Bac Maths 2025 Amérique du Nord Jour 2
22 mai 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 22 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 22 mai 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Loi binomiale et concentration — basket-ball (5 points)
Au basket-ball, il est possible de marquer des paniers rapportant un, deux ou trois points.
Les parties A et B sont indépendantes.
Les parties A et B sont indépendantes.
Partie A — Une série de lancers
A.1
Lorsque Victor tente un panier à trois points, il le réussit avec une probabilité de . Il effectue une série de lancers à trois points, supposés indépendants. On note le nombre de paniers marqués.
a. On admet que suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
b. Calculer la probabilité que Victor réussisse exactement 4 paniers. (Au millième.)
c. Déterminer la probabilité qu'il réussisse au plus 6 paniers. (Au millième.)
d. Déterminer l'espérance de .
a. On admet que suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
b. Calculer la probabilité que Victor réussisse exactement 4 paniers. (Au millième.)
c. Déterminer la probabilité qu'il réussisse au plus 6 paniers. (Au millième.)
d. Déterminer l'espérance de .
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a. Paramètres. On répète fois, de façon indépendante (l'énoncé le précise), une épreuve à deux issues — panier réussi (succès) ou manqué — de probabilité constante .
b. Exactement 4 paniers.
c. Au plus 6 paniers. « Au plus » signifie :
À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
d. Espérance. Pour , on a :
Interprétation : sur une série de tentatives à trois points, Victor en réussit en moyenne .
Cohérence : la valeur (question b) est proche de cette moyenne, d'où sa probabilité relativement élevée () — c'est même la valeur la plus probable.
b. Exactement 4 paniers.
c. Au plus 6 paniers. « Au plus » signifie :
À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
d. Espérance. Pour , on a :
Interprétation : sur une série de tentatives à trois points, Victor en réussit en moyenne .
Cohérence : la valeur (question b) est proche de cette moyenne, d'où sa probabilité relativement élevée () — c'est même la valeur la plus probable.
A.2
On note le nombre de points marqués après cette série de lancers.
a. Exprimer en fonction de .
b. En déduire l'espérance de . Interpréter.
c. Calculer .
a. Exprimer en fonction de .
b. En déduire l'espérance de . Interpréter.
c. Calculer .
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a. Relation entre et . Chaque panier réussi rapporte trois points, et il n'y a que des lancers à trois points dans cette série :
b. Espérance de . L'espérance est linéaire : .
Interprétation : sur une série de lancers à trois points, Victor marque en moyenne points.
Contrôle : paniers points ✓
c. Probabilité . Il faut revenir à — c'est elle qui suit la loi binomiale, pas .
On divise par (positif, le sens est conservé) :
Le réflexe : ne suit pas une loi binomiale (elle ne prend que les multiples de ). Toute question sur doit être traduite en une question sur .
b. Espérance de . L'espérance est linéaire : .
Interprétation : sur une série de lancers à trois points, Victor marque en moyenne points.
Contrôle : paniers points ✓
c. Probabilité . Il faut revenir à — c'est elle qui suit la loi binomiale, pas .
On divise par (positif, le sens est conservé) :
Le réflexe : ne suit pas une loi binomiale (elle ne prend que les multiples de ). Toute question sur doit être traduite en une question sur .
Partie B — Concentration sur matchs
B.1
On note le nombre de points marqués par Victor lors d'un match. On admet et .
Victor joue matchs. Les variables sont indépendantes et de même loi que . On pose .
On prend .
a. Que représente ?
b. Déterminer l'espérance et la variance de .
c. Démontrer que .
d. En déduire que .
Victor joue matchs. Les variables sont indépendantes et de même loi que . On pose .
On prend .
a. Que représente ?
b. Déterminer l'espérance et la variance de .
c. Démontrer que .
d. En déduire que .
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a. Interprétation. est le nombre moyen de points par match, calculé sur une série de matchs.
b. Espérance et variance.
Espérance — elle est linéaire, et cela sans aucune hypothèse d'indépendance :
Variance — ici, en revanche, l'indépendance est indispensable : elle seule autorise . Et le facteur passe au carré :
C'est le cœur de la loi des grands nombres : l'espérance ne bouge pas, mais la variance est divisée par . La moyenne observée se resserre autour de .
c. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Elle s'écrit, pour :
Avec et :
Mise sous forme fractionnaire — c'est ce que l'énoncé attend :
d. Probabilité de l'intervalle. Il faut voir que est centré sur :
Donc « » équivaut exactement à « ». On passe à l'évènement contraire de celui de la question c :
Interprétation : sur matchs, il y a plus de de chances que la moyenne de points de Victor soit comprise entre et .
b. Espérance et variance.
Espérance — elle est linéaire, et cela sans aucune hypothèse d'indépendance :
Variance — ici, en revanche, l'indépendance est indispensable : elle seule autorise . Et le facteur passe au carré :
C'est le cœur de la loi des grands nombres : l'espérance ne bouge pas, mais la variance est divisée par . La moyenne observée se resserre autour de .
c. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Elle s'écrit, pour :
Avec et :
Mise sous forme fractionnaire — c'est ce que l'énoncé attend :
d. Probabilité de l'intervalle. Il faut voir que est centré sur :
Donc « » équivaut exactement à « ». On passe à l'évènement contraire de celui de la question c :
Interprétation : sur matchs, il y a plus de de chances que la moyenne de points de Victor soit comprise entre et .
B.2
Indiquer, en justifiant, si l'affirmation suivante est vraie ou fausse :
« Il n'existe aucun entier naturel tel que . »
« Il n'existe aucun entier naturel tel que . »
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Pour la réfuter, il suffit d'exhiber UN entier qui convient.
Généralisation de la question 1. Pour un entier quelconque, le même calcul donne :
L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev avec s'écrit alors :
Il suffit donc que la MAJORATION soit inférieure à :
Conclusion. Prenons par exemple :
Ce que cela dit vraiment. L'affirmation prétend qu'on ne peut jamais rendre cette probabilité aussi petite qu'on veut. C'est exactement le contraire de la loi des grands nombres : comme , la majoration tend vers , et l'on peut donc descendre sous n'importe quel seuil en jouant assez de matchs.
Le point de méthode : pour réfuter une affirmation universelle (« il n'existe aucun… »), il n'est pas nécessaire de trouver le plus petit qui convient — un seul contre-exemple suffit. Ici on en obtient un gratuitement en résolvant l'inéquation.
Exercice 2 — La méthode de Briggs pour approcher (5 points)
L'un des objectifs de cet exercice est de déterminer une approximation de , en utilisant une méthode du mathématicien anglais Henry Briggs (XVIᵉ siècle).
On désigne par la suite définie par
On désigne par la suite définie par
Partie A — Étude de la suite
A.1
a. Donner la valeur exacte de et de .
b. Émettre une conjecture, à l'aide de la calculatrice, sur le sens de variation et la limite éventuelle de la suite.
b. Émettre une conjecture, à l'aide de la calculatrice, sur le sens de variation et la limite éventuelle de la suite.
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a. Premiers termes.
La forme générale se devine déjà : . Chaque racine carrée divise l'exposant par deux.
b. Conjecture. À la calculatrice :
Intuition : prendre la racine carrée d'un nombre supérieur à le rapproche de tout en le gardant supérieur à .
La forme générale se devine déjà : . Chaque racine carrée divise l'exposant par deux.
b. Conjecture. À la calculatrice :
Intuition : prendre la racine carrée d'un nombre supérieur à le rapproche de tout en le gardant supérieur à .
A.2
a. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel , .
b. En déduire que la suite est convergente.
c. Résoudre dans l'équation .
d. Déterminer, en justifiant, la limite de la suite .
b. En déduire que la suite est convergente.
c. Résoudre dans l'équation .
d. Déterminer, en justifiant, la limite de la suite .
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a. Récurrence. Notons : « ».
Initialisation (). et . On a bien
Hérédité. Supposons vraie : .
La fonction racine carrée est croissante sur : elle conserve l'ordre. On peut donc l'appliquer à l'encadrement :
Or , et , par définition de la suite :
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout .
b. Convergence. L'encadrement contient deux informations :
• pour tout : la suite est décroissante ;
• pour tout : la suite est minorée par .
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.
c. Résolution de sur . On élève au carré — c'est licite car les deux membres sont positifs :
Surtout ne pas diviser par : on perdrait la solution .
d. Limite de la suite. La fonction est continue sur . En passant à la limite dans , la limite est un point fixe :
D'après la question c, ou .
Il faut trancher. L'encadrement de la question a donne pour tout , donc par passage à la limite . La valeur est donc impossible.
La conjecture de la question 1.b est confirmée.
Initialisation (). et . On a bien
Hérédité. Supposons vraie : .
La fonction racine carrée est croissante sur : elle conserve l'ordre. On peut donc l'appliquer à l'encadrement :
Or , et , par définition de la suite :
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout .
b. Convergence. L'encadrement contient deux informations :
• pour tout : la suite est décroissante ;
• pour tout : la suite est minorée par .
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.
c. Résolution de sur . On élève au carré — c'est licite car les deux membres sont positifs :
Surtout ne pas diviser par : on perdrait la solution .
d. Limite de la suite. La fonction est continue sur . En passant à la limite dans , la limite est un point fixe :
D'après la question c, ou .
Il faut trancher. L'encadrement de la question a donne pour tout , donc par passage à la limite . La valeur est donc impossible.
La conjecture de la question 1.b est confirmée.
Partie B — La méthode de Briggs
B.1
On désigne par la suite définie par .
a. Démontrer que est géométrique de raison .
b. Exprimer en fonction de .
c. En déduire que, pour tout entier naturel , .
a. Démontrer que est géométrique de raison .
b. Exprimer en fonction de .
c. En déduire que, pour tout entier naturel , .
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a. Nature de . On calcule en utilisant la relation de récurrence, puis la propriété :
La suite est donc géométrique de raison , de premier terme
C'est tout le génie de la méthode : le logarithme transforme une racine carrée — opération pénible — en une division par deux. La suite, intraitable au départ, devient géométrique.
b. Expression de . Pour une suite géométrique, :
c. La relation clé. Par définition, . En combinant avec la question b :
On multiplie les deux membres par :
Pourquoi cette relation est précieuse. Elle exprime à l'aide de — et comme , l'argument du logarithme devient très proche de . Or c'est précisément près de que est le plus facile à approcher, comme le montre la question suivante.
La suite est donc géométrique de raison , de premier terme
C'est tout le génie de la méthode : le logarithme transforme une racine carrée — opération pénible — en une division par deux. La suite, intraitable au départ, devient géométrique.
b. Expression de . Pour une suite géométrique, :
c. La relation clé. Par définition, . En combinant avec la question b :
On multiplie les deux membres par :
Pourquoi cette relation est précieuse. Elle exprime à l'aide de — et comme , l'argument du logarithme devient très proche de . Or c'est précisément près de que est le plus facile à approcher, comme le montre la question suivante.
B.2
On a tracé la courbe de la fonction et sa tangente au point d'abscisse , d'équation .
On décide de prendre comme approximation de lorsque appartient à .
a. Déterminer le plus petit entier tel que , et donner une valeur approchée de à près.
b. En déduire une approximation de .
c. Déduire des questions 1.c et 2.b une approximation de .
On décide de prendre comme approximation de lorsque appartient à .
a. Déterminer le plus petit entier tel que , et donner une valeur approchée de à près.
b. En déduire une approximation de .
c. Déduire des questions 1.c et 2.b une approximation de .
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Pourquoi l'approximation est légitime. La tangente à la courbe de au point d'abscisse a pour équation (puisque et ). Au voisinage immédiat de , la courbe et sa tangente sont pratiquement confondues.
a. Recherche du plus petit . Comme toujours, la condition est automatiquement vérifiée. Il ne reste qu'à obtenir .
À la calculatrice, on itère la racine carrée à partir de :
Le rang échoue de très peu ( contre ) — d'où l'intérêt de calculer, plutôt que d'estimer.
b. Approximation de . Puisque , on applique l'approximation :
c. Approximation de . On applique la relation de la question 1.c avec :
Qualité de l'approximation. La valeur exacte est ; on obtient , soit une erreur d'environ — avec pour seuls outils sept racines carrées et une soustraction.
C'est là toute l'élégance de la méthode de Briggs : au XVIᵉ siècle, sans calculatrice ni série entière, on savait déjà extraire des racines carrées à la main. Briggs a bâti sur cette seule opération les premières tables de logarithmes — celles qui ont servi aux astronomes et aux navigateurs pendant trois siècles.
a. Recherche du plus petit . Comme toujours, la condition est automatiquement vérifiée. Il ne reste qu'à obtenir .
À la calculatrice, on itère la racine carrée à partir de :
| ? | ||
|---|---|---|
| non | ||
| non (de justesse !) | ||
| oui ✓ |
Le rang échoue de très peu ( contre ) — d'où l'intérêt de calculer, plutôt que d'estimer.
b. Approximation de . Puisque , on applique l'approximation :
c. Approximation de . On applique la relation de la question 1.c avec :
Qualité de l'approximation. La valeur exacte est ; on obtient , soit une erreur d'environ — avec pour seuls outils sept racines carrées et une soustraction.
C'est là toute l'élégance de la méthode de Briggs : au XVIᵉ siècle, sans calculatrice ni série entière, on savait déjà extraire des racines carrées à la main. Briggs a bâti sur cette seule opération les premières tables de logarithmes — celles qui ont servi aux astronomes et aux navigateurs pendant trois siècles.
B.3
On généralise la méthode à tout réel strictement supérieur à . Recopier et compléter l'algorithme pour que
Briggs(a) renvoie une approximation de .from math import *def Briggs(a): n = 0 while a >= 1.01 : a = sqrt(a) n = n + 1 L = ...... return LAfficher la correction
Ce que fait la boucle. Elle remplace par sa racine carrée, encore et encore, jusqu'à ce que descende sous — c'est-à-dire jusqu'à entrer dans la zone où l'approximation est valable. La variable
En sortie de boucle, la variable
Et comme , on peut y appliquer l'approximation par la tangente :
D'où la ligne manquante :
Algorithme complet :
Vérification avec . La boucle tourne fois (question 2.a), vaut alors , et
C'est bien l'approximation de trouvée à la question 2.c ✓
Le piège : la variable
n compte le nombre de racines carrées effectuées.En sortie de boucle, la variable
a contient donc , avec construite à partir de la valeur initiale de . La relation de la question 1.c, généralisée à un premier terme quelconque, s'écrit :Et comme , on peut y appliquer l'approximation par la tangente :
D'où la ligne manquante :
Algorithme complet :
from math import *def Briggs(a): n = 0 while a >= 1.01 : a = sqrt(a) n = n + 1 L = 2**n * (a - 1) return LVérification avec . La boucle tourne fois (question 2.a), vaut alors , et
C'est bien l'approximation de trouvée à la question 2.c ✓
Le piège : la variable
a est écrasée à chaque tour de boucle. En sortie, elle ne contient plus la valeur initiale — mais c'est justement ce qu'on veut, puisque c'est qui intervient dans la formule.Exercice 3 — Vrai / Faux — cube, plans et droites de l'espace (5 points)
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
PARTIE A. est un cube d'arête de longueur . Les points , , , et sont les milieux respectifs des arêtes , , , et .
Pour toutes les questions de la partie A, on se place dans le repère orthonormé , dans lequel :
PARTIE A. est un cube d'arête de longueur . Les points , , , et sont les milieux respectifs des arêtes , , , et .
Pour toutes les questions de la partie A, on se place dans le repère orthonormé , dans lequel :
Partie A — Le cube
1
Affirmation 1 :
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Méthode : on calcule les coordonnées des deux membres et on compare. Se repérer dans un cube « à l'œil » est le meilleur moyen de se tromper.
Membre de gauche.
Membre de droite, terme par terme :
Somme :
Les deux vecteurs coïncident : l'affirmation est vraie.
Attention au signe : . Beaucoup d'élèves écrivent au lieu de et concluent à tort.
2
Affirmation 2 : le triplet de vecteurs est une base de l'espace.
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Rappel. Trois vecteurs forment une base de l'espace si et seulement s'ils ne sont pas coplanaires, c'est-à-dire si aucun ne s'écrit comme combinaison linéaire des deux autres.
Coordonnées.
La relation saute aux yeux :
Le vecteur est donc une combinaison linéaire de et : les trois vecteurs sont coplanaires, et ne peuvent pas former une base de l'espace.
Interprétation géométrique. Les points , , et appartiennent tous au même plan — le plan , qui est un plan diagonal du cube. Trois vecteurs contenus dans un même plan ne peuvent évidemment pas engendrer tout l'espace.
Le réflexe : avant de calculer un déterminant, chercher une relation évidente entre les coordonnées. Ici se lit directement, et règle la question en une ligne.
3
Affirmation 3 :
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Coordonnées des deux vecteurs.
Produit scalaire. Le repère étant orthonormé, on multiplie les coordonnées deux à deux :
L'affirmation est vraie.
Interprétation : le produit scalaire est négatif, donc l'angle entre et est obtus. C'est cohérent : pointe vers les croissants, tandis que pointe vers les décroissants.
Partie B — Plans et droites
4
Dans l'espace muni d'un repère orthonormé, on considère le plan d'équation , et les points et .
Affirmation 4 : le plan et la droite sont parallèles.
Affirmation 4 : le plan et la droite sont parallèles.
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Le critère. Une droite est parallèle à un plan si et seulement si son vecteur directeur est orthogonal au vecteur normal du plan — autrement dit si leur produit scalaire est nul.
Les deux vecteurs.
(le vecteur normal se lit directement sur les coefficients de l'équation)
Produit scalaire.
Le produit scalaire n'est pas nul : la droite n'est pas parallèle au plan . Elle est au contraire sécante à ce plan.
Attention à ne pas confondre les deux critères :
• droite parallèle au plan ;
• droite orthogonale au plan et colinéaires.
Les inverser est une erreur classique.
5
Affirmation 5 : le plan parallèle à passant par a pour équation cartésienne .
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Deux conditions à vérifier.
Condition 1 — est-il parallèle à ? Deux plans sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs normaux sont colinéaires.
Ils sont colinéaires ✓ Les plans sont donc bien parallèles.
Le signe ne change rien : un vecteur normal est défini à un facteur non nul près. L'équation décrit le même « type » de plan que .
Condition 2 — passe-t-il par ? On injecte les coordonnées de dans l'équation :
Les coordonnées de vérifient l'équation : le plan passe bien par .
Les deux conditions sont remplies : l'affirmation est vraie.
Piège possible : un candidat pressé pourrait rejeter l'affirmation en voyant les signes opposés de et , en croyant à tort que les vecteurs normaux doivent être égaux. Ils doivent seulement être colinéaires.
6
Affirmation 6 : la distance du point au plan est égale à .
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On applique la formule de la distance d'un point à un plan d'équation :
Ici , donc , , , , et .
Numérateur :
La valeur absolue est indispensable : une distance est toujours positive.
Dénominateur :
Conclusion — il faut rationaliser pour reconnaître la forme attendue :
L'affirmation est vraie.
L'étape que beaucoup ratent : s'arrêter à et conclure « ce n'est pas la même chose ». Or , puisque .
7
On note la droite de représentation paramétrique
Affirmation 7 : les droites et ne sont pas coplanaires.
Affirmation 7 : les droites et ne sont pas coplanaires.
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Méthode. Deux droites sont non coplanaires lorsqu'elles ne sont ni parallèles, ni sécantes. Il faut donc chercher un point commun : si le système admet une solution, elles sont sécantes, donc coplanaires.
Les vecteurs directeurs.
Ils ne sont pas colinéaires ( a sa deuxième coordonnée nulle, pas ). Les droites ne sont donc pas parallèles.
Recherche d'un point d'intersection. Un point de s'écrit , soit . On résout :
La deuxième équation est la plus simple — on commence par elle :
On reporte dans la première :
Vérification dans la troisième équation — c'est elle qui décide :
Le système est compatible : les droites se coupent au point
Elles sont donc sécantes, et deux droites sécantes sont toujours coplanaires. L'affirmation est fausse.
Le point de bascule : si la troisième équation avait été contradictoire, les droites auraient été non coplanaires et l'affirmation vraie. Il ne faut jamais faire l'économie de cette vérification.
Exercice 4 — Étude de et intégration par parties (5 points)
On désigne par la fonction définie sur l'intervalle par
On note sa courbe représentative.
On note sa courbe représentative.
Partie A — Étude de
A.1
a. Démontrer que, pour tout réel de :
b. Justifier que est strictement croissante sur .
b. Justifier que est strictement croissante sur .
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a. Dérivation. C'est un produit avec et :
On factorise par :
b. Signe de sur . Comme pour tout réel , le signe de est celui de .
Or sur l'intervalle :
• ;
• .
Leur somme est donc positive. Et elle ne peut pas être nulle : et ne s'annulent jamais en même temps (le seul point où sur cet intervalle est , où ).
L'argument à ne pas bâcler : dire simplement « et sont positifs » donne , donc une croissance au sens large. Pour la stricte croissance, il faut ajouter qu'ils ne s'annulent pas simultanément.
On factorise par :
b. Signe de sur . Comme pour tout réel , le signe de est celui de .
Or sur l'intervalle :
• ;
• .
Leur somme est donc positive. Et elle ne peut pas être nulle : et ne s'annulent jamais en même temps (le seul point où sur cet intervalle est , où ).
L'argument à ne pas bâcler : dire simplement « et sont positifs » donne , donc une croissance au sens large. Pour la stricte croissance, il faut ajouter qu'ils ne s'annulent pas simultanément.
A.2
a. Déterminer une équation de la tangente à au point d'abscisse .
b. Démontrer que est convexe sur .
c. En déduire que, pour tout réel de :
b. Démontrer que est convexe sur .
c. En déduire que, pour tout réel de :
Afficher la correction
a. Équation de la tangente. On applique .
Retenir cette équation : c'est elle qui rendra la question c immédiate.
b. Convexité. On dérive , à nouveau un produit :
(la dérivée de est — attention au signe)
On factorise par et on simplifie les s'éliminent :
Signe. Comme , le signe de est celui de . Or sur , on a :
c. L'inégalité. C'est une application directe de la convexité — aucun calcul supplémentaire n'est nécessaire.
Une fonction convexe a sa courbe au-dessus de toutes ses tangentes. Or est une tangente à (question a), et est convexe sur (question b).
Donc, sur cet intervalle, la courbe est au-dessus de :
C'est le piège de la question : on est tenté d'étudier le signe de , calcul long et délicat. Le sujet attend l'argument de convexité, qui tient en deux lignes — et il a soigneusement préparé le terrain avec les questions a et b.
Cette inégalité resservira à la partie B, question 3 : elle garantit que est bien au-dessus de , et donc que l'aire se calcule dans le bon sens.
Retenir cette équation : c'est elle qui rendra la question c immédiate.
b. Convexité. On dérive , à nouveau un produit :
(la dérivée de est — attention au signe)
On factorise par et on simplifie les s'éliminent :
Signe. Comme , le signe de est celui de . Or sur , on a :
c. L'inégalité. C'est une application directe de la convexité — aucun calcul supplémentaire n'est nécessaire.
Une fonction convexe a sa courbe au-dessus de toutes ses tangentes. Or est une tangente à (question a), et est convexe sur (question b).
Donc, sur cet intervalle, la courbe est au-dessus de :
C'est le piège de la question : on est tenté d'étudier le signe de , calcul long et délicat. Le sujet attend l'argument de convexité, qui tient en deux lignes — et il a soigneusement préparé le terrain avec les questions a et b.
Cette inégalité resservira à la partie B, question 3 : elle garantit que est bien au-dessus de , et donc que l'aire se calcule dans le bon sens.
A.3
Justifier que le point d'abscisse de la courbe de est un point d'inflexion.
Afficher la correction
Rappel. Un point d'inflexion est un point où s'annule EN CHANGEANT DE SIGNE. L'annulation seule ne suffit pas.
On repart de (question 2.b). Comme , le signe de est celui de .
Annulation :
Changement de signe — c'est le point décisif :
Le cosinus est positif sur et négatif sur : il change bien de signe en .
La fonction y passe donc de convexe à concave.
L'erreur classique : se contenter de « , donc c'est un point d'inflexion ». C'est faux en général — la fonction a une dérivée seconde nulle en sans point d'inflexion, car elle ne change pas de signe.
On repart de (question 2.b). Comme , le signe de est celui de .
Annulation :
Changement de signe — c'est le point décisif :
| signe de | |||||
| signe de | |||||
| convexité de | convexe | concave |
Le cosinus est positif sur et négatif sur : il change bien de signe en .
La fonction y passe donc de convexe à concave.
L'erreur classique : se contenter de « , donc c'est un point d'inflexion ». C'est faux en général — la fonction a une dérivée seconde nulle en sans point d'inflexion, car elle ne change pas de signe.
Partie B — Calcul d'intégrales et d'aire
B.1
On note
En intégrant par parties l'intégrale de deux manières différentes, établir les deux relations :
En intégrant par parties l'intégrale de deux manières différentes, établir les deux relations :
Afficher la correction
L'idée de l'exercice. L'intégrale ne se calcule pas directement : chaque intégration par parties fait réapparaître . C'est en la menant de deux façons qu'on obtient deux équations à deux inconnues.
---
PREMIÈRE MANIÈRE — on dérive , on primitive .
Terme tout intégré — on utilise et :
L'intégrale restante est exactement :
---
SECONDE MANIÈRE — on dérive , on primitive .
(attention au signe : une primitive de est )
Terme tout intégré — on utilise et :
Les deux signes moins qui s'annulent (celui de et celui de la formule d'IPP) sont le point le plus délicat du calcul.
---
PREMIÈRE MANIÈRE — on dérive , on primitive .
Terme tout intégré — on utilise et :
L'intégrale restante est exactement :
---
SECONDE MANIÈRE — on dérive , on primitive .
(attention au signe : une primitive de est )
Terme tout intégré — on utilise et :
Les deux signes moins qui s'annulent (celui de et celui de la formule d'IPP) sont le point le plus délicat du calcul.
B.2
En déduire que .
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Un système de deux équations à deux inconnues ( et ) :
L'astuce : additionner les deux lignes. Le apparaît une fois avec le signe , une fois avec le signe : il s'élimine.
Au passage, on obtient aussi en soustrayant les deux équations :
Contrôle de vraisemblance : sur (de longueur ), la fonction varie entre et . Une aire d'environ est parfaitement plausible ✓
L'astuce : additionner les deux lignes. Le apparaît une fois avec le signe , une fois avec le signe : il s'élimine.
Au passage, on obtient aussi en soustrayant les deux équations :
Contrôle de vraisemblance : sur (de longueur ), la fonction varie entre et . Une aire d'environ est parfaitement plausible ✓
B.3
On note la fonction définie sur par .
Calculer la valeur exacte de l'aire du domaine situé entre les courbes et et les droites d'équation et .
Calculer la valeur exacte de l'aire du domaine situé entre les courbes et et les droites d'équation et .
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Mise en place — quelle courbe est au-dessus ? C'est la question A.2.c qui répond, et c'est pour cela qu'elle était posée :
est donc au-dessus de . L'aire s'écrit sans valeur absolue :
Séparation en deux intégrales (linéarité) :
Seconde intégrale — immédiate :
Conclusion :
Valeur numérique :
Contrôle de vraisemblance : le domaine est un « croissant » de largeur , dont l'écart maximal entre les deux courbes est atteint en et vaut . Une aire de est cohérente — et surtout positive, ce qui confirme le sens de la soustraction ✓
Tout l'exercice était construit pour cette question : la partie A a démontré l'inégalité qui donne le bon sens de soustraction, et la partie B a calculé . Sans l'une ou l'autre, la question est infaisable.
est donc au-dessus de . L'aire s'écrit sans valeur absolue :
Séparation en deux intégrales (linéarité) :
Seconde intégrale — immédiate :
Conclusion :
Valeur numérique :
Contrôle de vraisemblance : le domaine est un « croissant » de largeur , dont l'écart maximal entre les deux courbes est atteint en et vaut . Une aire de est cohérente — et surtout positive, ce qui confirme le sens de la soustraction ✓
Tout l'exercice était construit pour cette question : la partie A a démontré l'inégalité qui donne le bon sens de soustraction, et la partie B a calculé . Sans l'une ou l'autre, la question est infaisable.
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Ce sujet mobilise 10 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :