Bac Maths 2025 Asie Jour 1
11 juin 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 27 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 11 juin 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Vrai / Faux — géométrie dans l'espace (5 points)
L'espace est rapporté à un repère orthonormé . On considère :
• un réel quelconque ;
• les points , et ;
• la droite de représentation paramétrique
Pour chacune des affirmations, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier. Une réponse non argumentée n'est pas prise en compte.
Deux vecteurs utiles pour tout l'exercice :
• un réel quelconque ;
• les points , et ;
• la droite de représentation paramétrique
Pour chacune des affirmations, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier. Une réponse non argumentée n'est pas prise en compte.
Deux vecteurs utiles pour tout l'exercice :
1
Affirmation 1 : pour toutes les valeurs de , les points , et définissent un plan, et un vecteur normal à ce plan est .
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L'affirmation contient DEUX assertions. Il faut les traiter séparément — et c'est là que le sujet piège.
Première assertion : , , définissent-ils toujours un plan ? Oui. Trois points définissent un plan si et seulement si et ne sont pas colinéaires.
Or a sa deuxième coordonnée nulle, tandis que a sa deuxième coordonnée égale à , quelle que soit la valeur de . Ils ne peuvent donc jamais être colinéaires.
Seconde assertion : est-il normal à ce plan ? Pour cela, il devrait être orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan — donc à et à .
Celui-ci est nul — et c'est précisément ce qui rend l'affirmation crédible.
Le second produit scalaire n'est pas nul, et cela quelle que soit la valeur de . Le vecteur n'est donc jamais normal au plan .
Une affirmation dont une partie est fausse est fausse.
La leçon : vérifier un seul produit scalaire ne prouve rien. Ici, s'arrêter après conduisait tout droit à la mauvaise réponse.
2
Affirmation 2 : il existe exactement une valeur de telle que les droites et soient parallèles.
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Ce qu'il faut chercher. et sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs directeurs sont colinéaires, c'est-à-dire s'il existe un réel tel que :
Résolution — commencer par l'équation la plus simple. La deuxième donne immédiatement :
On reporte dans les deux autres :
• première équation : , donc ;
• troisième équation : .
Le système est incompatible. Il n'existe donc aucune valeur de rendant les droites parallèles.
L'affirmation annonce « exactement une » valeur : elle est donc fausse.
Le piège est subtil : la réponse n'est pas « il y en a plusieurs », mais « il n'y en a aucune ». Un candidat pressé qui trouve par la première équation, sans vérifier la troisième, répond « vraie » — et se trompe.
3
Affirmation 3 : une mesure de l'angle est .
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Les vecteurs partant de , sommet de l'angle :
Produit scalaire :
Il est négatif : l'angle est obtus. C'est déjà cohérent avec .
Normes :
Cosinus :
C'est une valeur remarquable :
Le réflexe : reconnaître évite de sortir la calculatrice. C'est le cosinus de , exactement l'opposé de celui de .
4
Affirmation 4 : le projeté orthogonal du point sur la droite est le point .
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La vérification la plus rapide, et de très loin : avant même de parler d'orthogonalité, le projeté orthogonal de sur appartient à . C'est le minimum exigible.
Le point est-il sur ? Il faudrait trouver un réel tel que :
• la première équation donne ;
• la deuxième donne ;
• la troisième donne .
Le système n'a aucune solution : le point n'appartient même pas à la droite . Il ne peut donc en aucun cas être le projeté orthogonal de sur .
Le réflexe qui fait gagner cinq minutes : dès qu'un énoncé propose un point comme projeté sur une droite, tester d'abord s'il est sur la droite. Se lancer dans le calcul de (qui vaut d'ailleurs , donc échoue aussi) est plus long et moins décisif.
Pour information, le vrai projeté orthogonal de sur s'obtient en résolvant où .
5
Affirmation 5 : la sphère de centre et de rayon rencontre la droite en deux points distincts.
On rappelle que la sphère de centre et de rayon est l'ensemble des points situés à une distance de .
On rappelle que la sphère de centre et de rayon est l'ensemble des points situés à une distance de .
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Mise en équation. Un point de la droite a pour coordonnées .
appartient à la sphère si et seulement si . Pour éviter la racine carrée, on travaille avec le carré de la distance :
Développement :
Résolution — factoriser, surtout ne pas diviser par :
Deux valeurs distinctes de , donc deux points distincts :
Vérification des deux points :
L'erreur classique : diviser l'équation par pour obtenir . On perd alors la solution — et on conclut, à tort, qu'il n'y a qu'un seul point d'intersection.
Exercice 2 — Probabilités — contrôle de conformité de jouets (5 points)
Une entreprise de jouets effectue deux tests avant commercialisation : un test de fabrication et un test de sécurité. Après un grand nombre de vérifications :
• des jouets réussissent le test de fabrication ;
• parmi les jouets qui réussissent le test de fabrication, réussissent le test de sécurité ;
• des jouets ne réussissent aucun des deux tests.
On choisit un jouet au hasard. On note l'évènement « le jouet réussit le test de fabrication » et l'évènement « le jouet réussit le test de sécurité ».
• des jouets réussissent le test de fabrication ;
• parmi les jouets qui réussissent le test de fabrication, réussissent le test de sécurité ;
• des jouets ne réussissent aucun des deux tests.
On choisit un jouet au hasard. On note l'évènement « le jouet réussit le test de fabrication » et l'évènement « le jouet réussit le test de sécurité ».
Arbre pondéré.
Partie A
A.1
À partir des données de l'énoncé, donner les probabilités et .
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Lecture directe des deux premières données :
Attention à la nature de la seconde. « Parmi les jouets qui réussissent le test de fabrication, réussissent le test de sécurité » décrit une population restreinte aux jouets de : c'est bien une probabilité conditionnelle, et non ni .
On en déduit aussi, par événement contraire :
Attention à la nature de la seconde. « Parmi les jouets qui réussissent le test de fabrication, réussissent le test de sécurité » décrit une population restreinte aux jouets de : c'est bien une probabilité conditionnelle, et non ni .
On en déduit aussi, par événement contraire :
A.2
a. Construire un arbre pondéré illustrant la situation.
b. Montrer que .
b. Montrer que .
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a. Arbre pondéré. Le premier niveau porte et , le second et . Trois branches sur quatre se déduisent des données ; la quatrième est l'objet de la question b.
b. La donnée à traduire. « des jouets ne réussissent aucun des deux tests » signifie que le jouet échoue au test de fabrication et au test de sécurité :
C'est une probabilité d'intersection, pas une probabilité conditionnelle. Confondre les deux fait rater la question.
Application de la formule des probabilités composées. On a par définition :
On isole l'inconnue :
Interprétation : parmi les jouets qui échouent au test de fabrication, échouent aussi au test de sécurité — donc le réussissent malgré tout.
On complète ainsi l'arbre : .
b. La donnée à traduire. « des jouets ne réussissent aucun des deux tests » signifie que le jouet échoue au test de fabrication et au test de sécurité :
C'est une probabilité d'intersection, pas une probabilité conditionnelle. Confondre les deux fait rater la question.
Application de la formule des probabilités composées. On a par définition :
On isole l'inconnue :
Interprétation : parmi les jouets qui échouent au test de fabrication, échouent aussi au test de sécurité — donc le réussissent malgré tout.
On complète ainsi l'arbre : .
A.3
Calculer la probabilité que le jouet choisi réussisse les deux tests.
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« Réussir les deux tests » correspond à l'évènement . On multiplie le long du chemin :
Interprétation : des jouets produits passent les deux contrôles.
Interprétation : des jouets produits passent les deux contrôles.
A.4
Montrer que la probabilité que le jouet réussisse le test de sécurité vaut arrondi au centième.
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Les évènements et forment une partition de l'univers : on applique la formule des probabilités totales.
Premier terme (question 3) : .
