Bac Maths 2025 Asie Septembre

5 septembre 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité

Correction rédigée par Maths Facile — 19 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.

Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 5 septembre 2025.

Exercice 1 — Vrai / Faux — étude de f(x)=xe2xf(x) = x\,e^{-2x} (5 points)

Soit ff la fonction définie sur R\mathbb{R} par

f(x)=xe2xf(x) = x\,e^{-2x}

On admet que ff est deux fois dérivable sur R\mathbb{R}, et on note Cf\mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

Pour chacune des affirmations, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier. Toute réponse non argumentée n'est pas prise en compte.
1
Affirmation 1 : pour tout réel xx, f(x)=(2x+1)e2xf'(x) = (-2x + 1)\,e^{-2x}.
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

C'est un produit uvuv avec u=xu = x et v=e2xv = e^{-2x} :

u(x)=1v(x)=2e2xu'(x) = 1 \qquad v'(x) = -2\,e^{-2x}

(la dérivée de ekxe^{kx} est kekxk\,e^{kx} — attention au facteur 2-2)

f(x)=uv+uv=1×e2x+x×(2e2x)f'(x) = u'v + uv' = 1 \times e^{-2x} + x \times \left(-2\,e^{-2x}\right)

On factorise par e2xe^{-2x}, qui n'est jamais nul :

f(x)=(12x)e2xf'(x) = \left(1 - 2x\right)e^{-2x}

f(x)=(2x+1)e2x\boxed{f'(x) = (-2x + 1)\,e^{-2x}}

C'est bien l'expression proposée : l'affirmation est vraie.

Erreur fréquente : écrire v=e2xv' = e^{-2x} en oubliant le facteur 2-2 de la dérivée de la composée.
2
Affirmation 2 : la fonction ff est solution sur R\mathbb{R} de l'équation différentielle
y+2y=e2xy' + 2y = e^{-2x}
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Il suffit de calculer f+2ff' + 2f et de vérifier qu'on retombe sur le second membre.

On dispose des deux morceaux :

f(x)=(12x)e2x(affirmation 1)f'(x) = (1 - 2x)\,e^{-2x} \qquad \text{(affirmation 1)}

2f(x)=2xe2x2\,f(x) = 2x\,e^{-2x}

Somme :

f(x)+2f(x)=(12x)e2x+2xe2xf'(x) + 2f(x) = (1 - 2x)\,e^{-2x} + 2x\,e^{-2x}

On factorise par e2xe^{-2x} — et le terme en xx disparaît :

=(12x+2x= 1)e2x=e2x= \Big(\underbrace{1 - 2x + 2x}_{=\ 1}\Big)e^{-2x} = e^{-2x}

f+2f=e2x\boxed{f' + 2f = e^{-2x}}

C'est exactement le second membre de l'équation : ff en est bien une solution. L'affirmation est vraie.

Remarque : ff est une solution particulière de cette équation. Les solutions générales sont y=(x+C)e2xy = (x + C)e^{-2x}, et ff correspond au cas C=0C = 0.
3
Affirmation 3 : la fonction ff est convexe sur ];1]]-\infty\,;1].
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FAUSSE\boxed{\textbf{FAUSSE}}

Calcul de ff''. On dérive f(x)=(12x)e2xf'(x) = (1 - 2x)\,e^{-2x}, à nouveau un produit :

u=12x  u=2v=e2x  v=2e2xu = 1 - 2x \ \Rightarrow \ u' = -2 \qquad v = e^{-2x} \ \Rightarrow \ v' = -2\,e^{-2x}

f(x)=2e2x+(12x)×(2e2x)f''(x) = -2\,e^{-2x} + (1 - 2x) \times \left(-2\,e^{-2x}\right)

On factorise par e2xe^{-2x} :

f(x)=(22(12x))e2x=(22+4x)e2xf''(x) = \Big(-2 - 2(1 - 2x)\Big)e^{-2x} = \left(-2 - 2 + 4x\right)e^{-2x}

f(x)=(4x4)e2x=4(x1)e2x\boxed{f''(x) = \left(4x - 4\right)e^{-2x} = 4\,(x - 1)\,e^{-2x}}

Signe. Comme 4e2x>04\,e^{-2x} > 0 pour tout réel xx, le signe de ff'' est celui de (x1)(x - 1) :

xx-\infty11++\infty
signe de f(x)f''(x)-00++
convexité de ffCONCAVECONVEXE


f est CONCAVE sur ];1] et CONVEXE sur [1;+[\boxed{f \text{ est CONCAVE sur } ]-\infty\,;1] \text{ et CONVEXE sur } [1\,;+\infty[}

L'affirmation dit exactement le contraire : elle est fausse.

L'affirmation est piégeuse parce qu'elle donne le bon intervalle mais la mauvaise convexité. Le point x=1x = 1 est bien le point d'inflexion — c'est là que ff'' s'annule en changeant de signe — mais la courbe est concave avant et convexe après, pas l'inverse.
4
Affirmation 4 : l'équation f(x)=1f(x) = -1 admet une unique solution sur R\mathbb{R}.
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Étude complète de ff. D'après l'affirmation 1, le signe de ff' est celui de (12x)(1 - 2x) (puisque e2x>0e^{-2x} > 0) :

12x>0    x<121 - 2x > 0 \iff x < \frac{1}{2}

Limites.

• En -\infty : xx \to -\infty et e2x+e^{-2x} \to +\infty. Le produit tend vers -\infty (pas d'indétermination).
• En ++\infty : c'est une forme ×0\infty \times 0, levée par croissance comparée — l'exponentielle l'emporte :

limx+xe2x=0\lim_{x \to +\infty} \frac{x}{e^{2x}} = 0

xx-\infty12\dfrac{1}{2}++\infty
signe de f(x)f'(x)++00-
variations de ff-\infty\nearrow12e\dfrac{1}{2e}\searrow00


Le maximum vaut f(12)=12e1=12e0,184f\left(\frac{1}{2}\right) = \dfrac{1}{2}e^{-1} = \dfrac{1}{2e} \approx 0{,}184.

---

On raisonne EN DEUX TEMPS, car ff n'est pas monotone sur R\mathbb{R}.

Sur ];12]\left]-\infty\,;\dfrac{1}{2}\right] :
ff est continue et strictement croissante ;
ff va de -\infty à 12e0,184\dfrac{1}{2e} \approx 0{,}184.

Or 1-1 appartient à cet intervalle de valeurs. D'après le corollaire du TVI, l'équation f(x)=1f(x) = -1 admet exactement une solution sur ce morceau.

Sur [12;+[\left[\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[ :
ff décroît de 12e\dfrac{1}{2e} vers 00 ;
• toutes ses valeurs sont donc dans ]0;12e]\left]0\,;\dfrac{1}{2e}\right], c'est-à-dire strictement positives.

f(x)>0sur ce morceau      aucune solution aˋ f(x)=1f(x) > 0 \quad \text{sur ce morceau} \ \implies \ \text{aucune solution à } f(x) = -1

---

Conclusion.

L’eˊquation f(x)=1 admet une UNIQUE solution α0,426\boxed{\text{L'équation } f(x) = -1 \text{ admet une UNIQUE solution } \alpha \approx -0{,}426}

L'affirmation est vraie.

Raccourci qui aurait suffi : f(x)=xe2xf(x) = x\,e^{-2x} est du signe de xx (car e2x>0e^{-2x} > 0). Une solution négative comme 1-1 ne peut donc être atteinte que pour x<0x < 0 — c'est-à-dire sur la branche croissante, où le TVI donne l'unicité.
5
Affirmation 5 : l'aire du domaine délimité par la courbe Cf\mathcal{C}_f, l'axe des abscisses et les droites d'équation x=0x = 0 et x=1x = 1 est égale à
143e24\frac{1}{4} - \frac{3\,e^{-2}}{4}
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Signe de ff sur [0;1][0\,;1]. Comme e2x>0e^{-2x} > 0, la fonction f(x)=xe2xf(x) = x\,e^{-2x} est du signe de xx. Sur [0;1][0\,;1], on a x0x \geqslant 0, donc

f(x)0f(x) \geqslant 0

L'aire est donc directement donnée par l'intégrale, sans valeur absolue :

A=01xe2xdx\mathcal{A} = \int_0^{1} x\,e^{-2x}\,\mathrm{d}x

Intégration par parties. On dérive le polynôme (il disparaît) et on primitive l'exponentielle :

u(x)=xu(x)=1u(x) = x \quad \Rightarrow \quad u'(x) = 1
v(x)=e2xv(x)=12e2xv'(x) = e^{-2x} \quad \Rightarrow \quad v(x) = -\frac{1}{2}e^{-2x}

(attention au facteur 12-\frac{1}{2} : une primitive de ekxe^{kx} est 1kekx\frac{1}{k}e^{kx})

A=[x2e2x]01011×(12e2x)dx\mathcal{A} = \left[-\frac{x}{2}e^{-2x}\right]_0^{1} - \int_0^{1} 1 \times \left(-\frac{1}{2}e^{-2x}\right)\mathrm{d}x

A=[x2e2x]01+1201e2xdx\mathcal{A} = \left[-\frac{x}{2}e^{-2x}\right]_0^{1} + \frac{1}{2}\int_0^{1} e^{-2x}\,\mathrm{d}x

Terme tout intégré :

[x2e2x]01=12e20=e22\left[-\frac{x}{2}e^{-2x}\right]_0^{1} = -\frac{1}{2}e^{-2} - 0 = -\frac{e^{-2}}{2}

Intégrale restante :

1201e2xdx=12[12e2x]01=12(e22+12)=e24+14\frac{1}{2}\int_0^{1} e^{-2x}\,\mathrm{d}x = \frac{1}{2}\left[-\frac{1}{2}e^{-2x}\right]_0^{1} = \frac{1}{2}\left(-\frac{e^{-2}}{2} + \frac{1}{2}\right) = -\frac{e^{-2}}{4} + \frac{1}{4}

Somme :

A=e22e24+14\mathcal{A} = -\frac{e^{-2}}{2} - \frac{e^{-2}}{4} + \frac{1}{4}

On met les termes en e2e^{-2} au même dénominateur : 2e24e24=3e24-\dfrac{2e^{-2}}{4} - \dfrac{e^{-2}}{4} = -\dfrac{3e^{-2}}{4}.

A=143e240,250,1010,148 u.a.\boxed{\mathcal{A} = \frac{1}{4} - \frac{3\,e^{-2}}{4} \approx 0{,}25 - 0{,}101 \approx 0{,}148 \ \text{u.a.}}

C'est exactement l'expression proposée : l'affirmation est vraie.

Contrôle de vraisemblance : sur [0;1][0\,;1], la fonction varie entre 00 et son maximum 12e0,18\frac{1}{2e} \approx 0{,}18. Une aire d'environ 0,150{,}15 sur un intervalle de largeur 11 est donc parfaitement cohérente

Exercice 2 — La droite d'Euler dans un cube (5 points)

> La droite d'Euler. Dans un triangle non équilatéral, la droite d'Euler est la droite qui passe par trois points remarquables :
> - le centre du cercle circonscrit (cercle passant par les trois sommets) ;
> - le centre de gravité (intersection des médianes) ;
> - l'orthocentre (intersection des hauteurs).
>
> Que ces trois points soient toujours alignés est un résultat remarquable, démontré par Leonhard Euler en 1765.

Le but de l'exercice est d'étudier un exemple de droite d'Euler.

On considère un cube ABCDEFGHABCDEFGH de côté 11. L'espace est muni du repère orthonormé (A;AB,AD,AE)\left(A\,;\vec{AB},\vec{AD},\vec{AE}\right).

On note II le milieu de [AB][AB] et JJ le milieu de [BG][BG].
1
Donner sans justification les coordonnées des points AA, BB, GG, II et JJ.
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Dans le repère (A;AB,AD,AE)\left(A\,;\vec{AB},\vec{AD},\vec{AE}\right), les sommets du cube ont pour coordonnées :

A(0;0;0)B(1;0;0)G(1;1;1)A(0\,;0\,;0) \qquad B(1\,;0\,;0) \qquad G(1\,;1\,;1)

(Le point GG est le sommet « opposé » à AA : c'est l'extrémité de la grande diagonale du cube.)

Les milieux — on fait la moyenne coordonnée par coordonnée.

I=milieu de [AB] :I(0+12;0+02;0+02)I = \text{milieu de } [AB] \ : \quad I\left(\frac{0+1}{2}\,;\frac{0+0}{2}\,;\frac{0+0}{2}\right)

I(12;0;0)\boxed{I\left(\frac{1}{2}\,;0\,;0\right)}

J=milieu de [BG] :J(1+12;0+12;0+12)J = \text{milieu de } [BG] \ : \quad J\left(\frac{1+1}{2}\,;\frac{0+1}{2}\,;\frac{0+1}{2}\right)

J(1;12;12)\boxed{J\left(1\,;\frac{1}{2}\,;\frac{1}{2}\right)}

Récapitulatif :

A(0;0;0)B(1;0;0)G(1;1;1)I(12;0;0)J(1;12;12)\boxed{A(0\,;0\,;0) \quad B(1\,;0\,;0) \quad G(1\,;1\,;1) \quad I\left(\tfrac{1}{2}\,;0\,;0\right) \quad J\left(1\,;\tfrac{1}{2}\,;\tfrac{1}{2}\right)}

Ces trois points AA, BB, GG seront les sommets du triangle dont on cherche la droite d'Euler.
2
a. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AJ)(AJ).
b. Montrer qu'une représentation paramétrique de (IG)(IG) est
{x=12+12ty=tz=t(tR)\left\{\begin{array}{l} x = \tfrac{1}{2} + \tfrac{1}{2}t \\ y = t \\ z = t \end{array}\right. \quad (t \in \mathbb{R})
c. Démontrer que (AJ)(AJ) et (IG)(IG) sont sécantes en un point SS de coordonnées S(23;13;13)S\left(\tfrac{2}{3}\,;\tfrac{1}{3}\,;\tfrac{1}{3}\right).
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a. La droite (AJ)(AJ). Son vecteur directeur est

AJ=JA=(11212)\vec{AJ} = J - A = \begin{pmatrix}1\\\tfrac{1}{2}\\\tfrac{1}{2}\end{pmatrix}

Pour éviter les fractions, on peut le multiplier par 22 (un vecteur directeur est défini à un facteur non nul près) :

u(211)\vec{u}\begin{pmatrix}2\\1\\1\end{pmatrix}

La droite passe par A(0;0;0)A(0\,;0\,;0). Tout point de (AJ)(AJ) s'écrit A+suA + s\,\vec{u} :

(AJ): {x=2sy=sz=ssR\boxed{(AJ) : \ \left\{\begin{array}{l} x = 2s \\ y = s \\ z = s \end{array}\right. \qquad s \in \mathbb{R}}

Contrôle : pour s=12s = \frac{1}{2}, on retrouve bien J(1;12;12)J\left(1\,;\frac{1}{2}\,;\frac{1}{2}\right)

b. La droite (IG)(IG). Son vecteur directeur est

IG=GI=(1121010)=(1211)\vec{IG} = G - I = \begin{pmatrix}1 - \tfrac{1}{2}\\1 - 0\\1 - 0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\tfrac{1}{2}\\1\\1\end{pmatrix}

La droite passe par I(12;0;0)I\left(\frac{1}{2}\,;0\,;0\right). Tout point s'écrit I+tIGI + t\,\vec{IG} :

{x=12+12ty=0+tz=0+t\left\{\begin{array}{l} x = \tfrac{1}{2} + \tfrac{1}{2}t \\ y = 0 + t \\ z = 0 + t \end{array}\right.

C’est exactement la repreˊsentation proposeˊe\boxed{\text{C'est exactement la représentation proposée}} \blacksquare

c. Intersection. On cherche ss et tt tels que les deux points coïncident :

{2s=12+12t(1)s=t(2)s=t(3)\left\{\begin{array}{l} 2s = \tfrac{1}{2} + \tfrac{1}{2}t \qquad (1)\\ s = t \qquad (2)\\ s = t \qquad (3) \end{array}\right.

Les équations (2)(2) et (3)(3) sont identiques et donnent s=ts = t. On reporte dans (1)(1) :

2t=12+12t2t = \frac{1}{2} + \frac{1}{2}t

2t12t=12    32t=12    t=132t - \frac{1}{2}t = \frac{1}{2} \iff \frac{3}{2}t = \frac{1}{2} \iff t = \frac{1}{3}

D'où s=13s = \dfrac{1}{3} également.

Le système est COMPATIBLE : les droites sont sécantes. Le point d'intersection s'obtient en reportant s=13s = \frac{1}{3} dans (AJ)(AJ) :

x=2×13=23y=13z=13x = 2 \times \frac{1}{3} = \frac{2}{3} \qquad y = \frac{1}{3} \qquad z = \frac{1}{3}

S(23;13;13)\boxed{S\left(\frac{2}{3}\,;\frac{1}{3}\,;\frac{1}{3}\right)} \blacksquare

Ce qu'est ce point SS — et c'est le cœur de l'exercice. (AJ)(AJ) et (IG)(IG) sont deux médianes du triangle ABGABG :
JJ est le milieu de [BG][BG], donc (AJ)(AJ) est la médiane issue de AA ;
II est le milieu de [AB][AB], donc (IG)(IG) est la médiane issue de GG.

Leur intersection est donc le centre de gravité du triangle ABGABG !

Contrôle par la formule de l'isobarycentre :

A+B+G3=(0+1+13;0+0+13;0+0+13)=(23;13;13)=S\frac{A + B + G}{3} = \left(\frac{0+1+1}{3}\,;\frac{0+0+1}{3}\,;\frac{0+0+1}{3}\right) = \left(\frac{2}{3}\,;\frac{1}{3}\,;\frac{1}{3}\right) = S \qquad \checkmark
3
a. Montrer que n(0;1;1)\vec{n}(0\,;-1\,;1) est normal au plan (ABG)(ABG).
b. En déduire une équation cartésienne du plan (ABG)(ABG).
c. On admet que la droite (d)(d) de vecteur directeur n\vec{n} passant par K(12;0;1)K\left(\tfrac{1}{2}\,;0\,;1\right) a pour représentation paramétrique
{x=12y=tz=1+t\left\{\begin{array}{l} x = \tfrac{1}{2} \\ y = -t \\ z = 1 + t \end{array}\right.
Montrer que (d)(d) coupe le plan (ABG)(ABG) en un point L(12;12;12)L\left(\tfrac{1}{2}\,;\tfrac{1}{2}\,;\tfrac{1}{2}\right).
d. Montrer que LL est équidistant des points AA, BB et GG.
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a. n\vec{n} est normal au plan (ABG)(ABG). Il faut qu'il soit orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan.

AB=(100)AG=(111)\vec{AB} = \begin{pmatrix}1\\0\\0\end{pmatrix} \qquad \vec{AG} = \begin{pmatrix}1\\1\\1\end{pmatrix}

(ils ne sont pas colinéaires : AB\vec{AB} a ses deux dernières coordonnées nulles, pas AG\vec{AG})

nAB=0×1+(1)×0+1×0=0\vec{n} \cdot \vec{AB} = 0 \times 1 + (-1) \times 0 + 1 \times 0 = 0 \qquad \checkmark

nAG=0×1+(1)×1+1×1=1+1=0\vec{n} \cdot \vec{AG} = 0 \times 1 + (-1) \times 1 + 1 \times 1 = -1 + 1 = 0 \qquad \checkmark

n est normal au plan (ABG)\boxed{\vec{n} \text{ est normal au plan } (ABG)} \blacksquare

b. Équation cartésienne. Un plan de vecteur normal (a;b;c)(a\,;b\,;c) a une équation ax+by+cz+d=0ax + by + cz + d = 0. Avec n(0;1;1)\vec{n}(0\,;-1\,;1) :

0×xy+z+d=0soity+z+d=00 \times x - y + z + d = 0 \quad \text{soit} \quad -y + z + d = 0

Détermination de dd — le plan passe par A(0;0;0)A(0\,;0\,;0) :

0+0+d=0    d=0-0 + 0 + d = 0 \iff d = 0

(ABG): y+z=0(ou y=z)\boxed{(ABG) : \ -y + z = 0 \quad \text{(ou } y = z)}

Contrôle avec G(1;1;1)G(1\,;1\,;1) : 1+1=0-1 + 1 = 0

c. Intersection de (d)(d) et (ABG)(ABG). Un point de (d)(d) a pour coordonnées (12;t;1+t)\left(\tfrac{1}{2}\,;-t\,;1+t\right). Il appartient au plan si ses coordonnées vérifient y+z=0-y + z = 0 :

(t)+(1+t)=0-(-t) + (1 + t) = 0

t+1+t=0    2t=1    t=12t + 1 + t = 0 \iff 2t = -1 \iff t = -\frac{1}{2}

On reporte dans la représentation paramétrique :

x=12y=(12)=12z=1+(12)=12x = \frac{1}{2} \qquad y = -\left(-\frac{1}{2}\right) = \frac{1}{2} \qquad z = 1 + \left(-\frac{1}{2}\right) = \frac{1}{2}

L(12;12;12)\boxed{L\left(\frac{1}{2}\,;\frac{1}{2}\,;\frac{1}{2}\right)} \blacksquare

C'est le centre du cube ! (le milieu de la grande diagonale [AG][AG])

d. LL est équidistant de AA, BB et GG. On calcule les trois distances.

LA=(012)2+(012)2+(012)2=14+14+14=34=32LA = \sqrt{\left(0 - \tfrac{1}{2}\right)^2 + \left(0 - \tfrac{1}{2}\right)^2 + \left(0 - \tfrac{1}{2}\right)^2} = \sqrt{\frac{1}{4} + \frac{1}{4} + \frac{1}{4}} = \sqrt{\frac{3}{4}} = \frac{\sqrt{3}}{2}

LB=(112)2+(012)2+(012)2=14+14+14=32LB = \sqrt{\left(1 - \tfrac{1}{2}\right)^2 + \left(0 - \tfrac{1}{2}\right)^2 + \left(0 - \tfrac{1}{2}\right)^2} = \sqrt{\frac{1}{4} + \frac{1}{4} + \frac{1}{4}} = \frac{\sqrt{3}}{2}

LG=(112)2+(112)2+(112)2=34=32LG = \sqrt{\left(1 - \tfrac{1}{2}\right)^2 + \left(1 - \tfrac{1}{2}\right)^2 + \left(1 - \tfrac{1}{2}\right)^2} = \sqrt{\frac{3}{4}} = \frac{\sqrt{3}}{2}

LA=LB=LG=320,866\boxed{LA = LB = LG = \frac{\sqrt{3}}{2} \approx 0{,}866} \blacksquare

Ce qu'est ce point LL. Il est à égale distance des trois sommets du triangle ABGABG et il appartient au plan (ABG)(ABG) (question c). C'est donc, par définition, le centre du cercle circonscrit au triangle ABGABG !

Le rayon de ce cercle vaut 32\dfrac{\sqrt{3}}{2} — c'est la moitié de la grande diagonale du cube.
4
Montrer que le triangle ABGABG est rectangle en BB.
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Le triangle est rectangle en BB si et seulement si les vecteurs BA\vec{BA} et BG\vec{BG} sont orthogonaux, c'est-à-dire si leur produit scalaire est nul.

Les deux vecteurs partant de B(1;0;0)B(1\,;0\,;0) :

BA=AB=(010000)=(100)\vec{BA} = A - B = \begin{pmatrix}0 - 1\\0 - 0\\0 - 0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1\\0\\0\end{pmatrix}

BG=GB=(111010)=(011)\vec{BG} = G - B = \begin{pmatrix}1 - 1\\1 - 0\\1 - 0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}0\\1\\1\end{pmatrix}

Produit scalaire (le repère est orthonormé) :

BABG=(1)×0+0×1+0×1=0\vec{BA} \cdot \vec{BG} = (-1) \times 0 + 0 \times 1 + 0 \times 1 = 0

BABG=0      le triangle ABG est rectangle en B\boxed{\vec{BA} \cdot \vec{BG} = 0 \ \implies \ \text{le triangle } ABG \text{ est rectangle en } B} \blacksquare

Interprétation géométrique — c'est immédiat sur le cube. L'arête [BA][BA] est portée par une arête du cube, tandis que [BG][BG] est une diagonale de la face BCGFBCGF, perpendiculaire à cette arête. Aucun calcul n'était vraiment nécessaire… mais la justification est exigée.

Ce que cela apporte pour la suite. Dans un triangle rectangle, deux des trois points remarquables sont immédiats :
• l'orthocentre est le sommet de l'angle droit, ici BB ;
• le centre du cercle circonscrit est le milieu de l'hypoténuse, ici le milieu de [AG][AG].

Et le milieu de [AG][AG] vaut (0+12;0+12;0+12)=(12;12;12)=L\left(\frac{0+1}{2}\,;\frac{0+1}{2}\,;\frac{0+1}{2}\right) = \left(\frac{1}{2}\,;\frac{1}{2}\,;\frac{1}{2}\right) = L — cohérent avec la question 3.d
5
a. Identifier le centre du cercle circonscrit, le centre de gravité et l'orthocentre du triangle ABGABG. (Aucune justification n'est attendue.)
b. Vérifier par un calcul que ces trois points sont effectivement alignés.
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a. Les trois points remarquables. Tout le travail des questions précédentes converge ici.

Point remarquableIdentificationCoordonnéesQuestion
Centre de gravitéSS (intersection des médianes (AJ)(AJ) et (IG)(IG))(23;13;13)\left(\tfrac{2}{3}\,;\tfrac{1}{3}\,;\tfrac{1}{3}\right)2.c
Centre du cercle circonscritLL (équidistant de AA, BB, GG)(12;12;12)\left(\tfrac{1}{2}\,;\tfrac{1}{2}\,;\tfrac{1}{2}\right)3.d
OrthocentreBB (sommet de l'angle droit)(1;0;0)(1\,;0\,;0)4


Rappel : dans un triangle rectangle, les hauteurs issues des deux sommets aigus sont portées par les côtés de l'angle droit. Elles se coupent donc au sommet de l'angle droit : l'orthocentre est ce sommet.

b. Alignement des trois points. Trois points sont alignés si et seulement si deux vecteurs les joignant sont colinéaires. Prenons LL comme origine :

LS=SL=(231213121312)=(436236236)=(161616)\vec{LS} = S - L = \begin{pmatrix}\tfrac{2}{3} - \tfrac{1}{2}\\\tfrac{1}{3} - \tfrac{1}{2}\\\tfrac{1}{3} - \tfrac{1}{2}\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\tfrac{4-3}{6}\\\tfrac{2-3}{6}\\\tfrac{2-3}{6}\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\tfrac{1}{6}\\-\tfrac{1}{6}\\-\tfrac{1}{6}\end{pmatrix}

LB=BL=(112012012)=(121212)\vec{LB} = B - L = \begin{pmatrix}1 - \tfrac{1}{2}\\0 - \tfrac{1}{2}\\0 - \tfrac{1}{2}\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\tfrac{1}{2}\\-\tfrac{1}{2}\\-\tfrac{1}{2}\end{pmatrix}

Comparaison — la relation saute aux yeux :

LB=3×(161616)=3LS\vec{LB} = 3 \times \begin{pmatrix}\tfrac{1}{6}\\-\tfrac{1}{6}\\-\tfrac{1}{6}\end{pmatrix} = 3\,\vec{LS}

LB=3LS\boxed{\vec{LB} = 3\,\vec{LS}}

Les vecteurs LS\vec{LS} et LB\vec{LB} sont colinéaires :

Les points L,S et B sont ALIGNEˊS\boxed{\text{Les points } L, S \text{ et } B \text{ sont ALIGNÉS}} \blacksquare

La droite (LSB)(LSB) est la droite d'Euler du triangle ABGABG.

---

Le résultat caché, et il est remarquable. La relation LB=3LS\vec{LB} = 3\,\vec{LS} n'est pas un accident du cube. Elle traduit une propriété valable dans TOUT triangle :

ΩH=3ΩG\boxed{\vec{\Omega H} = 3\,\vec{\Omega G}}

Ω\Omega est le centre du cercle circonscrit, GG le centre de gravité et HH l'orthocentre.

Autrement dit : le centre de gravité se trouve toujours au tiers du segment joignant le centre du cercle circonscrit à l'orthocentre. C'est exactement ce que nous venons de vérifier ici — et c'est le théorème d'Euler, démontré en 1765.

Le sujet a donc fait redécouvrir, sur un cas particulier bien choisi, l'un des plus jolis résultats de la géométrie du triangle.

Exercice 3 — QCM au hasard — quand deviner fait perdre des points (4.75 points)

Dominique répond à un QCM de 10 questions. Pour chaque question, 44 réponses sont proposées dont une seule est exacte.

Dominique répond au hasard à chacune des 1010 questions, en cochant exactement une case. La probabilité qu'il réponde correctement à une question est donc 14\dfrac{1}{4}.

On note XX la variable aléatoire qui compte le nombre de bonnes réponses.
1
Déterminer la loi suivie par XX et donner ses paramètres.
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Les trois conditions du schéma de Bernoulli sont réunies :

• l'expérience répète n=10n = 10 fois la même épreuve (répondre à une question) ;
• chaque épreuve n'a que deux issues : bonne réponse (succès) ou mauvaise ;
• les réponses étant données au hasard et indépendamment les unes des autres, la probabilité de succès est constante, égale à p=14p = \dfrac{1}{4}.

XB(10; 14)\boxed{X \sim \mathcal{B}\left(10\,;\ \frac{1}{4}\right)}

Le point à ne pas négliger : c'est le fait de répondre au hasard qui garantit à la fois l'indépendance et la constance de pp. Un candidat qui connaîtrait certaines réponses ne suivrait plus une loi binomiale.
2
Quelle est la probabilité que Dominique obtienne exactement 5 bonnes réponses ? (Arrondir à 10410^{-4}.)
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On applique la formule de la loi binomiale :

P(X=5)=(105)×(14)5×(34)5P(X = 5) = \binom{10}{5} \times \left(\frac{1}{4}\right)^{5} \times \left(\frac{3}{4}\right)^{5}

Calcul du coefficient binomial : (105)=252\dbinom{10}{5} = 252.

P(X=5)=252×145×3545=252×243410=612361048576P(X = 5) = 252 \times \frac{1}{4^{5}} \times \frac{3^{5}}{4^{5}} = 252 \times \frac{243}{4^{10}} = \frac{61\,236}{1\,048\,576}

P(X=5)=0,058399P(X = 5) = 0{,}058399\ldots

P(X=5)0,0584\boxed{P(X = 5) \approx 0{,}0584}

Interprétation. Dominique n'a qu'environ 5,8 %5{,}8\ \% de chances d'obtenir exactement la moyenne (55 bonnes réponses sur 1010) en répondant totalement au hasard.

Cohérent avec l'espérance : il n'obtient en moyenne que 2,52{,}5 bonnes réponses (question 3). Atteindre 55 est donc le double de la moyenne — un événement rare.
3
Donner l'espérance de XX et l'interpréter dans le contexte.
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Pour XB(n;p)X \sim \mathcal{B}(n\,;p), l'espérance vaut E(X)=npE(X) = np :

E(X)=10×14E(X) = 10 \times \frac{1}{4}

E(X)=2,5\boxed{E(X) = 2{,}5}

Interprétation. Si Dominique passait ce QCM un très grand nombre de fois en répondant toujours au hasard, il obtiendrait en moyenne 2,52{,}5 bonnes réponses sur 1010.

Ce chiffre est logique : avec une chance sur quatre par question, on s'attend à réussir un quart des 1010 questions, soit 2,52{,}5.

Il annonce déjà la conclusion de l'exercice : 2,52{,}5 bonnes réponses signifie 7,57{,}5 mauvaises. Avec le barème de la question 4 (qui pénalise les erreurs), le bilan risque d'être négatif.
4
On suppose maintenant qu'une bonne réponse rapporte 1 point et qu'une mauvaise réponse fait perdre 0,5 point. La note finale peut donc être négative. On note YY le nombre de points obtenus.

a. Montrer que Y=1,5X5Y = 1{,}5\,X - 5.
b. Calculer P(Y=10)P(Y = 10) (valeur exacte).
c. À partir de combien de bonnes réponses la note finale est-elle positive ?
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a. Expression de YY en fonction de XX. Si Dominique obtient XX bonnes réponses, il a nécessairement 10X10 - X mauvaises réponses.

Y=1×Xpoints gagneˊs  0,5×(10X)points perdusY = \underbrace{1 \times X}_{\text{points gagnés}} \ - \ \underbrace{0{,}5 \times (10 - X)}_{\text{points perdus}}

On développe :

Y=X5+0,5XY = X - 5 + 0{,}5\,X

Y=1,5X5\boxed{Y = 1{,}5\,X - 5} \blacksquare

Lecture de cette formule : on part d'un « malus » de 5-5 points (comme si toutes les réponses étaient fausses), et chaque bonne réponse rapporte 1,51{,}5 point — le point gagné, plus le demi-point qu'on ne perd pas.

b. Probabilité d'avoir la note maximale.

Y=10    1,5X5=10    1,5X=15    X=10Y = 10 \iff 1{,}5\,X - 5 = 10 \iff 1{,}5\,X = 15 \iff X = 10

La note 1010 correspond donc au sans-faute — les 1010 réponses justes :

P(Y=10)=P(X=10)=(1010)×(14)10×(34)0P(Y = 10) = P(X = 10) = \binom{10}{10} \times \left(\frac{1}{4}\right)^{10} \times \left(\frac{3}{4}\right)^{0}

P(Y=10)=(14)10=11048576\boxed{P(Y = 10) = \left(\frac{1}{4}\right)^{10} = \frac{1}{1\,048\,576}}

Interprétation : environ une chance sur un million. En répondant au hasard, Dominique ne fera pratiquement jamais un sans-faute.

c. Seuil de positivité.

Y0    1,5X50    1,5X5    X51,5=1033,33Y \geqslant 0 \iff 1{,}5\,X - 5 \geqslant 0 \iff 1{,}5\,X \geqslant 5 \iff X \geqslant \frac{5}{1{,}5} = \frac{10}{3} \approx 3{,}33

Comme XX est un nombre ENTIER de bonnes réponses :

X4 : il faut au moins 4 bonnes reˊponses\boxed{X \geqslant 4 \ : \ \text{il faut au moins 4 bonnes réponses}}

Vérification aux deux bornes :
• avec 33 bonnes réponses : Y=1,5×35=4,55=0,5Y = 1{,}5 \times 3 - 5 = 4{,}5 - 5 = \mathbf{-0{,}5} ✗ (négatif)
• avec 44 bonnes réponses : Y=1,5×45=65=1Y = 1{,}5 \times 4 - 5 = 6 - 5 = \mathbf{1} (positif)

Le piège : écrire X3,33X \geqslant 3{,}33 et conclure « 33 bonnes réponses ». Il faut arrondir à l'entier supérieur — un nombre de bonnes réponses ne peut pas être 3,333{,}33.

À noter : le seuil de 44 est au-dessus de l'espérance 2,52{,}5. C'est le cœur du problème suivant.
5
a. Calculer P(Y0)P(Y \leqslant 0) (valeur approchée au centième).
b. Calculer l'espérance de YY.
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a. Probabilité d'une note négative ou nulle. D'après la question précédente :

Y0    X1033,33    X3(car X est entier)Y \leqslant 0 \iff X \leqslant \frac{10}{3} \approx 3{,}33 \iff X \leqslant 3 \quad \text{(car } X \text{ est entier)}

P(Y0)=P(X3)=k=03(10k)(14)k(34)10kP(Y \leqslant 0) = P(X \leqslant 3) = \sum_{k=0}^{3} \binom{10}{k}\left(\frac{1}{4}\right)^{k}\left(\frac{3}{4}\right)^{10-k}

À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :

P(X3)=0,77587P(X \leqslant 3) = 0{,}77587\ldots

P(Y0)0,78\boxed{P(Y \leqslant 0) \approx 0{,}78}

Interprétation — et c'est frappant. En répondant totalement au hasard, Dominique a près de 78 %78\ \% de chances d'obtenir une note négative ou nulle. Autrement dit, dans plus de 3 cas sur 4, deviner lui coûte des points.

b. Espérance de YY. L'espérance est linéaire : E(aX+b)=aE(X)+bE(aX + b) = a\,E(X) + b. C'est ce qui rend le calcul immédiat, sans avoir à recenser toutes les valeurs de YY.

E(Y)=E(1,5X5)=1,5×E(X)5E(Y) = E\left(1{,}5\,X - 5\right) = 1{,}5 \times E(X) - 5

Avec E(X)=2,5E(X) = 2{,}5 (question 3) :

E(Y)=1,5×2,55=3,755E(Y) = 1{,}5 \times 2{,}5 - 5 = 3{,}75 - 5

E(Y)=1,25\boxed{E(Y) = -1{,}25}

---

La conclusion de l'exercice, et elle est instructive.

E(Y)=1,25<0\boxed{E(Y) = -1{,}25 < 0}

En moyenne, répondre au hasard fait PERDRE 1,251{,}25 point. Le barème est conçu exactement pour cela : il rend la stratégie du hasard défavorable.

Vérifions pourquoi. Sur une question isolée, l'espérance de gain vaut

14×(+1)+34×(0,5)=0,250,375=0,125 point\frac{1}{4} \times (+1) + \frac{3}{4} \times (-0{,}5) = 0{,}25 - 0{,}375 = -0{,}125 \ \text{point}

Chaque réponse au hasard coûte donc en moyenne 0,1250{,}125 point — et sur 1010 questions, cela fait bien 10×(0,125)=1,2510 \times (-0{,}125) = -1{,}25

Le seuil qui change tout : la pénalité de 0,50{,}5 point rend le hasard perdant. Si elle n'était que de 0,30{,}3, l'espérance vaudrait 1434×0,3=0,025>0\frac{1}{4} - \frac{3}{4} \times 0{,}3 = 0{,}025 > 0, et il deviendrait rationnel de deviner. Le concepteur du barème a donc calibré la pénalité avec soin.

Exercice 4 — Suite d'évènements et suite arithmético-géométrique (5.25 points)

Soit nn un entier naturel non nul. Dans le cadre d'une expérience aléatoire, on considère une suite d'évènements AnA_n, et on note pnp_n la probabilité de AnA_n.

Pour les parties A et B, on suppose que :

• si AnA_n est réalisé, alors An+1A_{n+1} est réalisé avec une probabilité 0,30{,}3 ;
• si AnA_n n'est pas réalisé, alors An+1A_{n+1} est réalisé avec une probabilité 0,70{,}7.

On suppose p1=1p_1 = 1.

Partie A — Les premiers termes

A.1
Compléter l'arbre pondéré, puis montrer que p3=0,58p_3 = 0{,}58.
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Traduction de l'énoncé en probabilités conditionnelles :

PAn(An+1)=0,3doncPAn(An+1)=0,7P_{A_n}\left(A_{n+1}\right) = 0{,}3 \quad \text{donc} \quad P_{A_n}\left(\overline{A_{n+1}}\right) = 0{,}7

PAn(An+1)=0,7doncPAn(An+1)=0,3P_{\overline{A_n}}\left(A_{n+1}\right) = 0{,}7 \quad \text{donc} \quad P_{\overline{A_n}}\left(\overline{A_{n+1}}\right) = 0{,}3

Attention à ne pas confondre : les valeurs 0,30{,}3 et 0,70{,}7 apparaissent des deux côtés de l'arbre, mais croisées. Un chemin sur deux les inverse.

Formule des probabilités totales. Les évènements AnA_n et An\overline{A_n} forment une partition :

pn+1=P(An+1)=pn×0,3via An+(1pn)×0,7via Anp_{n+1} = P\left(A_{n+1}\right) = \underbrace{p_n \times 0{,}3}_{\text{via } A_n} + \underbrace{(1 - p_n) \times 0{,}7}_{\text{via } \overline{A_n}}

Calcul de p2p_2, avec p1=1p_1 = 1 (donc 1p1=01 - p_1 = 0) :

p2=1×0,3+0×0,7=0,3p_2 = 1 \times 0{,}3 + 0 \times 0{,}7 = 0{,}3

Calcul de p3p_3, avec p2=0,3p_2 = 0{,}3 (donc 1p2=0,71 - p_2 = 0{,}7) :

p3=0,3×0,3+0,7×0,7=0,09+0,49p_3 = 0{,}3 \times 0{,}3 + 0{,}7 \times 0{,}7 = 0{,}09 + 0{,}49

p3=0,58\boxed{p_3 = 0{,}58} \blacksquare

À noter : la suite oscille — elle chute brutalement de 11 à 0,30{,}3, puis remonte à 0,580{,}58. La partie B expliquera cette oscillation.
A.2
Calculer la probabilité conditionnelle PA3(A2)P_{A_3}\left(A_2\right). (Arrondir à 10210^{-2}.)
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Attention au sens du conditionnement. On cherche PA3(A2)P_{A_3}(A_2) : on sait que A3A_3 est réalisé, et l'on remonte le temps pour savoir si A2A_2 l'était. C'est une probabilité inverse — et même, ici, une probabilité rétrospective.

PA3(A2)=P(A2A3)P(A3)P_{A_3}\left(A_2\right) = \frac{P\left(A_2 \cap A_3\right)}{P\left(A_3\right)}

Numérateur — on multiplie le long du chemin A2A_2 puis A3A_3 :

P(A2A3)=p2×PA2(A3)=0,3×0,3=0,09P\left(A_2 \cap A_3\right) = p_2 \times P_{A_2}\left(A_3\right) = 0{,}3 \times 0{,}3 = 0{,}09

Dénominateur — c'est p3=0,58p_3 = 0{,}58 (question 1).

PA3(A2)=0,090,58=958=0,15517P_{A_3}\left(A_2\right) = \frac{0{,}09}{0{,}58} = \frac{9}{58} = 0{,}15517\ldots

PA3(A2)0,16\boxed{P_{A_3}\left(A_2\right) \approx 0{,}16}

Interprétation. Sachant que A3A_3 s'est produit, il n'y a qu'environ 16 %16\ \% de chances que A2A_2 se soit produit aussi.

Ce résultat est cohérent avec le mécanisme : le système a tendance à alterner (la probabilité de « rester » dans AA n'est que de 0,30{,}3, contre 0,70{,}7 pour y « revenir » depuis A\overline{A}). Il est donc bien plus probable que A3A_3 ait été atteint depuis A2\overline{A_2} que depuis A2A_2.

Partie B — Étude de la suite (pn)(p_n)

B.1
a. Montrer que, pour tout entier n1n \geqslant 1 : pn+1=0,4pn+0,7p_{n+1} = -0{,}4\,p_n + 0{,}7.
b. On pose un=pn0,5u_n = p_n - 0{,}5. Montrer que (un)(u_n) est géométrique, en précisant sa raison et son premier terme.
c. En déduire l'expression de unu_n, puis de pnp_n, en fonction de nn.
d. Déterminer la limite de (pn)(p_n).
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a. Relation de récurrence. On reprend la formule des probabilités totales de la partie A :

pn+1=pn×0,3+(1pn)×0,7p_{n+1} = p_n \times 0{,}3 + (1 - p_n) \times 0{,}7

On développe :

pn+1=0,3pn+0,70,7pnp_{n+1} = 0{,}3\,p_n + 0{,}7 - 0{,}7\,p_n

pn+1=0,4pn+0,7\boxed{p_{n+1} = -0{,}4\,p_n + 0{,}7} \blacksquare

C'est une suite arithmético-géométrique — de la forme un+1=aun+bu_{n+1} = a\,u_n + b. Elle n'est ni arithmétique ni géométrique, d'où le changement de suite auxiliaire.

b. Nature de (un)(u_n). On calcule un+1u_{n+1} en revenant à sa définition :

un+1=pn+10,5=(0,4pn+0,7)0,5=0,4pn+0,2u_{n+1} = p_{n+1} - 0{,}5 = \left(-0{,}4\,p_n + 0{,}7\right) - 0{,}5 = -0{,}4\,p_n + 0{,}2

L'étape décisive — faire réapparaître unu_n en factorisant par 0,4-0{,}4 :

un+1=0,4(pn0,20,4)=0,4(pn0,5)u_{n+1} = -0{,}4\left(p_n - \frac{0{,}2}{0{,}4}\right) = -0{,}4\left(p_n - 0{,}5\right)

un+1=0,4un\boxed{u_{n+1} = -0{,}4\,u_n}

La suite (un)(u_n) est donc géométrique de raison q=0,4q = -0{,}4, de premier terme

u1=p10,5=10,5=0,5u_1 = p_1 - 0{,}5 = 1 - 0{,}5 = 0{,}5 \blacksquare

Pourquoi retrancher 0,50{,}5 ? Ce n'est pas arbitraire : 0,50{,}5 est le point fixe de la relation, la solution de x=0,4x+0,7x = -0{,}4x + 0{,}7. Retrancher le point fixe est la méthode pour transformer une suite arithmético-géométrique en suite géométrique.

c. Expressions. Pour une suite géométrique de premier terme u1u_1 et de raison qq :

un=u1×qn1u_n = u_1 \times q^{\,n-1}

un=0,5×(0,4)n1\boxed{u_n = 0{,}5 \times (-0{,}4)^{\,n-1}}

Et comme pn=un+0,5p_n = u_n + 0{,}5 :

pn=0,5×(0,4)n1+0,5\boxed{p_n = 0{,}5 \times (-0{,}4)^{\,n-1} + 0{,}5}

Contrôle sur les trois premiers termes :

nnpnp_n calculéValeur
110,5×1+0,50{,}5 \times 1 + 0{,}511
220,5×(0,4)+0,50{,}5 \times (-0{,}4) + 0{,}50,30{,}3
330,5×0,16+0,50{,}5 \times 0{,}16 + 0{,}50,580{,}58


d. Limite. La raison q=0,4q = -0{,}4 vérifie

1<0,4<1c’est-aˋ-direq<1-1 < -0{,}4 < 1 \qquad \text{c'est-à-dire} \qquad |q| < 1

Donc :

limn+(0,4)n1=0\lim_{n \to +\infty} (-0{,}4)^{\,n-1} = 0

limn+pn=0,5×0+0,5=0,5\boxed{\lim_{n \to +\infty} p_n = 0{,}5 \times 0 + 0{,}5 = 0{,}5}

Interprétation. À long terme, la probabilité que l'évènement AnA_n soit réalisé se stabilise à 12\dfrac{1}{2} — quelle que soit la situation de départ. Le système « oublie » sa condition initiale.

Une particularité remarquable : la raison est NÉGATIVE. La suite ne converge donc pas de façon monotone : elle oscille autour de 0,50{,}5, en s'en rapprochant à chaque fois.

nn11223344551010
pnp_n110,30{,}30,580{,}580,4680{,}4680,5130{,}5130,499870{,}49987


On voit bien l'alternance : au-dessus, en dessous, au-dessus, en dessous… avec des écarts qui se réduisent d'un facteur 0,40{,}4 à chaque étape.

Partie C — Généralisation

C.1
Soit x]0;1[x \in\, ]0\,;1[. On suppose maintenant que
PAn(An+1)=PAn(An+1)=xP_{\overline{A_n}}\left(A_{n+1}\right) = P_{A_n}\left(\overline{A_{n+1}}\right) = x
On rappelle p1=1p_1 = 1.

a. Montrer que, pour tout entier n1n \geqslant 1 : pn+1=(12x)pn+xp_{n+1} = (1 - 2x)\,p_n + x.
b. Démontrer par récurrence que, pour tout entier n1n \geqslant 1 :
pn=12(12x)n1+12p_n = \frac{1}{2}\,(1 - 2x)^{\,n-1} + \frac{1}{2}
c. Montrer que (pn)(p_n) converge et donner sa limite.
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a. La relation de récurrence. Traduisons d'abord les hypothèses.

L'énoncé donne PAn(An+1)=xP_{A_n}\left(\overline{A_{n+1}}\right) = x, donc par événement contraire :

PAn(An+1)=1xP_{A_n}\left(A_{n+1}\right) = 1 - x

Et directement : PAn(An+1)=xP_{\overline{A_n}}\left(A_{n+1}\right) = x.

Le paramètre xx est donc la probabilité de changer d'état — dans les deux sens. C'est un système symétrique.

Formule des probabilités totales :

pn+1=pn×(1x)on reste dans A+(1pn)×xon revient dans Ap_{n+1} = \underbrace{p_n \times (1 - x)}_{\text{on reste dans } A} + \underbrace{(1 - p_n) \times x}_{\text{on revient dans } A}

On développe :

pn+1=pnpnx+xpnx=pn2pnx+xp_{n+1} = p_n - p_n x + x - p_n x = p_n - 2\,p_n x + x

On factorise par pnp_n :

pn+1=(12x)pn+x\boxed{p_{n+1} = (1 - 2x)\,p_n + x} \blacksquare

Contrôle avec la partie B : là, on avait x=0,7x = 0{,}7, d'où 12x=11,4=0,41 - 2x = 1 - 1{,}4 = -0{,}4 et le terme constant valait bien 0,70{,}7

b. Récurrence. Notons P(n)\mathcal{P}(n) : « pn=12(12x)n1+12p_n = \dfrac{1}{2}(1 - 2x)^{\,n-1} + \dfrac{1}{2} ».

Initialisation (n=1n = 1). Avec (12x)0=1(1-2x)^{0} = 1 :

12×1+12=1=p1\frac{1}{2} \times 1 + \frac{1}{2} = 1 = p_1 \qquad \checkmark

P(1)\mathcal{P}(1) est vraie.

Hérédité. Supposons P(n)\mathcal{P}(n) vraie pour un entier n1n \geqslant 1 fixé. Calculons pn+1p_{n+1} à l'aide de la relation de la question a, puis de l'hypothèse :

pn+1=(12x)pn+x=(12x)[12(12x)n1+12]+xp_{n+1} = (1 - 2x)\,p_n + x = (1 - 2x)\left[\frac{1}{2}(1 - 2x)^{\,n-1} + \frac{1}{2}\right] + x

On distribue (12x)(1 - 2x) :

pn+1=12(12x)×(12x)n1= (12x)n+12x2+xp_{n+1} = \frac{1}{2}\underbrace{(1 - 2x) \times (1 - 2x)^{\,n-1}}_{=\ (1-2x)^{\,n}} + \frac{1 - 2x}{2} + x

Le terme du milieu se simplifie magnifiquement :

12x2+x=12x+x=12\frac{1 - 2x}{2} + x = \frac{1}{2} - x + x = \frac{1}{2}

Les xx s'annulent — c'est tout le mécanisme de la démonstration.

pn+1=12(12x)n+12p_{n+1} = \frac{1}{2}(1 - 2x)^{\,n} + \frac{1}{2}

C'est exactement P(n+1)\mathcal{P}(n+1), puisque (12x)(n+1)1=(12x)n(1-2x)^{\,(n+1)-1} = (1-2x)^{\,n}

Conclusion. Par récurrence, P(n)\mathcal{P}(n) est vraie pour tout entier n1n \geqslant 1. \blacksquare

c. Convergence. Il faut situer la raison q=12xq = 1 - 2x par rapport à 11 en valeur absolue.

On part de l'hypothèse 0<x<10 < x < 1 :

0<x<1      0<2x<2      2<2x<00 < x < 1 \ \implies \ 0 < 2x < 2 \ \implies \ -2 < -2x < 0

On ajoute 11 partout :

1<12x<1-1 < 1 - 2x < 1

12x<1\boxed{|1 - 2x| < 1}

C'est exactement la condition de convergence d'une suite géométrique :

limn+(12x)n1=0\lim_{n \to +\infty} (1 - 2x)^{\,n-1} = 0

limn+pn=12×0+12=12\boxed{\lim_{n \to +\infty} p_n = \frac{1}{2} \times 0 + \frac{1}{2} = \frac{1}{2}}

---

Le résultat est remarquable, et c'est la morale de l'exercice.

La limite vaut 12  QUELLE QUE SOIT la valeur de x]0;1[\boxed{\text{La limite vaut } \frac{1}{2} \ \text{ QUELLE QUE SOIT la valeur de } x \in\, ]0\,;1[}

Le paramètre xx règle la vitesse de convergence, mais pas la limite.

Interprétation. Comme la probabilité de changer d'état est la même dans les deux sens (xx de AA vers A\overline{A}, et xx de A\overline{A} vers AA), le système est parfaitement symétrique. Aucun des deux états n'est favorisé : à long terme, ils sont équiprobables.

Et la condition initiale p1=1p_1 = 1 finit par être complètement oubliée — c'est une propriété fondamentale de ce type de systèmes (appelés chaînes de Markov).

Deux régimes selon le signe de 12x1 - 2x :

Valeur de xxSigne de 12x1 - 2xComportement
x<12x < \tfrac{1}{2}positifconvergence monotone (décroissante) vers 12\tfrac{1}{2}
x=12x = \tfrac{1}{2}nulpn=12p_n = \tfrac{1}{2} dès n=2n = 2
x>12x > \tfrac{1}{2}négatifconvergence en oscillant autour de 12\tfrac{1}{2}


La partie B correspondait au cas x=0,7>12x = 0{,}7 > \frac{1}{2} — d'où les oscillations observées.

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