils orthogonaux ? Deux plans sont perpendiculaires si et seulement si leurs vecteurs normaux sont orthogonaux :
Les vecteurs normaux sont orthogonaux : les plans sont perpendiculaires.
Le critère à retenir : la perpendicularité de deux plans se lit sur leurs vecteurs normaux, pas sur des vecteurs directeurs.
4
On considère le point . La valeur de l'angle , arrondie au degré, est :
a. — b. — c. — d.
a. — b. — c. — d.
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Les vecteurs partant de .
Remarque : est précisément le vecteur directeur de — cohérent avec la question 1, qui montrait que passe par .
Produit scalaire.
Il est non nul : l'angle n'est pas droit. Réponse a écartée.
Il est positif : l'angle est aigu.
Normes.
Cosinus de l'angle.
Comment éliminer sans calculatrice : le produit scalaire est non nul, donc est faux ; les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc est faux. Restent et — et là, il faut calculer.
Exercice 3 — Fonction logarithme, TVI et suite récurrente (6 points)
On considère la fonction définie sur l'intervalle par
On admet que est dérivable sur .
On admet que est dérivable sur .
Partie A — Étude de la fonction
A.1
Déterminer la limite de la fonction en .
Afficher la correction
Quand , on a , donc :
Et le second terme tend vers une valeur finie :
Par somme — il n'y a aucune indétermination :
Interprétation graphique : la droite d'équation est asymptote verticale à la courbe de .
Et le second terme tend vers une valeur finie :
Par somme — il n'y a aucune indétermination :
Interprétation graphique : la droite d'équation est asymptote verticale à la courbe de .
A.2
Montrer que, pour tout :
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Dérivation terme à terme. La dérivée de est , ici avec et :
Mise au même dénominateur, à savoir :
Développement du numérateur :
Mise au même dénominateur, à savoir :
Développement du numérateur :
A.3
Étudier les variations de sur , puis en déduire que est strictement croissante sur l'intervalle .
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Signe du dénominateur. Sur , on a , donc .
Le signe de est donc celui du numérateur .
Racines du trinôme. On résout , soit, en divisant par :
Attention au domaine : la racine n'appartient pas à — elle est donc sans objet ici.
Signe. Le trinôme a un coefficient dominant : il est positif entre ses racines, négatif à l'extérieur.
Conclusion sur . Le point-clé :
L'intervalle est donc entièrement contenu dans la zone où :
La marge est faible — contre — et c'est voulu : le sujet vérifie qu'on situe bien la racine et qu'on ne se contente pas d'une valeur approchée grossière.
Le signe de est donc celui du numérateur .
Racines du trinôme. On résout , soit, en divisant par :
Attention au domaine : la racine n'appartient pas à — elle est donc sans objet ici.
Signe. Le trinôme a un coefficient dominant : il est positif entre ses racines, négatif à l'extérieur.
| signe de | |||||
| variations de | max |
Conclusion sur . Le point-clé :
L'intervalle est donc entièrement contenu dans la zone où :
La marge est faible — contre — et c'est voulu : le sujet vérifie qu'on situe bien la racine et qu'on ne se contente pas d'une valeur approchée grossière.
A.4
On considère définie sur par . Son tableau de variations montre que croît puis décroît sur cet intervalle.
Montrer que l'équation admet une unique solution .
Montrer que l'équation admet une unique solution .
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Valeurs aux bornes.
Raisonnement en deux temps, en s'appuyant sur le tableau de variations.
Sur la partie croissante (de jusqu'au maximum) : part de et augmente. Elle reste donc strictement positive — aucune solution sur cette portion.
Sur la partie décroissante (du maximum jusqu'à ) : est continue (somme de fonctions continues) et strictement décroissante. Elle part d'une valeur (le maximum) pour arriver à .
Or est compris entre ces deux valeurs. D'après le théorème des valeurs intermédiaires appliqué à une fonction strictement monotone (corollaire du TVI), l'équation admet une solution, et une seule, sur cette portion.
Pourquoi il faut découper l'intervalle : le TVI seul donne l'existence. C'est la stricte monotonie qui donne l'unicité — et n'est pas monotone sur tout . D'où le raisonnement en deux morceaux.
Raisonnement en deux temps, en s'appuyant sur le tableau de variations.
Sur la partie croissante (de jusqu'au maximum) : part de et augmente. Elle reste donc strictement positive — aucune solution sur cette portion.
Sur la partie décroissante (du maximum jusqu'à ) : est continue (somme de fonctions continues) et strictement décroissante. Elle part d'une valeur (le maximum) pour arriver à .
Or est compris entre ces deux valeurs. D'après le théorème des valeurs intermédiaires appliqué à une fonction strictement monotone (corollaire du TVI), l'équation admet une solution, et une seule, sur cette portion.
Pourquoi il faut découper l'intervalle : le TVI seul donne l'existence. C'est la stricte monotonie qui donne l'unicité — et n'est pas monotone sur tout . D'où le raisonnement en deux morceaux.
A.5
On considère le script Python suivant :
a. Donner les valeurs renvoyées par
b. Interpréter ces valeurs dans le contexte de l'exercice.
from math import *def f(x): return 4*log(1+x) - (x**2)/25def bornes(n): p = 1/10**n x = 6 while f(x) - x > 0 : x = x + p return (x-p, x)a. Donner les valeurs renvoyées par
bornes(2). (Arrondies au centième.)b. Interpréter ces valeurs dans le contexte de l'exercice.
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a. Exécution du script. Avec , le pas vaut . La variable
On sort de la boucle dès que , c'est-à-dire dès qu'on a dépassé .
Comme , la boucle démarre. Elle s'arrête pour :
Le script renvoie alors le couple :
b. Interprétation. Ces deux valeurs encadrent à près :
• est la dernière valeur pour laquelle : elle est donc avant ;
• est la première pour laquelle : elle est donc après .
C'est la méthode du balayage : on avance par pas fixes jusqu'à changer de signe, ce qui donne un encadrement de la racine à la précision du pas. Le paramètre
Contrôle : la valeur réelle est , bien dans l'encadrement ✓
x part de et avance de tant que .On sort de la boucle dès que , c'est-à-dire dès qu'on a dépassé .
Comme , la boucle démarre. Elle s'arrête pour :
Le script renvoie alors le couple :
b. Interprétation. Ces deux valeurs encadrent à près :
• est la dernière valeur pour laquelle : elle est donc avant ;
• est la première pour laquelle : elle est donc après .
C'est la méthode du balayage : on avance par pas fixes jusqu'à changer de signe, ce qui donne un encadrement de la racine à la précision du pas. Le paramètre
n règle cette précision : bornes(3) donnerait un encadrement à .Contrôle : la valeur réelle est , bien dans l'encadrement ✓
Partie B — Étude de la suite
B.1
On considère la suite définie par et, pour tout entier naturel , .
Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel :
Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel :
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Notons la propriété : « ».
Initialisation (). On a et
On vérifie bien :
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé : .
D'après la question A.3, est strictement croissante sur — elle conserve donc l'ordre. Comme tous les termes de l'encadrement appartiennent à cet intervalle, on peut appliquer :
Or et , par définition de la suite. Calculons les deux bornes :
L'encadrement devient :
Il reste à recoller aux bornes voulues :
• à gauche : , donc a fortiori ✓
• à droite : , donc a fortiori ✓
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier naturel .
Le point qui fait toute la démonstration : c'est la croissance de sur — établie en A.3 — qui autorise à appliquer à un encadrement sans en changer le sens. Sans elle, l'hérédité s'effondre.
Et le fait que n'est pas un hasard : c'est ce qui garantit que la suite ne sort jamais de l'intervalle.
Initialisation (). On a et
On vérifie bien :
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé : .
D'après la question A.3, est strictement croissante sur — elle conserve donc l'ordre. Comme tous les termes de l'encadrement appartiennent à cet intervalle, on peut appliquer :
Or et , par définition de la suite. Calculons les deux bornes :
L'encadrement devient :
Il reste à recoller aux bornes voulues :
• à gauche : , donc a fortiori ✓
• à droite : , donc a fortiori ✓
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier naturel .
Le point qui fait toute la démonstration : c'est la croissance de sur — établie en A.3 — qui autorise à appliquer à un encadrement sans en changer le sens. Sans elle, l'hérédité s'effondre.
Et le fait que n'est pas un hasard : c'est ce qui garantit que la suite ne sort jamais de l'intervalle.
B.2
En déduire que la suite converge vers une limite .
Afficher la correction
L'encadrement démontré contient deux informations distinctes :
• pour tout : la suite est croissante ;
• pour tout : la suite est majorée par .
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite croissante et majorée converge.
Attention : ce théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur. C'est l'objet de la question suivante.
• pour tout : la suite est croissante ;
• pour tout : la suite est majorée par .
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite croissante et majorée converge.
Attention : ce théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur. C'est l'objet de la question suivante.
B.3
On rappelle que , défini en partie A, est l'unique solution de sur .
Justifier que .
Justifier que .
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Étape 1 — la limite est un point fixe de . La fonction est continue sur (somme d'un logarithme et d'un polynôme). En passant à la limite dans la relation :
• le membre de gauche ;
• le membre de droite , par continuité de .
Étape 2 — la limite appartient à l'intervalle. D'après l'encadrement de B.1, tous les termes vérifient . Par passage à la limite (les inégalités larges sont conservées) :
Étape 3 — identification. La relation se réécrit :
Ainsi est une solution de appartenant à . Or la question A.4 a établi que cette équation admet une unique solution sur cet intervalle, à savoir .
C'est ici que l'unicité démontrée en A.4 devient indispensable : sans elle, on saurait seulement que est une solution, sans pouvoir l'identifier à . Les deux parties du problème s'emboîtent exactement.
• le membre de gauche ;
• le membre de droite , par continuité de .
Étape 2 — la limite appartient à l'intervalle. D'après l'encadrement de B.1, tous les termes vérifient . Par passage à la limite (les inégalités larges sont conservées) :
Étape 3 — identification. La relation se réécrit :
Ainsi est une solution de appartenant à . Or la question A.4 a établi que cette équation admet une unique solution sur cet intervalle, à savoir .
C'est ici que l'unicité démontrée en A.4 devient indispensable : sans elle, on saurait seulement que est une solution, sans pouvoir l'identifier à . Les deux parties du problème s'emboîtent exactement.
Exercice 4 — Équation différentielle — croissance d'une population de bactéries (4 points)
On considère l'équation différentielle
où est une fonction de la variable définie sur .
où est une fonction de la variable définie sur .
Partie A — Résolution de
A.1
On considère la fonction constante définie sur par .
Montrer que est solution de l'équation différentielle .
Montrer que est solution de l'équation différentielle .
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Il suffit d'injecter dans l'équation et de vérifier l'égalité.
Dérivée. est constante, donc :
Membre de gauche de :
Calcul :
C'est exactement le second membre de :
Cette solution constante est la solution d'équilibre : elle correspond à l'état où plus rien ne varie.
Dérivée. est constante, donc :
Membre de gauche de :
Calcul :
C'est exactement le second membre de :
Cette solution constante est la solution d'équilibre : elle correspond à l'état où plus rien ne varie.
A.2
Donner la forme générale des solutions de l'équation différentielle .
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On réécrit l'équation sous la forme du cours :
C'est avec . D'après le cours :
Il s'agit de l'équation homogène associée à — celle obtenue en remplaçant le second membre par .
C'est avec . D'après le cours :
Il s'agit de l'équation homogène associée à — celle obtenue en remplaçant le second membre par .
A.3
En déduire l'ensemble des solutions de l'équation différentielle .
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Le principe (structure des solutions d'une équation différentielle linéaire) :
On dispose des deux morceaux : (question 1) et (question 2).
Contrôle : on peut retrouver ce résultat par la formule directe. Pour , les solutions sont . Ici et :
On dispose des deux morceaux : (question 1) et (question 2).
Contrôle : on peut retrouver ce résultat par la formule directe. Pour , les solutions sont . Ici et :
Partie B — Application aux bactéries
B.1
On étudie une population de bactéries. À l'instant , on introduit bactéries. On note la quantité de bactéries, en milliers d'individus, après un temps en heures. Ainsi .
La fonction est dérivable, strictement positive, et solution de
Soit la fonction strictement positive telle que .
Montrer que si est solution de , alors est solution de .
La fonction est dérivable, strictement positive, et solution de
Soit la fonction strictement positive telle que .
Montrer que si est solution de , alors est solution de .
Afficher la correction
Pourquoi ce changement de fonction ? L'équation n'est pas de la forme : le produit contient un , et ce type d'équation n'est pas au programme. Le passage à est l'astuce qui ramène le problème à une équation connue.
Dérivation de . On a , de la forme , dont la dérivée est . C'est licite car est strictement positive, donc ne s'annule pas — l'hypothèse de l'énoncé sert exactement à cela :
Utilisation de . On remplace par son expression :
On développe, et le fait réapparaître :
Le coefficient tombe juste :
En réarrangeant :
est bien solution de .
Dérivation de . On a , de la forme , dont la dérivée est . C'est licite car est strictement positive, donc ne s'annule pas — l'hypothèse de l'énoncé sert exactement à cela :
Utilisation de . On remplace par son expression :
On développe, et le fait réapparaître :
Le coefficient tombe juste :
En réarrangeant :
est bien solution de .
B.2
On admet la réciproque : si est une solution strictement positive de , alors est solution de .
Montrer que, pour tout :
Montrer que, pour tout :
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D'après la partie A, les solutions de sont :
Comme :
Mise sous la forme attendue. On met le dénominateur au même dénominateur, à savoir :
En inversant :
On pose , qui est bien une constante réelle :
Ce changement de constante n'est pas cosmétique : il fait apparaître le au dénominateur, ce qui rendra le calcul de immédiat à la question suivante.
Comme :
Mise sous la forme attendue. On met le dénominateur au même dénominateur, à savoir :
En inversant :
On pose , qui est bien une constante réelle :
Ce changement de constante n'est pas cosmétique : il fait apparaître le au dénominateur, ce qui rendra le calcul de immédiat à la question suivante.
B.3
En utilisant la condition initiale, déterminer la valeur de .
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On sait que (soit bactéries à l'instant initial).
Évaluation en . Comme :
Équation à résoudre :
Expression finale de :
Vérification : ✓
Évaluation en . Comme :
Équation à résoudre :
Expression finale de :
Vérification : ✓
B.4
Déterminer . En donner une interprétation dans le contexte de l'exercice.
Afficher la correction
Quand , on a , donc :
Le dénominateur tend alors vers :
Interprétation. La population de bactéries tend vers milliers d'individus, soit
sans jamais dépasser cette valeur. C'est la capacité d'accueil du milieu de culture : les ressources disponibles ne permettent pas d'aller au-delà.
Cela se lit directement dans l'équation : . Lorsque approche , le facteur tend vers , donc : la croissance s'arrête d'elle-même. C'est le mécanisme d'une croissance logistique — démarrage lent, accélération, puis saturation.
Graphiquement, la droite est asymptote horizontale à la courbe de .
Le dénominateur tend alors vers :
Interprétation. La population de bactéries tend vers milliers d'individus, soit
sans jamais dépasser cette valeur. C'est la capacité d'accueil du milieu de culture : les ressources disponibles ne permettent pas d'aller au-delà.
Cela se lit directement dans l'équation : . Lorsque approche , le facteur tend vers , donc : la croissance s'arrête d'elle-même. C'est le mécanisme d'une croissance logistique — démarrage lent, accélération, puis saturation.
Graphiquement, la droite est asymptote horizontale à la courbe de .
B.5
Déterminer le temps nécessaire pour que la population de bactéries dépasse individus. (Résultat en heures et minutes.)
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Attention à l'unité : est exprimée en milliers d'individus. « Dépasser bactéries » se traduit donc par , et non .
Résolution. Le dénominateur est strictement positif (somme de et d'une exponentielle positive) : on peut multiplier les deux membres par lui sans changer le sens de l'inégalité.
On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
On divise par , qui est négatif : le sens de l'inégalité change !
Valeur numérique.
Conversion en heures et minutes. La partie décimale heure vaut :
Interprétation : il faut un peu plus de 2 heures et 17 minutes pour que la population double, passant de à bactéries.
Deux pièges dans cette question :
• l'unité — répondre mène à une inéquation sans solution ;
• le sens de l'inégalité — oublier de l'inverser en divisant par donnerait h, l'exact contraire, et une interprétation absurde puisque la population est croissante.
Résolution. Le dénominateur est strictement positif (somme de et d'une exponentielle positive) : on peut multiplier les deux membres par lui sans changer le sens de l'inégalité.
On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
On divise par , qui est négatif : le sens de l'inégalité change !
Valeur numérique.
Conversion en heures et minutes. La partie décimale heure vaut :
Interprétation : il faut un peu plus de 2 heures et 17 minutes pour que la population double, passant de à bactéries.
Deux pièges dans cette question :
• l'unité — répondre mène à une inéquation sans solution ;
• le sens de l'inégalité — oublier de l'inverser en divisant par donnerait h, l'exact contraire, et une interprétation absurde puisque la population est croissante.
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