Bac Maths 2025 Amérique du Sud Jour 1
13 novembre 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 21 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 13 novembre 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Végétarien ou non — une suite arithmético-géométrique (4 points)
Un étudiant mange tous les jours au restaurant universitaire, qui propose des plats végétariens et non végétariens.
• Lorsqu'il a choisi un plat végétarien un jour donné, la probabilité qu'il en choisisse un le lendemain est .
• Lorsqu'il a choisi un plat non végétarien, la probabilité qu'il choisisse un plat végétarien le lendemain est .
On note l'évènement « l'étudiant a choisi un plat végétarien le -ième jour », et sa probabilité.
Le jour de la rentrée, l'étudiant a choisi le plat végétarien : .
• Lorsqu'il a choisi un plat végétarien un jour donné, la probabilité qu'il en choisisse un le lendemain est .
• Lorsqu'il a choisi un plat non végétarien, la probabilité qu'il choisisse un plat végétarien le lendemain est .
On note l'évènement « l'étudiant a choisi un plat végétarien le -ième jour », et sa probabilité.
Le jour de la rentrée, l'étudiant a choisi le plat végétarien : .
Arbre pondéré.
1
a. Indiquer la valeur de .
b. Montrer que .
c. Sachant que le 3ᵉ jour l'étudiant a choisi un plat végétarien, quelle est la probabilité qu'il ait choisi un plat non végétarien la veille ? (Arrondir à .)
b. Montrer que .
c. Sachant que le 3ᵉ jour l'étudiant a choisi un plat végétarien, quelle est la probabilité qu'il ait choisi un plat non végétarien la veille ? (Arrondir à .)
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Traduction de l'énoncé.
a. Valeur de . Comme , l'étudiant est certainement végétarien le premier jour. Il n'y a donc qu'un seul chemin possible :
b. Valeur de . Formule des probabilités totales, avec (donc ) :
c. Une probabilité rétrospective. On cherche : sachant que le 3ᵉ jour est végétarien, on remonte le temps pour savoir si la veille ne l'était pas.
Numérateur — on multiplie le long du chemin puis :
Dénominateur : (question b).
Interprétation. Sachant que l'étudiant a mangé végétarien le 3ᵉ jour, il n'y a que de chances qu'il ne l'ait pas fait la veille.
C'est cohérent avec le mécanisme : l'étudiant est très « fidèle » au végétarien (il y reste avec probabilité ). Il est donc bien plus probable qu'il y soit resté depuis la veille qu'il n'y soit revenu.
a. Valeur de . Comme , l'étudiant est certainement végétarien le premier jour. Il n'y a donc qu'un seul chemin possible :
b. Valeur de . Formule des probabilités totales, avec (donc ) :
c. Une probabilité rétrospective. On cherche : sachant que le 3ᵉ jour est végétarien, on remonte le temps pour savoir si la veille ne l'était pas.
Numérateur — on multiplie le long du chemin puis :
Dénominateur : (question b).
Interprétation. Sachant que l'étudiant a mangé végétarien le 3ᵉ jour, il n'y a que de chances qu'il ne l'ait pas fait la veille.
C'est cohérent avec le mécanisme : l'étudiant est très « fidèle » au végétarien (il y reste avec probabilité ). Il est donc bien plus probable qu'il y soit resté depuis la veille qu'il n'y soit revenu.
2
On souhaite afficher les premiers termes de la suite . Trois programmes Python sont proposés :
Programme 1
Programme 2 — identique, mais avec
Programme 3 — identique au 1, mais avec
a. Lequel de ces programmes convient ?
b. Donner le résultat affiché pour .
Programme 1
def repas(n): p = 1 L = [p] for k in range(1, n): p = 0.2*p + 0.7 L.append(p) return(L)Programme 2 — identique, mais avec
for k in range(1, n+1):Programme 3 — identique au 1, mais avec
L.append(p+1)a. Lequel de ces programmes convient ?
b. Donner le résultat affiché pour .
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Le point de départ : la relation de récurrence. Par la formule des probabilités totales, pour tout :
C'est bien la ligne
---
a. Analyse des trois programmes.
Programme 3 — écarté immédiatement. Il exécute
Comptons les termes des programmes 1 et 2. La liste est initialisée avec un élément (
• Programme 1 :
• Programme 2 :
Le piège classique : en Python,
b. Résultat pour . On applique la relation :
On voit déjà la suite se stabiliser autour de — ce que la question 4 démontrera.
C'est bien la ligne
p = 0.2*p + 0.7 que l'on retrouve dans les trois programmes.---
a. Analyse des trois programmes.
Programme 3 — écarté immédiatement. Il exécute
L.append(p+1) : il stocke au lieu de . Les valeurs affichées seraient toutes supérieures à 1, ce qui est impossible pour une probabilité. ✗Comptons les termes des programmes 1 et 2. La liste est initialisée avec un élément (
L = [p], c'est-à-dire ), puis la boucle en ajoute un par tour.• Programme 1 :
range(1, n) effectue tours. La liste contient donc éléments ✓• Programme 2 :
range(1, n+1) effectue tours. La liste contient éléments — un de trop ✗Le piège classique : en Python,
range(a, b) s'arrête avant b. Il produit donc valeurs, et non .b. Résultat pour . On applique la relation :
| Calcul | ||
|---|---|---|
| (donné) | ||
On voit déjà la suite se stabiliser autour de — ce que la question 4 démontrera.
3
Démontrer par récurrence que, pour tout entier :
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Notons : « ».
Initialisation (). Avec :
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé. Calculons à l'aide de la relation de récurrence, puis de l'hypothèse :
On distribue le :
Le terme constant se recompose exactement :
C'est exactement , puisque ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier .
Contrôle sur les valeurs de la question 2 :
D'où viennent les constantes et ? Le nombre est le point fixe de la relation, la solution de . Et est l'écart initial au point fixe.
Initialisation (). Avec :
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé. Calculons à l'aide de la relation de récurrence, puis de l'hypothèse :
On distribue le :
Le terme constant se recompose exactement :
C'est exactement , puisque ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier .
Contrôle sur les valeurs de la question 2 :
| Formule | Valeur | Programme | |
|---|---|---|---|
| ✓ | |||
| ✓ | |||
| ✓ |
D'où viennent les constantes et ? Le nombre est le point fixe de la relation, la solution de . Et est l'écart initial au point fixe.
4
En déduire la limite de la suite .
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On utilise la forme explicite .
Limite de la partie géométrique. La raison vérifie , donc :
Par somme :
Interprétation. À long terme, la probabilité que l'étudiant choisisse un plat végétarien un jour donné se stabilise à , soit .
Autrement dit : sur une longue période, il mangera végétarien environ 7 jours sur 8.
Un point remarquable : cette limite ne dépend pas du choix du premier jour. Même s'il avait commencé par un plat non végétarien (), la suite convergerait vers la même valeur — seule la vitesse de convergence changerait. Le système « oublie » sa condition initiale.
La convergence est d'ailleurs très rapide : dès le 5ᵉ jour, on est à , soit à moins de dix-millièmes de la limite.
Limite de la partie géométrique. La raison vérifie , donc :
Par somme :
Interprétation. À long terme, la probabilité que l'étudiant choisisse un plat végétarien un jour donné se stabilise à , soit .
Autrement dit : sur une longue période, il mangera végétarien environ 7 jours sur 8.
Un point remarquable : cette limite ne dépend pas du choix du premier jour. Même s'il avait commencé par un plat non végétarien (), la suite convergerait vers la même valeur — seule la vitesse de convergence changerait. Le système « oublie » sa condition initiale.
La convergence est d'ailleurs très rapide : dès le 5ᵉ jour, on est à , soit à moins de dix-millièmes de la limite.
Exercice 2 — Vrai / Faux — dénombrement et probabilités (5 points)
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
1
Deux équipes de footballeurs, de 22 et 25 joueurs, échangent une poignée de main à la fin d'un match. Chaque joueur d'une équipe serre une seule fois la main de chaque joueur de l'autre équipe.
Affirmation 1 : poignées de main ont été échangées.
Affirmation 1 : poignées de main ont été échangées.
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Le raisonnement. Chacun des joueurs de la première équipe serre la main de chacun des joueurs de l'autre équipe. Il y a donc, pour chaque joueur de la première équipe, poignées de main.
Principe multiplicatif :
L'affirmation annonce : elle est fausse.
---
D'où vient le ? C'est . L'erreur consiste à additionner les effectifs au lieu de les multiplier.
Le réflexe qui permet de trancher : on ne compte pas des joueurs, on compte des couples (un joueur de chaque équipe). Une poignée de main met en jeu deux personnes, une de chaque équipe — c'est donc un couple, et le nombre de couples est le produit des effectifs.
Un contrôle de bon sens : poignées de main pour joueurs, cela ferait moins d'une poignée par personne… alors que chaque joueur en donne au moins . L'ordre de grandeur est absurde.
Remarque : si les joueurs d'une même équipe se serraient aussi la main, il faudrait ajouter poignées supplémentaires. Mais l'énoncé précise bien « de l'autre équipe ».
2
Une course oppose 18 concurrents. On récompense indistinctement les trois premiers, en offrant le même prix à chacun.
Affirmation 2 : il y a possibilités de distribuer ces prix.
Affirmation 2 : il y a possibilités de distribuer ces prix.
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La question à se poser : l'ordre compte-t-il ?
L'énoncé précise que les trois premiers reçoivent le même prix, et qu'ils sont récompensés indistinctement. Le trio Alice, Bob, Chloé reçoit donc exactement la même chose que le trio Chloé, Alice, Bob.
Calcul. On choisit concurrents parmi , sans tenir compte de l'ordre :
L'affirmation annonce : elle est fausse.
---
D'où vient le ? — et c'est un piège très bien construit.
C'est le nombre d'arrangements de concurrents parmi , c'est-à-dire le nombre de podiums ordonnés (or, argent, bronze). Ce serait la bonne réponse si les trois prix étaient différents.
Le rapport entre les deux est exactement :
C'est logique : chaque groupe de personnes peut être ordonné de façons. Compter les arrangements revient donc à compter chaque groupe fois.
La leçon : le mot « indistinctement » dans l'énoncé n'est pas décoratif. C'est lui qui impose la combinaison plutôt que l'arrangement.
3
Une compétition de course de haies établit un podium (les trois meilleurs sportifs, classés dans leur ordre d'arrivée). Sept sportifs participent. Jacques est l'un d'entre eux.
Affirmation 3 : il y a podiums différents dont Jacques fait partie.
Affirmation 3 : il y a podiums différents dont Jacques fait partie.
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Attention — ici, contrairement à l'affirmation 2, l'ORDRE COMPTE. L'énoncé précise que les sportifs sont « classés dans leur ordre d'arrivée » : être premier n'est pas la même chose qu'être troisième.
---
Méthode : on décompose en deux temps.
Étape 1 — placer Jacques. Il peut occuper la , la ou la place du podium :
Étape 2 — remplir les deux places restantes. Il reste places à pourvoir parmi les autres sportifs, et l'ordre compte :
(6 choix pour la première place libre, puis 5 pour la seconde)
Principe multiplicatif :
L'affirmation est vraie.
---
Vérification par une autre voie — le complémentaire.
Nombre total de podiums (arrangement de parmi ) :
Podiums SANS Jacques — on choisit les places parmi les autres sportifs :
Podiums AVEC Jacques :
Les deux méthodes concordent.
La comparaison avec l'affirmation 2 est éclairante : même contexte apparent (choisir 3 personnes parmi un groupe), mais l'une exige une combinaison (prix identiques), l'autre un arrangement (podium ordonné). C'est la lecture attentive de l'énoncé qui décide.
4
Soient et deux variables aléatoires indépendantes de même loi :
On pose .
Affirmation 4 : .
On pose .
Affirmation 4 : .
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Méthode : recenser TOUS les couples dont la somme vaut .
Les valeurs possibles sont , , et . On cherche les couples de somme — sans oublier que et sont deux couples distincts :
| Somme | Probabilité | ||
|---|---|---|---|
| ✓ | |||
| ✓ | |||
| ✓ |
(On vérifie qu'aucun autre couple ne convient : , , , etc.)
L'indépendance est indispensable : c'est elle qui autorise à écrire
Somme des trois cas — ils sont incompatibles deux à deux :
L'affirmation est vraie.
---
Les deux erreurs classiques.
1. Oublier le couple symétrique. Beaucoup ne comptent qu'une seule fois et trouvent . Or et sont deux variables distinctes : « et » n'est pas le même évènement que « et ».
2. Doubler le couple . À l'inverse, celui-ci ne doit être compté qu'une fois — il est son propre symétrique.
Le réflexe sûr : dresser le tableau complet des couples et repérer ceux de somme . C'est plus long, mais infaillible.
5
Un nageur cherche à parcourir le m nage libre en moins de secondes. La probabilité qu'il y parvienne est . Il effectue parcours chronométrés dans la journée, et suit la loi binomiale de paramètres et .
Affirmation 5 : sachant qu'il a atteint au moins 15 fois son objectif, une valeur approchée à de la probabilité qu'il l'ait atteint au moins 18 fois est .
Affirmation 5 : sachant qu'il a atteint au moins 15 fois son objectif, une valeur approchée à de la probabilité qu'il l'ait atteint au moins 18 fois est .
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Il s'agit d'une probabilité CONDITIONNELLE. On cherche
L'étape que beaucoup ratent — simplifier l'intersection. L'évènement est inclus dans : si le nageur a réussi au moins fois, il a forcément réussi au moins fois !
C'est cette inclusion qui rend le calcul faisable. Sans elle, on ne saurait pas quoi mettre au numérateur.
Calcul des deux probabilités à la calculatrice, avec :
Quotient :
L'affirmation est vraie.
Interprétation. Sachant que le nageur a réussi au moins de ses tentatives, il y a environ de chances qu'il en ait réussi au moins .
Cohérent avec l'espérance : . Le nageur réussit en moyenne parcours sur . La condition « au moins » est donc peu contraignante ( de chances a priori), alors que « au moins » est au-dessus de la moyenne — d'où une probabilité conditionnelle proche de .
Exercice 3 — Concentration d'un médicament dans le sang (6 points)
On étudie la concentration dans le sang d'un médicament ingéré pour la première fois. Soit le temps (en heures) écoulé depuis l'ingestion.
La concentration (en gramme par litre de sang) est modélisée par une fonction définie sur .
La concentration (en gramme par litre de sang) est modélisée par une fonction définie sur .
Partie A — Lectures graphiques
A.1
Avec la précision permise par le graphique, donner sans justification :
a. le temps écoulé jusqu'au maximum de concentration ;
b. l'ensemble des solutions de l'inéquation ;
c. la convexité de sur l'intervalle .
a. le temps écoulé jusqu'au maximum de concentration ;
b. l'ensemble des solutions de l'inéquation ;
c. la convexité de sur l'intervalle .
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a. Maximum de concentration. La courbe atteint son sommet au bout d'environ
(la partie C confirmera : le maximum est atteint exactement en , avec une concentration de g/L)
b. Résolution graphique de . On lit les abscisses des points où la courbe coupe la droite horizontale :
(la partie C donnera les valeurs précises et )
c. Convexité sur . La courbe est d'abord tournée vers le bas (elle monte, puis redescend en formant une « bosse »), puis elle s'aplatit vers l'axe des abscisses en se creusant.
Le point d'inflexion se situe vers .
(Contrôle par le calcul, avec : , qui s'annule en changeant de signe en ✓)
Interprétation physiologique du point d'inflexion : c'est l'instant où la vitesse d'élimination du médicament est maximale. Avant, l'élimination s'accélère ; après, elle ralentit — le corps a de moins en moins de médicament à éliminer.
(la partie C confirmera : le maximum est atteint exactement en , avec une concentration de g/L)
b. Résolution graphique de . On lit les abscisses des points où la courbe coupe la droite horizontale :
(la partie C donnera les valeurs précises et )
c. Convexité sur . La courbe est d'abord tournée vers le bas (elle monte, puis redescend en formant une « bosse »), puis elle s'aplatit vers l'axe des abscisses en se creusant.
Le point d'inflexion se situe vers .
(Contrôle par le calcul, avec : , qui s'annule en changeant de signe en ✓)
Interprétation physiologique du point d'inflexion : c'est l'instant où la vitesse d'élimination du médicament est maximale. Avant, l'élimination s'accélère ; après, elle ralentit — le corps a de moins en moins de médicament à éliminer.
Partie B — Détermination de
B.1
On considère l'équation différentielle
et l'on admet que en est une solution.
a. Résoudre l'équation .
b. Soit avec . Déterminer pour que soit solution de .
c. En déduire l'ensemble des solutions de .
d. Sachant que , déterminer l'expression de .
et l'on admet que en est une solution.
a. Résoudre l'équation .
b. Soit avec . Déterminer pour que soit solution de .
c. En déduire l'ensemble des solutions de .
d. Sachant que , déterminer l'expression de .
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a. L'équation homogène. On réécrit sous la forme du cours :
C'est avec :
b. Recherche d'une solution particulière. On dérive — c'est un produit :
On calcule :
On factorise par — le terme en disparaît :
Identification avec le second membre :
Comme pour tout :
La fonction est donc une solution particulière de .
c. Solutions générales de . D'après la structure des solutions d'une équation différentielle linéaire :
d. Détermination de . La condition initiale traduit le fait que la personne n'avait pas pris ce médicament auparavant : sa concentration sanguine était nulle à l'instant de l'ingestion.
Vérification :
• ✓
• ✓
C'est avec :
b. Recherche d'une solution particulière. On dérive — c'est un produit :
On calcule :
On factorise par — le terme en disparaît :
Identification avec le second membre :
Comme pour tout :
La fonction est donc une solution particulière de .
c. Solutions générales de . D'après la structure des solutions d'une équation différentielle linéaire :
d. Détermination de . La condition initiale traduit le fait que la personne n'avait pas pris ce médicament auparavant : sa concentration sanguine était nulle à l'instant de l'ingestion.
Vérification :
• ✓
• ✓
Partie C — Étude de
C.1
a. Déterminer la limite de en et l'interpréter.
b. Étudier les variations de sur et dresser son tableau de variations complet.
b. Étudier les variations de sur et dresser son tableau de variations complet.
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a. Limite en . C'est une forme indéterminée (le facteur tend vers , l'exponentielle vers ). On la lève par croissance comparée :
L'exponentielle l'emporte sur toute puissance :
Interprétation. À long terme, la concentration du médicament dans le sang tend vers : l'organisme l'élimine complètement.
Graphiquement, l'axe des abscisses est asymptote horizontale à la courbe.
b. Variations. On dérive le produit :
On factorise par :
Signe. Comme pour tout , le signe de est celui de :
Valeurs remarquables :
Interprétation physiologique. Le médicament est d'abord absorbé (la concentration monte pendant une heure), atteint un pic de g/L, puis est progressivement éliminé.
Cela confirme la lecture graphique de la partie A ✓
L'exponentielle l'emporte sur toute puissance :
Interprétation. À long terme, la concentration du médicament dans le sang tend vers : l'organisme l'élimine complètement.
Graphiquement, l'axe des abscisses est asymptote horizontale à la courbe.
b. Variations. On dérive le produit :
On factorise par :
Signe. Comme pour tout , le signe de est celui de :
| signe de | |||||
| variations de |
Valeurs remarquables :
Interprétation physiologique. Le médicament est d'abord absorbé (la concentration monte pendant une heure), atteint un pic de g/L, puis est progressivement éliminé.
Cela confirme la lecture graphique de la partie A ✓
C.2
a. Démontrer qu'il existe deux réels et tels que , et en donner une valeur approchée à .
b. Pour une concentration supérieure ou égale à 1 g/L, il y a un risque de somnolence. Quelle est la durée, en heures et minutes, de ce risque ?
b. Pour une concentration supérieure ou égale à 1 g/L, il y a un risque de somnolence. Quelle est la durée, en heures et minutes, de ce risque ?
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a. Existence et unicité des deux solutions. On raisonne en deux temps, car n'est pas monotone sur .
---
Sur :
• est continue (produit de fonctions continues) ;
• est strictement croissante ;
• et .
Or est compris entre et . D'après le corollaire du TVI, l'équation admet une unique solution sur cet intervalle.
Sur :
• est continue et strictement décroissante ;
• et .
Or est compris entre et . Le corollaire du TVI donne une unique solution sur cet intervalle.
Valeurs approchées — par balayage à la calculatrice :
(valeurs plus précises : et )
b. Durée du risque de somnolence. D'après le tableau de variations, exactement sur l'intervalle — entre les deux instants où la courbe franchit la droite .
Conversion en heures et minutes. La partie décimale heure vaut :
Le piège de la question : répondre « heures » sans convertir. L'énoncé demande explicitement des heures et des minutes.
Autre erreur possible : utiliser les valeurs arrondies h, ce qui donne h min également — heureusement, l'arrondi n'a pas d'effet ici. Mais il vaut mieux calculer avec les valeurs précises avant d'arrondir.
---
Sur :
• est continue (produit de fonctions continues) ;
• est strictement croissante ;
• et .
Or est compris entre et . D'après le corollaire du TVI, l'équation admet une unique solution sur cet intervalle.
Sur :
• est continue et strictement décroissante ;
• et .
Or est compris entre et . Le corollaire du TVI donne une unique solution sur cet intervalle.
Valeurs approchées — par balayage à la calculatrice :
(valeurs plus précises : et )
b. Durée du risque de somnolence. D'après le tableau de variations, exactement sur l'intervalle — entre les deux instants où la courbe franchit la droite .
Conversion en heures et minutes. La partie décimale heure vaut :
Le piège de la question : répondre « heures » sans convertir. L'énoncé demande explicitement des heures et des minutes.
Autre erreur possible : utiliser les valeurs arrondies h, ce qui donne h min également — heureusement, l'arrondi n'a pas d'effet ici. Mais il vaut mieux calculer avec les valeurs précises avant d'arrondir.
Partie D — Concentration moyenne
D.1
La concentration moyenne du médicament durant la première heure est donnée par
Calculer cette concentration moyenne. (Valeur exacte, puis valeur approchée à près.)
Calculer cette concentration moyenne. (Valeur exacte, puis valeur approchée à près.)
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Intégration par parties. On dérive le polynôme (il disparaît) et on primitive l'exponentielle :
(attention au signe : une primitive de est )
Formule :
Terme tout intégré :
Intégrale restante :
Somme :
Valeur approchée, avec :
Contrôle de vraisemblance. Sur la première heure, la concentration monte de à son maximum g/L. Sa valeur moyenne doit donc être comprise entre et — et plutôt dans la partie haute, puisque la courbe grimpe rapidement au début. Trouver est parfaitement cohérent ✓
Interprétation : c'est la concentration qu'il aurait fallu maintenir constamment pendant cette première heure pour exposer l'organisme à la même quantité totale de médicament.
Et cette valeur moyenne de g/L est supérieure au seuil de somnolence de g/L — ce qui est cohérent avec la partie C : le risque commence dès h et couvre donc les trois quarts de la première heure.
(attention au signe : une primitive de est )
Formule :
Terme tout intégré :
Intégrale restante :
Somme :
Valeur approchée, avec :
Contrôle de vraisemblance. Sur la première heure, la concentration monte de à son maximum g/L. Sa valeur moyenne doit donc être comprise entre et — et plutôt dans la partie haute, puisque la courbe grimpe rapidement au début. Trouver est parfaitement cohérent ✓
Interprétation : c'est la concentration qu'il aurait fallu maintenir constamment pendant cette première heure pour exposer l'organisme à la même quantité totale de médicament.
Et cette valeur moyenne de g/L est supérieure au seuil de somnolence de g/L — ce qui est cohérent avec la partie C : le risque commence dès h et couvre donc les trois quarts de la première heure.
Exercice 4 — Le pied de la hauteur est aussi l'orthocentre (5 points)
L'espace est muni d'un repère orthonormé . On considère les points
Remarquer que , et sont sur les trois axes du repère : le tétraèdre a donc un « coin droit » en .
Remarquer que , et sont sur les trois axes du repère : le tétraèdre a donc un « coin droit » en .
1
Justifier qu'une représentation paramétrique de la droite est
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Une droite est déterminée par un point et un vecteur directeur.
Vecteur directeur.
Point de passage. La droite passe par .
Représentation paramétrique. Tout point de s'écrit :
Contrôles :
• pour : on obtient ✓
• pour : on obtient ✓
Vecteur directeur.
Point de passage. La droite passe par .
Représentation paramétrique. Tout point de s'écrit :
Contrôles :
• pour : on obtient ✓
• pour : on obtient ✓
2
Soit un point de la droite paramétré par un réel .
Établir que .
Établir que .
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Coordonnées du point , d'après la question 1 :
Distance à l'origine . Le repère étant orthonormé :
Développons chaque carré séparément.
Premier terme — attention, le carré de vaut :
Deuxième terme :
Troisième terme — identité remarquable :
Somme sous la racine :
Remarque : le trinôme a pour discriminant : il est toujours strictement positif. La racine carrée est donc bien définie pour tout réel — rassurant, puisqu'il s'agit d'une distance.
Distance à l'origine . Le repère étant orthonormé :
Développons chaque carré séparément.
Premier terme — attention, le carré de vaut :
Deuxième terme :
Troisième terme — identité remarquable :
Somme sous la racine :
Remarque : le trinôme a pour discriminant : il est toujours strictement positif. La racine carrée est donc bien définie pour tout réel — rassurant, puisqu'il s'agit d'une distance.
3
Soit la fonction définie et dérivable sur par .
a. Étudier les variations de sur .
b. En déduire la valeur de pour laquelle atteint son minimum.
a. Étudier les variations de sur .
b. En déduire la valeur de pour laquelle atteint son minimum.
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a. Variations. On dérive avec . La dérivée de est :
Signe. Le dénominateur est une racine carrée, donc strictement positif (le trinôme ne s'annule jamais, cf. question 2). Le signe de est donc celui de :
b. Minimum.
Valeur du minimum :
---
Une astuce qui évite toute dérivation. Comme la fonction racine carrée est croissante, atteint son minimum exactement là où l'atteint. Or est un trinôme du second degré de coefficient dominant : son minimum est au sommet, d'abscisse
Même résultat, en une ligne.
Signe. Le dénominateur est une racine carrée, donc strictement positif (le trinôme ne s'annule jamais, cf. question 2). Le signe de est donc celui de :
| signe de | |||||
| variations de | min |
b. Minimum.
Valeur du minimum :
---
Une astuce qui évite toute dérivation. Comme la fonction racine carrée est croissante, atteint son minimum exactement là où l'atteint. Or est un trinôme du second degré de coefficient dominant : son minimum est au sommet, d'abscisse
Même résultat, en une ligne.
4
En déduire que le point est le projeté orthogonal du point sur la droite .
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Le raisonnement, en deux temps.
1. Le point qui minimise la distance. La question 3 montre que la distance est minimale pour . Calculons les coordonnées du point correspondant :
2. Le lien avec le projeté orthogonal. Par définition, le projeté orthogonal de sur une droite est le point de cette droite le plus proche de .
Et la distance de à la droite vaut donc .
---
Vérification directe, par le produit scalaire. On peut confirmer en montrant que est orthogonal à :
Les deux approches se rejoignent — c'est bien le même point.
1. Le point qui minimise la distance. La question 3 montre que la distance est minimale pour . Calculons les coordonnées du point correspondant :
2. Le lien avec le projeté orthogonal. Par définition, le projeté orthogonal de sur une droite est le point de cette droite le plus proche de .
Et la distance de à la droite vaut donc .
---
Vérification directe, par le produit scalaire. On peut confirmer en montrant que est orthogonal à :
Les deux approches se rejoignent — c'est bien le même point.
5
Démontrer, à l'aide du produit scalaire, que le point est l'orthocentre du triangle (intersection de ses hauteurs).
Afficher la correction
Ce qu'il faut montrer. est l'orthocentre de si les droites , et sont les hauteurs du triangle, c'est-à-dire si :
(En réalité, deux suffisent : les trois hauteurs d'un triangle sont concourantes. Mais vérifions les trois.)
---
Première hauteur : ?
---
Deuxième hauteur : ?
Attention au premier terme : , donc
---
Troisième hauteur : ?
---
Les trois produits scalaires sont nuls :
Ce que cet exercice fait découvrir — et c'est remarquable.
Le point a été construit comme le projeté orthogonal de sur la droite . Et il se trouve être l'orthocentre du triangle . Ces deux propriétés n'ont, a priori, rien à voir.
Ce n'est pas une coïncidence. C'est un théorème classique sur le tétraèdre trirectangle (celui dont trois arêtes issues d'un même sommet sont deux à deux perpendiculaires — ici , , sont portées par les trois axes) :
Le sujet fait redécouvrir ce résultat sur un cas concret — et la question 6 va confirmer que est bien la hauteur du tétraèdre.
(En réalité, deux suffisent : les trois hauteurs d'un triangle sont concourantes. Mais vérifions les trois.)
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Première hauteur : ?
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Deuxième hauteur : ?
Attention au premier terme : , donc
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Troisième hauteur : ?
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Les trois produits scalaires sont nuls :
Ce que cet exercice fait découvrir — et c'est remarquable.
Le point a été construit comme le projeté orthogonal de sur la droite . Et il se trouve être l'orthocentre du triangle . Ces deux propriétés n'ont, a priori, rien à voir.
Ce n'est pas une coïncidence. C'est un théorème classique sur le tétraèdre trirectangle (celui dont trois arêtes issues d'un même sommet sont deux à deux perpendiculaires — ici , , sont portées par les trois axes) :
Le sujet fait redécouvrir ce résultat sur un cas concret — et la question 6 va confirmer que est bien la hauteur du tétraèdre.
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a. Démontrer que la droite est orthogonale au plan .
b. En déduire une équation cartésienne du plan .
b. En déduire une équation cartésienne du plan .
Afficher la correction
a. est orthogonale au plan . Une droite est orthogonale à un plan si son vecteur directeur est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan.
Le vecteur directeur de est simplement
Premier produit scalaire, avec :
Second produit scalaire, avec :
et ne sont pas colinéaires (le triangle est non aplati), donc :
Autrement dit, est un vecteur normal au plan — et est le pied de la hauteur du tétraèdre issue de .
b. Équation cartésienne du plan . On dispose d'un vecteur normal. Pour éviter les fractions, multiplions par (un vecteur normal est défini à un facteur non nul près) :
L'équation est de la forme .
Détermination de — le plan passe par :
Or :
Vérifications avec les deux autres points :
Le vecteur directeur de est simplement
Premier produit scalaire, avec :
Second produit scalaire, avec :
et ne sont pas colinéaires (le triangle est non aplati), donc :
Autrement dit, est un vecteur normal au plan — et est le pied de la hauteur du tétraèdre issue de .
b. Équation cartésienne du plan . On dispose d'un vecteur normal. Pour éviter les fractions, multiplions par (un vecteur normal est défini à un facteur non nul près) :
L'équation est de la forme .
Détermination de — le plan passe par :
Or :
Vérifications avec les deux autres points :
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Calculer, en unité d'aire, l'aire du triangle .
Afficher la correction
Méthode : l'aire d'un triangle par le produit scalaire.
Il faut donc les deux normes et le sinus de l'angle en .
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Les deux vecteurs.
Normes — attention, :
Produit scalaire :
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Cosinus de l'angle :
Sinus — l'angle d'un triangle est dans , donc son sinus est positif :
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Aire — et les se simplifient magnifiquement :
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Contrôle par une seconde méthode — le volume du tétraèdre, calculé de deux façons.
Première façon. Le tétraèdre a un « coin droit » en (les points , , sont sur les trois axes). Son volume vaut donc
Seconde façon. En prenant comme base et comme hauteur (question 6.a) :
Égalisons :
Les deux méthodes concordent — l'aire vaut bien unités d'aire.
Le résultat est d'une simplicité surprenante, compte tenu des qui parsèment l'énoncé. C'est le signe que les coordonnées ont été choisies avec soin par le concepteur du sujet.
Il faut donc les deux normes et le sinus de l'angle en .
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Les deux vecteurs.
Normes — attention, :
Produit scalaire :
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Cosinus de l'angle :
Sinus — l'angle d'un triangle est dans , donc son sinus est positif :
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Aire — et les se simplifient magnifiquement :
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Contrôle par une seconde méthode — le volume du tétraèdre, calculé de deux façons.
Première façon. Le tétraèdre a un « coin droit » en (les points , , sont sur les trois axes). Son volume vaut donc
Seconde façon. En prenant comme base et comme hauteur (question 6.a) :
Égalisons :
Les deux méthodes concordent — l'aire vaut bien unités d'aire.
Le résultat est d'une simplicité surprenante, compte tenu des qui parsèment l'énoncé. C'est le signe que les coordonnées ont été choisies avec soin par le concepteur du sujet.
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Ce sujet mobilise 11 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :