Bac Maths 2025 Amérique du Nord Jour 1
21 mai 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 27 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 21 mai 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Probabilités — stabilité des connexions (6 points)
Pour accéder au réseau privé d'une entreprise depuis l'extérieur, les connexions des employés transitent aléatoirement via trois serveurs distants, notés A, B et C :
• des connexions transitent via le serveur A ;
• des connexions transitent via le serveur B ;
• le reste des connexions s'effectue via le serveur C.
On dira qu'une connexion est stable si l'utilisateur ne subit pas de déconnexion. L'équipe de maintenance a observé que :
• des connexions via le serveur A sont stables ;
• des connexions via le serveur B sont stables ;
• des connexions via le serveur C sont stables.
On considère les évènements , , (« la connexion s'est effectuée via le serveur correspondant ») et (« la connexion est stable »). On note l'évènement contraire de .
Les parties A et B sont indépendantes l'une de l'autre.
• des connexions transitent via le serveur A ;
• des connexions transitent via le serveur B ;
• le reste des connexions s'effectue via le serveur C.
On dira qu'une connexion est stable si l'utilisateur ne subit pas de déconnexion. L'équipe de maintenance a observé que :
• des connexions via le serveur A sont stables ;
• des connexions via le serveur B sont stables ;
• des connexions via le serveur C sont stables.
On considère les évènements , , (« la connexion s'est effectuée via le serveur correspondant ») et (« la connexion est stable »). On note l'évènement contraire de .
Les parties A et B sont indépendantes l'une de l'autre.
Arbre pondéré.
Partie A
A.1
Recopier et compléter l'arbre pondéré modélisant la situation.
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Les trois serveurs forment une partition : la somme des probabilités du premier niveau vaut . On en déduit la branche manquante :
Sur chaque paire de branches du second niveau, les deux probabilités conditionnelles ont pour somme :
Le réflexe : la somme des probabilités partant d'un même nœud vaut toujours . C'est ce qui permet de compléter l'arbre sans le moindre calcul.
Sur chaque paire de branches du second niveau, les deux probabilités conditionnelles ont pour somme :
| Serveur | |||
|---|---|---|---|
| A | |||
| B | |||
| C |
Le réflexe : la somme des probabilités partant d'un même nœud vaut toujours . C'est ce qui permet de compléter l'arbre sans le moindre calcul.
A.2
Démontrer que la probabilité que la connexion soit stable et passe par le serveur B est égale à .
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On multiplie les probabilités le long du chemin menant à puis à (probabilités composées) :
Ne pas confondre (une connexion prise au hasard parmi toutes) et (une connexion prise au hasard parmi celles du serveur B).
Ne pas confondre (une connexion prise au hasard parmi toutes) et (une connexion prise au hasard parmi celles du serveur B).
A.3
Calculer la probabilité et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
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On suit le chemin puis . D'après l'arbre, :
Interprétation : des connexions de l'entreprise passent par le serveur C et sont instables. Autrement dit, sur connexions, environ transitent par C et subissent une déconnexion.
Interprétation : des connexions de l'entreprise passent par le serveur C et sont instables. Autrement dit, sur connexions, environ transitent par C et subissent une déconnexion.
A.4
Démontrer que la probabilité de l'évènement est .
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Les évènements , , forment une partition de l'univers : on applique la formule des probabilités totales.
Sur un arbre, cela revient à additionner tous les chemins qui aboutissent à .
Sur un arbre, cela revient à additionner tous les chemins qui aboutissent à .
A.5
On suppose désormais que la connexion est stable. Calculer la probabilité que la connexion ait eu lieu depuis le serveur B. (Valeur arrondie au millième.)
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Attention au sens du conditionnement. On cherche — la connexion est stable, on remonte vers le serveur — et non , qui est donné par l'énoncé. C'est une probabilité inverse.
Le numérateur vient de la question 2, le dénominateur de la question 4 :
Interprétation : parmi les connexions stables, environ proviennent du serveur B. C'est un peu moins que la part de B dans l'ensemble des connexions () — logique, puisque B est le serveur le moins fiable des trois.
Le numérateur vient de la question 2, le dénominateur de la question 4 :
Interprétation : parmi les connexions stables, environ proviennent du serveur B. C'est un peu moins que la part de B dans l'ensemble des connexions () — logique, puisque B est le serveur le moins fiable des trois.
Partie B
B.1
D'après la partie A, la probabilité qu'une connexion soit instable est égale à .
On étudie un échantillon de connexions choisies au hasard, ce choix étant assimilé à un tirage avec remise. On note le nombre de connexions instables dans cet échantillon.
a. On admet que suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
b. Donner la probabilité qu'au plus huit connexions soient instables. (Valeur arrondie au millième.)
On étudie un échantillon de connexions choisies au hasard, ce choix étant assimilé à un tirage avec remise. On note le nombre de connexions instables dans cet échantillon.
a. On admet que suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
b. Donner la probabilité qu'au plus huit connexions soient instables. (Valeur arrondie au millième.)
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a. Paramètres. On répète fois, de façon indépendante (c'est la mention « avec remise » qui le garantit), une épreuve à deux issues : la connexion est instable (succès) ou stable. La probabilité de succès est constante, égale à .
Contrôle de cohérence : ✓
b. Probabilité d'au plus 8 connexions instables. « Au plus » signifie :
À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
Attention à l'arrondi : la valeur exacte est , donc l'arrondi au millième est et non .
Cohérence : l'espérance vaut . Trouver un peu plus de de chances d'être à ou moins est donc parfaitement plausible.
Contrôle de cohérence : ✓
b. Probabilité d'au plus 8 connexions instables. « Au plus » signifie :
À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
Attention à l'arrondi : la valeur exacte est , donc l'arrondi au millième est et non .
Cohérence : l'espérance vaut . Trouver un peu plus de de chances d'être à ou moins est donc parfaitement plausible.
B.2
On constitue un échantillon de connexions dans les mêmes conditions. On note le nombre de connexions instables ; suit la loi binomiale de paramètres et .
a. Donner l'expression, en fonction de , de la probabilité qu'au moins une connexion soit instable.
b. Déterminer, en justifiant, la plus petite valeur de telle que .
a. Donner l'expression, en fonction de , de la probabilité qu'au moins une connexion soit instable.
b. Déterminer, en justifiant, la plus petite valeur de telle que .
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a. Passer par l'évènement contraire. « Au moins une » est le contraire de « aucune » — et « aucune » ne correspond qu'à un seul cas, , bien plus simple à calculer.
Or .
C'est le réflexe à avoir dès qu'on lit « au moins un ».
b. Résolution de l'inéquation.
On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
Le point délicat : (car ). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité change :
Comme est un entier :
Vérification, indispensable :
• : insuffisant ;
• ✓
Il faut donc au moins 30 connexions pour être sûr à d'en observer au moins une instable.
Or .
C'est le réflexe à avoir dès qu'on lit « au moins un ».
b. Résolution de l'inéquation.
On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
Le point délicat : (car ). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité change :
Comme est un entier :
Vérification, indispensable :
• : insuffisant ;
• ✓
Il faut donc au moins 30 connexions pour être sûr à d'en observer au moins une instable.
B.3
On s'intéresse à , la fréquence de connexions instables dans un échantillon de taille .
a. Calculer l'espérance . (On admet que .)
b. Vérifier que .
c. Un responsable étudie un échantillon de connexions et constate . Il soupçonne un dysfonctionnement. A-t-il raison ?
a. Calculer l'espérance . (On admet que .)
b. Vérifier que .
c. Un responsable étudie un échantillon de connexions et constate . Il soupçonne un dysfonctionnement. A-t-il raison ?
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a. Espérance de la fréquence. L'espérance est linéaire, donc :
Résultat essentiel : l'espérance de la fréquence observée ne dépend pas de la taille de l'échantillon et vaut la probabilité théorique. C'est ce qui fait de un bon estimateur de .
b. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Elle s'écrit, pour :
Ici (question a) et :
Et comme :
L'énoncé demande de majorer par , un peu plus grand que la valeur exacte : c'est une majoration légitime, et volontairement arrondie pour simplifier la question suivante.
c. Le responsable a-t-il raison ? Appliquons le résultat avec :
Autrement dit : si les serveurs fonctionnent normalement, la probabilité d'observer une fréquence s'écartant de d'au moins est inférieure à .
Or le responsable observe , soit un écart de
Le raisonnement, à bien comprendre : on vient d'observer un évènement qui, en fonctionnement normal, aurait moins d'une chance sur de se produire. Ou bien on a eu une malchance extraordinaire, ou bien l'hypothèse « les serveurs fonctionnent normalement » est fausse. La seconde explication est de loin la plus raisonnable.
C'est exactement la logique d'un test statistique : on ne prouve pas le dysfonctionnement, on montre que l'hypothèse contraire rend l'observation très improbable.
Résultat essentiel : l'espérance de la fréquence observée ne dépend pas de la taille de l'échantillon et vaut la probabilité théorique. C'est ce qui fait de un bon estimateur de .
b. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Elle s'écrit, pour :
Ici (question a) et :
Et comme :
L'énoncé demande de majorer par , un peu plus grand que la valeur exacte : c'est une majoration légitime, et volontairement arrondie pour simplifier la question suivante.
c. Le responsable a-t-il raison ? Appliquons le résultat avec :
Autrement dit : si les serveurs fonctionnent normalement, la probabilité d'observer une fréquence s'écartant de d'au moins est inférieure à .
Or le responsable observe , soit un écart de
Le raisonnement, à bien comprendre : on vient d'observer un évènement qui, en fonctionnement normal, aurait moins d'une chance sur de se produire. Ou bien on a eu une malchance extraordinaire, ou bien l'hypothèse « les serveurs fonctionnent normalement » est fausse. La seconde explication est de loin la plus raisonnable.
C'est exactement la logique d'un test statistique : on ne prouve pas le dysfonctionnement, on montre que l'hypothèse contraire rend l'observation très improbable.
Exercice 2 — Suites — changement de suite auxiliaire (5 points)
On considère la suite définie par et, pour tout entier naturel :
On admet que la suite est bien définie.
On admet que la suite est bien définie.
1
Calculer le terme .
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On applique la relation de récurrence avec :
2
On définit la suite par (bien définie).
a. Calculer et .
b. Démontrer que, pour tout entier naturel , .
c. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel , .
d. En déduire la limite de la suite .
a. Calculer et .
b. Démontrer que, pour tout entier naturel , .
c. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel , .
d. En déduire la limite de la suite .
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a. Premiers termes.
Contrôle avec la question b : ✓
b. Relation de récurrence sur . C'est le cœur de l'exercice. On part de la définition et on remplace par son expression.
Étape 1 — calculer , en mettant au même dénominateur :
Étape 2 — former le quotient. Les dénominateurs se simplifient :
Étape 3 — comparer avec :
Les deux expressions sont identiques :
L'intérêt du changement de suite : était une suite homographique, difficile à étudier. est presque géométrique — c'est bien plus maniable.
c. Récurrence : pour .
Initialisation (). et . Or ✓
Hérédité. Supposons pour un entier fixé. Montrons .
On part de et on utilise l'hypothèse. Comme on multiplie par , le sens de l'inégalité est conservé :
Il reste à comparer et l'objectif :
Donc , et par transitivité :
C'est la propriété au rang ✓
Conclusion. Par récurrence, pour tout .
C'est ici que l'hypothèse sert : pour , on aurait et l'argument s'effondrerait.
d. Limite de . On a , et . Par comparaison :
Contrôle avec la question b : ✓
b. Relation de récurrence sur . C'est le cœur de l'exercice. On part de la définition et on remplace par son expression.
Étape 1 — calculer , en mettant au même dénominateur :
Étape 2 — former le quotient. Les dénominateurs se simplifient :
Étape 3 — comparer avec :
Les deux expressions sont identiques :
L'intérêt du changement de suite : était une suite homographique, difficile à étudier. est presque géométrique — c'est bien plus maniable.
c. Récurrence : pour .
Initialisation (). et . Or ✓
Hérédité. Supposons pour un entier fixé. Montrons .
On part de et on utilise l'hypothèse. Comme on multiplie par , le sens de l'inégalité est conservé :
Il reste à comparer et l'objectif :
Donc , et par transitivité :
C'est la propriété au rang ✓
Conclusion. Par récurrence, pour tout .
C'est ici que l'hypothèse sert : pour , on aurait et l'argument s'effondrerait.
d. Limite de . On a , et . Par comparaison :
3
a. Démontrer que pour tout entier naturel , .
b. En déduire la limite de la suite .
b. En déduire la limite de la suite .
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a. Inverser la relation. On part de et on isole .
On multiplie par :
On regroupe les termes en d'un côté :
Remarquable : la transformation est sa propre réciproque. C'est pourquoi et s'expriment l'une en fonction de l'autre par la même formule.
b. Limite de . On a une forme indéterminée puisque . On factorise par le terme dominant :
Comme , on a , donc le dénominateur tend vers :
Cohérent avec le calcul : , — la suite décroît bien vers .
On multiplie par :
On regroupe les termes en d'un côté :
Remarquable : la transformation est sa propre réciproque. C'est pourquoi et s'expriment l'une en fonction de l'autre par la même formule.
b. Limite de . On a une forme indéterminée puisque . On factorise par le terme dominant :
Comme , on a , donc le dénominateur tend vers :
Cohérent avec le calcul : , — la suite décroît bien vers .
4
On admet que est décroissante. On considère le programme Python suivant :
a. Interpréter les valeurs
b. Donner, sans justifier, la valeur de pour .
def algo(p): u = 2 n = 0 while u - 1 > p : u = (2*u + 1)/(u + 2) n = n + 1 return (n, u)a. Interpréter les valeurs
n et u renvoyées par algo(p) dans le contexte de l'exercice.b. Donner, sans justifier, la valeur de pour .
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a. Interprétation. La boucle tourne tant que , c'est-à-dire tant que reste à une distance de sa limite strictement supérieure à . Elle s'arrête dès que .
Autrement dit, l'algorithme détermine à partir de quel rang la suite est à moins de de sa limite — et il renvoie la valeur atteinte.
Pourquoi l'algorithme termine : c'est parce que en décroissant que finit par passer sous n'importe quel . Sans cette décroissance vers , la boucle pourrait ne jamais s'arrêter.
b. Valeur pour .
Détail de l'exécution :
La boucle s'arrête au rang .
Autrement dit, l'algorithme détermine à partir de quel rang la suite est à moins de de sa limite — et il renvoie la valeur atteinte.
Pourquoi l'algorithme termine : c'est parce que en décroissant que finit par passer sous n'importe quel . Sans cette décroissance vers , la boucle pourrait ne jamais s'arrêter.
b. Valeur pour .
Détail de l'exécution :
| ? | |||
|---|---|---|---|
| oui | |||
| oui | |||
| oui | |||
| oui | |||
| oui | |||
| oui | |||
| non → arrêt |
La boucle s'arrête au rang .
Exercice 3 — Vrai / Faux — géométrie dans l'espace (4 points)
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
L'espace est rapporté à un repère orthonormé .
On considère la droite de représentation paramétrique
ainsi que les points :
• ;
• ;
• , le point de la droite d'abscisse ;
• , le projeté orthogonal du point sur le plan d'équation .
L'espace est rapporté à un repère orthonormé .
On considère la droite de représentation paramétrique
ainsi que les points :
• ;
• ;
• , le point de la droite d'abscisse ;
• , le projeté orthogonal du point sur le plan d'équation .
1
Affirmation 1 : la droite et l'axe des ordonnées sont deux droites non coplanaires.
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Deux droites sont non coplanaires lorsqu'elles ne sont ni parallèles, ni sécantes. Il faut donc vérifier les deux points.
Les vecteurs directeurs. La droite a pour vecteur directeur (coefficients de ).
L'axe des ordonnées passe par et a pour vecteur directeur .
Ces vecteurs ne sont pas colinéaires (la deuxième coordonnée de est nulle, celle de ne l'est pas). Les droites ne sont donc pas parallèles.
Sont-elles sécantes ? Un point de a pour coordonnées . Cherchons et tels que :
• La première équation donne ;
• la troisième donne .
Le système est incompatible : les droites n'ont aucun point commun.
Ni parallèles, ni sécantes :
Remarque : la contradiction se voit tout de suite, sans même utiliser la deuxième équation. Un point de a toujours , il ne peut donc jamais être sur l'axe des ordonnées, où .
2
Affirmation 2 : le plan passant par et orthogonal à la droite a pour équation cartésienne .
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Le vecteur normal. Un plan orthogonal à admet le vecteur directeur de comme vecteur normal :
On peut le simplifier en divisant par (un vecteur normal est défini à un facteur non nul près) :
Forme de l'équation. Un plan de vecteur normal a une équation . Ici :
On retrouve bien l'absence de dans l'équation proposée — bon signe.
Détermination de . Le plan passe par , dont les coordonnées vérifient l'équation :
C'est exactement l'équation proposée : l'affirmation est vraie.
3
Affirmation 3 : une mesure, en radian, de l'angle géométrique est .
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Étape 1 — trouver le point . C'est le point de d'abscisse . On résout donc , d'où . On reporte dans les deux autres équations :
Étape 2 — les vecteurs.
Étape 3 — le produit scalaire.
Le signe suffit déjà à conclure. Le produit scalaire est négatif, donc , donc l'angle est obtus (compris entre et ). Il ne peut pas valoir , qui est un angle aigu.
Valeur exacte, pour être complet.
Le réflexe qui fait gagner du temps : un produit scalaire négatif signale immédiatement un angle obtus. Inutile de calculer les normes pour rejeter .
4
Affirmation 4 : la distance est égale à .
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Ce qu'il faut voir. est le projeté orthogonal de sur le plan . Or le projeté orthogonal est, par définition, le point du plan le plus proche : la longueur est la distance de au plan .
Inutile donc de calculer les coordonnées de — c'est le piège de la question, et il coûte cher en temps.
Application de la formule. Pour un plan d'équation :
Ici , donc , , , , et :
Numérateur :
La valeur absolue est indispensable : une distance est positive.
Dénominateur :
Conclusion :
L'affirmation est vraie. (Penser à rationaliser pour reconnaître la forme attendue.)
Exercice 4 — Équation différentielle et étude de fonction (5 points)
La partie C est indépendante des parties A et B.
Partie A — Lectures graphiques
A.1
On donne, dans un repère orthogonal, les courbes et , représentations graphiques de deux fonctions définies et dérivables sur . L'une des deux fonctions représentées est la fonction dérivée de l'autre, notées et . On précise que :
• coupe l'axe des ordonnées au point ;
• coupe l'axe des ordonnées au point et l'axe des abscisses aux points et .
En justifiant, associer à chacune des fonctions et sa représentation graphique.
• coupe l'axe des ordonnées au point ;
• coupe l'axe des ordonnées au point et l'axe des abscisses aux points et .
En justifiant, associer à chacune des fonctions et sa représentation graphique.
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Le raisonnement à tenir. La courbe de la dérivée s'annule là où la fonction admet un extremum (tangente horizontale).
coupe l'axe des abscisses en et . Si était la courbe de , alors admettrait des tangentes horizontales — donc des extremums — en et . C'est bien ce que l'on observe sur .
L'hypothèse inverse ne tient pas : si était la dérivée, devrait avoir des extremums là où s'annule, ce qui n'est pas le cas.
Ce que cela donne en valeurs.
Confirmation a posteriori : la partie B donnera , d'où ✓ et ✓.
coupe l'axe des abscisses en et . Si était la courbe de , alors admettrait des tangentes horizontales — donc des extremums — en et . C'est bien ce que l'on observe sur .
L'hypothèse inverse ne tient pas : si était la dérivée, devrait avoir des extremums là où s'annule, ce qui n'est pas le cas.
Ce que cela donne en valeurs.
Confirmation a posteriori : la partie B donnera , d'où ✓ et ✓.
A.2
Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe de au point d'abscisse est .
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L'équation de la tangente au point d'abscisse est :
Avec , et les deux valeurs lues à la question précédente :
Toute la difficulté était en amont : il fallait avoir correctement identifié quelle courbe est et laquelle est , sans quoi on aurait lu et , et obtenu .
Avec , et les deux valeurs lues à la question précédente :
Toute la difficulté était en amont : il fallait avoir correctement identifié quelle courbe est et laquelle est , sans quoi on aurait lu et , et obtenu .
Partie B — Résolution de l'équation différentielle
B.1
On considère l'équation différentielle
Montrer que la fonction définie sur par est une solution particulière de .
Montrer que la fonction définie sur par est une solution particulière de .
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Il suffit de calculer et de vérifier qu'on retombe sur le second membre.
Dérivation de , produit de et , avec et :
On factorise par , qui n'est jamais nul :
Somme :
C'est exactement le second membre de :
Dérivation de , produit de et , avec et :
On factorise par , qui n'est jamais nul :
Somme :
C'est exactement le second membre de :
B.2
Résoudre l'équation différentielle .
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On réécrit l'équation sous la forme du cours :
C'est avec . D'après le cours, les solutions sont :
Il s'agit de l'équation homogène associée à — celle qu'on obtient en remplaçant le second membre par .
C'est avec . D'après le cours, les solutions sont :
Il s'agit de l'équation homogène associée à — celle qu'on obtient en remplaçant le second membre par .
B.3
Déterminer les solutions de l'équation différentielle .
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Le principe (structure des solutions d'une équation différentielle linéaire) :
On dispose des deux morceaux : (question 1) et (question 2).
On factorise par :
Contrôle : pour on retrouve bien ✓
On dispose des deux morceaux : (question 1) et (question 2).
On factorise par :
Contrôle : pour on retrouve bien ✓
B.4
On admet que la fonction décrite dans la partie A est une solution de . Déterminer l'expression de .
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D'après la question 3, est de la forme . Il reste à identifier la constante grâce à une information de la partie A.
La lecture graphique donnait :
Vérification avec l'autre information de la partie A, à savoir . D'après le calcul mené en B.1 (en remplaçant ) :
Les deux lectures graphiques sont cohérentes : l'identification de et était bien la bonne.
La lecture graphique donnait :
Vérification avec l'autre information de la partie A, à savoir . D'après le calcul mené en B.1 (en remplaçant ) :
Les deux lectures graphiques sont cohérentes : l'identification de et était bien la bonne.
B.5
Déterminer les solutions de dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.
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Ce qu'on cherche. Un point d'inflexion est un point où s'annule en changeant de signe. « Exactement deux » signifie donc que doit avoir deux racines distinctes.
Calcul de . On part de .
Dérivée première (même calcul qu'en B.1, avec la constante ) :
Dérivée seconde, en dérivant à nouveau ce produit :
Condition sur les racines. Comme pour tout , le signe de est celui du trinôme .
Ce trinôme admet deux racines distinctes — et change alors de signe en chacune d'elles — si et seulement si son discriminant est strictement positif :
Contrôle des cas limites :
• si , alors : une racine double, s'annule sans changer de signe → aucun point d'inflexion ;
• si , alors : ne s'annule jamais → aucun point d'inflexion.
C'est le piège classique de la convexité : qui s'annule ne suffit pas, il faut un changement de signe. D'où l'inégalité stricte .
Au passage, la fonction de la partie A correspond à : sa courbe admet bien deux points d'inflexion.
Calcul de . On part de .
Dérivée première (même calcul qu'en B.1, avec la constante ) :
Dérivée seconde, en dérivant à nouveau ce produit :
Condition sur les racines. Comme pour tout , le signe de est celui du trinôme .
Ce trinôme admet deux racines distinctes — et change alors de signe en chacune d'elles — si et seulement si son discriminant est strictement positif :
Contrôle des cas limites :
• si , alors : une racine double, s'annule sans changer de signe → aucun point d'inflexion ;
• si , alors : ne s'annule jamais → aucun point d'inflexion.
C'est le piège classique de la convexité : qui s'annule ne suffit pas, il faut un changement de signe. D'où l'inégalité stricte .
Au passage, la fonction de la partie A correspond à : sa courbe admet bien deux points d'inflexion.
Partie C — Étude de
C.1
On considère la fonction définie sur par .
Démontrer que la limite de en est égale à . (On admet que la limite en est .)
Démontrer que la limite de en est égale à . (On admet que la limite en est .)
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Forme indéterminée. En , le polynôme tend vers et tend vers : c'est une forme .
Méthode : développer et invoquer la croissance comparée. On distribue :
On traite chaque terme séparément :
• par croissance comparée : l'exponentielle l'emporte sur toute puissance ;
• , pour la même raison ;
• , car .
Par somme :
Interprétation graphique : l'axe des abscisses est asymptote horizontale à en .
Méthode : développer et invoquer la croissance comparée. On distribue :
On traite chaque terme séparément :
• par croissance comparée : l'exponentielle l'emporte sur toute puissance ;
• , pour la même raison ;
• , car .
Par somme :
Interprétation graphique : l'axe des abscisses est asymptote horizontale à en .
C.2
a. Vérifier que, pour tout réel , .
b. Déterminer le signe de sur , puis en déduire les variations de .
b. Déterminer le signe de sur , puis en déduire les variations de .
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a. Dérivation. Produit de et , avec et :
On factorise par :
b. Signe de et variations. Comme pour tout réel , le signe de est celui du trinôme .
Racines : on résout , soit .
Signe : le coefficient dominant du trinôme est . Le trinôme est donc positif entre les racines et négatif à l'extérieur.
Attention au piège du signe : le coefficient dominant est négatif. Beaucoup d'élèves lisent le signe « à l'envers » et concluent que croît là où elle décroît.
On factorise par :
b. Signe de et variations. Comme pour tout réel , le signe de est celui du trinôme .
Racines : on résout , soit .
Signe : le coefficient dominant du trinôme est . Le trinôme est donc positif entre les racines et négatif à l'extérieur.
| signe de | |||||||
| variations de | min | max |
Attention au piège du signe : le coefficient dominant est négatif. Beaucoup d'élèves lisent le signe « à l'envers » et concluent que croît là où elle décroît.
C.3
Expliquer pourquoi la fonction est positive sur l'intervalle .
Afficher la correction
On factorise le polynôme . Ses racines évidentes sont et (leur somme vaut et leur produit ) :
Sur :
• ;
• ;
• pour tout réel .
est donc le produit de trois facteurs strictement positifs :
Pourquoi la question est posée : elle sert de justification à la question suivante. Sans la positivité de , l'intégrale ne représenterait pas directement une aire.
Sur :
• ;
• ;
• pour tout réel .
est donc le produit de trois facteurs strictement positifs :
Pourquoi la question est posée : elle sert de justification à la question suivante. Sans la positivité de , l'intégrale ne représenterait pas directement une aire.
C.4
On admet que est une primitive de sur .
Soit un réel positif. Déterminer l'aire , en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe et les droites d'équation et .
Soit un réel positif. Déterminer l'aire , en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe et les droites d'équation et .
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Mise en place. D'après la question 3, est positive sur . L'aire du domaine est donc directement donnée par l'intégrale, sans valeur absolue :
Calcul de :
Calcul de — ne pas oublier ce terme, c'est l'erreur la plus fréquente :
Conclusion :
Contrôle de vraisemblance.
• En : ✓ (aire nulle, le domaine est réduit à un segment) ;
• est croissante (on ajoute de l'aire quand augmente) ✓ ;
• quand , la croissance comparée donne , donc
Ce dernier résultat est remarquable : bien que le domaine s'étende à l'infini vers la droite, son aire reste bornée et tend vers unités d'aire. C'est possible parce que tend vers suffisamment vite — assez pour que l'aire « accumulée » converge.
Calcul de :
Calcul de — ne pas oublier ce terme, c'est l'erreur la plus fréquente :
Conclusion :
Contrôle de vraisemblance.
• En : ✓ (aire nulle, le domaine est réduit à un segment) ;
• est croissante (on ajoute de l'aire quand augmente) ✓ ;
• quand , la croissance comparée donne , donc
Ce dernier résultat est remarquable : bien que le domaine s'étende à l'infini vers la droite, son aire reste bornée et tend vers unités d'aire. C'est possible parce que tend vers suffisamment vite — assez pour que l'aire « accumulée » converge.
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Ce sujet mobilise 10 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :