Bac Maths 2025 Centres étrangers Jour 2
13 juin 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 22 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 13 juin 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Deux modèles d'évolution d'une population animale (6 points)
On compare l'évolution d'une population animale dans deux milieux distincts A et B.
Au 1ᵉʳ janvier 2025, on introduit individus dans chacun des deux milieux.
Au 1ᵉʳ janvier 2025, on introduit individus dans chacun des deux milieux.
Partie A — Le milieu A (modèle géométrique)
A.1
Dans le milieu A, l'évolution est modélisée par une suite géométrique de premier terme et de raison , où est la population (en milliers d'individus) au 1ᵉʳ janvier de l'année .
a. Donner la population au 1ᵉʳ janvier 2026.
b. Exprimer en fonction de .
c. Déterminer la limite de et l'interpréter.
a. Donner la population au 1ᵉʳ janvier 2026.
b. Exprimer en fonction de .
c. Déterminer la limite de et l'interpréter.
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a. Population en 2026. L'année correspond au rang :
Attention à l'unité : est exprimée en milliers. La réponse est individus, pas .
b. Forme explicite. Pour une suite géométrique, :
c. Limite. La raison vérifie , donc :
Interprétation. Selon ce modèle, la population du milieu A s'éteint à long terme. Elle décroît de chaque année, sans jamais se stabiliser : le milieu A n'est pas viable pour cette espèce.
Attention à l'unité : est exprimée en milliers. La réponse est individus, pas .
b. Forme explicite. Pour une suite géométrique, :
c. Limite. La raison vérifie , donc :
Interprétation. Selon ce modèle, la population du milieu A s'éteint à long terme. Elle décroît de chaque année, sans jamais se stabiliser : le milieu A n'est pas viable pour cette espèce.
Partie B — Le milieu B (modèle logistique)
B.1
Dans le milieu B, l'évolution est modélisée par la suite définie par et
a. Donner la population au 1ᵉʳ janvier 2026.
b. Soit définie sur par . Démontrer que est croissante sur .
a. Donner la population au 1ᵉʳ janvier 2026.
b. Soit définie sur par . Démontrer que est croissante sur .
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a. Population en 2026. On applique la relation avec :
La population du milieu B chute plus vite que celle du milieu A la première année ( contre ). La partie C montrera que la tendance finit par s'inverser.
b. Croissance de sur . On dérive :
Signe :
Interprétation : est une parabole tournée vers le bas, de sommet en . Elle croît jusqu'à ce sommet, puis décroît. L'intervalle est exactement sa branche croissante — et c'est ce qui rendra la récurrence possible à la question suivante.
La population du milieu B chute plus vite que celle du milieu A la première année ( contre ). La partie C montrera que la tendance finit par s'inverser.
b. Croissance de sur . On dérive :
Signe :
Interprétation : est une parabole tournée vers le bas, de sommet en . Elle croît jusqu'à ce sommet, puis décroît. L'intervalle est exactement sa branche croissante — et c'est ce qui rendra la récurrence possible à la question suivante.
B.2
Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel :
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Notons la propriété : « ».
Initialisation (). On a et (question 1.a) :
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé : .
Tous ces termes appartiennent à , intervalle sur lequel est croissante (question 1.b). Elle conserve donc l'ordre : on peut lui appliquer l'encadrement.
Or et , par définition de la suite. Calculons les deux bornes :
L'encadrement devient :
Il reste à recoller à la borne demandée : comme , on a a fortiori .
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier naturel .
Le fait remarquable : exactement. Le nombre est un point fixe de — c'est ce qui fait que la borne inférieure est stable, et c'est déjà l'annonce de la limite trouvée en question 4.
Initialisation (). On a et (question 1.a) :
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé : .
Tous ces termes appartiennent à , intervalle sur lequel est croissante (question 1.b). Elle conserve donc l'ordre : on peut lui appliquer l'encadrement.
Or et , par définition de la suite. Calculons les deux bornes :
L'encadrement devient :
Il reste à recoller à la borne demandée : comme , on a a fortiori .
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier naturel .
Le fait remarquable : exactement. Le nombre est un point fixe de — c'est ce qui fait que la borne inférieure est stable, et c'est déjà l'annonce de la limite trouvée en question 4.
B.3
a. En déduire que converge vers une limite .
b. Justifier que vérifie , puis en déduire la valeur de . Interpréter.
b. Justifier que vérifie , puis en déduire la valeur de . Interpréter.
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a. Convergence. L'encadrement démontré contient deux informations :
• pour tout : la suite est décroissante ;
• pour tout : la suite est minorée par .
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.
Attention : ce théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur.
b. Détermination de .
Pourquoi ? La fonction est continue sur (c'est un polynôme). En passant à la limite dans la relation :
• le membre de gauche ;
• le membre de droite , par continuité.
Résolution.
Il faut trancher. L'encadrement de la question 2 donne pour tout , donc par passage à la limite . La valeur est donc impossible.
Interprétation. Contrairement au milieu A, la population du milieu B ne s'éteint pas : elle se stabilise à individus.
C'est toute la différence entre les deux modèles. Le milieu A suit une décroissance géométrique, qui mène inexorablement à zéro. Le milieu B suit un modèle logistique : le terme freine la population quand elle est grande, mais s'estompe quand elle devient petite. Un équilibre s'installe — le milieu B a une capacité d'accueil de individus.
• pour tout : la suite est décroissante ;
• pour tout : la suite est minorée par .
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.
Attention : ce théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur.
b. Détermination de .
Pourquoi ? La fonction est continue sur (c'est un polynôme). En passant à la limite dans la relation :
• le membre de gauche ;
• le membre de droite , par continuité.
Résolution.
Il faut trancher. L'encadrement de la question 2 donne pour tout , donc par passage à la limite . La valeur est donc impossible.
Interprétation. Contrairement au milieu A, la population du milieu B ne s'éteint pas : elle se stabilise à individus.
C'est toute la différence entre les deux modèles. Le milieu A suit une décroissance géométrique, qui mène inexorablement à zéro. Le milieu B suit un modèle logistique : le terme freine la population quand elle est grande, mais s'estompe quand elle devient petite. Un équilibre s'installe — le milieu B a une capacité d'accueil de individus.
Partie C — Comparaison des deux milieux
C.1
a. En résolvant une inéquation, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu A sera strictement inférieure à individus.
b. À l'aide de la calculatrice, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu B sera strictement inférieure à individus.
b. À l'aide de la calculatrice, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu B sera strictement inférieure à individus.
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a. Milieu A — résolution exacte. On cherche le plus petit tel que (rappel : en milliers).
On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
Le point délicat : (car ). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité s'inverse :
Comme est entier :
Vérification, indispensable :
• : insuffisant ;
• ✓
b. Milieu B — par balayage. La relation ne se résout pas ; on itère à la calculatrice :
Le premier rang pour lequel est :
Comparaison, et elle surprend. Le milieu B passe sous les individus dès 2031, alors que le milieu A tient jusqu'en 2035.
À court terme, le milieu B semble donc le pire des deux. La question suivante montre que c'est exactement l'inverse à long terme — c'est le cœur de l'exercice.
On compose par , strictement croissante (le sens est conservé) :
Le point délicat : (car ). En divisant par ce nombre négatif, le sens de l'inégalité s'inverse :
Comme est entier :
Vérification, indispensable :
• : insuffisant ;
• ✓
b. Milieu B — par balayage. La relation ne se résout pas ; on itère à la calculatrice :
Le premier rang pour lequel est :
Comparaison, et elle surprend. Le milieu B passe sous les individus dès 2031, alors que le milieu A tient jusqu'en 2035.
À court terme, le milieu B semble donc le pire des deux. La question suivante montre que c'est exactement l'inverse à long terme — c'est le cœur de l'exercice.
C.2
Justifier qu'à partir d'une certaine année, la population du milieu B dépassera celle du milieu A.
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Le raisonnement tient en deux limites.
D'après la partie A :
D'après la partie B :
Conclusion. La suite tend vers , tandis que tend vers et reste toujours supérieure ou égale à (encadrement de la question B.2).
Comme , il existe un rang à partir duquel . Or pour tout .
La population du milieu B dépasse donc celle du milieu A à partir d'une certaine année.
L'enseignement de l'exercice, et il est contre-intuitif.
À court terme, le milieu B paraît nettement moins bon : sa population chute plus vite, et elle passe sous les individus quatre ans avant celle du milieu A (2031 contre 2035).
Mais les deux modèles ne racontent pas la même histoire :
• le milieu A décline indéfiniment — il finira par se vider complètement ;
• le milieu B décline jusqu'à un équilibre — il conserve durablement individus.
Juger un modèle sur ses premières années est donc trompeur : c'est le comportement asymptotique qui décide.
D'après la partie A :
D'après la partie B :
Conclusion. La suite tend vers , tandis que tend vers et reste toujours supérieure ou égale à (encadrement de la question B.2).
Comme , il existe un rang à partir duquel . Or pour tout .
La population du milieu B dépasse donc celle du milieu A à partir d'une certaine année.
L'enseignement de l'exercice, et il est contre-intuitif.
À court terme, le milieu B paraît nettement moins bon : sa population chute plus vite, et elle passe sous les individus quatre ans avant celle du milieu A (2031 contre 2035).
Mais les deux modèles ne racontent pas la même histoire :
• le milieu A décline indéfiniment — il finira par se vider complètement ;
• le milieu B décline jusqu'à un équilibre — il conserve durablement individus.
Juger un modèle sur ses premières années est donc trompeur : c'est le comportement asymptotique qui décide.
C.3
On considère le programme Python ci-contre.
a. Recopier et compléter ce programme afin qu'il affiche l'année à partir de laquelle la population du milieu B est strictement supérieure à celle du milieu A.
b. Déterminer l'année affichée.
n = 0u = 6v = 6while ...... : u = ...... v = ...... n = n + 1print(2025 + n)a. Recopier et compléter ce programme afin qu'il affiche l'année à partir de laquelle la population du milieu B est strictement supérieure à celle du milieu A.
b. Déterminer l'année affichée.
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a. Complétion du programme. On avance d'une année à chaque tour de boucle, tant que le milieu B n'a pas dépassé le milieu A — c'est-à-dire tant que .
À chaque tour, on met à jour les deux populations avec leurs relations de récurrence respectives.
Attention à la condition d'arrêt. On sort de la boucle quand strictement. La condition de continuation est donc
b. Année affichée. On itère :
Le croisement se produit au rang :
Lecture. Il faut treize ans pour que le milieu B rattrape et dépasse le milieu A. À partir de 2038, malgré son mauvais départ, le milieu B héberge davantage d'individus — et l'écart ne fera que se creuser, puisque le milieu A tend vers zéro tandis que le milieu B se maintient à .
À chaque tour, on met à jour les deux populations avec leurs relations de récurrence respectives.
n = 0u = 6v = 6while v <= u : u = 0.93 * u v = -0.05 * v**2 + 1.1 * v n = n + 1print(2025 + n)Attention à la condition d'arrêt. On sort de la boucle quand strictement. La condition de continuation est donc
v <= u, et non v < u : au départ , et il ne faut surtout pas s'arrêter immédiatement.b. Année affichée. On itère :
| (milieu A) | (milieu B) | ? | |
|---|---|---|---|
| non (égaux) | |||
| non | |||
| non | |||
| non | |||
| OUI ✓ |
Le croisement se produit au rang :
Lecture. Il faut treize ans pour que le milieu B rattrape et dépasse le milieu A. À partir de 2038, malgré son mauvais départ, le milieu B héberge davantage d'individus — et l'écart ne fera que se creuser, puisque le milieu A tend vers zéro tandis que le milieu B se maintient à .
Exercice 2 — Fonction logistique — identification et valeur moyenne (6 points)
On considère la fonction définie sur par
où et sont deux constantes réelles strictement positives. On admet que est dérivable.
La courbe passe par , et la droite , avec , est tangente à au point .
où et sont deux constantes réelles strictement positives. On admet que est dérivable.
La courbe passe par , et la droite , avec , est tangente à au point .
Partie A — Identification de et
A.1
a. On admet que . Donner une interprétation graphique de ce résultat.
b. Justifier que .
b. Justifier que .
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a. Interprétation graphique.
La courbe se rapproche indéfiniment de la droite sans jamais l'atteindre.
b. Détermination de . Calculons la limite à partir de l'expression de .
Quand , on a (car ), donc :
Le dénominateur tend alors vers :
Identification avec la limite donnée :
Contrôle avec le point :
Cohérent : la courbe passe bien par .
La courbe se rapproche indéfiniment de la droite sans jamais l'atteindre.
b. Détermination de . Calculons la limite à partir de l'expression de .
Quand , on a (car ), donc :
Le dénominateur tend alors vers :
Identification avec la limite donnée :
Contrôle avec le point :
Cohérent : la courbe passe bien par .
A.2
a. Déterminer le coefficient directeur de la droite .
b. Déterminer l'expression de en fonction de et de .
c. En déduire la valeur de .
b. Déterminer l'expression de en fonction de et de .
c. En déduire la valeur de .
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a. Coefficient directeur de . Avec et :
b. Dérivée de . Avec , on a , de la forme dont la dérivée est .
Ici , donc (dérivée de : ).
Les deux signes moins s'annulent :
Au passage : cette expression est strictement positive (numérateur et dénominateur le sont), donc est strictement croissante — cohérent avec la courbe.
c. Détermination de . L'énoncé précise que est tangente à au point , d'abscisse . Or le coefficient directeur d'une tangente est le nombre dérivé :
Calcul de , avec :
Équation à résoudre :
Expression finale :
C'est la fonction sigmoïde (ou logistique) — la même que celle qui sert de fonction d'activation dans les réseaux de neurones.
b. Dérivée de . Avec , on a , de la forme dont la dérivée est .
Ici , donc (dérivée de : ).
Les deux signes moins s'annulent :
Au passage : cette expression est strictement positive (numérateur et dénominateur le sont), donc est strictement croissante — cohérent avec la courbe.
c. Détermination de . L'énoncé précise que est tangente à au point , d'abscisse . Or le coefficient directeur d'une tangente est le nombre dérivé :
Calcul de , avec :
Équation à résoudre :
Expression finale :
C'est la fonction sigmoïde (ou logistique) — la même que celle qui sert de fonction d'activation dans les réseaux de neurones.
Partie B — Étude de
B.1
On admet désormais que sur .
a. Étudier les variations de .
b. Montrer qu'il existe un unique réel positif tel que .
c. Donner un encadrement de par deux entiers consécutifs. Interpréter.
a. Étudier les variations de .
b. Montrer qu'il existe un unique réel positif tel que .
c. Donner un encadrement de par deux entiers consécutifs. Interpréter.
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a. Variations. D'après la question A.2.b, avec :
• le numérateur est strictement positif (une exponentielle ne s'annule jamais) ;
• le dénominateur est un carré, strictement positif.
Elle croît de vers sa limite , sans jamais l'atteindre.
b. Unicité de . On applique le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires :
• est continue sur (elle y est dérivable) ;
• est strictement croissante (question a) ;
• et .
Or est compris strictement entre et :
Remarquer que est essentiel : la fonction n'atteint jamais la valeur . Si l'on avait cherché , il n'y aurait aucune solution.
c. Encadrement de . Par balayage à la calculatrice :
(valeur exacte : )
Interprétation. La fonction modélise une grandeur qui croît de vers (une proportion, un taux de saturation…). Le seuil de est franchi entre les valeurs et de la variable.
Autrement dit : il faut attendre entre 17 et 18 unités pour que le phénomène atteigne de son niveau final. La convergence vers est lente — caractéristique des courbes logistiques, dont la « queue » s'aplatit progressivement.
• le numérateur est strictement positif (une exponentielle ne s'annule jamais) ;
• le dénominateur est un carré, strictement positif.
Elle croît de vers sa limite , sans jamais l'atteindre.
b. Unicité de . On applique le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires :
• est continue sur (elle y est dérivable) ;
• est strictement croissante (question a) ;
• et .
Or est compris strictement entre et :
Remarquer que est essentiel : la fonction n'atteint jamais la valeur . Si l'on avait cherché , il n'y aurait aucune solution.
c. Encadrement de . Par balayage à la calculatrice :
(valeur exacte : )
Interprétation. La fonction modélise une grandeur qui croît de vers (une proportion, un taux de saturation…). Le seuil de est franchi entre les valeurs et de la variable.
Autrement dit : il faut attendre entre 17 et 18 unités pour que le phénomène atteigne de son niveau final. La convergence vers est lente — caractéristique des courbes logistiques, dont la « queue » s'aplatit progressivement.
Partie C — Valeur moyenne
C.1
a. Montrer que, pour tout :
b. En déduire une primitive de sur .
b. En déduire une primitive de sur .
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a. Transformation de l'expression. L'astuce consiste à multiplier le numérateur et le dénominateur par — quantité non nulle, donc la valeur du quotient ne change pas.
Développement du dénominateur, en utilisant :
Pourquoi cette transformation ? Sous cette forme, on reconnaît une structure — et c'est exactement ce qu'il faut pour primitiver.
b. Recherche d'une primitive. Posons
Le numérateur vaut donc . D'où :
Or une primitive de est — et ici , donc la valeur absolue est inutile :
Vérification, indispensable :
Toute la question a était une préparation : sous la forme initiale , aucune structure n'était visible.
Développement du dénominateur, en utilisant :
Pourquoi cette transformation ? Sous cette forme, on reconnaît une structure — et c'est exactement ce qu'il faut pour primitiver.
b. Recherche d'une primitive. Posons
Le numérateur vaut donc . D'où :
Or une primitive de est — et ici , donc la valeur absolue est inutile :
Vérification, indispensable :
Toute la question a était une préparation : sous la forme initiale , aucune structure n'était visible.
C.2
Calculer la valeur moyenne de sur , c'est-à-dire
(valeur exacte et valeur approchée au millième)
(valeur exacte et valeur approchée au millième)
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Calcul de l'intégrale. On utilise la primitive trouvée à la question précédente :
En — noter que :
En — avec :
Différence :
(on a regroupé grâce à )
Valeur moyenne — on divise par la longueur de l'intervalle :
Valeur approchée. Avec :
Contrôle de vraisemblance. Sur , la fonction croît de à . Sa valeur moyenne doit donc être comprise entre et — et plutôt proche de , puisque la courbe grimpe vite puis reste longtemps au voisinage de sa limite. Trouver est parfaitement cohérent ✓
En — noter que :
En — avec :
Différence :
(on a regroupé grâce à )
Valeur moyenne — on divise par la longueur de l'intervalle :
Valeur approchée. Avec :
Contrôle de vraisemblance. Sur , la fonction croît de à . Sa valeur moyenne doit donc être comprise entre et — et plutôt proche de , puisque la courbe grimpe vite puis reste longtemps au voisinage de sa limite. Trouver est parfaitement cohérent ✓
Exercice 3 — Dénombrement et transmission — le codage base64 (4 points)
Le codage « base64 », utilisé en informatique, permet de représenter des messages et des données à l'aide de 64 caractères : les 26 lettres majuscules, les 26 lettres minuscules, les chiffres de à , et deux caractères spéciaux.
Les parties A, B et C sont indépendantes.
Les parties A, B et C sont indépendantes.
Partie A — Dénombrement
A.1
On s'intéresse aux séquences de 4 caractères en base64. L'ordre compte : « m5C2 » et « 5C2m » ne sont pas identiques.
a. Déterminer le nombre de séquences possibles.
b. Déterminer le nombre de séquences dont les 4 caractères sont différents deux à deux.
a. Déterminer le nombre de séquences possibles.
b. Déterminer le nombre de séquences dont les 4 caractères sont différents deux à deux.
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a. Toutes les séquences. Il s'agit de choisir caractères ordonnés, avec répétition possible (rien n'interdit « aaaa »).
Pour chacune des positions, on dispose des caractères, indépendamment des autres :
C'est le principe multiplicatif : c'est une -liste (ou « -uplet ») de l'ensemble des caractères.
b. Séquences à caractères deux à deux différents. Cette fois, chaque caractère utilisé est retiré du choix suivant :
• possibilités pour le premier caractère ;
• pour le deuxième (celui du premier est exclu) ;
• pour le troisième ;
• pour le quatrième.
C'est un arrangement de éléments parmi : ordre pris en compte, sans répétition.
Comparaison. Sur les millions de séquences possibles, plus de millions ont leurs quatre caractères distincts — soit plus de . Avec caractères disponibles pour seulement positions, les répétitions restent rares.
Pour chacune des positions, on dispose des caractères, indépendamment des autres :
C'est le principe multiplicatif : c'est une -liste (ou « -uplet ») de l'ensemble des caractères.
b. Séquences à caractères deux à deux différents. Cette fois, chaque caractère utilisé est retiré du choix suivant :
• possibilités pour le premier caractère ;
• pour le deuxième (celui du premier est exclu) ;
• pour le troisième ;
• pour le quatrième.
C'est un arrangement de éléments parmi : ordre pris en compte, sans répétition.
Comparaison. Sur les millions de séquences possibles, plus de millions ont leurs quatre caractères distincts — soit plus de . Avec caractères disponibles pour seulement positions, les répétitions restent rares.
A.2
a. Déterminer le nombre de séquences ne comportant pas de lettre « A » majuscule.
b. En déduire le nombre de séquences comportant au moins une lettre « A » majuscule.
c. Déterminer le nombre de séquences comportant exactement une fois la lettre « A ».
d. Déterminer le nombre de séquences comportant exactement deux fois la lettre « A ».
b. En déduire le nombre de séquences comportant au moins une lettre « A » majuscule.
c. Déterminer le nombre de séquences comportant exactement une fois la lettre « A ».
d. Déterminer le nombre de séquences comportant exactement deux fois la lettre « A ».
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a. Aucune lettre « A ». Chacune des positions doit être occupée par l'un des autres caractères :
b. Au moins une lettre « A ». Réflexe : « au moins un » est le contraire de « aucun ».
Calculer directement « au moins un A » imposerait d'additionner les cas « exactement 1 », « exactement 2 », « exactement 3 » et « exactement 4 » — quatre calculs au lieu d'une soustraction.
c. Exactement une lettre « A ». On procède en deux temps :
1. choisir la position du « A » parmi les : il y a façons ;
2. remplir les autres positions avec des caractères différents de « A » : façons.
Le point à ne pas rater : les trois autres caractères doivent être choisis parmi , pas parmi — sinon on autoriserait un second « A », et la séquence n'en comporterait plus « exactement un ».
d. Exactement deux lettres « A ». Même méthode :
1. choisir les positions des « A » parmi les : façons ;
2. remplir les autres positions avec des caractères différents de « A » : façons.
Ordre de grandeur. Passer de « exactement un A » ( million) à « exactement deux A » () divise le nombre par . C'est logique : chaque « A » supplémentaire impose une position et retire un facteur de liberté.
b. Au moins une lettre « A ». Réflexe : « au moins un » est le contraire de « aucun ».
Calculer directement « au moins un A » imposerait d'additionner les cas « exactement 1 », « exactement 2 », « exactement 3 » et « exactement 4 » — quatre calculs au lieu d'une soustraction.
c. Exactement une lettre « A ». On procède en deux temps :
1. choisir la position du « A » parmi les : il y a façons ;
2. remplir les autres positions avec des caractères différents de « A » : façons.
Le point à ne pas rater : les trois autres caractères doivent être choisis parmi , pas parmi — sinon on autoriserait un second « A », et la séquence n'en comporterait plus « exactement un ».
d. Exactement deux lettres « A ». Même méthode :
1. choisir les positions des « A » parmi les : façons ;
2. remplir les autres positions avec des caractères différents de « A » : façons.
Ordre de grandeur. Passer de « exactement un A » ( million) à « exactement deux A » () divise le nombre par . C'est logique : chaque « A » supplémentaire impose une position et retire un facteur de liberté.
Partie B — Transmission d'une séquence
B.1
On transmet une séquence de caractères. La probabilité qu'un caractère soit mal transmis est , et les transmissions sont indépendantes. On note le nombre de caractères mal transmis.
a. On admet que suit une loi binomiale. Donner ses paramètres.
b. Déterminer la probabilité que tous les caractères soient bien transmis. (Expression exacte, puis valeur approchée à .)
a. On admet que suit une loi binomiale. Donner ses paramètres.
b. Déterminer la probabilité que tous les caractères soient bien transmis. (Expression exacte, puis valeur approchée à .)
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a. Paramètres. On répète fois, de façon indépendante (l'énoncé le précise), une épreuve à deux issues — caractère mal transmis (succès) ou bien transmis — de probabilité constante .
b. Tous les caractères bien transmis. Cela signifie aucun caractère mal transmis, soit :
Interprétation directe : les caractères doivent tous passer, chacun avec probabilité .
Valeur approchée :
Ce résultat est frappant. Chaque caractère a de chances de passer — un taux d'erreur qui semble minuscule. Et pourtant, sur une séquence de caractères, il n'y a que de chances que la transmission soit parfaite. Dans plus de cas sur , au moins un caractère est corrompu.
C'est pourquoi les protocoles de transmission réels intègrent des codes correcteurs d'erreurs : compter sur une transmission parfaite serait déraisonnable.
b. Tous les caractères bien transmis. Cela signifie aucun caractère mal transmis, soit :
Interprétation directe : les caractères doivent tous passer, chacun avec probabilité .
Valeur approchée :
Ce résultat est frappant. Chaque caractère a de chances de passer — un taux d'erreur qui semble minuscule. Et pourtant, sur une séquence de caractères, il n'y a que de chances que la transmission soit parfaite. Dans plus de cas sur , au moins un caractère est corrompu.
C'est pourquoi les protocoles de transmission réels intègrent des codes correcteurs d'erreurs : compter sur une transmission parfaite serait déraisonnable.
B.2
Que pensez-vous de l'affirmation suivante : « La probabilité que plus de 16 caractères soient mal transmis est négligeable » ?
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Un premier repère : l'espérance.
En moyenne, on attend caractères mal transmis. La valeur est donc plus de six fois la moyenne — on s'attend intuitivement à ce que ce soit très rare. Mais il faut le quantifier.
Calcul. « Plus de » signifie , c'est-à-dire . On passe par l'évènement contraire :
À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
Conclusion. La probabilité vaut environ une chance sur un milliard.
Mise en perspective. Si l'on transmettait une séquence de caractères par seconde, il faudrait attendre en moyenne plus de 30 ans pour observer une seule fois plus de caractères corrompus.
À noter : « négligeable » n'est pas un terme mathématique précis — il faut donc argumenter en donnant l'ordre de grandeur, et non se contenter d'affirmer.
Et le contraste avec la question précédente est instructif : la transmission parfaite est improbable (), mais une transmission catastrophique est quasi impossible. Les erreurs sont fréquentes, mais elles restent peu nombreuses.
Partie C — Quatre séquences
C.1
On transmet maintenant 4 séquences de caractères. On note , , , les nombres de caractères mal transmis lors de chaque transmission. Ces variables sont indépendantes et suivent la même loi que .
On pose .
Déterminer, en justifiant, l'espérance et la variance de .
On pose .
Déterminer, en justifiant, l'espérance et la variance de .
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Espérance et variance de chaque . Chacune suit , donc :
---
Espérance de . L'espérance est additive, et cela sans aucune hypothèse — l'indépendance n'est pas nécessaire ici :
---
Variance de . Ici, en revanche, l'indépendance est indispensable. C'est elle — et elle seule — qui autorise :
L'énoncé précise bien que les variables sont indépendantes entre elles : la condition est remplie.
---
Le point de méthode, essentiel. C'est la distinction du chapitre :
Une justification qui ne mentionne pas l'indépendance pour la variance est incomplète — et le sujet demande explicitement de « justifier ».
Contrôle par une autre voie. compte les caractères mal transmis sur caractères, tous indépendants et de même probabilité . Donc , d'où :
Les deux méthodes concordent.
---
Espérance de . L'espérance est additive, et cela sans aucune hypothèse — l'indépendance n'est pas nécessaire ici :
---
Variance de . Ici, en revanche, l'indépendance est indispensable. C'est elle — et elle seule — qui autorise :
L'énoncé précise bien que les variables sont indépendantes entre elles : la condition est remplie.
---
Le point de méthode, essentiel. C'est la distinction du chapitre :
| Additive ? | Hypothèse nécessaire | |
|---|---|---|
| Espérance | toujours | aucune |
| Variance | seulement si… | indépendance |
Une justification qui ne mentionne pas l'indépendance pour la variance est incomplète — et le sujet demande explicitement de « justifier ».
Contrôle par une autre voie. compte les caractères mal transmis sur caractères, tous indépendants et de même probabilité . Donc , d'où :
Les deux méthodes concordent.
Exercice 4 — Trois plans en faisceau (4 points)
On se place dans un repère orthonormé de l'espace.
On considère les points , et .
On considère les points , et .
1
a. Montrer que les points , et ne sont pas alignés.
b. Soit . Vérifier que est orthogonal au plan .
c. En déduire que admet pour équation cartésienne .
b. Soit . Vérifier que est orthogonal au plan .
c. En déduire que admet pour équation cartésienne .
Afficher la correction
a. Les points ne sont pas alignés. Ils le sont si et seulement si et sont colinéaires.
Test de colinéarité — on compare les rapports :
Les rapports diffèrent : les vecteurs ne sont pas colinéaires.
b. est normal au plan . Il faut vérifier que est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan — c'est-à-dire à et à . Un seul ne suffirait pas.
Les deux produits scalaires sont nuls, et , ne sont pas colinéaires (question a) :
c. Équation cartésienne. Un plan de vecteur normal a une équation de la forme . Avec :
Détermination de — le plan passe par , dont les coordonnées vérifient l'équation :
Vérification avec :
Et avec :
Test de colinéarité — on compare les rapports :
Les rapports diffèrent : les vecteurs ne sont pas colinéaires.
b. est normal au plan . Il faut vérifier que est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan — c'est-à-dire à et à . Un seul ne suffirait pas.
Les deux produits scalaires sont nuls, et , ne sont pas colinéaires (question a) :
c. Équation cartésienne. Un plan de vecteur normal a une équation de la forme . Avec :
Détermination de — le plan passe par , dont les coordonnées vérifient l'équation :
Vérification avec :
Et avec :
2
On considère le plan d'équation et le plan d'équation .
a. Démontrer que et sont sécants. On note leur droite d'intersection.
b. Déterminer si et sont perpendiculaires.
a. Démontrer que et sont sécants. On note leur droite d'intersection.
b. Déterminer si et sont perpendiculaires.
Afficher la correction
Les deux vecteurs normaux se lisent sur les coefficients des équations :
a. Les plans sont sécants. Deux plans sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs normaux sont colinéaires. Testons :
Les deux premiers rapports coïncident, le troisième non. Les vecteurs ne sont donc pas colinéaires.
Le piège : voir que et conclure trop vite à la colinéarité. Les trois rapports doivent être égaux — c'est la troisième coordonnée qui tranche.
b. Sont-ils perpendiculaires ? Deux plans sont perpendiculaires si et seulement si leurs vecteurs normaux sont orthogonaux.
Le produit scalaire n'est pas nul :
Ils sont sécants, mais selon un angle qui n'est pas droit.
a. Les plans sont sécants. Deux plans sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs normaux sont colinéaires. Testons :
Les deux premiers rapports coïncident, le troisième non. Les vecteurs ne sont donc pas colinéaires.
Le piège : voir que et conclure trop vite à la colinéarité. Les trois rapports doivent être égaux — c'est la troisième coordonnée qui tranche.
b. Sont-ils perpendiculaires ? Deux plans sont perpendiculaires si et seulement si leurs vecteurs normaux sont orthogonaux.
Le produit scalaire n'est pas nul :
Ils sont sécants, mais selon un angle qui n'est pas droit.
3
Montrer que la droite est dirigée par le vecteur .
Afficher la correction
Le raisonnement. La droite est l'intersection de et . Elle est donc contenue dans les deux plans à la fois.
Or un vecteur directeur d'une droite contenue dans un plan est nécessairement orthogonal au vecteur normal de ce plan.
Il suffit donc de vérifier que est orthogonal aux DEUX vecteurs normaux.
Conclusion. est orthogonal à et à . Il est donc parallèle aux deux plans, donc parallèle à leur droite d'intersection.
Comme :
Cette méthode évite entièrement de résoudre le système des deux équations de plans — calcul long et propice aux erreurs. On se contente de vérifier le vecteur proposé.
Or un vecteur directeur d'une droite contenue dans un plan est nécessairement orthogonal au vecteur normal de ce plan.
Il suffit donc de vérifier que est orthogonal aux DEUX vecteurs normaux.
Conclusion. est orthogonal à et à . Il est donc parallèle aux deux plans, donc parallèle à leur droite d'intersection.
Comme :
Cette méthode évite entièrement de résoudre le système des deux équations de plans — calcul long et propice aux erreurs. On se contente de vérifier le vecteur proposé.
4
Montrer que le point appartient aux plans et . En déduire une représentation paramétrique de la droite .
Afficher la correction
appartient-il à ? On injecte dans l'équation :
appartient-il à ? Dans l'équation :
Représentation paramétrique. Une droite est entièrement déterminée par un point et un vecteur directeur. On dispose des deux :
• point : ;
• vecteur directeur : (question 3).
Tout point de s'écrit :
Remarquer que est constant : la troisième coordonnée de étant nulle, la droite est horizontale — contenue dans le plan d'équation .
Contrôle — le point obtenu pour , soit , doit vérifier les deux équations :
appartient-il à ? Dans l'équation :
Représentation paramétrique. Une droite est entièrement déterminée par un point et un vecteur directeur. On dispose des deux :
• point : ;
• vecteur directeur : (question 3).
Tout point de s'écrit :
Remarquer que est constant : la troisième coordonnée de étant nulle, la droite est horizontale — contenue dans le plan d'équation .
Contrôle — le point obtenu pour , soit , doit vérifier les deux équations :
5
Montrer que la droite est aussi incluse dans le plan .
Que peut-on dire des trois plans , et ?
Que peut-on dire des trois plans , et ?
Afficher la correction
Une droite est incluse dans un plan si et seulement si DEUX conditions sont réunies :
1. un point de la droite appartient au plan ;
2. le vecteur directeur de la droite est orthogonal au vecteur normal du plan.
Une seule des deux ne suffit pas : la première seule donnerait une droite sécante, la seconde seule une droite parallèle.
---
Condition 1 : appartient-il à ? On l'injecte dans l'équation :
Condition 2 : est-il orthogonal à ? Avec et :
---
Les deux conditions sont remplies :
Que peut-on dire des trois plans ?
Nous avons établi que la droite est contenue simultanément dans les trois plans :
Ce que cela signifie géométriquement. Imaginez les pages d'un livre ouvert : chaque page est un plan, et elles partagent toutes la même reliure — la droite . Les trois plans « pivotent » autour de cet axe commun.
C'est une configuration remarquable. En général, trois plans deux à deux sécants se coupent en un seul point (comme trois faces d'un coin de pièce). Ici, l'intersection des trois plans n'est pas un point mais une droite entière — cas particulier qui traduit une dépendance entre les trois équations.
Vérification de cette dépendance : on peut d'ailleurs constater que l'équation de s'obtient par combinaison linéaire de celles de et — c'est exactement la caractérisation algébrique d'un faisceau de plans.
1. un point de la droite appartient au plan ;
2. le vecteur directeur de la droite est orthogonal au vecteur normal du plan.
Une seule des deux ne suffit pas : la première seule donnerait une droite sécante, la seconde seule une droite parallèle.
---
Condition 1 : appartient-il à ? On l'injecte dans l'équation :
Condition 2 : est-il orthogonal à ? Avec et :
---
Les deux conditions sont remplies :
Que peut-on dire des trois plans ?
Nous avons établi que la droite est contenue simultanément dans les trois plans :
Ce que cela signifie géométriquement. Imaginez les pages d'un livre ouvert : chaque page est un plan, et elles partagent toutes la même reliure — la droite . Les trois plans « pivotent » autour de cet axe commun.
C'est une configuration remarquable. En général, trois plans deux à deux sécants se coupent en un seul point (comme trois faces d'un coin de pièce). Ici, l'intersection des trois plans n'est pas un point mais une droite entière — cas particulier qui traduit une dépendance entre les trois équations.
Vérification de cette dépendance : on peut d'ailleurs constater que l'équation de s'obtient par combinaison linéaire de celles de et — c'est exactement la caractérisation algébrique d'un faisceau de plans.
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Ce sujet mobilise 10 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :