Bac Maths 2025 Nouvelle-Calédonie Jour 2

21 novembre 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité

Correction rédigée par Maths Facile — 20 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.

Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 21 novembre 2025.

Exercice 1 — Vrai / Faux — dans le cube ABCDEFGHABCDEFGH (4 points)

On considère un cube ABCDEFGHABCDEFGH d'arête 11 et le point II défini par FI=13FB\vec{FI} = \dfrac{1}{3}\vec{FB}.

Pour chacune des quatre affirmations, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant.

On se place dans le repère orthonormé (A;AB,AD,AE)\left(A\,;\vec{AB},\vec{AD},\vec{AE}\right), dans lequel :

A(0;0;0)B(1;0;0)C(1;1;0)D(0;1;0)A(0\,;0\,;0) \quad B(1\,;0\,;0) \quad C(1\,;1\,;0) \quad D(0\,;1\,;0)
E(0;0;1)F(1;0;1)G(1;1;1)H(0;1;1)E(0\,;0\,;1) \quad F(1\,;0\,;1) \quad G(1\,;1\,;1) \quad H(0\,;1\,;1)

Le point II vérifie FI=13FB\vec{FI} = \dfrac{1}{3}\vec{FB}, avec FB(0;0;1)\vec{FB}(0\,;0\,;-1), d'où I(1;0;23)I\left(1\,;0\,;\dfrac{2}{3}\right).
1
Affirmation 1 : le triangle HACHAC est un triangle rectangle.
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FAUSSE\boxed{\textbf{FAUSSE}}

Calcul des trois longueurs. Ce sont trois diagonales de faces du cube.

AH=02+12+12=2AH = \sqrt{0^2 + 1^2 + 1^2} = \sqrt{2}

AC=12+12+02=2AC = \sqrt{1^2 + 1^2 + 0^2} = \sqrt{2}

HC=(10)2+(11)2+(01)2=1+0+1=2HC = \sqrt{(1-0)^2 + (1-1)^2 + (0-1)^2} = \sqrt{1 + 0 + 1} = \sqrt{2}

Les trois côtés sont égaux :

AH=AC=HC=2AH = AC = HC = \sqrt{2}

Le triangle HAC est EˊQUILATEˊRAL, donc PAS rectangle\boxed{\text{Le triangle } HAC \text{ est ÉQUILATÉRAL, donc PAS rectangle}}

Vérification par le produit scalaire. Testons l'angle en AA :

AHAC=0×1+1×1+1×0=10\vec{AH} \cdot \vec{AC} = 0 \times 1 + 1 \times 1 + 1 \times 0 = 1 \neq 0

L'angle n'est pas droit. Et comme

cosHAC^=AHACAH×AC=12×2=12\cos\widehat{HAC} = \frac{\vec{AH} \cdot \vec{AC}}{AH \times AC} = \frac{1}{\sqrt{2} \times \sqrt{2}} = \frac{1}{2}

on retrouve HAC^=60°\widehat{HAC} = 60° — l'angle d'un triangle équilatéral. Par symétrie, les trois angles valent 60°60° : aucun n'est droit.

L'affirmation est fausse.

Un grand classique de la géométrie du cube : les trois diagonales de faces issues de trois sommets « en quinconce » forment toujours un triangle équilatéral.
2
Affirmation 2 : les droites (HF)(HF) et (DI)(DI) sont sécantes.
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Représentations paramétriques.

Droite (HF)(HF) — passe par H(0;1;1)H(0\,;1\,;1), de vecteur directeur HF(1;1;0)\vec{HF}(1\,;-1\,;0) :

{x=sy=1sz=1\left\{\begin{array}{l} x = s \\ y = 1 - s \\ z = 1 \end{array}\right.

Droite (DI)(DI) — passe par D(0;1;0)D(0\,;1\,;0), de vecteur directeur DI=ID=(1;1;23)\vec{DI} = I - D = \left(1\,;-1\,;\dfrac{2}{3}\right) :

{x=ty=1tz=23t\left\{\begin{array}{l} x = t \\ y = 1 - t \\ z = \dfrac{2}{3}t \end{array}\right.

Recherche d'un point commun. On égale les coordonnées :

{s=t1s=1t1=23t\left\{\begin{array}{l} s = t \\ 1 - s = 1 - t \\ 1 = \dfrac{2}{3}t \end{array}\right.

La troisième équation donne directement :

1=23t    t=321 = \frac{2}{3}t \iff t = \frac{3}{2}

et donc s=t=32s = t = \dfrac{3}{2}. Les deux premières équations sont alors satisfaites.

Le système est compatible : les droites se coupent au point obtenu pour s=32s = \dfrac{3}{2} :

x=32y=132=12z=1x = \frac{3}{2} \qquad y = 1 - \frac{3}{2} = -\frac{1}{2} \qquad z = 1

(HF) et (DI) se coupent en (32;12;1) : elles sont SEˊCANTES\boxed{(HF) \text{ et } (DI) \text{ se coupent en } \left(\tfrac{3}{2}\,;-\tfrac{1}{2}\,;1\right) \ : \ \text{elles sont SÉCANTES}}

L'affirmation est vraie.

Le piège : le point d'intersection (32;12;1)\left(\frac{3}{2}\,;-\frac{1}{2}\,;1\right) est situé À L'EXTÉRIEUR du cube. On pourrait croire, en regardant la figure, que les droites ne se rencontrent pas. Mais deux droites (prolongées à l'infini) sont sécantes dès qu'elles ont un point commun, où qu'il soit. Ne pas confondre droites et segments.
3
Soit α]0;π[\alpha \in\, ]0\,;\pi[. On considère le vecteur u(sinαsin(πα)sin(α))\vec{u}\begin{pmatrix}\sin\alpha\\\sin(\pi - \alpha)\\\sin(-\alpha)\end{pmatrix}.

Affirmation 3 : u\vec{u} est un vecteur normal au plan (FAC)(FAC).
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FAUSSE\boxed{\textbf{FAUSSE}}

Simplifier u\vec{u} d'abord — c'est indispensable. On utilise les identités trigonométriques :

sin(πα)=sinαsin(α)=sinα\sin(\pi - \alpha) = \sin\alpha \qquad \sin(-\alpha) = -\sin\alpha

u(sinαsinαsinα)\vec{u}\begin{pmatrix}\sin\alpha\\\sin\alpha\\-\sin\alpha\end{pmatrix}

Le critère. u\vec{u} est normal au plan (FAC)(FAC) s'il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan, par exemple AF\vec{AF} et AC\vec{AC}.

AF=FA=(101)AC=CA=(110)\vec{AF} = F - A = \begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix} \qquad \vec{AC} = C - A = \begin{pmatrix}1\\1\\0\end{pmatrix}

Premier produit scalaire :

uAF=sinα×1+sinα×0+(sinα)×1=sinαsinα=0\vec{u} \cdot \vec{AF} = \sin\alpha \times 1 + \sin\alpha \times 0 + (-\sin\alpha) \times 1 = \sin\alpha - \sin\alpha = 0 \qquad \checkmark

Celui-ci est nul — et c'est précisément ce qui rend l'affirmation crédible.

Second produit scalaire :

uAC=sinα×1+sinα×1+(sinα)×0=2sinα\vec{u} \cdot \vec{AC} = \sin\alpha \times 1 + \sin\alpha \times 1 + (-\sin\alpha) \times 0 = 2\sin\alpha

Or α]0;π[\alpha \in\, ]0\,;\pi[, donc sinα>0\sin\alpha > 0 :

uAC=2sinα0\vec{u} \cdot \vec{AC} = 2\sin\alpha \neq 0

u est orthogonal aˋ AF mais PAS aˋ AC : il n’est pas normal aˋ (FAC)\boxed{\vec{u} \text{ est orthogonal à } \vec{AF} \text{ mais PAS à } \vec{AC} \ : \ \text{il n'est pas normal à } (FAC)}

L'affirmation est fausse.

Le piège, classique : vérifier UN SEUL produit scalaire. Ici, uAF=0\vec{u} \cdot \vec{AF} = 0 donne l'illusion que u\vec{u} convient. Il faut impérativement tester le second vecteur du plan — et c'est là que ça échoue.
4
Le cube a 88 sommets. On note NN le nombre de segments reliant 22 sommets distincts.

Affirmation 4 : N=822N = \dfrac{8^2}{2}.
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FAUSSE\boxed{\textbf{FAUSSE}}

Le bon décompte. Un segment est déterminé par le choix de deux sommets distincts, et l'ordre ne compte pas (le segment [AB][AB] est le même que [BA][BA]). C'est donc une combinaison de 22 sommets parmi 88 :

N=(82)=8×72×1=562N = \binom{8}{2} = \frac{8 \times 7}{2 \times 1} = \frac{56}{2}

N=28 segments\boxed{N = 28 \text{ segments}}

Comparaison avec la valeur proposée :

822=642=3228\frac{8^2}{2} = \frac{64}{2} = 32 \neq 28

L'affirmation est fausse.

Pourquoi 822\dfrac{8^2}{2} est faux. Le carré 82=8×88^2 = 8 \times 8 compte tous les couples ordonnés (P;Q)(P\,;Q) de sommets — y compris les couples (P;P)(P\,;P) où les deux sommets sont confondus (il y en a 88). En divisant par 22, on ne corrige pas ce défaut.

Le bon calcul écarte d'abord les 88 « couples » dégénérés :

8×72=8282=6482=562=28\frac{8 \times 7}{2} = \frac{8^2 - 8}{2} = \frac{64 - 8}{2} = \frac{56}{2} = 28

C'est le 8-8 (retirer les couples (P;P)(P\,;P)) qui manque dans la formule 822\frac{8^2}{2}. La formule correcte est toujours (n2)=n(n1)2\dbinom{n}{2} = \dfrac{n(n-1)}{2}, et non n22\dfrac{n^2}{2}.

Exercice 2 — Trois zones d'un carré — aires et jeux de fléchettes (6 points)

Dans un repère orthonormé, on considère le carré OIKJOIKJ de côté 11 (avec O(0;0)O(0\,;0), I(1;0)I(1\,;0), K(1;1)K(1\,;1), J(0;1)J(0\,;1)), partagé par la droite y=xy = x et la parabole y=x2y = x^2 en trois zones :

ZONE 1 : au-dessus de la droite y=xy = x ;
ZONE 2 : sous la parabole y=x2y = x^2 ;
ZONE 3 : entre la parabole y=x2y = x^2 et la droite y=xy = x.

Les parties B et C sont indépendantes.

Partie A — Les aires

A
Démontrer que l'aire de la ZONE 1 vaut 12\dfrac{1}{2}, celle de la ZONE 2 vaut 13\dfrac{1}{3}, et celle de la ZONE 3 vaut 16\dfrac{1}{6}.
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Position relative des deux courbes sur [0;1][0\,;1]. Pour 0x10 \leqslant x \leqslant 1, on a x2xx^2 \leqslant x (multiplier 0x10 \leqslant x \leqslant 1 par x0x \geqslant 0). La parabole est donc sous la droite y=xy = x sur tout l'intervalle.

ZONE 2 — sous la parabole. C'est l'aire entre la courbe y=x2y = x^2 et l'axe des abscisses :

A2=01x2dx=[x33]01=13\mathcal{A}_2 = \int_0^1 x^2\,\mathrm{d}x = \left[\frac{x^3}{3}\right]_0^1 = \frac{1}{3}

A2=13\boxed{\mathcal{A}_2 = \frac{1}{3}}

ZONE 3 — entre la parabole et la droite. C'est l'aire entre y=xy = x (au-dessus) et y=x2y = x^2 (en dessous) :

A3=01(xx2)dx=[x22x33]01=1213=16\mathcal{A}_3 = \int_0^1 \left(x - x^2\right)\mathrm{d}x = \left[\frac{x^2}{2} - \frac{x^3}{3}\right]_0^1 = \frac{1}{2} - \frac{1}{3} = \frac{1}{6}

A3=16\boxed{\mathcal{A}_3 = \frac{1}{6}}

ZONE 1 — au-dessus de la droite y=xy = x. L'aire totale du carré vaut 11. La ZONE 1 est ce qui reste après avoir retiré les deux autres :

A1=1A2A3=11316=6216=36=12\mathcal{A}_1 = 1 - \mathcal{A}_2 - \mathcal{A}_3 = 1 - \frac{1}{3} - \frac{1}{6} = \frac{6 - 2 - 1}{6} = \frac{3}{6} = \frac{1}{2}

A1=12\boxed{\mathcal{A}_1 = \frac{1}{2}}

Contrôle : 12+13+16=3+2+16=1\dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{3} + \dfrac{1}{6} = \dfrac{3 + 2 + 1}{6} = 1 — les trois zones recouvrent bien tout le carré.

La ZONE 1 (au-dessus de la diagonale) vaut 12\frac{1}{2} par simple symétrie du carré : la diagonale le partage en deux triangles égaux.

Partie B — Premier jeu

B.1
Un joueur lance une fléchette : la probabilité de tomber sur une zone est égale à son aire.

• Si la fléchette tombe sur la ZONE 3, le joueur lance une pièce ; il gagne si PILE.
• Sinon, il lance un à six faces ; il gagne si FACE 6.

On note TT : « la fléchette tombe sur la ZONE 3 » et GG : « le joueur gagne ».

Représenter la situation par un arbre pondéré, puis démontrer que P(G)=29P(G) = \dfrac{2}{9}.
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Les probabilités de l'arbre.

P(T)=16P(T)=116=56P(T) = \frac{1}{6} \qquad P\left(\overline{T}\right) = 1 - \frac{1}{6} = \frac{5}{6}

• si la fléchette est sur la ZONE 3, on lance une pièce équilibrée : PT(G)=12P_T(G) = \dfrac{1}{2} ;
• sinon, on lance un et on gagne sur la FACE 6 : PT(G)=16P_{\overline{T}}(G) = \dfrac{1}{6}.

Formule des probabilités totales. Les évènements TT et T\overline{T} forment une partition :

P(G)=P(T)×PT(G)+P(T)×PT(G)P(G) = P(T) \times P_T(G) + P\left(\overline{T}\right) \times P_{\overline{T}}(G)

P(G)=16×12+56×16=112+536P(G) = \frac{1}{6} \times \frac{1}{2} + \frac{5}{6} \times \frac{1}{6} = \frac{1}{12} + \frac{5}{36}

Au même dénominateur 3636 :

P(G)=336+536=836=29P(G) = \frac{3}{36} + \frac{5}{36} = \frac{8}{36} = \frac{2}{9}

P(G)=29\boxed{P(G) = \frac{2}{9}} \blacksquare

Interprétation : le joueur gagne dans environ 22 %22\ \% des parties. C'est plus que la seule probabilité du dé (1617 %\frac{1}{6} \approx 17\ \%), car la ZONE 3 offre une meilleure chance (la pièce, à 50 %50\ \%).
B.2
On sait que le joueur a gagné. Quelle est la probabilité que la fléchette soit tombée sur la ZONE 3 ?
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On cherche PG(T)P_G(T) — le joueur a gagné, on remonte vers la zone. C'est une probabilité inverse.

PG(T)=P(TG)P(G)P_G(T) = \frac{P(T \cap G)}{P(G)}

Numérateur — chemin TT puis GG :

P(TG)=P(T)×PT(G)=16×12=112P(T \cap G) = P(T) \times P_T(G) = \frac{1}{6} \times \frac{1}{2} = \frac{1}{12}

Dénominateur : P(G)=29P(G) = \dfrac{2}{9} (question précédente).

PG(T)=11229=112×92=924=38P_G(T) = \frac{\frac{1}{12}}{\frac{2}{9}} = \frac{1}{12} \times \frac{9}{2} = \frac{9}{24} = \frac{3}{8}

PG(T)=38=0,375\boxed{P_G(T) = \frac{3}{8} = 0{,}375}

Interprétation. Parmi les parties gagnées, 37,5 %37{,}5\ \% l'ont été après un tir en ZONE 3.

C'est bien plus que la part de la ZONE 3 dans les lancers (1617 %\frac{1}{6} \approx 17\ \%) : gagner rend beaucoup plus probable d'avoir touché la ZONE 3, car c'est de loin la zone la plus « payante » (une chance sur deux au lieu d'une sur six).

Partie C — Second jeu

C.1
Un joueur lance une fléchette (probabilités égales aux aires) et gagne, en euros, le numéro de la zone touchée. On note X1X_1 ce gain.

a. Calculer E(X1)E(X_1).
b. Montrer que V(X1)=59V(X_1) = \dfrac{5}{9}.
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Loi de X1X_1. Le gain est le numéro de la zone, avec la probabilité égale à son aire :

xix_i (gain)112233
zoneZONE 1ZONE 2ZONE 3
P(X1=xi)P(X_1 = x_i)12\dfrac{1}{2}13\dfrac{1}{3}16\dfrac{1}{6}


a. Espérance.

E(X1)=1×12+2×13+3×16=12+23+12E(X_1) = 1 \times \frac{1}{2} + 2 \times \frac{1}{3} + 3 \times \frac{1}{6} = \frac{1}{2} + \frac{2}{3} + \frac{1}{2}

Au même dénominateur 66 :

E(X1)=36+46+36=106=53E(X_1) = \frac{3}{6} + \frac{4}{6} + \frac{3}{6} = \frac{10}{6} = \frac{5}{3}

E(X1)=531,67 euros\boxed{E(X_1) = \frac{5}{3} \approx 1{,}67 \ \text{euros}}

b. Variance. On utilise V(X1)=E(X12)[E(X1)]2V(X_1) = E\left(X_1^2\right) - \left[E(X_1)\right]^2.

Calcul de E(X12)E\left(X_1^2\right) :

E(X12)=12×12+22×13+32×16=12+43+96E\left(X_1^2\right) = 1^2 \times \frac{1}{2} + 2^2 \times \frac{1}{3} + 3^2 \times \frac{1}{6} = \frac{1}{2} + \frac{4}{3} + \frac{9}{6}

Au même dénominateur 66 :

E(X12)=36+86+96=206=103E\left(X_1^2\right) = \frac{3}{6} + \frac{8}{6} + \frac{9}{6} = \frac{20}{6} = \frac{10}{3}

Variance :

V(X1)=103(53)2=103259=309259=59V(X_1) = \frac{10}{3} - \left(\frac{5}{3}\right)^2 = \frac{10}{3} - \frac{25}{9} = \frac{30}{9} - \frac{25}{9} = \frac{5}{9}

V(X1)=59\boxed{V(X_1) = \frac{5}{9}} \blacksquare
C.2
Deux autres joueurs jouent dans les mêmes conditions, indépendamment. On note X2X_2, X3X_3 leurs gains, et Y=X1+X2+X3Y = X_1 + X_2 + X_3.

a. Déterminer P(Y=9)P(Y = 9).
b. Calculer E(Y)E(Y).
c. Justifier que V(Y)=53V(Y) = \dfrac{5}{3}.
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a. Probabilité que Y=9Y = 9. Le gain maximal par joueur est 33 (ZONE 3). La somme des trois gains vaut 99 uniquement si les trois joueurs touchent la ZONE 3 :

Y=9    X1=3 ET X2=3 ET X3=3Y = 9 \iff X_1 = 3 \ \text{ET} \ X_2 = 3 \ \text{ET} \ X_3 = 3

Les parties étant indépendantes, on multiplie les probabilités :

P(Y=9)=P(X1=3)×P(X2=3)×P(X3=3)=(16)3P(Y = 9) = P(X_1 = 3) \times P(X_2 = 3) \times P(X_3 = 3) = \left(\frac{1}{6}\right)^3

P(Y=9)=1216\boxed{P(Y = 9) = \frac{1}{216}}

C'est le seul moyen d'atteindre 99 : il n'y a qu'un chemin, d'où le cube.

b. Espérance de YY. L'espérance est additive, sans hypothèse :

E(Y)=E(X1)+E(X2)+E(X3)=3×53E(Y) = E(X_1) + E(X_2) + E(X_3) = 3 \times \frac{5}{3}

E(Y)=5 euros\boxed{E(Y) = 5 \ \text{euros}}

c. Variance de YY. Les trois variables sont indépendantes (l'énoncé le précise), ce qui autorise l'additivité de la variance :

V(Y)=V(X1)+V(X2)+V(X3)=3×59=159V(Y) = V(X_1) + V(X_2) + V(X_3) = 3 \times \frac{5}{9} = \frac{15}{9}

V(Y)=53\boxed{V(Y) = \frac{5}{3}} \blacksquare

Le point de méthode. L'espérance est toujours additive ; la variance ne l'est que sous hypothèse d'indépendance. La mention « les parties sont indépendantes » n'est pas un détail — c'est la justification de la question c.

Exercice 3 — Suite récurrente un+1=ln(eun/2+2)u_{n+1} = \ln\left(e^{u_n/2} + 2\right) (5 points)

On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par

f(x)=ln(ex2+2)f(x) = \ln\left(e^{\frac{x}{2}} + 2\right)

et la suite (un)(u_n) définie par u0=ln9u_0 = \ln 9 et un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n).
1
Montrer que ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.
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Dérivation. C'est une composée ln(v)\ln(v) avec v=ex2+2v = e^{\frac{x}{2}} + 2. La dérivée de ln(v)\ln(v) est vv\dfrac{v'}{v}, et v=12ex2v' = \dfrac{1}{2}e^{\frac{x}{2}} :

f(x)=12ex2ex2+2f'(x) = \frac{\frac{1}{2}e^{\frac{x}{2}}}{e^{\frac{x}{2}} + 2}

Signe. Pour tout réel xx :

• le numérateur 12ex2\dfrac{1}{2}e^{\frac{x}{2}} est strictement positif (une exponentielle ne s'annule jamais) ;
• le dénominateur ex2+2e^{\frac{x}{2}} + 2 est strictement positif (somme d'une exponentielle positive et de 22).

f(x)>0pour tout xRf'(x) > 0 \quad \text{pour tout } x \in \mathbb{R}

f est strictement croissante sur R\boxed{f \text{ est strictement croissante sur } \mathbb{R}} \blacksquare
2
Montrer que f(2ln2)=2ln2f(2\ln 2) = 2\ln 2.
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On calcule f(2ln2)f(2\ln 2). L'étape clé est de simplifier e2ln22e^{\frac{2\ln 2}{2}} :

e2ln22=eln2=2e^{\frac{2\ln 2}{2}} = e^{\ln 2} = 2

(l'exponentielle et le logarithme s'annulent)

On reporte :

f(2ln2)=ln(e2ln22+2)=ln(2+2)=ln4f(2\ln 2) = \ln\left(e^{\frac{2\ln 2}{2}} + 2\right) = \ln(2 + 2) = \ln 4

Or ln4=ln(22)=2ln2\ln 4 = \ln\left(2^2\right) = 2\ln 2 :

f(2ln2)=2ln2\boxed{f(2\ln 2) = 2\ln 2} \blacksquare

Ce que cela signifie. Le nombre 2ln22\ln 2 est un point fixe de ff : ff le laisse invariant. C'est le candidat naturel pour la limite de la suite (un)(u_n) — ce que confirmeront les questions suivantes.

Valeur numérique : 2ln21,3862\ln 2 \approx 1{,}386.
3
Montrer que u1=ln5u_1 = \ln 5.
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On applique la relation avec u0=ln9u_0 = \ln 9. L'étape clé est de simplifier eln92e^{\frac{\ln 9}{2}} :

eln92=eln9×12=eln(912)=912=9=3e^{\frac{\ln 9}{2}} = e^{\ln 9 \times \frac{1}{2}} = e^{\ln\left(9^{\frac{1}{2}}\right)} = 9^{\frac{1}{2}} = \sqrt{9} = 3

On reporte dans ff :

u1=f(u0)=ln(eln92+2)=ln(3+2)u_1 = f(u_0) = \ln\left(e^{\frac{\ln 9}{2}} + 2\right) = \ln(3 + 2)

u1=ln5\boxed{u_1 = \ln 5} \blacksquare

Valeurs : u0=ln92,197u_0 = \ln 9 \approx 2{,}197 et u1=ln51,609u_1 = \ln 5 \approx 1{,}609. La suite décroît dès le premier terme — cohérent avec ce que la récurrence va établir.
4
Montrer par récurrence que pour tout entier naturel nn : 2ln2un+1un2\ln 2 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.
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Notons P(n)\mathcal{P}(n) : « 2ln2un+1un2\ln 2 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n ».

Initialisation (n=0n = 0). On dispose des valeurs :

2ln21,386u1=ln51,609u0=ln92,1972\ln 2 \approx 1{,}386 \qquad u_1 = \ln 5 \approx 1{,}609 \qquad u_0 = \ln 9 \approx 2{,}197

On vérifie bien :

2ln2u1u02\ln 2 \leqslant u_1 \leqslant u_0 \qquad \checkmark

P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité. Supposons P(n)\mathcal{P}(n) vraie : 2ln2un+1un2\ln 2 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.

La fonction ff étant strictement croissante (question 1), elle conserve l'ordre. On lui applique l'encadrement :

f(2ln2)f(un+1)f(un)f(2\ln 2) \leqslant f(u_{n+1}) \leqslant f(u_n)

On traduit chaque terme :
f(2ln2)=2ln2f(2\ln 2) = 2\ln 2 (question 2 — le point fixe !) ;
f(un+1)=un+2f(u_{n+1}) = u_{n+2} et f(un)=un+1f(u_n) = u_{n+1} (définition de la suite).

2ln2un+2un+12\ln 2 \leqslant u_{n+2} \leqslant u_{n+1}

C'est exactement P(n+1)\mathcal{P}(n+1)

Conclusion. Par récurrence, P(n)\mathcal{P}(n) est vraie pour tout entier naturel nn. \blacksquare

C'est le point fixe 2ln22\ln 2 (question 2) qui rend la borne inférieure stable par ff : f(2ln2)=2ln2f(2\ln 2) = 2\ln 2 garantit que la suite ne descend jamais en dessous. Sans lui, l'hérédité s'effondrerait.
5
En déduire que la suite (un)(u_n) converge.
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L'encadrement démontré contient deux informations :

un+1unu_{n+1} \leqslant u_n pour tout nn : la suite est décroissante ;
un2ln2u_n \geqslant 2\ln 2 pour tout nn : la suite est minorée par 2ln22\ln 2.

D'après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.

(un) converge vers une limite , avec 2ln2\boxed{(u_n) \text{ converge vers une limite } \ell, \text{ avec } \ell \geqslant 2\ln 2}

Le théorème donne l'existence de la limite ; la question 6 va montrer que =2ln2\ell = 2\ln 2 exactement.
6
a. Résoudre dans R\mathbb{R} l'équation X2X2=0X^2 - X - 2 = 0.
b. En déduire les solutions de exex22=0e^{x} - e^{\frac{x}{2}} - 2 = 0.
c. En déduire les solutions de f(x)=xf(x) = x.
d. Déterminer la limite de (un)(u_n).
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a. Équation du second degré. Le discriminant vaut Δ=1+8=9\Delta = 1 + 8 = 9, d'où

X=1±32X = \frac{1 \pm 3}{2}

X=2ouX=1\boxed{X = 2 \quad \text{ou} \quad X = -1}

b. Résolution de exex22=0e^{x} - e^{\frac{x}{2}} - 2 = 0. L'astuce : poser X=ex2X = e^{\frac{x}{2}}. Alors, comme ex=(ex2)2=X2e^{x} = \left(e^{\frac{x}{2}}\right)^2 = X^2, l'équation devient exactement celle de la question a :

X2X2=0    X=2 ou X=1X^2 - X - 2 = 0 \iff X = 2 \ \text{ou} \ X = -1

Retour à xx — et c'est ici qu'une solution est éliminée. On a X=ex2X = e^{\frac{x}{2}}, qui est strictement positif :

X=1X = -1 est impossible (une exponentielle n'est jamais négative) ;
X=2X = 2 donne ex2=2e^{\frac{x}{2}} = 2, d'où x2=ln2\dfrac{x}{2} = \ln 2, soit x=2ln2x = 2\ln 2.

S={2ln2}\boxed{\mathcal{S} = \{2\ln 2\}}

c. Résolution de f(x)=xf(x) = x. Par définition de ff :

f(x)=x    ln(ex2+2)=xf(x) = x \iff \ln\left(e^{\frac{x}{2}} + 2\right) = x

On compose par exp\exp (strictement croissante, donc l'équivalence est préservée) :

ex2+2=ex    exex22=0e^{\frac{x}{2}} + 2 = e^{x} \iff e^{x} - e^{\frac{x}{2}} - 2 = 0

C'est exactement l'équation de la question b ! Sa seule solution est x=2ln2x = 2\ln 2 :

f(x)=x    x=2ln2\boxed{f(x) = x \iff x = 2\ln 2}

d. Limite de la suite. La fonction ff est continue sur R\mathbb{R}. En passant à la limite dans un+1=f(un)u_{n+1} = f(u_n), la limite \ell vérifie =f()\ell = f(\ell) — c'est un point fixe de ff.

D'après la question c, l'unique point fixe est 2ln22\ln 2 :

limn+un=2ln2\boxed{\lim_{n \to +\infty} u_n = 2\ln 2}

Tout le problème s'emboîte : la question 2 avait deviné le point fixe, la question 4 en avait fait la borne de l'encadrement, et la question 6 prouve qu'il est unique — ce qui identifie la limite sans ambiguïté. La suite décroît de ln92,197\ln 9 \approx 2{,}197 vers 2ln21,3862\ln 2 \approx 1{,}386.

Exercice 4 — Distance d'un point à la courbe du logarithme (5 points)

On considère la fonction ff définie sur ]0;+[]0\,;+\infty[ par

f(x)=lnxx2+1f(x) = \frac{\ln x}{x^2} + 1

de courbe représentative Cf\mathcal{C}_f dans un repère orthonormé.
1
Déterminer les limites de ff en 00 et en ++\infty. En déduire les asymptotes à Cf\mathcal{C}_f.
Afficher la correction
Limite en 0+0^+. On a lnx\ln x \to -\infty et 1x2+\dfrac{1}{x^2} \to +\infty, donc le produit lnxx2\dfrac{\ln x}{x^2} \to -\infty (pas d'indétermination). En ajoutant 11 :

limx0+f(x)=\boxed{\lim_{x \to 0^+} f(x) = -\infty}

Limite en ++\infty. Le terme lnxx2\dfrac{\ln x}{x^2} est une forme indéterminée \dfrac{\infty}{\infty}, levée par croissance comparée (la puissance x2x^2 l'emporte sur lnx\ln x) :

lnxx2x+0doncf(x)0+1=1\frac{\ln x}{x^2} \xrightarrow[x \to +\infty]{} 0 \qquad \text{donc} \qquad f(x) \to 0 + 1 = 1

limx+f(x)=1\boxed{\lim_{x \to +\infty} f(x) = 1}

Asymptotes.

En 0: l’axe des ordonneˊes (x=0) est asymptote VERTICALEEn +: la droite y=1 est asymptote HORIZONTALE\boxed{\begin{array}{l} \text{En } 0 : \text{ l'axe des ordonnées } (x = 0) \text{ est asymptote VERTICALE} \\[4pt] \text{En } +\infty : \text{ la droite } y = 1 \text{ est asymptote HORIZONTALE} \end{array}}
2
Montrer que pour tout x]0;+[x \in\, ]0\,;+\infty[ : f(x)=12lnxx3f'(x) = \dfrac{1 - 2\ln x}{x^3}.
Afficher la correction
On dérive f(x)=lnxx2+1f(x) = \dfrac{\ln x}{x^2} + 1. La constante 11 disparaît ; il reste à dériver le quotient uv\dfrac{u}{v} avec u=lnxu = \ln x et v=x2v = x^2 :

u=1xv=2xu' = \frac{1}{x} \qquad v' = 2x

f(x)=uvuvv2=1x×x2lnx×2x(x2)2=x2xlnxx4f'(x) = \frac{u'v - uv'}{v^2} = \frac{\dfrac{1}{x} \times x^2 - \ln x \times 2x}{\left(x^2\right)^2} = \frac{x - 2x\ln x}{x^4}

On factorise le numérateur par xx, puis on simplifie avec le dénominateur :

f(x)=x(12lnx)x4=12lnxx3f'(x) = \frac{x\left(1 - 2\ln x\right)}{x^4} = \frac{1 - 2\ln x}{x^3}

f(x)=12lnxx3\boxed{f'(x) = \frac{1 - 2\ln x}{x^3}} \blacksquare
3
En déduire le tableau de variations de ff sur ]0;+[]0\,;+\infty[.
Afficher la correction
Signe de ff'. Sur ]0;+[]0\,;+\infty[, le dénominateur x3>0x^3 > 0. Le signe de ff' est donc celui du numérateur (12lnx)(1 - 2\ln x) :

12lnx>0    lnx<12    x<e12=e1 - 2\ln x > 0 \iff \ln x < \frac{1}{2} \iff x < e^{\frac{1}{2}} = \sqrt{e}

xx00e\sqrt{e}++\infty
signe de f(x)f'(x)++00-
variations de ff-\infty\nearrowf(e)f(\sqrt{e})\searrow11


Valeur du maximum. En x=ex = \sqrt{e}, on a lne=12\ln\sqrt{e} = \dfrac{1}{2} et (e)2=e\left(\sqrt{e}\right)^2 = e :

f(e)=12e+1=12e+11,184f\left(\sqrt{e}\right) = \frac{\frac{1}{2}}{e} + 1 = \frac{1}{2e} + 1 \approx 1{,}184

f croıˆt sur ]0;e] puis deˊcroıˆt sur [e;+[, maximum 12e+1\boxed{f \text{ croît sur } ]0\,;\sqrt{e}] \text{ puis décroît sur } [\sqrt{e}\,;+\infty[, \text{ maximum } \frac{1}{2e} + 1}
4
a. Montrer que f(x)=0f(x) = 0 admet une unique solution α\alpha sur ]0;+[]0\,;+\infty[.
b. Donner un encadrement de α\alpha d'amplitude 0,010{,}01.
c. En déduire le signe de ff sur ]0;+[]0\,;+\infty[.
Afficher la correction
a. Existence et unicité de α\alpha. D'après le tableau de variations, le maximum de ff vaut 12e+11,184>0\dfrac{1}{2e} + 1 \approx 1{,}184 > 0. La fonction est donc positive en e\sqrt{e}, et ne peut s'annuler que sur la branche où elle vient de -\infty.

Sur ]0;e]]0\,;\sqrt{e}] :
ff est continue et strictement croissante ;
limx0+f(x)=\lim\limits_{x \to 0^+} f(x) = -\infty et f(e)=12e+1>0f(\sqrt{e}) = \dfrac{1}{2e} + 1 > 0.

Or 00 est compris entre -\infty et 12e+1\dfrac{1}{2e} + 1. D'après le corollaire du TVI, l'équation f(x)=0f(x) = 0 admet une unique solution α\alpha sur cet intervalle.

Sur [e;+[:[\sqrt{e}\,;+\infty[ : ff décroît de 12e+11,184\dfrac{1}{2e} + 1 \approx 1{,}184 vers sa limite 11. Elle reste donc toujours supérieure à 11, donc strictement positive : aucune solution.

f(x)=0 admet une UNIQUE solution α sur ]0;+[\boxed{f(x) = 0 \text{ admet une UNIQUE solution } \alpha \text{ sur } ]0\,;+\infty[} \blacksquare

b. Encadrement. Par balayage à la calculatrice :

f(0,65)0,020<0f(0,66)+0,046>0f(0{,}65) \approx -0{,}020 < 0 \qquad f(0{,}66) \approx +0{,}046 > 0

0,65<α<0,66\boxed{0{,}65 < \alpha < 0{,}66}

(encadrement d'amplitude 0,010{,}01 ; valeur plus précise : α0,653\alpha \approx 0{,}653)

c. Signe de ff. La fonction s'annule en α\alpha, elle est croissante avant e\sqrt{e} puis décroissante. En combinant avec le tableau :

f(x)<0  sur  ]0;α[f(α)=0f(x)>0  sur  ]α;+[\boxed{\begin{array}{l} f(x) < 0 \ \text{ sur } \ ]0\,;\alpha[ \\[4pt] f(\alpha) = 0 \\[4pt] f(x) > 0 \ \text{ sur } \ ]\alpha\,;+\infty[ \end{array}}

En effet, ff ne s'annule qu'en α\alpha : négative avant (elle vient de -\infty), positive après (elle monte jusqu'au maximum, puis reste au-dessus de 11).
5
Soit g(x)=lnxg(x) = \ln x sur ]0;+[]0\,;+\infty[, de courbe Cg\mathcal{C}_g dans un repère d'origine OO. Pour x>0x > 0, on note MM le point de Cg\mathcal{C}_g d'abscisse xx, et OMOM la distance de OO à MM.

a. Exprimer OM2OM^2 en fonction de xx.
b. Montrer que OM2OM^2 admet un minimum en α\alpha.
c. On note dd la distance de OO à la courbe Cg\mathcal{C}_g (le minimum de OMOM). Exprimer dd à l'aide de α\alpha.
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a. Expression de OM2OM^2. Le point MM de Cg\mathcal{C}_g d'abscisse xx a pour coordonnées M(x;lnx)M(x\,;\ln x). La distance à O(0;0)O(0\,;0) vérifie :

OM2=(x0)2+(lnx0)2OM^2 = (x - 0)^2 + (\ln x - 0)^2

OM2=x2+(lnx)2\boxed{OM^2 = x^2 + (\ln x)^2}

b. Minimum de OM2OM^2. Posons h(x)=x2+(lnx)2h(x) = x^2 + (\ln x)^2. On dérive :

h(x)=2x+2×1x×lnx=2x+2lnxxh'(x) = 2x + 2 \times \frac{1}{x} \times \ln x = 2x + \frac{2\ln x}{x}

On met au même dénominateur xx :

h(x)=2x2+2lnxx=2(x2+lnx)xh'(x) = \frac{2x^2 + 2\ln x}{x} = \frac{2\left(x^2 + \ln x\right)}{x}

Signe de hh'. Sur ]0;+[]0\,;+\infty[, le facteur 2x>0\dfrac{2}{x} > 0. Le signe de hh' est donc celui de (x2+lnx)\left(x^2 + \ln x\right).

Le lien avec α\alpha — c'est le cœur de l'exercice. Rappelons que α\alpha vérifie f(α)=0f(\alpha) = 0, soit :

lnαα2+1=0    lnα=α2    α2+lnα=0\frac{\ln \alpha}{\alpha^2} + 1 = 0 \iff \ln \alpha = -\alpha^2 \iff \alpha^2 + \ln \alpha = 0

Ainsi α\alpha est exactement la racine de x2+lnxx^2 + \ln x ! Et cette fonction xx2+lnxx \mapsto x^2 + \ln x est strictement croissante (somme de deux fonctions croissantes), donc :

• négative sur ]0;α[]0\,;\alpha[h<0h'< 0hh décroît ;
• positive sur ]α;+[]\alpha\,;+\infty[h>0h' > 0hh croît.

OM2=h(x) admet un minimum en x=α\boxed{OM^2 = h(x) \text{ admet un minimum en } x = \alpha} \blacksquare

C'est ce lien inattendu qui donne tout son sens à l'étude de ff : la fonction ff de l'énoncé a été construite pour que sa racine α\alpha soit précisément le point où la distance OMOM est minimale.

c. Distance dd. La distance minimale est atteinte en α\alpha :

d=OMmin=h(α)=α2+(lnα)2d = OM_{\min} = \sqrt{h(\alpha)} = \sqrt{\alpha^2 + (\ln \alpha)^2}

On simplifie grâce à la relation lnα=α2\ln \alpha = -\alpha^2 :

(lnα)2=(α2)2=α4(\ln \alpha)^2 = \left(-\alpha^2\right)^2 = \alpha^4

d=α2+α4=α2(1+α2)d = \sqrt{\alpha^2 + \alpha^4} = \sqrt{\alpha^2\left(1 + \alpha^2\right)}

Comme α>0\alpha > 0, on peut sortir α\alpha de la racine :

d=α1+α2\boxed{d = \alpha\sqrt{1 + \alpha^2}}

Valeur numérique, avec α0,653\alpha \approx 0{,}653 :

d0,653×1+0,4260,653×1,1940,780d \approx 0{,}653 \times \sqrt{1 + 0{,}426} \approx 0{,}653 \times 1{,}194 \approx 0{,}780

L'élégance finale : la relation lnα=α2\ln\alpha = -\alpha^2, qui définit α\alpha, permet d'exprimer la distance dd uniquement en fonction de α\alpha, sans logarithme. Toutes les parties de l'exercice convergent vers ce résultat.

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Ce sujet mobilise 10 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :