Bac Maths 2025 Asie Septembre
5 septembre 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 19 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 5 septembre 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Vrai / Faux — étude de (5 points)
Soit la fonction définie sur par
On admet que est deux fois dérivable sur , et on note sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
Pour chacune des affirmations, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier. Toute réponse non argumentée n'est pas prise en compte.
On admet que est deux fois dérivable sur , et on note sa courbe représentative dans un repère orthonormé.
Pour chacune des affirmations, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier. Toute réponse non argumentée n'est pas prise en compte.
1
Affirmation 1 : pour tout réel , .
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C'est un produit avec et :
(la dérivée de est — attention au facteur )
On factorise par , qui n'est jamais nul :
C'est bien l'expression proposée : l'affirmation est vraie.
Erreur fréquente : écrire en oubliant le facteur de la dérivée de la composée.
2
Affirmation 2 : la fonction est solution sur de l'équation différentielle
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Il suffit de calculer et de vérifier qu'on retombe sur le second membre.
On dispose des deux morceaux :
Somme :
On factorise par — et le terme en disparaît :
C'est exactement le second membre de l'équation : en est bien une solution. L'affirmation est vraie.
Remarque : est une solution particulière de cette équation. Les solutions générales sont , et correspond au cas .
3
Affirmation 3 : la fonction est convexe sur .
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Calcul de . On dérive , à nouveau un produit :
On factorise par :
Signe. Comme pour tout réel , le signe de est celui de :
| signe de | |||||
| convexité de | CONCAVE | CONVEXE |
L'affirmation dit exactement le contraire : elle est fausse.
L'affirmation est piégeuse parce qu'elle donne le bon intervalle mais la mauvaise convexité. Le point est bien le point d'inflexion — c'est là que s'annule en changeant de signe — mais la courbe est concave avant et convexe après, pas l'inverse.
4
Affirmation 4 : l'équation admet une unique solution sur .
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Étude complète de . D'après l'affirmation 1, le signe de est celui de (puisque ) :
Limites.
• En : et . Le produit tend vers (pas d'indétermination).
• En : c'est une forme , levée par croissance comparée — l'exponentielle l'emporte :
| signe de | |||||
| variations de |
Le maximum vaut .
---
On raisonne EN DEUX TEMPS, car n'est pas monotone sur .
Sur :
• est continue et strictement croissante ;
• va de à .
Or appartient à cet intervalle de valeurs. D'après le corollaire du TVI, l'équation admet exactement une solution sur ce morceau.
Sur :
• décroît de vers ;
• toutes ses valeurs sont donc dans , c'est-à-dire strictement positives.
---
Conclusion.
L'affirmation est vraie.
Raccourci qui aurait suffi : est du signe de (car ). Une solution négative comme ne peut donc être atteinte que pour — c'est-à-dire sur la branche croissante, où le TVI donne l'unicité.
5
Affirmation 5 : l'aire du domaine délimité par la courbe , l'axe des abscisses et les droites d'équation et est égale à
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Signe de sur . Comme , la fonction est du signe de . Sur , on a , donc
L'aire est donc directement donnée par l'intégrale, sans valeur absolue :
Intégration par parties. On dérive le polynôme (il disparaît) et on primitive l'exponentielle :
(attention au facteur : une primitive de est )
Terme tout intégré :
Intégrale restante :
Somme :
On met les termes en au même dénominateur : .
C'est exactement l'expression proposée : l'affirmation est vraie.
Contrôle de vraisemblance : sur , la fonction varie entre et son maximum . Une aire d'environ sur un intervalle de largeur est donc parfaitement cohérente ✓
Exercice 2 — La droite d'Euler dans un cube (5 points)
> La droite d'Euler. Dans un triangle non équilatéral, la droite d'Euler est la droite qui passe par trois points remarquables :
> - le centre du cercle circonscrit (cercle passant par les trois sommets) ;
> - le centre de gravité (intersection des médianes) ;
> - l'orthocentre (intersection des hauteurs).
>
> Que ces trois points soient toujours alignés est un résultat remarquable, démontré par Leonhard Euler en 1765.
Le but de l'exercice est d'étudier un exemple de droite d'Euler.
On considère un cube de côté . L'espace est muni du repère orthonormé .
On note le milieu de et le milieu de .
> - le centre du cercle circonscrit (cercle passant par les trois sommets) ;
> - le centre de gravité (intersection des médianes) ;
> - l'orthocentre (intersection des hauteurs).
>
> Que ces trois points soient toujours alignés est un résultat remarquable, démontré par Leonhard Euler en 1765.
Le but de l'exercice est d'étudier un exemple de droite d'Euler.
On considère un cube de côté . L'espace est muni du repère orthonormé .
On note le milieu de et le milieu de .
1
Donner sans justification les coordonnées des points , , , et .
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Dans le repère , les sommets du cube ont pour coordonnées :
(Le point est le sommet « opposé » à : c'est l'extrémité de la grande diagonale du cube.)
Les milieux — on fait la moyenne coordonnée par coordonnée.
Récapitulatif :
Ces trois points , , seront les sommets du triangle dont on cherche la droite d'Euler.
(Le point est le sommet « opposé » à : c'est l'extrémité de la grande diagonale du cube.)
Les milieux — on fait la moyenne coordonnée par coordonnée.
Récapitulatif :
Ces trois points , , seront les sommets du triangle dont on cherche la droite d'Euler.
2
a. Déterminer une représentation paramétrique de la droite .
b. Montrer qu'une représentation paramétrique de est
c. Démontrer que et sont sécantes en un point de coordonnées .
b. Montrer qu'une représentation paramétrique de est
c. Démontrer que et sont sécantes en un point de coordonnées .
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a. La droite . Son vecteur directeur est
Pour éviter les fractions, on peut le multiplier par (un vecteur directeur est défini à un facteur non nul près) :
La droite passe par . Tout point de s'écrit :
Contrôle : pour , on retrouve bien ✓
b. La droite . Son vecteur directeur est
La droite passe par . Tout point s'écrit :
c. Intersection. On cherche et tels que les deux points coïncident :
Les équations et sont identiques et donnent . On reporte dans :
D'où également.
Le système est COMPATIBLE : les droites sont sécantes. Le point d'intersection s'obtient en reportant dans :
Ce qu'est ce point — et c'est le cœur de l'exercice. et sont deux médianes du triangle :
• est le milieu de , donc est la médiane issue de ;
• est le milieu de , donc est la médiane issue de .
Leur intersection est donc le centre de gravité du triangle !
Contrôle par la formule de l'isobarycentre :
Pour éviter les fractions, on peut le multiplier par (un vecteur directeur est défini à un facteur non nul près) :
La droite passe par . Tout point de s'écrit :
Contrôle : pour , on retrouve bien ✓
b. La droite . Son vecteur directeur est
La droite passe par . Tout point s'écrit :
c. Intersection. On cherche et tels que les deux points coïncident :
Les équations et sont identiques et donnent . On reporte dans :
D'où également.
Le système est COMPATIBLE : les droites sont sécantes. Le point d'intersection s'obtient en reportant dans :
Ce qu'est ce point — et c'est le cœur de l'exercice. et sont deux médianes du triangle :
• est le milieu de , donc est la médiane issue de ;
• est le milieu de , donc est la médiane issue de .
Leur intersection est donc le centre de gravité du triangle !
Contrôle par la formule de l'isobarycentre :
3
a. Montrer que est normal au plan .
b. En déduire une équation cartésienne du plan .
c. On admet que la droite de vecteur directeur passant par a pour représentation paramétrique
Montrer que coupe le plan en un point .
d. Montrer que est équidistant des points , et .
b. En déduire une équation cartésienne du plan .
c. On admet que la droite de vecteur directeur passant par a pour représentation paramétrique
Montrer que coupe le plan en un point .
d. Montrer que est équidistant des points , et .
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a. est normal au plan . Il faut qu'il soit orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan.
(ils ne sont pas colinéaires : a ses deux dernières coordonnées nulles, pas )
b. Équation cartésienne. Un plan de vecteur normal a une équation . Avec :
Détermination de — le plan passe par :
Contrôle avec : ✓
c. Intersection de et . Un point de a pour coordonnées . Il appartient au plan si ses coordonnées vérifient :
On reporte dans la représentation paramétrique :
C'est le centre du cube ! (le milieu de la grande diagonale )
d. est équidistant de , et . On calcule les trois distances.
Ce qu'est ce point . Il est à égale distance des trois sommets du triangle et il appartient au plan (question c). C'est donc, par définition, le centre du cercle circonscrit au triangle !
Le rayon de ce cercle vaut — c'est la moitié de la grande diagonale du cube.
(ils ne sont pas colinéaires : a ses deux dernières coordonnées nulles, pas )
b. Équation cartésienne. Un plan de vecteur normal a une équation . Avec :
Détermination de — le plan passe par :
Contrôle avec : ✓
c. Intersection de et . Un point de a pour coordonnées . Il appartient au plan si ses coordonnées vérifient :
On reporte dans la représentation paramétrique :
C'est le centre du cube ! (le milieu de la grande diagonale )
d. est équidistant de , et . On calcule les trois distances.
Ce qu'est ce point . Il est à égale distance des trois sommets du triangle et il appartient au plan (question c). C'est donc, par définition, le centre du cercle circonscrit au triangle !
Le rayon de ce cercle vaut — c'est la moitié de la grande diagonale du cube.
4
Montrer que le triangle est rectangle en .
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Le triangle est rectangle en si et seulement si les vecteurs et sont orthogonaux, c'est-à-dire si leur produit scalaire est nul.
Les deux vecteurs partant de :
Produit scalaire (le repère est orthonormé) :
Interprétation géométrique — c'est immédiat sur le cube. L'arête est portée par une arête du cube, tandis que est une diagonale de la face , perpendiculaire à cette arête. Aucun calcul n'était vraiment nécessaire… mais la justification est exigée.
Ce que cela apporte pour la suite. Dans un triangle rectangle, deux des trois points remarquables sont immédiats :
• l'orthocentre est le sommet de l'angle droit, ici ;
• le centre du cercle circonscrit est le milieu de l'hypoténuse, ici le milieu de .
Et le milieu de vaut — cohérent avec la question 3.d ✓
Les deux vecteurs partant de :
Produit scalaire (le repère est orthonormé) :
Interprétation géométrique — c'est immédiat sur le cube. L'arête est portée par une arête du cube, tandis que est une diagonale de la face , perpendiculaire à cette arête. Aucun calcul n'était vraiment nécessaire… mais la justification est exigée.
Ce que cela apporte pour la suite. Dans un triangle rectangle, deux des trois points remarquables sont immédiats :
• l'orthocentre est le sommet de l'angle droit, ici ;
• le centre du cercle circonscrit est le milieu de l'hypoténuse, ici le milieu de .
Et le milieu de vaut — cohérent avec la question 3.d ✓
5
a. Identifier le centre du cercle circonscrit, le centre de gravité et l'orthocentre du triangle . (Aucune justification n'est attendue.)
b. Vérifier par un calcul que ces trois points sont effectivement alignés.
b. Vérifier par un calcul que ces trois points sont effectivement alignés.
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a. Les trois points remarquables. Tout le travail des questions précédentes converge ici.
Rappel : dans un triangle rectangle, les hauteurs issues des deux sommets aigus sont portées par les côtés de l'angle droit. Elles se coupent donc au sommet de l'angle droit : l'orthocentre est ce sommet.
b. Alignement des trois points. Trois points sont alignés si et seulement si deux vecteurs les joignant sont colinéaires. Prenons comme origine :
Comparaison — la relation saute aux yeux :
Les vecteurs et sont colinéaires :
La droite est la droite d'Euler du triangle .
---
Le résultat caché, et il est remarquable. La relation n'est pas un accident du cube. Elle traduit une propriété valable dans TOUT triangle :
où est le centre du cercle circonscrit, le centre de gravité et l'orthocentre.
Autrement dit : le centre de gravité se trouve toujours au tiers du segment joignant le centre du cercle circonscrit à l'orthocentre. C'est exactement ce que nous venons de vérifier ici — et c'est le théorème d'Euler, démontré en 1765.
Le sujet a donc fait redécouvrir, sur un cas particulier bien choisi, l'un des plus jolis résultats de la géométrie du triangle.
| Point remarquable | Identification | Coordonnées | Question |
|---|---|---|---|
| Centre de gravité | (intersection des médianes et ) | 2.c | |
| Centre du cercle circonscrit | (équidistant de , , ) | 3.d | |
| Orthocentre | (sommet de l'angle droit) | 4 |
Rappel : dans un triangle rectangle, les hauteurs issues des deux sommets aigus sont portées par les côtés de l'angle droit. Elles se coupent donc au sommet de l'angle droit : l'orthocentre est ce sommet.
b. Alignement des trois points. Trois points sont alignés si et seulement si deux vecteurs les joignant sont colinéaires. Prenons comme origine :
Comparaison — la relation saute aux yeux :
Les vecteurs et sont colinéaires :
La droite est la droite d'Euler du triangle .
---
Le résultat caché, et il est remarquable. La relation n'est pas un accident du cube. Elle traduit une propriété valable dans TOUT triangle :
où est le centre du cercle circonscrit, le centre de gravité et l'orthocentre.
Autrement dit : le centre de gravité se trouve toujours au tiers du segment joignant le centre du cercle circonscrit à l'orthocentre. C'est exactement ce que nous venons de vérifier ici — et c'est le théorème d'Euler, démontré en 1765.
Le sujet a donc fait redécouvrir, sur un cas particulier bien choisi, l'un des plus jolis résultats de la géométrie du triangle.
Exercice 3 — QCM au hasard — quand deviner fait perdre des points (4.75 points)
Dominique répond à un QCM de 10 questions. Pour chaque question, réponses sont proposées dont une seule est exacte.
Dominique répond au hasard à chacune des questions, en cochant exactement une case. La probabilité qu'il réponde correctement à une question est donc .
On note la variable aléatoire qui compte le nombre de bonnes réponses.
Dominique répond au hasard à chacune des questions, en cochant exactement une case. La probabilité qu'il réponde correctement à une question est donc .
On note la variable aléatoire qui compte le nombre de bonnes réponses.
1
Déterminer la loi suivie par et donner ses paramètres.
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Les trois conditions du schéma de Bernoulli sont réunies :
• l'expérience répète fois la même épreuve (répondre à une question) ;
• chaque épreuve n'a que deux issues : bonne réponse (succès) ou mauvaise ;
• les réponses étant données au hasard et indépendamment les unes des autres, la probabilité de succès est constante, égale à .
Le point à ne pas négliger : c'est le fait de répondre au hasard qui garantit à la fois l'indépendance et la constance de . Un candidat qui connaîtrait certaines réponses ne suivrait plus une loi binomiale.
• l'expérience répète fois la même épreuve (répondre à une question) ;
• chaque épreuve n'a que deux issues : bonne réponse (succès) ou mauvaise ;
• les réponses étant données au hasard et indépendamment les unes des autres, la probabilité de succès est constante, égale à .
Le point à ne pas négliger : c'est le fait de répondre au hasard qui garantit à la fois l'indépendance et la constance de . Un candidat qui connaîtrait certaines réponses ne suivrait plus une loi binomiale.
2
Quelle est la probabilité que Dominique obtienne exactement 5 bonnes réponses ? (Arrondir à .)
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On applique la formule de la loi binomiale :
Calcul du coefficient binomial : .
Interprétation. Dominique n'a qu'environ de chances d'obtenir exactement la moyenne ( bonnes réponses sur ) en répondant totalement au hasard.
Cohérent avec l'espérance : il n'obtient en moyenne que bonnes réponses (question 3). Atteindre est donc le double de la moyenne — un événement rare.
Calcul du coefficient binomial : .
Interprétation. Dominique n'a qu'environ de chances d'obtenir exactement la moyenne ( bonnes réponses sur ) en répondant totalement au hasard.
Cohérent avec l'espérance : il n'obtient en moyenne que bonnes réponses (question 3). Atteindre est donc le double de la moyenne — un événement rare.
3
Donner l'espérance de et l'interpréter dans le contexte.
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Pour , l'espérance vaut :
Interprétation. Si Dominique passait ce QCM un très grand nombre de fois en répondant toujours au hasard, il obtiendrait en moyenne bonnes réponses sur .
Ce chiffre est logique : avec une chance sur quatre par question, on s'attend à réussir un quart des questions, soit .
Il annonce déjà la conclusion de l'exercice : bonnes réponses signifie mauvaises. Avec le barème de la question 4 (qui pénalise les erreurs), le bilan risque d'être négatif.
Interprétation. Si Dominique passait ce QCM un très grand nombre de fois en répondant toujours au hasard, il obtiendrait en moyenne bonnes réponses sur .
Ce chiffre est logique : avec une chance sur quatre par question, on s'attend à réussir un quart des questions, soit .
Il annonce déjà la conclusion de l'exercice : bonnes réponses signifie mauvaises. Avec le barème de la question 4 (qui pénalise les erreurs), le bilan risque d'être négatif.
4
On suppose maintenant qu'une bonne réponse rapporte 1 point et qu'une mauvaise réponse fait perdre 0,5 point. La note finale peut donc être négative. On note le nombre de points obtenus.
a. Montrer que .
b. Calculer (valeur exacte).
c. À partir de combien de bonnes réponses la note finale est-elle positive ?
a. Montrer que .
b. Calculer (valeur exacte).
c. À partir de combien de bonnes réponses la note finale est-elle positive ?
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a. Expression de en fonction de . Si Dominique obtient bonnes réponses, il a nécessairement mauvaises réponses.
On développe :
Lecture de cette formule : on part d'un « malus » de points (comme si toutes les réponses étaient fausses), et chaque bonne réponse rapporte point — le point gagné, plus le demi-point qu'on ne perd pas.
b. Probabilité d'avoir la note maximale.
La note correspond donc au sans-faute — les réponses justes :
Interprétation : environ une chance sur un million. En répondant au hasard, Dominique ne fera pratiquement jamais un sans-faute.
c. Seuil de positivité.
Comme est un nombre ENTIER de bonnes réponses :
Vérification aux deux bornes :
• avec bonnes réponses : ✗ (négatif)
• avec bonnes réponses : ✓ (positif)
Le piège : écrire et conclure « bonnes réponses ». Il faut arrondir à l'entier supérieur — un nombre de bonnes réponses ne peut pas être .
À noter : le seuil de est au-dessus de l'espérance . C'est le cœur du problème suivant.
On développe :
Lecture de cette formule : on part d'un « malus » de points (comme si toutes les réponses étaient fausses), et chaque bonne réponse rapporte point — le point gagné, plus le demi-point qu'on ne perd pas.
b. Probabilité d'avoir la note maximale.
La note correspond donc au sans-faute — les réponses justes :
Interprétation : environ une chance sur un million. En répondant au hasard, Dominique ne fera pratiquement jamais un sans-faute.
c. Seuil de positivité.
Comme est un nombre ENTIER de bonnes réponses :
Vérification aux deux bornes :
• avec bonnes réponses : ✗ (négatif)
• avec bonnes réponses : ✓ (positif)
Le piège : écrire et conclure « bonnes réponses ». Il faut arrondir à l'entier supérieur — un nombre de bonnes réponses ne peut pas être .
À noter : le seuil de est au-dessus de l'espérance . C'est le cœur du problème suivant.
5
a. Calculer (valeur approchée au centième).
b. Calculer l'espérance de .
b. Calculer l'espérance de .
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a. Probabilité d'une note négative ou nulle. D'après la question précédente :
À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
Interprétation — et c'est frappant. En répondant totalement au hasard, Dominique a près de de chances d'obtenir une note négative ou nulle. Autrement dit, dans plus de 3 cas sur 4, deviner lui coûte des points.
b. Espérance de . L'espérance est linéaire : . C'est ce qui rend le calcul immédiat, sans avoir à recenser toutes les valeurs de .
Avec (question 3) :
---
La conclusion de l'exercice, et elle est instructive.
En moyenne, répondre au hasard fait PERDRE point. Le barème est conçu exactement pour cela : il rend la stratégie du hasard défavorable.
Vérifions pourquoi. Sur une question isolée, l'espérance de gain vaut
Chaque réponse au hasard coûte donc en moyenne point — et sur questions, cela fait bien ✓
Le seuil qui change tout : la pénalité de point rend le hasard perdant. Si elle n'était que de , l'espérance vaudrait , et il deviendrait rationnel de deviner. Le concepteur du barème a donc calibré la pénalité avec soin.
À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
Interprétation — et c'est frappant. En répondant totalement au hasard, Dominique a près de de chances d'obtenir une note négative ou nulle. Autrement dit, dans plus de 3 cas sur 4, deviner lui coûte des points.
b. Espérance de . L'espérance est linéaire : . C'est ce qui rend le calcul immédiat, sans avoir à recenser toutes les valeurs de .
Avec (question 3) :
---
La conclusion de l'exercice, et elle est instructive.
En moyenne, répondre au hasard fait PERDRE point. Le barème est conçu exactement pour cela : il rend la stratégie du hasard défavorable.
Vérifions pourquoi. Sur une question isolée, l'espérance de gain vaut
Chaque réponse au hasard coûte donc en moyenne point — et sur questions, cela fait bien ✓
Le seuil qui change tout : la pénalité de point rend le hasard perdant. Si elle n'était que de , l'espérance vaudrait , et il deviendrait rationnel de deviner. Le concepteur du barème a donc calibré la pénalité avec soin.
Exercice 4 — Suite d'évènements et suite arithmético-géométrique (5.25 points)
Soit un entier naturel non nul. Dans le cadre d'une expérience aléatoire, on considère une suite d'évènements , et on note la probabilité de .
Pour les parties A et B, on suppose que :
• si est réalisé, alors est réalisé avec une probabilité ;
• si n'est pas réalisé, alors est réalisé avec une probabilité .
On suppose .
Pour les parties A et B, on suppose que :
• si est réalisé, alors est réalisé avec une probabilité ;
• si n'est pas réalisé, alors est réalisé avec une probabilité .
On suppose .
Partie A — Les premiers termes
A.1
Compléter l'arbre pondéré, puis montrer que .
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Traduction de l'énoncé en probabilités conditionnelles :
Attention à ne pas confondre : les valeurs et apparaissent des deux côtés de l'arbre, mais croisées. Un chemin sur deux les inverse.
Formule des probabilités totales. Les évènements et forment une partition :
Calcul de , avec (donc ) :
Calcul de , avec (donc ) :
À noter : la suite oscille — elle chute brutalement de à , puis remonte à . La partie B expliquera cette oscillation.
Attention à ne pas confondre : les valeurs et apparaissent des deux côtés de l'arbre, mais croisées. Un chemin sur deux les inverse.
Formule des probabilités totales. Les évènements et forment une partition :
Calcul de , avec (donc ) :
Calcul de , avec (donc ) :
À noter : la suite oscille — elle chute brutalement de à , puis remonte à . La partie B expliquera cette oscillation.
A.2
Calculer la probabilité conditionnelle . (Arrondir à .)
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Attention au sens du conditionnement. On cherche : on sait que est réalisé, et l'on remonte le temps pour savoir si l'était. C'est une probabilité inverse — et même, ici, une probabilité rétrospective.
Numérateur — on multiplie le long du chemin puis :
Dénominateur — c'est (question 1).
Interprétation. Sachant que s'est produit, il n'y a qu'environ de chances que se soit produit aussi.
Ce résultat est cohérent avec le mécanisme : le système a tendance à alterner (la probabilité de « rester » dans n'est que de , contre pour y « revenir » depuis ). Il est donc bien plus probable que ait été atteint depuis que depuis .
Numérateur — on multiplie le long du chemin puis :
Dénominateur — c'est (question 1).
Interprétation. Sachant que s'est produit, il n'y a qu'environ de chances que se soit produit aussi.
Ce résultat est cohérent avec le mécanisme : le système a tendance à alterner (la probabilité de « rester » dans n'est que de , contre pour y « revenir » depuis ). Il est donc bien plus probable que ait été atteint depuis que depuis .
Partie B — Étude de la suite
B.1
a. Montrer que, pour tout entier : .
b. On pose . Montrer que est géométrique, en précisant sa raison et son premier terme.
c. En déduire l'expression de , puis de , en fonction de .
d. Déterminer la limite de .
b. On pose . Montrer que est géométrique, en précisant sa raison et son premier terme.
c. En déduire l'expression de , puis de , en fonction de .
d. Déterminer la limite de .
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a. Relation de récurrence. On reprend la formule des probabilités totales de la partie A :
On développe :
C'est une suite arithmético-géométrique — de la forme . Elle n'est ni arithmétique ni géométrique, d'où le changement de suite auxiliaire.
b. Nature de . On calcule en revenant à sa définition :
L'étape décisive — faire réapparaître en factorisant par :
La suite est donc géométrique de raison , de premier terme
Pourquoi retrancher ? Ce n'est pas arbitraire : est le point fixe de la relation, la solution de . Retrancher le point fixe est la méthode pour transformer une suite arithmético-géométrique en suite géométrique.
c. Expressions. Pour une suite géométrique de premier terme et de raison :
Et comme :
Contrôle sur les trois premiers termes :
d. Limite. La raison vérifie
Donc :
Interprétation. À long terme, la probabilité que l'évènement soit réalisé se stabilise à — quelle que soit la situation de départ. Le système « oublie » sa condition initiale.
Une particularité remarquable : la raison est NÉGATIVE. La suite ne converge donc pas de façon monotone : elle oscille autour de , en s'en rapprochant à chaque fois.
On voit bien l'alternance : au-dessus, en dessous, au-dessus, en dessous… avec des écarts qui se réduisent d'un facteur à chaque étape.
On développe :
C'est une suite arithmético-géométrique — de la forme . Elle n'est ni arithmétique ni géométrique, d'où le changement de suite auxiliaire.
b. Nature de . On calcule en revenant à sa définition :
L'étape décisive — faire réapparaître en factorisant par :
La suite est donc géométrique de raison , de premier terme
Pourquoi retrancher ? Ce n'est pas arbitraire : est le point fixe de la relation, la solution de . Retrancher le point fixe est la méthode pour transformer une suite arithmético-géométrique en suite géométrique.
c. Expressions. Pour une suite géométrique de premier terme et de raison :
Et comme :
Contrôle sur les trois premiers termes :
| calculé | Valeur | |
|---|---|---|
| ✓ | ||
| ✓ | ||
| ✓ |
d. Limite. La raison vérifie
Donc :
Interprétation. À long terme, la probabilité que l'évènement soit réalisé se stabilise à — quelle que soit la situation de départ. Le système « oublie » sa condition initiale.
Une particularité remarquable : la raison est NÉGATIVE. La suite ne converge donc pas de façon monotone : elle oscille autour de , en s'en rapprochant à chaque fois.
On voit bien l'alternance : au-dessus, en dessous, au-dessus, en dessous… avec des écarts qui se réduisent d'un facteur à chaque étape.
Partie C — Généralisation
C.1
Soit . On suppose maintenant que
On rappelle .
a. Montrer que, pour tout entier : .
b. Démontrer par récurrence que, pour tout entier :
c. Montrer que converge et donner sa limite.
On rappelle .
a. Montrer que, pour tout entier : .
b. Démontrer par récurrence que, pour tout entier :
c. Montrer que converge et donner sa limite.
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a. La relation de récurrence. Traduisons d'abord les hypothèses.
L'énoncé donne , donc par événement contraire :
Et directement : .
Le paramètre est donc la probabilité de changer d'état — dans les deux sens. C'est un système symétrique.
Formule des probabilités totales :
On développe :
On factorise par :
Contrôle avec la partie B : là, on avait , d'où ✓ et le terme constant valait bien ✓
b. Récurrence. Notons : « ».
Initialisation (). Avec :
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé. Calculons à l'aide de la relation de la question a, puis de l'hypothèse :
On distribue :
Le terme du milieu se simplifie magnifiquement :
Les s'annulent — c'est tout le mécanisme de la démonstration.
C'est exactement , puisque ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier .
c. Convergence. Il faut situer la raison par rapport à en valeur absolue.
On part de l'hypothèse :
On ajoute partout :
C'est exactement la condition de convergence d'une suite géométrique :
---
Le résultat est remarquable, et c'est la morale de l'exercice.
Le paramètre règle la vitesse de convergence, mais pas la limite.
Interprétation. Comme la probabilité de changer d'état est la même dans les deux sens ( de vers , et de vers ), le système est parfaitement symétrique. Aucun des deux états n'est favorisé : à long terme, ils sont équiprobables.
Et la condition initiale finit par être complètement oubliée — c'est une propriété fondamentale de ce type de systèmes (appelés chaînes de Markov).
Deux régimes selon le signe de :
La partie B correspondait au cas — d'où les oscillations observées.
L'énoncé donne , donc par événement contraire :
Et directement : .
Le paramètre est donc la probabilité de changer d'état — dans les deux sens. C'est un système symétrique.
Formule des probabilités totales :
On développe :
On factorise par :
Contrôle avec la partie B : là, on avait , d'où ✓ et le terme constant valait bien ✓
b. Récurrence. Notons : « ».
Initialisation (). Avec :
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé. Calculons à l'aide de la relation de la question a, puis de l'hypothèse :
On distribue :
Le terme du milieu se simplifie magnifiquement :
Les s'annulent — c'est tout le mécanisme de la démonstration.
C'est exactement , puisque ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier .
c. Convergence. Il faut situer la raison par rapport à en valeur absolue.
On part de l'hypothèse :
On ajoute partout :
C'est exactement la condition de convergence d'une suite géométrique :
---
Le résultat est remarquable, et c'est la morale de l'exercice.
Le paramètre règle la vitesse de convergence, mais pas la limite.
Interprétation. Comme la probabilité de changer d'état est la même dans les deux sens ( de vers , et de vers ), le système est parfaitement symétrique. Aucun des deux états n'est favorisé : à long terme, ils sont équiprobables.
Et la condition initiale finit par être complètement oubliée — c'est une propriété fondamentale de ce type de systèmes (appelés chaînes de Markov).
Deux régimes selon le signe de :
| Valeur de | Signe de | Comportement |
|---|---|---|
| positif | convergence monotone (décroissante) vers | |
| nul | dès | |
| négatif | convergence en oscillant autour de |
La partie B correspondait au cas — d'où les oscillations observées.
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