Second terme. On utilise , obtenu à la question 2.b :
Somme :
Remarquable : des jouets réussissent le test de sécurité, alors que seuls réussissent les deux. L'écart de points correspond aux jouets qui échouent à la fabrication mais passent la sécurité.
Premier terme (question 3) : .
Second terme. On utilise , obtenu à la question 2.b :
Somme :
Remarquable : des jouets réussissent le test de sécurité, alors que seuls réussissent les deux. L'écart de points correspond aux jouets qui échouent à la fabrication mais passent la sécurité.
A.5
Lorsque le jouet a réussi le test de sécurité, quelle est la probabilité qu'il réussisse le test de fabrication ? (Valeur approchée au centième.)
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Attention au sens du conditionnement. On cherche — le test de sécurité est réussi, on remonte vers la fabrication — et non , qui est donné par l'énoncé. C'est une probabilité inverse.
Interprétation : parmi les jouets ayant réussi le test de sécurité, environ ont aussi réussi le test de fabrication.
Cohérence : cette valeur () est légèrement supérieure à . Logique : savoir qu'un jouet a passé la sécurité est une (faible) bonne nouvelle sur sa fabrication. Les deux évènements ne sont donc pas indépendants.
Interprétation : parmi les jouets ayant réussi le test de sécurité, environ ont aussi réussi le test de fabrication.
Cohérence : cette valeur () est légèrement supérieure à . Logique : savoir qu'un jouet a passé la sécurité est une (faible) bonne nouvelle sur sa fabrication. Les deux évènements ne sont donc pas indépendants.
Partie B
B.1
On prélève au hasard un lot de jouets, ce prélèvement étant assimilé à tirages indépendants avec remise. La probabilité qu'un jouet réussisse le test de fabrication est .
Soit le nombre de jouets ayant réussi le test de fabrication. On admet que suit la loi binomiale de paramètres et .
Exprimer l'espérance et la variance de en fonction de .
Soit le nombre de jouets ayant réussi le test de fabrication. On admet que suit la loi binomiale de paramètres et .
Exprimer l'espérance et la variance de en fonction de .
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On applique les formules du cours pour :
Espérance :
Variance :
Interprétation : sur un lot de jouets, on s'attend en moyenne à en voir réussir le test de fabrication.
Espérance :
Variance :
Interprétation : sur un lot de jouets, on s'attend en moyenne à en voir réussir le test de fabrication.
B.2
On pose .
a. Déterminer une valeur approchée à près de . Interpréter.
b. Déterminer la probabilité qu'au moins des jouets du lot réussissent le test de fabrication. (À près.)
a. Déterminer une valeur approchée à près de . Interpréter.
b. Déterminer la probabilité qu'au moins des jouets du lot réussissent le test de fabrication. (À près.)
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a. Probabilité d'exactement 145 réussites. On applique la formule de la loi binomiale :
Interprétation : sur un lot de jouets, il y a environ de chances d'observer exactement réussites.
Cohérent avec l'espérance : . La valeur est proche de la moyenne, il est donc normal que sa probabilité soit relativement élevée — la plus probable de toutes les valeurs individuelles.
b. Au moins de réussites. Il faut d'abord traduire le pourcentage en effectif :
L'évènement cherché est donc :
À la calculatrice, on passe par l'évènement contraire (plus rapide) :
Interprétation : dans environ des lots de jouets, au moins des jouets passent le test de fabrication.
Le piège de la question : oublier de convertir en jouets et chercher — ce qui donnerait une probabilité écrasante de , absurde.
Interprétation : sur un lot de jouets, il y a environ de chances d'observer exactement réussites.
Cohérent avec l'espérance : . La valeur est proche de la moyenne, il est donc normal que sa probabilité soit relativement élevée — la plus probable de toutes les valeurs individuelles.
b. Au moins de réussites. Il faut d'abord traduire le pourcentage en effectif :
L'évènement cherché est donc :
À la calculatrice, on passe par l'évènement contraire (plus rapide) :
Interprétation : dans environ des lots de jouets, au moins des jouets passent le test de fabrication.
Le piège de la question : oublier de convertir en jouets et chercher — ce qui donnerait une probabilité écrasante de , absurde.
B.3
Soit , la proportion de jouets qui réussissent le test de fabrication dans un lot de .
a. Montrer que et que .
b. On considère l'évènement : « la proportion de jouets qui réussissent le test de fabrication est strictement comprise entre et ». En utilisant l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, déterminer une taille de lot à partir de laquelle .
a. Montrer que et que .
b. On considère l'évènement : « la proportion de jouets qui réussissent le test de fabrication est strictement comprise entre et ». En utilisant l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, déterminer une taille de lot à partir de laquelle .
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a. Espérance et variance de la fréquence.
Espérance — l'espérance est linéaire, donc :
Variance — attention, la variance n'est pas linéaire : . Le facteur passe au carré :
C'est le cœur de la loi des grands nombres : l'espérance de la fréquence ne dépend pas de , tandis que sa variance décroît en . Plus le lot est grand, plus la proportion observée se resserre autour de .
b. Application de Bienaymé-Tchebychev.
Première étape — reconnaître l'intervalle. L'évènement s'écrit . Cet intervalle est centré sur l'espérance :
Donc équivaut à . On prend .
Deuxième étape — passer à l'évènement contraire. L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev majore la probabilité de s'écarter :
D'où, en passant au contraire :
Troisième étape — résoudre. Il suffit que cette minoration atteigne :
Comme est un entier :
Ce qu'il faut retenir : il faut prélever près de trois mille jouets pour garantir, à , une proportion comprise entre et . Bienaymé-Tchebychev vaut pour n'importe quelle loi, ce qui la rend très générale — mais aussi très pessimiste. Un calcul direct avec la loi binomiale montrerait qu'un lot bien plus petit suffit largement. C'est le prix de sa généralité.
Espérance — l'espérance est linéaire, donc :
Variance — attention, la variance n'est pas linéaire : . Le facteur passe au carré :
C'est le cœur de la loi des grands nombres : l'espérance de la fréquence ne dépend pas de , tandis que sa variance décroît en . Plus le lot est grand, plus la proportion observée se resserre autour de .
b. Application de Bienaymé-Tchebychev.
Première étape — reconnaître l'intervalle. L'évènement s'écrit . Cet intervalle est centré sur l'espérance :
Donc équivaut à . On prend .
Deuxième étape — passer à l'évènement contraire. L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev majore la probabilité de s'écarter :
D'où, en passant au contraire :
Troisième étape — résoudre. Il suffit que cette minoration atteigne :
Comme est un entier :
Ce qu'il faut retenir : il faut prélever près de trois mille jouets pour garantir, à , une proportion comprise entre et . Bienaymé-Tchebychev vaut pour n'importe quelle loi, ce qui la rend très générale — mais aussi très pessimiste. Un calcul direct avec la loi binomiale montrerait qu'un lot bien plus petit suffit largement. C'est le prix de sa généralité.
Exercice 3 — Suites — quantité de médicament dans l'organisme (5 points)
Un patient doit prendre toutes les heures une dose de mL d'un médicament.
On note la quantité de médicament, en mL, présente dans l'organisme immédiatement après prises. On a et, pour tout entier :
Le coefficient traduit l'élimination : entre deux prises, l'organisme élimine du médicament présent.
On note la quantité de médicament, en mL, présente dans l'organisme immédiatement après prises. On a et, pour tout entier :
Le coefficient traduit l'élimination : entre deux prises, l'organisme élimine du médicament présent.
Partie A — Quand dépasse-t-on 9 mL ?
A.1
Calculer la valeur .
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On applique la relation de récurrence avec :
Lecture : après la deuxième prise, il reste des mL de la première ( mL), auxquels s'ajoutent les mL de la nouvelle dose.
Lecture : après la deuxième prise, il reste des mL de la première ( mL), auxquels s'ajoutent les mL de la nouvelle dose.
A.2
Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel strictement positif :
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Notons la propriété : « ».
Initialisation ().
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé, c'est-à-dire .
Calculons à l'aide de la relation de récurrence, puis de l'hypothèse :
On distribue le :
Le point clé — regrouper les puissances de :
C'est exactement la formule au rang , puisque ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier .
Contrôle : — conforme à la question 1 ✓
Initialisation ().
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé, c'est-à-dire .
Calculons à l'aide de la relation de récurrence, puis de l'hypothèse :
On distribue le :
Le point clé — regrouper les puissances de :
C'est exactement la formule au rang , puisque ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier .
Contrôle : — conforme à la question 1 ✓
A.3
Déterminer et donner une interprétation de ce résultat dans le contexte de l'exercice.
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Limite. La suite géométrique de raison vérifie , donc :
Par conséquent :
Interprétation. À long terme, la quantité de médicament dans l'organisme du patient se stabilise autour de mL.
Pourquoi une limite, et non une croissance sans fin ? Parce qu'un équilibre s'installe : à mL, l'organisme élimine de mL, soit exactement mL par heure — précisément la dose apportée par chaque nouvelle prise. Les entrées compensent alors exactement les sorties.
C'est un résultat rassurant sur le plan médical : la posologie ne conduit pas à une accumulation indéfinie.
Par conséquent :
Interprétation. À long terme, la quantité de médicament dans l'organisme du patient se stabilise autour de mL.
Pourquoi une limite, et non une croissance sans fin ? Parce qu'un équilibre s'installe : à mL, l'organisme élimine de mL, soit exactement mL par heure — précisément la dose apportée par chaque nouvelle prise. Les entrées compensent alors exactement les sorties.
C'est un résultat rassurant sur le plan médical : la posologie ne conduit pas à une accumulation indéfinie.
A.4
Soit un entier naturel strictement positif. L'inéquation admet-elle des solutions ? Interpréter.
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Résolution. On utilise la forme explicite :
Le membre de gauche est-il jamais positif ? Une puissance de est strictement positive :
Donc est strictement négatif, et ne peut jamais être .
Interprétation. La quantité de médicament présente dans l'organisme reste toujours strictement inférieure à mL, quel que soit le nombre de prises.
Le lien avec la question 3 : la suite tend vers , mais par en dessous, sans jamais atteindre cette valeur. La limite est une borne asymptotique, pas une valeur atteinte.
Un raisonnement à éviter : dire « la limite vaut , donc finit par valoir ». C'est faux — et c'est exactement ce que cette question cherche à faire comprendre.
Le membre de gauche est-il jamais positif ? Une puissance de est strictement positive :
Donc est strictement négatif, et ne peut jamais être .
Interprétation. La quantité de médicament présente dans l'organisme reste toujours strictement inférieure à mL, quel que soit le nombre de prises.
Le lien avec la question 3 : la suite tend vers , mais par en dessous, sans jamais atteindre cette valeur. La limite est une borne asymptotique, pas une valeur atteinte.
Un raisonnement à éviter : dire « la limite vaut , donc finit par valoir ». C'est faux — et c'est exactement ce que cette question cherche à faire comprendre.
A.5
Déterminer à partir de combien de prises la quantité de médicament présente dans l'organisme est strictement supérieure à mL. Justifier la démarche.
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Mise en inéquation.
On multiplie par : le sens de l'inégalité change.
Résolution par le logarithme. On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
Le point délicat : (car ). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité s'inverse à nouveau :
Comme est entier :
Vérification, indispensable :
Interprétation : il faut 11 prises — soit environ 11 heures de traitement — pour que la quantité présente dans l'organisme dépasse mL.
Deux inversions de sens dans un même calcul : une en multipliant par , une en divisant par . C'est exactement le genre d'enchaînement où l'encadrement final par et n'est pas un luxe.
On multiplie par : le sens de l'inégalité change.
Résolution par le logarithme. On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
Le point délicat : (car ). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité s'inverse à nouveau :
Comme est entier :
Vérification, indispensable :
Interprétation : il faut 11 prises — soit environ 11 heures de traitement — pour que la quantité présente dans l'organisme dépasse mL.
Deux inversions de sens dans un même calcul : une en multipliant par , une en divisant par . C'est exactement le genre d'enchaînement où l'encadrement final par et n'est pas un luxe.
Partie B — Quantité moyenne
B.1
On définit, pour tout entier :
On admet que la suite est croissante.
Calculer .
On admet que la suite est croissante.
Calculer .
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est la moyenne des deux premiers termes :
Interprétation : sur les deux premières heures de traitement, la quantité moyenne de médicament présente dans l'organisme est de mL.
Interprétation : sur les deux premières heures de traitement, la quantité moyenne de médicament présente dans l'organisme est de mL.
B.2
Montrer que, pour tout entier :
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Décomposer la somme. On utilise la forme explicite et on sépare en deux sommes :
Première somme. On additionne fois la constante :
Seconde somme. C'est la somme des premiers termes d'une suite géométrique de premier terme et de raison . La formule du cours donne :
Assemblage :
Contrôle avec :
Première somme. On additionne fois la constante :
Seconde somme. C'est la somme des premiers termes d'une suite géométrique de premier terme et de raison . La formule du cours donne :
Assemblage :
Contrôle avec :
B.3
Calculer .
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On divise la somme obtenue à la question 2 par :
On traite chaque terme séparément :
• ;
• , car (raison entre et ) et : le numérateur tend vers pendant que le dénominateur tend vers l'infini.
Interprétation. La quantité moyenne de médicament présente dans l'organisme tend elle aussi vers mL.
C'est logique : la suite converge vers , donc ses moyennes successives convergent vers la même valeur. Mais beaucoup plus lentement — la moyenne reste longtemps « tirée vers le bas » par les premiers termes, petits.
On traite chaque terme séparément :
• ;
• , car (raison entre et ) et : le numérateur tend vers pendant que le dénominateur tend vers l'infini.
Interprétation. La quantité moyenne de médicament présente dans l'organisme tend elle aussi vers mL.
C'est logique : la suite converge vers , donc ses moyennes successives convergent vers la même valeur. Mais beaucoup plus lentement — la moyenne reste longtemps « tirée vers le bas » par les premiers termes, petits.
B.4
On donne la fonction Python suivante :
a. Que représente la valeur renvoyée par
b. Justifier que cette valeur est strictement supérieure à .
def mystere(k): n = 1 s = 2 while s < k : n = n + 1 s = 10 - 40/n + (40*0.8**n)/n return na. Que représente la valeur renvoyée par
mystere(9) dans le contexte de l'énoncé ?b. Justifier que cette valeur est strictement supérieure à .
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a. Ce que calcule l'algorithme. La ligne
est exactement l'expression de obtenue à la question 3. La variable
La boucle avance tant que , et s'arrête dès que .
Attention à ne pas confondre avec la question A.5 : celle-ci portait sur la quantité instantanée (réponse : prises). Ici il s'agit de la quantité moyenne — c'est un tout autre seuil.
b. Justification que le résultat dépasse . Il suffit de montrer que : la boucle n'aura donc pas encore terminé au rang , et le renvoyé sera nécessairement .
Argument sans calcul. La suite est croissante (elle croît de vers ). Donc, pour tout :
Or on a calculé à la question A.5 que .
La moyenne est la moyenne de nombres tous inférieurs à : elle est donc elle-même strictement inférieure à .
Comme , la condition
Contrôle par le calcul :
On est en réalité très loin de : l'algorithme renvoie en fait .
Ce que cela dit médicalement : il faut environ 40 heures pour que la quantité moyenne atteigne mL, contre seulement 11 heures pour la quantité instantanée. La moyenne est durablement pénalisée par le démarrage lent du traitement.
s = 10 - 40/n + (40*0.8**n)/nest exactement l'expression de obtenue à la question 3. La variable
s contient donc la quantité moyenne de médicament après prises. L'initialisation n = 1, s = 2 correspond bien à .La boucle avance tant que , et s'arrête dès que .
Attention à ne pas confondre avec la question A.5 : celle-ci portait sur la quantité instantanée (réponse : prises). Ici il s'agit de la quantité moyenne — c'est un tout autre seuil.
b. Justification que le résultat dépasse . Il suffit de montrer que : la boucle n'aura donc pas encore terminé au rang , et le renvoyé sera nécessairement .
Argument sans calcul. La suite est croissante (elle croît de vers ). Donc, pour tout :
Or on a calculé à la question A.5 que .
La moyenne est la moyenne de nombres tous inférieurs à : elle est donc elle-même strictement inférieure à .
Comme , la condition
s < 9 de la boucle est encore vraie au rang : l'algorithme continue.Contrôle par le calcul :
On est en réalité très loin de : l'algorithme renvoie en fait .
Ce que cela dit médicalement : il faut environ 40 heures pour que la quantité moyenne atteigne mL, contre seulement 11 heures pour la quantité instantanée. La moyenne est durablement pénalisée par le démarrage lent du traitement.
Exercice 4 — Étude de (5 points)
On considère la fonction définie sur par
et on appelle sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
et on appelle sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
1
On définit sur par .
a. Montrer que pour tout de .
b. Calculer et montrer que .
a. Montrer que pour tout de .
b. Calculer et montrer que .
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a. Dérivée de . C'est une composée avec . On rappelle que
Donc :
Ce résultat n'est pas décoratif : il signifie que est une primitive de . C'est exactement ce qui rendra le calcul de l'intégrale immédiat à la question 4.
b. Dérivée de . On dérive le quotient avec et :
Le premier terme du numérateur se simplifie magnifiquement :
D'où :
On factorise le numérateur par :
Donc :
Ce résultat n'est pas décoratif : il signifie que est une primitive de . C'est exactement ce qui rendra le calcul de l'intégrale immédiat à la question 4.
b. Dérivée de . On dérive le quotient avec et :
Le premier terme du numérateur se simplifie magnifiquement :
D'où :
On factorise le numérateur par :
2
a. Déterminer la limite de en .
b. Interpréter graphiquement ce résultat.
b. Interpréter graphiquement ce résultat.
Afficher la correction
a. Limite en . On examine numérateur et dénominateur séparément — il n'y a pas d'indétermination :
• numérateur : , donc ;
• dénominateur : (strictement positif).
Un numérateur qui tend vers divisé par un dénominateur qui tend vers :
b. Interprétation graphique.
• numérateur : , donc ;
• dénominateur : (strictement positif).
Un numérateur qui tend vers divisé par un dénominateur qui tend vers :
b. Interprétation graphique.
3
a. Déterminer la limite de en .
b. Étudier le sens de variation de sur et dresser son tableau de variations.
c. Montrer que l'équation admet une unique solution sur , et en donner une valeur approchée à près.
b. Étudier le sens de variation de sur et dresser son tableau de variations.
c. Montrer que l'équation admet une unique solution sur , et en donner une valeur approchée à près.
Afficher la correction
a. Limite en . C'est une forme indéterminée . On la lève par un changement de variable : posons , qui tend vers quand .
Par croissance comparée, l'exponentielle l'emporte sur toute puissance :
b. Variations. D'après la question 1.b :
Sur :
• toujours ;
• toujours.
Le signe de est donc exactement celui de :
décroît sur puis croît sur . Elle admet donc un minimum en :
c. Résolution de sur .
On applique le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires :
• est continue sur (elle y est dérivable) ;
• est strictement croissante sur (question b) ;
• et .
Or est compris entre et :
Valeur approchée. Par balayage à la calculatrice :
(valeur exacte : )
Pourquoi restreindre à ? Parce que sur , est décroissante et tend vers en : l'équation y admet une autre solution (autour de ). C'est la stricte monotonie sur l'intervalle considéré qui garantit l'unicité — pas la monotonie globale, qui n'existe pas ici.
Par croissance comparée, l'exponentielle l'emporte sur toute puissance :
b. Variations. D'après la question 1.b :
Sur :
• toujours ;
• toujours.
Le signe de est donc exactement celui de :
| signe de | |||||
| variations de |
décroît sur puis croît sur . Elle admet donc un minimum en :
c. Résolution de sur .
On applique le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires :
• est continue sur (elle y est dérivable) ;
• est strictement croissante sur (question b) ;
• et .
Or est compris entre et :
Valeur approchée. Par balayage à la calculatrice :
(valeur exacte : )
Pourquoi restreindre à ? Parce que sur , est décroissante et tend vers en : l'équation y admet une autre solution (autour de ). C'est la stricte monotonie sur l'intervalle considéré qui garantit l'unicité — pas la monotonie globale, qui n'existe pas ici.
4
On pose .
a. Calculer .
b. Interpréter graphiquement le résultat.
a. Calculer .
b. Interpréter graphiquement le résultat.
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a. Calcul de l'intégrale. Toute la question 1.a servait à cela : est une primitive de , puisque .
Sans la question 1.a, il aurait fallu chercher une primitive de — un calcul autrement plus pénible. Le sujet a soigneusement préparé le terrain.
b. Interprétation graphique. Sur , la fonction est strictement positive (c'est un quotient de deux quantités positives). L'intégrale représente donc une aire.
Cette aire vaut environ unité d'aire.
Contrôle de vraisemblance : sur , varie entre et . L'aire est donc comprise entre et . Trouver est parfaitement cohérent ✓
Sans la question 1.a, il aurait fallu chercher une primitive de — un calcul autrement plus pénible. Le sujet a soigneusement préparé le terrain.
b. Interprétation graphique. Sur , la fonction est strictement positive (c'est un quotient de deux quantités positives). L'intégrale représente donc une aire.
Cette aire vaut environ unité d'aire.
Contrôle de vraisemblance : sur , varie entre et . L'aire est donc comprise entre et . Trouver est parfaitement cohérent ✓
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On admet que est deux fois dérivable sur et que
a. En posant , montrer que pour tout de .
b. Étudier la convexité de sur .
a. En posant , montrer que pour tout de .
b. Étudier la convexité de sur .
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a. Le changement de variable. Posons . Comme , on a , et surtout :
L'expression devient un trinôme du second degré en :
Étude du signe du trinôme. On calcule son discriminant :
Un trinôme dont le discriminant est strictement négatif n'a aucune racine réelle : il garde donc le signe de son coefficient dominant sur tout . Ici :
En particulier pour , quel que soit :
L'astuce du changement de variable est ce qui rend l'expression traitable : n'est pas un polynôme en , mais c'en est un en .
b. Convexité de . On examine le signe de facteur par facteur :
Les trois facteurs sont strictement positifs :
Conséquences.
• La courbe est au-dessus de toutes ses tangentes.
• ne s'annulant jamais, la courbe n'admet aucun point d'inflexion.
Cohérent avec le tableau de variations : décroît puis croît, avec un minimum en — c'est bien l'allure d'une courbe convexe, en forme de « vallée ».
L'expression devient un trinôme du second degré en :
Étude du signe du trinôme. On calcule son discriminant :
Un trinôme dont le discriminant est strictement négatif n'a aucune racine réelle : il garde donc le signe de son coefficient dominant sur tout . Ici :
En particulier pour , quel que soit :
L'astuce du changement de variable est ce qui rend l'expression traitable : n'est pas un polynôme en , mais c'en est un en .
b. Convexité de . On examine le signe de facteur par facteur :
Les trois facteurs sont strictement positifs :
Conséquences.
• La courbe est au-dessus de toutes ses tangentes.
• ne s'annulant jamais, la courbe n'admet aucun point d'inflexion.
Cohérent avec le tableau de variations : décroît puis croît, avec un minimum en — c'est bien l'allure d'une courbe convexe, en forme de « vallée ».
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Ce sujet mobilise 10 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :