Bac Maths 2025 Amérique du Nord Jour 2

22 mai 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité

Correction rédigée par Maths Facile — 22 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.

Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 22 mai 2025.

Exercice 1 — Loi binomiale et concentration — basket-ball (5 points)

Au basket-ball, il est possible de marquer des paniers rapportant un, deux ou trois points.

Les parties A et B sont indépendantes.

Partie A — Une série de lancers

A.1
Lorsque Victor tente un panier à trois points, il le réussit avec une probabilité de 0,320{,}32. Il effectue une série de 1515 lancers à trois points, supposés indépendants. On note NN le nombre de paniers marqués.

a. On admet que NN suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
b. Calculer la probabilité que Victor réussisse exactement 4 paniers. (Au millième.)
c. Déterminer la probabilité qu'il réussisse au plus 6 paniers. (Au millième.)
d. Déterminer l'espérance de NN.
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a. Paramètres. On répète n=15n = 15 fois, de façon indépendante (l'énoncé le précise), une épreuve à deux issues — panier réussi (succès) ou manqué — de probabilité constante p=0,32p = 0{,}32.

NB(15; 0,32)\boxed{N \sim \mathcal{B}(15\,;\ 0{,}32)}

b. Exactement 4 paniers.

P(N=4)=(154)×0,324×0,6811=1365×0,324×0,6811P(N = 4) = \binom{15}{4} \times 0{,}32^{\,4} \times 0{,}68^{\,11} = 1365 \times 0{,}32^{4} \times 0{,}68^{11}

P(N=4)=0,20575P(N = 4) = 0{,}20575\ldots

P(N=4)0,206\boxed{P(N = 4) \approx 0{,}206}

c. Au plus 6 paniers. « Au plus 66 » signifie N6N \leqslant 6 :

P(N6)=k=06(15k)×0,32k×0,6815kP(N \leqslant 6) = \sum_{k=0}^{6} \binom{15}{k} \times 0{,}32^{\,k} \times 0{,}68^{\,15-k}

À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :

P(N6)0,828\boxed{P(N \leqslant 6) \approx 0{,}828}

d. Espérance. Pour NB(n;p)N \sim \mathcal{B}(n\,;p), on a E(N)=npE(N) = np :

E(N)=15×0,32E(N) = 15 \times 0{,}32

E(N)=4,8\boxed{E(N) = 4{,}8}

Interprétation : sur une série de 1515 tentatives à trois points, Victor en réussit en moyenne 4,84{,}8.

Cohérence : la valeur 44 (question b) est proche de cette moyenne, d'où sa probabilité relativement élevée (20,6 %20{,}6\ \%) — c'est même la valeur la plus probable.
A.2
On note TT le nombre de points marqués après cette série de lancers.

a. Exprimer TT en fonction de NN.
b. En déduire l'espérance de TT. Interpréter.
c. Calculer P(12T18)P(12 \leqslant T \leqslant 18).
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a. Relation entre TT et NN. Chaque panier réussi rapporte trois points, et il n'y a que des lancers à trois points dans cette série :

T=3N\boxed{T = 3N}

b. Espérance de TT. L'espérance est linéaire : E(aX)=aE(X)E(aX) = a\,E(X).

E(T)=E(3N)=3×E(N)=3×4,8E(T) = E(3N) = 3 \times E(N) = 3 \times 4{,}8

E(T)=14,4\boxed{E(T) = 14{,}4}

Interprétation : sur une série de 1515 lancers à trois points, Victor marque en moyenne 14,414{,}4 points.

Contrôle : 4,84{,}8 paniers × 3\times\ 3 points =14,4= 14{,}4

c. Probabilité P(12T18)P(12 \leqslant T \leqslant 18). Il faut revenir à NN — c'est elle qui suit la loi binomiale, pas TT.

12T18    123N1812 \leqslant T \leqslant 18 \iff 12 \leqslant 3N \leqslant 18

On divise par 33 (positif, le sens est conservé) :

4N64 \leqslant N \leqslant 6

P(12T18)=P(4N6)=P(N6)P(N3)P(12 \leqslant T \leqslant 18) = P(4 \leqslant N \leqslant 6) = P(N \leqslant 6) - P(N \leqslant 3)

P(12T18)=0,58582P(12 \leqslant T \leqslant 18) = 0{,}58582\ldots

P(12T18)0,586\boxed{P(12 \leqslant T \leqslant 18) \approx 0{,}586}

Le réflexe : TT ne suit pas une loi binomiale (elle ne prend que les multiples de 33). Toute question sur TT doit être traduite en une question sur NN.

Partie B — Concentration sur nn matchs

B.1
On note XX le nombre de points marqués par Victor lors d'un match. On admet E(X)=22E(X) = 22 et V(X)=65V(X) = 65.

Victor joue nn matchs. Les variables X1,,XnX_1, \ldots, X_n sont indépendantes et de même loi que XX. On pose Mn=X1++XnnM_n = \dfrac{X_1 + \cdots + X_n}{n}.

On prend n=50n = 50.

a. Que représente M50M_{50} ?
b. Déterminer l'espérance et la variance de M50M_{50}.
c. Démontrer que P(M50223)1390P\left(\left|M_{50} - 22\right| \geqslant 3\right) \leqslant \dfrac{13}{90}.
d. En déduire que P(19<M50<25)>0,85P(19 < M_{50} < 25) > 0{,}85.
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a. Interprétation. M50M_{50} est le nombre moyen de points par match, calculé sur une série de 5050 matchs.

b. Espérance et variance.

Espérance — elle est linéaire, et cela sans aucune hypothèse d'indépendance :

E(M50)=150(E(X1)++E(X50))=150×50×22E(M_{50}) = \frac{1}{50}\Big(E(X_1) + \cdots + E(X_{50})\Big) = \frac{1}{50} \times 50 \times 22

E(M50)=22\boxed{E(M_{50}) = 22}

Variance — ici, en revanche, l'indépendance est indispensable : elle seule autorise V(X1++Xn)=V(Xi)V(X_1 + \cdots + X_n) = \sum V(X_i). Et le facteur 150\frac{1}{50} passe au carré :

V(M50)=1502×i=150V(Xi)=12500×50×65=6550V(M_{50}) = \frac{1}{50^2} \times \sum_{i=1}^{50} V(X_i) = \frac{1}{2500} \times 50 \times 65 = \frac{65}{50}

V(M50)=1,3\boxed{V(M_{50}) = 1{,}3}

C'est le cœur de la loi des grands nombres : l'espérance ne bouge pas, mais la variance est divisée par 5050. La moyenne observée se resserre autour de 2222.

c. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Elle s'écrit, pour δ>0\delta > 0 :

P(M50E(M50)δ)V(M50)δ2P\Big(\left|M_{50} - E(M_{50})\right| \geqslant \delta\Big) \leqslant \frac{V(M_{50})}{\delta^2}

Avec E(M50)=22E(M_{50}) = 22 et δ=3\delta = 3 :

P(M50223)1,332=1,39P\Big(\left|M_{50} - 22\right| \geqslant 3\Big) \leqslant \frac{1{,}3}{3^2} = \frac{1{,}3}{9}

Mise sous forme fractionnaire — c'est ce que l'énoncé attend :

1,39=13/109=1390\frac{1{,}3}{9} = \frac{13/10}{9} = \frac{13}{90}

P(M50223)1390\boxed{P\Big(\left|M_{50} - 22\right| \geqslant 3\Big) \leqslant \frac{13}{90}} \blacksquare

d. Probabilité de l'intervalle. Il faut voir que ]19;25[]19\,;25[ est centré sur 2222 :

2219=3et2522=322 - 19 = 3 \qquad \text{et} \qquad 25 - 22 = 3

Donc « 19<M50<2519 < M_{50} < 25 » équivaut exactement à « M5022<3\left|M_{50} - 22\right| < 3 ». On passe à l'évènement contraire de celui de la question c :

P(19<M50<25)=1P(M50223)11390=7790P(19 < M_{50} < 25) = 1 - P\Big(\left|M_{50} - 22\right| \geqslant 3\Big) \geqslant 1 - \frac{13}{90} = \frac{77}{90}

7790=0,8555\frac{77}{90} = 0{,}8555\ldots

P(19<M50<25)77900,856>0,85\boxed{P(19 < M_{50} < 25) \geqslant \frac{77}{90} \approx 0{,}856 > 0{,}85} \blacksquare

Interprétation : sur 5050 matchs, il y a plus de 85 %85\ \% de chances que la moyenne de points de Victor soit comprise entre 1919 et 2525.
B.2
Indiquer, en justifiant, si l'affirmation suivante est vraie ou fausse :

« Il n'existe aucun entier naturel nn tel que P(Mn223)<0,01P\big(\left|M_n - 22\right| \geqslant 3\big) < 0{,}01. »
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L’affirmation est FAUSSE\boxed{\textbf{L'affirmation est FAUSSE}}

Pour la réfuter, il suffit d'exhiber UN entier nn qui convient.

Généralisation de la question 1. Pour un entier nn quelconque, le même calcul donne :

E(Mn)=22V(Mn)=65nE(M_n) = 22 \qquad V(M_n) = \frac{65}{n}

L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev avec δ=3\delta = 3 s'écrit alors :

P(Mn223)V(Mn)9=659nP\Big(\left|M_n - 22\right| \geqslant 3\Big) \leqslant \frac{V(M_n)}{9} = \frac{65}{9n}

Il suffit donc que la MAJORATION soit inférieure à 0,010{,}01 :

659n<0,01    9n>650,01=6500    n>65009722,2\frac{65}{9n} < 0{,}01 \iff 9n > \frac{65}{0{,}01} = 6\,500 \iff n > \frac{6\,500}{9} \approx 722{,}2

Conclusion. Prenons par exemple n=723n = 723 :

P(M723223)659×723=6565070,00999<0,01P\Big(\left|M_{723} - 22\right| \geqslant 3\Big) \leqslant \frac{65}{9 \times 723} = \frac{65}{6\,507} \approx 0{,}00999 < 0{,}01

n=723 convient : l’affirmation est donc FAUSSE\boxed{n = 723 \text{ convient : l'affirmation est donc FAUSSE}}

Ce que cela dit vraiment. L'affirmation prétend qu'on ne peut jamais rendre cette probabilité aussi petite qu'on veut. C'est exactement le contraire de la loi des grands nombres : comme V(Mn)=65n0V(M_n) = \dfrac{65}{n} \to 0, la majoration 659n\dfrac{65}{9n} tend vers 00, et l'on peut donc descendre sous n'importe quel seuil en jouant assez de matchs.

Le point de méthode : pour réfuter une affirmation universelle (« il n'existe aucun… »), il n'est pas nécessaire de trouver le plus petit nn qui convient — un seul contre-exemple suffit. Ici on en obtient un gratuitement en résolvant l'inéquation.

Exercice 2 — La méthode de Briggs pour approcher ln2\ln 2 (5 points)

L'un des objectifs de cet exercice est de déterminer une approximation de ln(2)\ln(2), en utilisant une méthode du mathématicien anglais Henry Briggs (XVIᵉ siècle).

On désigne par (un)(u_n) la suite définie par

u0=2et, pour tout entier naturel n,un+1=unu_0 = 2 \qquad \text{et, pour tout entier naturel } n, \qquad u_{n+1} = \sqrt{u_n}

Partie A — Étude de la suite (un)(u_n)

A.1
a. Donner la valeur exacte de u1u_1 et de u2u_2.
b. Émettre une conjecture, à l'aide de la calculatrice, sur le sens de variation et la limite éventuelle de la suite.
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a. Premiers termes.

u1=u0=21,414u_1 = \sqrt{u_0} = \boxed{\sqrt{2}} \approx 1{,}414

u2=u1=2=(212)12=2141,189u_2 = \sqrt{u_1} = \sqrt{\sqrt{2}} = \left(2^{\frac{1}{2}}\right)^{\frac{1}{2}} = \boxed{2^{\frac{1}{4}}} \approx 1{,}189

La forme générale se devine déjà : un=212nu_n = 2^{\frac{1}{2^n}}. Chaque racine carrée divise l'exposant par deux.

b. Conjecture. À la calculatrice :

nn00112233441010
unu_n221,4141{,}4141,1891{,}1891,0911{,}0911,0441{,}0441,000681{,}00068


La suite semble DEˊCROISSANTE et converger vers 1\boxed{\text{La suite semble DÉCROISSANTE et converger vers } 1}

Intuition : prendre la racine carrée d'un nombre supérieur à 11 le rapproche de 11 tout en le gardant supérieur à 11.
A.2
a. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, 1un+1un1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.
b. En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente.
c. Résoudre dans [0;+[[0\,;+\infty[ l'équation x=x\sqrt{x} = x.
d. Déterminer, en justifiant, la limite de la suite (un)(u_n).
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a. Récurrence. Notons P(n)\mathcal{P}(n) : « 1un+1un1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n ».

Initialisation (n=0n = 0). u0=2u_0 = 2 et u1=21,414u_1 = \sqrt{2} \approx 1{,}414. On a bien

11,41421 \leqslant 1{,}414 \leqslant 2 \qquad \checkmark

Hérédité. Supposons P(n)\mathcal{P}(n) vraie : 1un+1un1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.

La fonction racine carrée est croissante sur [0;+[[0\,;+\infty[ : elle conserve l'ordre. On peut donc l'appliquer à l'encadrement :

1un+1un\sqrt{1} \leqslant \sqrt{u_{n+1}} \leqslant \sqrt{u_n}

Or 1=1\sqrt{1} = 1, un+1=un+2\sqrt{u_{n+1}} = u_{n+2} et un=un+1\sqrt{u_n} = u_{n+1}, par définition de la suite :

1un+2un+11 \leqslant u_{n+2} \leqslant u_{n+1}

C'est exactement P(n+1)\mathcal{P}(n+1)

Conclusion. Par récurrence, P(n)\mathcal{P}(n) est vraie pour tout nn. \blacksquare

b. Convergence. L'encadrement contient deux informations :

un+1unu_{n+1} \leqslant u_n pour tout nn : la suite est décroissante ;
un1u_n \geqslant 1 pour tout nn : la suite est minorée par 11.

D'après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.

(un) converge vers une limite \boxed{(u_n) \text{ converge vers une limite } \ell}

c. Résolution de x=x\sqrt{x} = x sur [0;+[[0\,;+\infty[. On élève au carré — c'est licite car les deux membres sont positifs :

x=x    x=x2    x2x=0    x(x1)=0\sqrt{x} = x \iff x = x^2 \iff x^2 - x = 0 \iff x\,(x - 1) = 0

x=0oux=1\boxed{x = 0 \quad \text{ou} \quad x = 1}

Surtout ne pas diviser par xx : on perdrait la solution x=0x = 0.

d. Limite de la suite. La fonction xxx \mapsto \sqrt{x} est continue sur [0;+[[0\,;+\infty[. En passant à la limite dans un+1=unu_{n+1} = \sqrt{u_n}, la limite \ell est un point fixe :

=\ell = \sqrt{\ell}

D'après la question c, =0\ell = 0 ou =1\ell = 1.

Il faut trancher. L'encadrement de la question a donne un1u_n \geqslant 1 pour tout nn, donc par passage à la limite 1\ell \geqslant 1. La valeur =0\ell = 0 est donc impossible.

limn+un=1\boxed{\lim_{n \to +\infty} u_n = 1}

La conjecture de la question 1.b est confirmée.

Partie B — La méthode de Briggs

B.1
On désigne par (vn)(v_n) la suite définie par vn=ln(un)v_n = \ln(u_n).

a. Démontrer que (vn)(v_n) est géométrique de raison 12\dfrac{1}{2}.
b. Exprimer vnv_n en fonction de nn.
c. En déduire que, pour tout entier naturel nn, ln(2)=2nln(un)\ln(2) = 2^{\,n} \ln(u_n).
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a. Nature de (vn)(v_n). On calcule vn+1v_{n+1} en utilisant la relation de récurrence, puis la propriété ln(a)=12ln(a)\ln\left(\sqrt{a}\right) = \dfrac{1}{2}\ln(a) :

vn+1=ln(un+1)=ln(un)=ln(un12)=12ln(un)v_{n+1} = \ln(u_{n+1}) = \ln\left(\sqrt{u_n}\right) = \ln\left(u_n^{\frac{1}{2}}\right) = \frac{1}{2}\ln(u_n)

vn+1=12vn\boxed{v_{n+1} = \frac{1}{2}\,v_n}

La suite (vn)(v_n) est donc géométrique de raison q=12q = \dfrac{1}{2}, de premier terme

v0=ln(u0)=ln2v_0 = \ln(u_0) = \ln 2 \blacksquare

C'est tout le génie de la méthode : le logarithme transforme une racine carrée — opération pénible — en une division par deux. La suite, intraitable au départ, devient géométrique.

b. Expression de vnv_n. Pour une suite géométrique, vn=v0×qnv_n = v_0 \times q^{\,n} :

vn=ln(2)×(12)n=ln22n\boxed{v_n = \ln(2) \times \left(\frac{1}{2}\right)^{n} = \frac{\ln 2}{2^{\,n}}}

c. La relation clé. Par définition, vn=ln(un)v_n = \ln(u_n). En combinant avec la question b :

ln(un)=ln22n\ln(u_n) = \frac{\ln 2}{2^{\,n}}

On multiplie les deux membres par 2n2^{\,n} :

ln(2)=2nln(un)\boxed{\ln(2) = 2^{\,n}\,\ln(u_n)} \blacksquare

Pourquoi cette relation est précieuse. Elle exprime ln2\ln 2 à l'aide de ln(un)\ln(u_n) — et comme un1u_n \to 1, l'argument du logarithme devient très proche de 11. Or c'est précisément près de 11 que ln\ln est le plus facile à approcher, comme le montre la question suivante.
B.2
On a tracé la courbe C\mathscr{C} de la fonction ln\ln et sa tangente TT au point d'abscisse 11, d'équation y=x1y = x - 1.

On décide de prendre x1x - 1 comme approximation de ln(x)\ln(x) lorsque xx appartient à ]0,99;1,01[]0{,}99\,;1{,}01[.

a. Déterminer le plus petit entier kk tel que uk]0,99;1,01[u_k \in\, ]0{,}99\,;1{,}01[, et donner une valeur approchée de uku_k à 10510^{-5} près.
b. En déduire une approximation de ln(uk)\ln(u_k).
c. Déduire des questions 1.c et 2.b une approximation de ln(2)\ln(2).
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Pourquoi l'approximation ln(x)x1\ln(x) \approx x - 1 est légitime. La tangente à la courbe de ln\ln au point d'abscisse 11 a pour équation y=x1y = x - 1 (puisque ln1=0\ln 1 = 0 et ln(1)=1\ln'(1) = 1). Au voisinage immédiat de 11, la courbe et sa tangente sont pratiquement confondues.

a. Recherche du plus petit kk. Comme uk=212k>1u_k = 2^{\frac{1}{2^k}} > 1 toujours, la condition uk>0,99u_k > 0{,}99 est automatiquement vérifiée. Il ne reste qu'à obtenir uk<1,01u_k < 1{,}01.

À la calculatrice, on itère la racine carrée à partir de 22 :

kkuku_k<1,01< 1{,}01 ?
551,0218971{,}021897non
661,0108891{,}010889non (de justesse !)
771,0054301{,}005430oui


k=7u71,00543\boxed{k = 7 \qquad u_7 \approx 1{,}00543}

Le rang 66 échoue de très peu (1,01091{,}0109 contre 1,011{,}01) — d'où l'intérêt de calculer, plutôt que d'estimer.

b. Approximation de ln(u7)\ln(u_7). Puisque u7]0,99;1,01[u_7 \in\, ]0{,}99\,;1{,}01[, on applique l'approximation ln(x)x1\ln(x) \approx x - 1 :

ln(u7)1,005431=0,00543\boxed{\ln(u_7) \approx 1{,}00543 - 1 = 0{,}00543}

c. Approximation de ln2\ln 2. On applique la relation de la question 1.c avec n=7n = 7 :

ln(2)=27×ln(u7)=128×ln(u7)\ln(2) = 2^{\,7} \times \ln(u_7) = 128 \times \ln(u_7)

ln(2)128×0,00543\ln(2) \approx 128 \times 0{,}00543

ln(2)0,695\boxed{\ln(2) \approx 0{,}695}

Qualité de l'approximation. La valeur exacte est ln2=0,69315\ln 2 = 0{,}69315\ldots ; on obtient 0,6950{,}695, soit une erreur d'environ 0,3 %0{,}3\ \%avec pour seuls outils sept racines carrées et une soustraction.

C'est là toute l'élégance de la méthode de Briggs : au XVIᵉ siècle, sans calculatrice ni série entière, on savait déjà extraire des racines carrées à la main. Briggs a bâti sur cette seule opération les premières tables de logarithmes — celles qui ont servi aux astronomes et aux navigateurs pendant trois siècles.
B.3
On généralise la méthode à tout réel aa strictement supérieur à 11. Recopier et compléter l'algorithme pour que Briggs(a) renvoie une approximation de ln(a)\ln(a).

from math import *
def Briggs(a):
n = 0
while a >= 1.01 :
a = sqrt(a)
n = n + 1
L = ......
return L
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Ce que fait la boucle. Elle remplace aa par sa racine carrée, encore et encore, jusqu'à ce que aa descende sous 1,011{,}01 — c'est-à-dire jusqu'à entrer dans la zone où l'approximation ln(x)x1\ln(x) \approx x - 1 est valable. La variable n compte le nombre de racines carrées effectuées.

En sortie de boucle, la variable a contient donc unu_n, avec unu_n construite à partir de la valeur initiale de aa. La relation de la question 1.c, généralisée à un premier terme aa quelconque, s'écrit :

ln(ainitial)=2n×ln(afinal)\ln(a_{\text{initial}}) = 2^{\,n} \times \ln(a_{\text{final}})

Et comme afinal<1,01a_{\text{final}} < 1{,}01, on peut y appliquer l'approximation par la tangente :

ln(afinal)afinal1\ln(a_{\text{final}}) \approx a_{\text{final}} - 1

D'où la ligne manquante :

L = 2**n * (a - 1)\boxed{\texttt{L = 2**n * (a - 1)}}

Algorithme complet :

from math import *
def Briggs(a):
n = 0
while a >= 1.01 :
a = sqrt(a)
n = n + 1
L = 2**n * (a - 1)
return L

Vérification avec a=2a = 2. La boucle tourne 77 fois (question 2.a), aa vaut alors 1,0054301{,}005430, et

L=27×(1,0054301)=128×0,0054300,695L = 2^{7} \times (1{,}005430 - 1) = 128 \times 0{,}005430 \approx 0{,}695

C'est bien l'approximation de ln2\ln 2 trouvée à la question 2.c

Le piège : la variable a est écrasée à chaque tour de boucle. En sortie, elle ne contient plus la valeur initiale — mais c'est justement ce qu'on veut, puisque c'est afinala_{\text{final}} qui intervient dans la formule.

Exercice 3 — Vrai / Faux — cube, plans et droites de l'espace (5 points)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

PARTIE A. ABCDEFGHABCDEFGH est un cube d'arête de longueur 11. Les points II, JJ, KK, LL et MM sont les milieux respectifs des arêtes [AB][AB], [BF][BF], [AE][AE], [CD][CD] et [DH][DH].

Pour toutes les questions de la partie A, on se place dans le repère orthonormé (A;AB,AD,AE)\left(A\,;\vec{AB},\vec{AD},\vec{AE}\right), dans lequel :

A(0;0;0)B(1;0;0)C(1;1;0)D(0;1;0)A(0\,;0\,;0) \quad B(1\,;0\,;0) \quad C(1\,;1\,;0) \quad D(0\,;1\,;0)
E(0;0;1)F(1;0;1)G(1;1;1)H(0;1;1)E(0\,;0\,;1) \quad F(1\,;0\,;1) \quad G(1\,;1\,;1) \quad H(0\,;1\,;1)

I(12;0;0)J(1;0;12)K(0;0;12)L(12;1;0)M(0;1;12)I\left(\tfrac{1}{2}\,;0\,;0\right) \quad J\left(1\,;0\,;\tfrac{1}{2}\right) \quad K\left(0\,;0\,;\tfrac{1}{2}\right) \quad L\left(\tfrac{1}{2}\,;1\,;0\right) \quad M\left(0\,;1\,;\tfrac{1}{2}\right)

Partie A — Le cube

1
Affirmation 1 : JH=2BI+DMCB\vec{JH} = 2\,\vec{BI} + \vec{DM} - \vec{CB}
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Méthode : on calcule les coordonnées des deux membres et on compare. Se repérer dans un cube « à l'œil » est le meilleur moyen de se tromper.

Membre de gauche.

JH=HJ=(0110112)=(1112)\vec{JH} = H - J = \begin{pmatrix}0 - 1\\1 - 0\\1 - \tfrac{1}{2}\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1\\1\\\tfrac{1}{2}\end{pmatrix}

Membre de droite, terme par terme :

BI=IB=(12100)=(1200)donc2BI=(100)\vec{BI} = I - B = \begin{pmatrix}\tfrac{1}{2} - 1\\0\\0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-\tfrac{1}{2}\\0\\0\end{pmatrix} \quad\text{donc}\quad 2\,\vec{BI} = \begin{pmatrix}-1\\0\\0\end{pmatrix}

DM=MD=(0011120)=(0012)\vec{DM} = M - D = \begin{pmatrix}0 - 0\\1 - 1\\\tfrac{1}{2} - 0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}0\\0\\\tfrac{1}{2}\end{pmatrix}

CB=BC=(110100)=(010)doncCB=(010)\vec{CB} = B - C = \begin{pmatrix}1 - 1\\0 - 1\\0 - 0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}0\\-1\\0\end{pmatrix} \quad\text{donc}\quad -\vec{CB} = \begin{pmatrix}0\\1\\0\end{pmatrix}

Somme :

2BI+DMCB=(100)+(0012)+(010)=(1112)2\,\vec{BI} + \vec{DM} - \vec{CB} = \begin{pmatrix}-1\\0\\0\end{pmatrix} + \begin{pmatrix}0\\0\\\tfrac{1}{2}\end{pmatrix} + \begin{pmatrix}0\\1\\0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1\\1\\\tfrac{1}{2}\end{pmatrix}

2BI+DMCB=JH\boxed{2\,\vec{BI} + \vec{DM} - \vec{CB} = \vec{JH}}

Les deux vecteurs coïncident : l'affirmation est vraie.

Attention au signe : CB=BC-\vec{CB} = \vec{BC}. Beaucoup d'élèves écrivent CB=(0;1;0)\vec{CB} = (0\,;1\,;0) au lieu de (0;1;0)(0\,;-1\,;0) et concluent à tort.
2
Affirmation 2 : le triplet de vecteurs (AB, AH, AG)\left(\vec{AB},\ \vec{AH},\ \vec{AG}\right) est une base de l'espace.
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FAUSSE\boxed{\textbf{FAUSSE}}

Rappel. Trois vecteurs forment une base de l'espace si et seulement s'ils ne sont pas coplanaires, c'est-à-dire si aucun ne s'écrit comme combinaison linéaire des deux autres.

Coordonnées.

AB(100)AH(011)AG(111)\vec{AB}\begin{pmatrix}1\\0\\0\end{pmatrix} \qquad \vec{AH}\begin{pmatrix}0\\1\\1\end{pmatrix} \qquad \vec{AG}\begin{pmatrix}1\\1\\1\end{pmatrix}

La relation saute aux yeux :

AB+AH=(100)+(011)=(111)=AG\vec{AB} + \vec{AH} = \begin{pmatrix}1\\0\\0\end{pmatrix} + \begin{pmatrix}0\\1\\1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}1\\1\\1\end{pmatrix} = \vec{AG}

AG=AB+AH\boxed{\vec{AG} = \vec{AB} + \vec{AH}}

Le vecteur AG\vec{AG} est donc une combinaison linéaire de AB\vec{AB} et AH\vec{AH} : les trois vecteurs sont coplanaires, et ne peuvent pas former une base de l'espace.

Interprétation géométrique. Les points AA, BB, HH et GG appartiennent tous au même plan — le plan (ABGH)(ABGH), qui est un plan diagonal du cube. Trois vecteurs contenus dans un même plan ne peuvent évidemment pas engendrer tout l'espace.

Le réflexe : avant de calculer un déterminant, chercher une relation évidente entre les coordonnées. Ici AG=AB+AH\vec{AG} = \vec{AB} + \vec{AH} se lit directement, et règle la question en une ligne.
3
Affirmation 3 : IBLM=14\vec{IB} \cdot \vec{LM} = -\dfrac{1}{4}
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Coordonnées des deux vecteurs.

IB=BI=(1120000)=(1200)\vec{IB} = B - I = \begin{pmatrix}1 - \tfrac{1}{2}\\0 - 0\\0 - 0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\tfrac{1}{2}\\0\\0\end{pmatrix}

LM=ML=(01211120)=(12012)\vec{LM} = M - L = \begin{pmatrix}0 - \tfrac{1}{2}\\1 - 1\\\tfrac{1}{2} - 0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-\tfrac{1}{2}\\0\\\tfrac{1}{2}\end{pmatrix}

Produit scalaire. Le repère étant orthonormé, on multiplie les coordonnées deux à deux :

IBLM=12×(12)+0×0+0×12\vec{IB} \cdot \vec{LM} = \frac{1}{2} \times \left(-\frac{1}{2}\right) + 0 \times 0 + 0 \times \frac{1}{2}

IBLM=14+0+0\vec{IB} \cdot \vec{LM} = -\frac{1}{4} + 0 + 0

IBLM=14\boxed{\vec{IB} \cdot \vec{LM} = -\frac{1}{4}}

L'affirmation est vraie.

Interprétation : le produit scalaire est négatif, donc l'angle entre IB\vec{IB} et LM\vec{LM} est obtus. C'est cohérent : IB\vec{IB} pointe vers les xx croissants, tandis que LM\vec{LM} pointe vers les xx décroissants.

Partie B — Plans et droites

4
Dans l'espace muni d'un repère orthonormé, on considère le plan P\mathcal{P} d'équation 2xy+3z+6=02x - y + 3z + 6 = 0, et les points A(2;0;1)A(2\,;0\,;-1) et B(5;3;7)B(5\,;-3\,;7).

Affirmation 4 : le plan P\mathcal{P} et la droite (AB)(AB) sont parallèles.
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FAUSSE\boxed{\textbf{FAUSSE}}

Le critère. Une droite est parallèle à un plan si et seulement si son vecteur directeur est orthogonal au vecteur normal du plan — autrement dit si leur produit scalaire est nul.

Les deux vecteurs.

AB=BA=(52307(1))=(338)n(213)\vec{AB} = B - A = \begin{pmatrix}5 - 2\\-3 - 0\\7 - (-1)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}3\\-3\\8\end{pmatrix} \qquad \vec{n}\begin{pmatrix}2\\-1\\3\end{pmatrix}

(le vecteur normal se lit directement sur les coefficients de l'équation)

Produit scalaire.

ABn=3×2+(3)×(1)+8×3=6+3+24\vec{AB} \cdot \vec{n} = 3 \times 2 + (-3) \times (-1) + 8 \times 3 = 6 + 3 + 24

ABn=330\boxed{\vec{AB} \cdot \vec{n} = 33 \neq 0}

Le produit scalaire n'est pas nul : la droite (AB)(AB) n'est pas parallèle au plan P\mathcal{P}. Elle est au contraire sécante à ce plan.

Attention à ne pas confondre les deux critères :
• droite parallèle au plan     un=0\iff \vec{u} \cdot \vec{n} = 0 ;
• droite orthogonale au plan     u\iff \vec{u} et n\vec{n} colinéaires.

Les inverser est une erreur classique.
5
Affirmation 5 : le plan P\mathcal{P}' parallèle à P\mathcal{P} passant par BB a pour équation cartésienne 2x+y3z+34=0-2x + y - 3z + 34 = 0.
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Deux conditions à vérifier.

Condition 1 — P\mathcal{P}' est-il parallèle à P\mathcal{P} ? Deux plans sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs normaux sont colinéaires.

n(213)n(213)\vec{n}\begin{pmatrix}2\\-1\\3\end{pmatrix} \qquad \vec{n'}\begin{pmatrix}-2\\1\\-3\end{pmatrix}

n=n\vec{n'} = -\vec{n}

Ils sont colinéaires Les plans sont donc bien parallèles.

Le signe - ne change rien : un vecteur normal est défini à un facteur non nul près. L'équation 2x+y3z+34=0-2x + y - 3z + 34 = 0 décrit le même « type » de plan que 2xy+3z34=02x - y + 3z - 34 = 0.

Condition 2 — P\mathcal{P}' passe-t-il par B(5;3;7)B(5\,;-3\,;7) ? On injecte les coordonnées de BB dans l'équation :

2×5+(3)3×7+34=10321+34-2 \times 5 + (-3) - 3 \times 7 + 34 = -10 - 3 - 21 + 34

=34+34=0= -34 + 34 = 0 \qquad \checkmark

Les coordonnées de BB vérifient l'équation : le plan passe bien par BB.

Les deux conditions sont remplies : l'affirmation est vraie.

Piège possible : un candidat pressé pourrait rejeter l'affirmation en voyant les signes opposés de n\vec{n'} et n\vec{n}, en croyant à tort que les vecteurs normaux doivent être égaux. Ils doivent seulement être colinéaires.
6
Affirmation 6 : la distance du point AA au plan P\mathcal{P} est égale à 142\dfrac{\sqrt{14}}{2}.
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

On applique la formule de la distance d'un point à un plan d'équation ax+by+cz+d=0ax + by + cz + d = 0 :

d(A;P)=axA+byA+czA+da2+b2+c2d(A\,;\mathcal{P}) = \frac{\left|a\,x_A + b\,y_A + c\,z_A + d\right|}{\sqrt{a^2 + b^2 + c^2}}

Ici P:2xy+3z+6=0\mathcal{P} : 2x - y + 3z + 6 = 0, donc a=2a = 2, b=1b = -1, c=3c = 3, d=6d = 6, et A(2;0;1)A(2\,;0\,;-1).

Numérateur :

2×2+(1)×0+3×(1)+6=403+6=7=7\left|2 \times 2 + (-1) \times 0 + 3 \times (-1) + 6\right| = \left|4 - 0 - 3 + 6\right| = |7| = 7

La valeur absolue est indispensable : une distance est toujours positive.

Dénominateur :

22+(1)2+32=4+1+9=14\sqrt{2^2 + (-1)^2 + 3^2} = \sqrt{4 + 1 + 9} = \sqrt{14}

Conclusion — il faut rationaliser pour reconnaître la forme attendue :

d(A;P)=714=71414=142d(A\,;\mathcal{P}) = \frac{7}{\sqrt{14}} = \frac{7\sqrt{14}}{14} = \frac{\sqrt{14}}{2}

d(A;P)=1421,87\boxed{d(A\,;\mathcal{P}) = \frac{\sqrt{14}}{2} \approx 1{,}87}

L'affirmation est vraie.

L'étape que beaucoup ratent : s'arrêter à 714\dfrac{7}{\sqrt{14}} et conclure « ce n'est pas la même chose ». Or 714=714×1414=71414=142\dfrac{7}{\sqrt{14}} = \dfrac{7}{\sqrt{14}} \times \dfrac{\sqrt{14}}{\sqrt{14}} = \dfrac{7\sqrt{14}}{14} = \dfrac{\sqrt{14}}{2}, puisque 714=12\dfrac{7}{14} = \dfrac{1}{2}.
7
On note (d)(d) la droite de représentation paramétrique
{x=12+2ky=6z=35kavec kR\left\{\begin{array}{l} x = -12 + 2k \\ y = 6 \\ z = 3 - 5k \end{array}\right. \quad \text{avec } k \in \mathbb{R}

Affirmation 7 : les droites (AB)(AB) et (d)(d) ne sont pas coplanaires.
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FAUSSE\boxed{\textbf{FAUSSE}}

Méthode. Deux droites sont non coplanaires lorsqu'elles ne sont ni parallèles, ni sécantes. Il faut donc chercher un point commun : si le système admet une solution, elles sont sécantes, donc coplanaires.

Les vecteurs directeurs.

AB(338)v(205)\vec{AB}\begin{pmatrix}3\\-3\\8\end{pmatrix} \qquad \vec{v}\begin{pmatrix}2\\0\\-5\end{pmatrix}

Ils ne sont pas colinéaires (v\vec{v} a sa deuxième coordonnée nulle, pas AB\vec{AB}). Les droites ne sont donc pas parallèles.

Recherche d'un point d'intersection. Un point de (AB)(AB) s'écrit A+sABA + s\,\vec{AB}, soit (2+3s; 3s; 1+8s)(2 + 3s\,;\ -3s\,;\ -1 + 8s). On résout :

{2+3s=12+2k3s=61+8s=35k\left\{\begin{array}{l} 2 + 3s = -12 + 2k \\ -3s = 6 \\ -1 + 8s = 3 - 5k \end{array}\right.

La deuxième équation est la plus simple — on commence par elle :

3s=6    s=2-3s = 6 \iff s = -2

On reporte dans la première :

2+3×(2)=4=12+2k    2k=8    k=42 + 3 \times (-2) = -4 = -12 + 2k \iff 2k = 8 \iff k = 4

Vérification dans la troisième équation — c'est elle qui décide :

1+8×(2)=17et35×4=320=17-1 + 8 \times (-2) = -17 \qquad \text{et} \qquad 3 - 5 \times 4 = 3 - 20 = -17

17=17-17 = -17 \qquad \checkmark

Le système est compatible : les droites se coupent au point

I(4;6;17)\boxed{I(-4\,;6\,;-17)}

Elles sont donc sécantes, et deux droites sécantes sont toujours coplanaires. L'affirmation est fausse.

Le point de bascule : si la troisième équation avait été contradictoire, les droites auraient été non coplanaires et l'affirmation vraie. Il ne faut jamais faire l'économie de cette vérification.

Exercice 4 — Étude de f(x)=exsin(x)f(x) = e^x \sin(x) et intégration par parties (5 points)

On désigne par ff la fonction définie sur l'intervalle [0;π][0\,;\pi] par

f(x)=exsin(x)f(x) = e^{x}\sin(x)

On note Cf\mathcal{C}_f sa courbe représentative.

Partie A — Étude de ff

A.1
a. Démontrer que, pour tout réel xx de [0;π][0\,;\pi] :
f(x)=ex[sin(x)+cos(x)]f'(x) = e^{x}\left[\sin(x) + \cos(x)\right]
b. Justifier que ff est strictement croissante sur [0;π2]\left[0\,;\dfrac{\pi}{2}\right].
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a. Dérivation. C'est un produit uvuv avec u=exu = e^{x} et v=sin(x)v = \sin(x) :

u(x)=exv(x)=cos(x)u'(x) = e^{x} \qquad v'(x) = \cos(x)

f(x)=uv+uv=exsin(x)+excos(x)f'(x) = u'v + uv' = e^{x}\sin(x) + e^{x}\cos(x)

On factorise par exe^{x} :

f(x)=ex[sin(x)+cos(x)]\boxed{f'(x) = e^{x}\left[\sin(x) + \cos(x)\right]} \blacksquare

b. Signe de ff' sur [0;π2]\left[0\,;\dfrac{\pi}{2}\right]. Comme ex>0e^{x} > 0 pour tout réel xx, le signe de ff' est celui de sin(x)+cos(x)\sin(x) + \cos(x).

Or sur l'intervalle [0;π2]\left[0\,;\dfrac{\pi}{2}\right] :

sin(x)0\sin(x) \geqslant 0 ;
cos(x)0\cos(x) \geqslant 0.

Leur somme est donc positive. Et elle ne peut pas être nulle : sin\sin et cos\cos ne s'annulent jamais en même temps (le seul point où sinx=0\sin x = 0 sur cet intervalle est x=0x = 0, où cos0=10\cos 0 = 1 \neq 0).

sin(x)+cos(x)>0sur [0;π2]\sin(x) + \cos(x) > 0 \quad \text{sur } \left[0\,;\frac{\pi}{2}\right]

f>0  donc f est strictement croissante sur [0;π2]\boxed{f' > 0 \ \text{ donc } f \text{ est strictement croissante sur } \left[0\,;\frac{\pi}{2}\right]} \blacksquare

L'argument à ne pas bâcler : dire simplement « sin\sin et cos\cos sont positifs » donne f0f' \geqslant 0, donc une croissance au sens large. Pour la stricte croissance, il faut ajouter qu'ils ne s'annulent pas simultanément.
A.2
a. Déterminer une équation de la tangente TT à Cf\mathcal{C}_f au point d'abscisse 00.
b. Démontrer que ff est convexe sur [0;π2]\left[0\,;\dfrac{\pi}{2}\right].
c. En déduire que, pour tout réel xx de [0;π2]\left[0\,;\dfrac{\pi}{2}\right] :
exsin(x)xe^{x}\sin(x) \geqslant x
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a. Équation de la tangente. On applique y=f(0)(x0)+f(0)y = f'(0)(x - 0) + f(0).

f(0)=e0sin(0)=1×0=0f(0) = e^{0}\sin(0) = 1 \times 0 = 0

f(0)=e0[sin(0)+cos(0)]=1×(0+1)=1f'(0) = e^{0}\left[\sin(0) + \cos(0)\right] = 1 \times (0 + 1) = 1

y=1×x+0y = 1 \times x + 0

T: y=x\boxed{T : \ y = x}

Retenir cette équation : c'est elle qui rendra la question c immédiate.

b. Convexité. On dérive f(x)=ex[sin(x)+cos(x)]f'(x) = e^{x}\left[\sin(x) + \cos(x)\right], à nouveau un produit :

f(x)=ex[sin(x)+cos(x)]+ex[cos(x)sin(x)]f''(x) = e^{x}\left[\sin(x) + \cos(x)\right] + e^{x}\left[\cos(x) - \sin(x)\right]

(la dérivée de cos\cos est sin-\sin — attention au signe)

On factorise par exe^{x} et on simplifie les sin\sin s'éliminent :

f(x)=ex[sin(x)+cos(x)+cos(x)sin(x)= 2cos(x)]f''(x) = e^{x}\Big[\underbrace{\sin(x) + \cos(x) + \cos(x) - \sin(x)}_{=\ 2\cos(x)}\Big]

f(x)=2excos(x)\boxed{f''(x) = 2\,e^{x}\cos(x)}

Signe. Comme 2ex>02e^{x} > 0, le signe de ff'' est celui de cos(x)\cos(x). Or sur [0;π2]\left[0\,;\dfrac{\pi}{2}\right], on a cos(x)0\cos(x) \geqslant 0 :

f(x)0sur [0;π2]f''(x) \geqslant 0 \quad \text{sur } \left[0\,;\frac{\pi}{2}\right]

f est CONVEXE sur [0;π2]\boxed{f \text{ est CONVEXE sur } \left[0\,;\frac{\pi}{2}\right]} \blacksquare

c. L'inégalité. C'est une application directe de la convexité — aucun calcul supplémentaire n'est nécessaire.

Une fonction convexe a sa courbe au-dessus de toutes ses tangentes. Or T:y=xT : y = x est une tangente à Cf\mathcal{C}_f (question a), et ff est convexe sur [0;π2]\left[0\,;\dfrac{\pi}{2}\right] (question b).

Donc, sur cet intervalle, la courbe est au-dessus de TT :

f(x)xf(x) \geqslant x

exsin(x)xpour tout x[0;π2]\boxed{e^{x}\sin(x) \geqslant x \quad \text{pour tout } x \in \left[0\,;\frac{\pi}{2}\right]} \blacksquare

C'est le piège de la question : on est tenté d'étudier le signe de exsin(x)xe^{x}\sin(x) - x, calcul long et délicat. Le sujet attend l'argument de convexité, qui tient en deux lignes — et il a soigneusement préparé le terrain avec les questions a et b.

Cette inégalité resservira à la partie B, question 3 : elle garantit que Cf\mathcal{C}_f est bien au-dessus de Cg\mathcal{C}_g, et donc que l'aire se calcule dans le bon sens.
A.3
Justifier que le point d'abscisse π2\dfrac{\pi}{2} de la courbe de ff est un point d'inflexion.
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Rappel. Un point d'inflexion est un point où ff'' s'annule EN CHANGEANT DE SIGNE. L'annulation seule ne suffit pas.

On repart de f(x)=2excos(x)f''(x) = 2\,e^{x}\cos(x) (question 2.b). Comme 2ex>02e^{x} > 0, le signe de ff'' est celui de cos(x)\cos(x).

Annulation :

f(x)=0    cos(x)=0    x=π2(sur [0;π])f''(x) = 0 \iff \cos(x) = 0 \iff x = \frac{\pi}{2} \quad \text{(sur } [0\,;\pi])

Changement de signe — c'est le point décisif :

xx00π2\dfrac{\pi}{2}π\pi
signe de cos(x)\cos(x)++00-
signe de f(x)f''(x)++00-
convexité de ffconvexeconcave


Le cosinus est positif sur [0;π2[\left[0\,;\dfrac{\pi}{2}\right[ et négatif sur ]π2;π]\left]\dfrac{\pi}{2}\,;\pi\right] : il change bien de signe en π2\dfrac{\pi}{2}.

La fonction ff y passe donc de convexe à concave.

Le point d’abscisse π2 est un point d’inflexion de Cf\boxed{\text{Le point d'abscisse } \frac{\pi}{2} \text{ est un point d'inflexion de } \mathcal{C}_f} \blacksquare

L'erreur classique : se contenter de « f(π2)=0f''\left(\frac{\pi}{2}\right) = 0, donc c'est un point d'inflexion ». C'est faux en général — la fonction xx4x \mapsto x^4 a une dérivée seconde nulle en 00 sans point d'inflexion, car elle ne change pas de signe.

Partie B — Calcul d'intégrales et d'aire

B.1
On note
I=0π2exsin(x)dxetJ=0π2excos(x)dxI = \int_0^{\frac{\pi}{2}} e^{x}\sin(x)\,\mathrm{d}x \qquad \text{et} \qquad J = \int_0^{\frac{\pi}{2}} e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x

En intégrant par parties l'intégrale II de deux manières différentes, établir les deux relations :
I=1+JetI=eπ2JI = 1 + J \qquad \text{et} \qquad I = e^{\frac{\pi}{2}} - J
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L'idée de l'exercice. L'intégrale II ne se calcule pas directement : chaque intégration par parties fait réapparaître JJ. C'est en la menant de deux façons qu'on obtient deux équations à deux inconnues.

---

PREMIÈRE MANIÈRE — on dérive sin\sin, on primitive exe^{x}.

u(x)=sin(x)  u(x)=cos(x)u(x) = \sin(x) \ \Rightarrow \ u'(x) = \cos(x)
v(x)=ex  v(x)=exv'(x) = e^{x} \ \Rightarrow \ v(x) = e^{x}

I=[exsin(x)]0π20π2excos(x)dxI = \Big[e^{x}\sin(x)\Big]_0^{\frac{\pi}{2}} - \int_0^{\frac{\pi}{2}} e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x

Terme tout intégré — on utilise sin(π2)=1\sin\left(\frac{\pi}{2}\right) = 1 et sin(0)=0\sin(0) = 0 :

[exsin(x)]0π2=eπ2×1e0×0=eπ2\Big[e^{x}\sin(x)\Big]_0^{\frac{\pi}{2}} = e^{\frac{\pi}{2}} \times 1 - e^{0} \times 0 = e^{\frac{\pi}{2}}

L'intégrale restante est exactement JJ :

I=eπ2J\boxed{I = e^{\frac{\pi}{2}} - J} \blacksquare

---

SECONDE MANIÈRE — on dérive exe^{x}, on primitive sin\sin.

u(x)=ex  u(x)=exu(x) = e^{x} \ \Rightarrow \ u'(x) = e^{x}
v(x)=sin(x)  v(x)=cos(x)v'(x) = \sin(x) \ \Rightarrow \ v(x) = -\cos(x)

(attention au signe : une primitive de sin\sin est cos-\cos)

I=[excos(x)]0π20π2ex×(cos(x))dxI = \Big[-e^{x}\cos(x)\Big]_0^{\frac{\pi}{2}} - \int_0^{\frac{\pi}{2}} e^{x} \times \left(-\cos(x)\right)\mathrm{d}x

I=[excos(x)]0π2+0π2excos(x)dxI = \Big[-e^{x}\cos(x)\Big]_0^{\frac{\pi}{2}} + \int_0^{\frac{\pi}{2}} e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x

Terme tout intégré — on utilise cos(π2)=0\cos\left(\frac{\pi}{2}\right) = 0 et cos(0)=1\cos(0) = 1 :

[excos(x)]0π2=eπ2×0= 0(e0×1)= 1=0+1=1\Big[-e^{x}\cos(x)\Big]_0^{\frac{\pi}{2}} = \underbrace{-e^{\frac{\pi}{2}} \times 0}_{=\ 0} - \underbrace{\left(-e^{0} \times 1\right)}_{=\ -1} = 0 + 1 = 1

I=1+J\boxed{I = 1 + J} \blacksquare

Les deux signes moins qui s'annulent (celui de cos-\cos et celui de la formule d'IPP) sont le point le plus délicat du calcul.
B.2
En déduire que I=1+eπ22I = \dfrac{1 + e^{\frac{\pi}{2}}}{2}.
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Un système de deux équations à deux inconnues (II et JJ) :

{I=1+JI=eπ2J\left\{\begin{array}{l} I = 1 + J \\ I = e^{\frac{\pi}{2}} - J \end{array}\right.

L'astuce : additionner les deux lignes. Le JJ apparaît une fois avec le signe ++, une fois avec le signe - : il s'élimine.

I+I=(1+J)+(eπ2J)I + I = \left(1 + J\right) + \left(e^{\frac{\pi}{2}} - J\right)

2I=1+eπ22I = 1 + e^{\frac{\pi}{2}}

I=1+eπ221+4,81022,905\boxed{I = \frac{1 + e^{\frac{\pi}{2}}}{2} \approx \frac{1 + 4{,}810}{2} \approx 2{,}905}

Au passage, on obtient aussi JJ en soustrayant les deux équations :

J=I1=1+eπ221=eπ2121,905J = I - 1 = \frac{1 + e^{\frac{\pi}{2}}}{2} - 1 = \frac{e^{\frac{\pi}{2}} - 1}{2} \approx 1{,}905

Contrôle de vraisemblance : sur [0;π2]\left[0\,;\frac{\pi}{2}\right] (de longueur 1,57\approx 1{,}57), la fonction ff varie entre 00 et f(π2)=eπ24,81f\left(\frac{\pi}{2}\right) = e^{\frac{\pi}{2}} \approx 4{,}81. Une aire d'environ 2,92{,}9 est parfaitement plausible
B.3
On note gg la fonction définie sur R\mathbb{R} par g(x)=xg(x) = x.

Calculer la valeur exacte de l'aire du domaine situé entre les courbes Cf\mathcal{C}_f et Cg\mathcal{C}_g et les droites d'équation x=0x = 0 et x=π2x = \dfrac{\pi}{2}.
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Mise en place — quelle courbe est au-dessus ? C'est la question A.2.c qui répond, et c'est pour cela qu'elle était posée :

exsin(x)xsur [0;π2]c’est-aˋ-diref(x)g(x)e^{x}\sin(x) \geqslant x \quad \text{sur } \left[0\,;\frac{\pi}{2}\right] \qquad \text{c'est-à-dire} \qquad f(x) \geqslant g(x)

Cf\mathcal{C}_f est donc au-dessus de Cg\mathcal{C}_g. L'aire s'écrit sans valeur absolue :

A=0π2[f(x)au-dessusg(x)en dessous]dx=0π2(exsin(x)x)dx\mathcal{A} = \int_0^{\frac{\pi}{2}} \Big[\underbrace{f(x)}_{\text{au-dessus}} - \underbrace{g(x)}_{\text{en dessous}}\Big]\,\mathrm{d}x = \int_0^{\frac{\pi}{2}} \left(e^{x}\sin(x) - x\right)\mathrm{d}x

Séparation en deux intégrales (linéarité) :

A=0π2exsin(x)dx= I (question 2)  0π2xdx\mathcal{A} = \underbrace{\int_0^{\frac{\pi}{2}} e^{x}\sin(x)\,\mathrm{d}x}_{=\ I \ \text{(question 2)}} \ - \ \int_0^{\frac{\pi}{2}} x\,\mathrm{d}x

Seconde intégrale — immédiate :

0π2xdx=[x22]0π2=12×π24=π28\int_0^{\frac{\pi}{2}} x\,\mathrm{d}x = \left[\frac{x^2}{2}\right]_0^{\frac{\pi}{2}} = \frac{1}{2} \times \frac{\pi^2}{4} = \frac{\pi^2}{8}

Conclusion :

A=1+eπ22π28 u.a.\boxed{\mathcal{A} = \frac{1 + e^{\frac{\pi}{2}}}{2} - \frac{\pi^2}{8} \ \text{u.a.}}

Valeur numérique :

A2,9051,2341,672 u.a.\mathcal{A} \approx 2{,}905 - 1{,}234 \approx 1{,}672 \ \text{u.a.}

Contrôle de vraisemblance : le domaine est un « croissant » de largeur π21,57\frac{\pi}{2} \approx 1{,}57, dont l'écart maximal entre les deux courbes est atteint en π2\frac{\pi}{2} et vaut 4,811,573,244{,}81 - 1{,}57 \approx 3{,}24. Une aire de 1,671{,}67 est cohérente — et surtout positive, ce qui confirme le sens de la soustraction

Tout l'exercice était construit pour cette question : la partie A a démontré l'inégalité qui donne le bon sens de soustraction, et la partie B a calculé II. Sans l'une ou l'autre, la question est infaisable.

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