Bac Maths 2025 Amérique du Sud Jour 1

13 novembre 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité

Correction rédigée par Maths Facile — 21 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.

Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 13 novembre 2025.

Exercice 1 — Végétarien ou non — une suite arithmético-géométrique (4 points)

Un étudiant mange tous les jours au restaurant universitaire, qui propose des plats végétariens et non végétariens.

• Lorsqu'il a choisi un plat végétarien un jour donné, la probabilité qu'il en choisisse un le lendemain est 0,90{,}9.
• Lorsqu'il a choisi un plat non végétarien, la probabilité qu'il choisisse un plat végétarien le lendemain est 0,70{,}7.

On note VnV_n l'évènement « l'étudiant a choisi un plat végétarien le nn-ième jour », et pnp_n sa probabilité.

Le jour de la rentrée, l'étudiant a choisi le plat végétarien : p1=1p_1 = 1.
Arbre pondéré de probabilités — V : plat végétarien le lendemain Arbre pondéré. V : plat végétarien le lendemain. Branche V, probabilité p(n) : V, probabilité 0,9 ; V̄, probabilité 0,1. Branche V̄, probabilité 1-p(n) : V, probabilité 0,7 ; V̄, probabilité 0,3. p(n) V 0,9 V 0,1 1-p(n) 0,7 V 0,3 V : plat végétarien le lendemain

Arbre pondéré.

1
a. Indiquer la valeur de p2p_2.
b. Montrer que p3=0,88p_3 = 0{,}88.
c. Sachant que le 3ᵉ jour l'étudiant a choisi un plat végétarien, quelle est la probabilité qu'il ait choisi un plat non végétarien la veille ? (Arrondir à 10210^{-2}.)
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Traduction de l'énoncé.

PVn(Vn+1)=0,9PVn(Vn+1)=0,7P_{V_n}\left(V_{n+1}\right) = 0{,}9 \qquad P_{\overline{V_n}}\left(V_{n+1}\right) = 0{,}7

a. Valeur de p2p_2. Comme p1=1p_1 = 1, l'étudiant est certainement végétarien le premier jour. Il n'y a donc qu'un seul chemin possible :

p2=1×0,9via V1+0×0,7via V1p_2 = \underbrace{1 \times 0{,}9}_{\text{via } V_1} + \underbrace{0 \times 0{,}7}_{\text{via } \overline{V_1}}

p2=0,9\boxed{p_2 = 0{,}9}

b. Valeur de p3p_3. Formule des probabilités totales, avec p2=0,9p_2 = 0{,}9 (donc 1p2=0,11 - p_2 = 0{,}1) :

p3=0,9×0,90,81+0,1×0,70,07p_3 = \underbrace{0{,}9 \times 0{,}9}_{0{,}81} + \underbrace{0{,}1 \times 0{,}7}_{0{,}07}

p3=0,88\boxed{p_3 = 0{,}88} \blacksquare

c. Une probabilité rétrospective. On cherche PV3(V2)P_{V_3}\left(\overline{V_2}\right) : sachant que le 3ᵉ jour est végétarien, on remonte le temps pour savoir si la veille ne l'était pas.

PV3(V2)=P(V2V3)P(V3)P_{V_3}\left(\overline{V_2}\right) = \frac{P\left(\overline{V_2} \cap V_3\right)}{P\left(V_3\right)}

Numérateur — on multiplie le long du chemin V2\overline{V_2} puis V3V_3 :

P(V2V3)=(1p2)0,1×PV2(V3)0,7=0,07P\left(\overline{V_2} \cap V_3\right) = \underbrace{(1 - p_2)}_{0{,}1} \times \underbrace{P_{\overline{V_2}}\left(V_3\right)}_{0{,}7} = 0{,}07

Dénominateur : p3=0,88p_3 = 0{,}88 (question b).

PV3(V2)=0,070,88=788=0,0795P_{V_3}\left(\overline{V_2}\right) = \frac{0{,}07}{0{,}88} = \frac{7}{88} = 0{,}0795\ldots

PV3(V2)0,08\boxed{P_{V_3}\left(\overline{V_2}\right) \approx 0{,}08}

Interprétation. Sachant que l'étudiant a mangé végétarien le 3ᵉ jour, il n'y a que 8 %8\ \% de chances qu'il ne l'ait pas fait la veille.

C'est cohérent avec le mécanisme : l'étudiant est très « fidèle » au végétarien (il y reste avec probabilité 0,90{,}9). Il est donc bien plus probable qu'il y soit resté depuis la veille qu'il n'y soit revenu.
2
On souhaite afficher les nn premiers termes de la suite (pn)(p_n). Trois programmes Python sont proposés :

Programme 1
def repas(n):
p = 1
L = [p]
for k in range(1, n):
p = 0.2*p + 0.7
L.append(p)
return(L)

Programme 2 — identique, mais avec for k in range(1, n+1):

Programme 3 — identique au 1, mais avec L.append(p+1)

a. Lequel de ces programmes convient ?
b. Donner le résultat affiché pour n=5n = 5.
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Le point de départ : la relation de récurrence. Par la formule des probabilités totales, pour tout n1n \geqslant 1 :

pn+1=pn×0,9+(1pn)×0,7=0,9pn+0,70,7pnp_{n+1} = p_n \times 0{,}9 + (1 - p_n) \times 0{,}7 = 0{,}9\,p_n + 0{,}7 - 0{,}7\,p_n

pn+1=0,2pn+0,7\boxed{p_{n+1} = 0{,}2\,p_n + 0{,}7}

C'est bien la ligne p = 0.2*p + 0.7 que l'on retrouve dans les trois programmes.

---

a. Analyse des trois programmes.

Programme 3 — écarté immédiatement. Il exécute L.append(p+1) : il stocke pn+1p_n + 1 au lieu de pnp_n. Les valeurs affichées seraient toutes supérieures à 1, ce qui est impossible pour une probabilité. ✗

Comptons les termes des programmes 1 et 2. La liste est initialisée avec un élément (L = [p], c'est-à-dire p1p_1), puis la boucle en ajoute un par tour.

Programme 1 : range(1, n) effectue n1n - 1 tours. La liste contient donc 1+(n1)=n1 + (n-1) = \mathbf{n} éléments
Programme 2 : range(1, n+1) effectue nn tours. La liste contient 1+n=n+11 + n = \mathbf{n+1} éléments — un de trop

Le PROGRAMME 1 convient\boxed{\text{Le PROGRAMME 1 convient}}

Le piège classique : en Python, range(a, b) s'arrête avant b. Il produit donc bab - a valeurs, et non ba+1b - a + 1.

b. Résultat pour n=5n = 5. On applique la relation pn+1=0,2pn+0,7p_{n+1} = 0{,}2\,p_n + 0{,}7 :

nnCalculpnp_n
11(donné)11
220,2×1+0,70{,}2 \times 1 + 0{,}70,90{,}9
330,2×0,9+0,70{,}2 \times 0{,}9 + 0{,}70,880{,}88
440,2×0,88+0,70{,}2 \times 0{,}88 + 0{,}70,8760{,}876
550,2×0,876+0,70{,}2 \times 0{,}876 + 0{,}70,87520{,}8752


repas(5)=[1 ; 0,9 ; 0,88 ; 0,876 ; 0,8752]\boxed{\texttt{repas(5)} = [\,1\ ;\ 0{,}9\ ;\ 0{,}88\ ;\ 0{,}876\ ;\ 0{,}8752\,]}

On voit déjà la suite se stabiliser autour de 0,8750{,}875 — ce que la question 4 démontrera.
3
Démontrer par récurrence que, pour tout entier n1n \geqslant 1 :
pn=0,125×0,2n1+0,875p_n = 0{,}125 \times 0{,}2^{\,n-1} + 0{,}875
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Notons P(n)\mathcal{P}(n) : « pn=0,125×0,2n1+0,875p_n = 0{,}125 \times 0{,}2^{\,n-1} + 0{,}875 ».

Initialisation (n=1n = 1). Avec 0,20=10{,}2^{0} = 1 :

0,125×1+0,875=1=p10{,}125 \times 1 + 0{,}875 = 1 = p_1 \qquad \checkmark

P(1)\mathcal{P}(1) est vraie.

Hérédité. Supposons P(n)\mathcal{P}(n) vraie pour un entier n1n \geqslant 1 fixé. Calculons pn+1p_{n+1} à l'aide de la relation de récurrence, puis de l'hypothèse :

pn+1=0,2pn+0,7=0,2(0,125×0,2n1+0,875)+0,7p_{n+1} = 0{,}2\,p_n + 0{,}7 = 0{,}2\left(0{,}125 \times 0{,}2^{\,n-1} + 0{,}875\right) + 0{,}7

On distribue le 0,20{,}2 :

pn+1=0,125×0,2×0,2n1= 0,2n+0,2×0,875= 0,175+0,7p_{n+1} = 0{,}125 \times \underbrace{0{,}2 \times 0{,}2^{\,n-1}}_{=\ 0{,}2^{\,n}} + \underbrace{0{,}2 \times 0{,}875}_{=\ 0{,}175} + 0{,}7

Le terme constant se recompose exactement :

0,175+0,7=0,8750{,}175 + 0{,}7 = 0{,}875

pn+1=0,125×0,2n+0,875p_{n+1} = 0{,}125 \times 0{,}2^{\,n} + 0{,}875

C'est exactement P(n+1)\mathcal{P}(n+1), puisque 0,2(n+1)1=0,2n0{,}2^{\,(n+1)-1} = 0{,}2^{\,n}

Conclusion. Par récurrence, P(n)\mathcal{P}(n) est vraie pour tout entier n1n \geqslant 1. \blacksquare

Contrôle sur les valeurs de la question 2 :

nnFormuleValeurProgramme
220,125×0,2+0,8750{,}125 \times 0{,}2 + 0{,}8750,90{,}9
330,125×0,04+0,8750{,}125 \times 0{,}04 + 0{,}8750,880{,}88
550,125×0,0016+0,8750{,}125 \times 0{,}0016 + 0{,}8750,87520{,}8752


D'où viennent les constantes 0,8750{,}875 et 0,1250{,}125 ? Le nombre 0,875=780{,}875 = \dfrac{7}{8} est le point fixe de la relation, la solution de x=0,2x+0,7x = 0{,}2x + 0{,}7. Et 0,125=p10,875=10,8750{,}125 = p_1 - 0{,}875 = 1 - 0{,}875 est l'écart initial au point fixe.
4
En déduire la limite de la suite (pn)(p_n).
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On utilise la forme explicite pn=0,125×0,2n1+0,875p_n = 0{,}125 \times 0{,}2^{\,n-1} + 0{,}875.

Limite de la partie géométrique. La raison q=0,2q = 0{,}2 vérifie 1<q<1-1 < q < 1, donc :

limn+0,2n1=0\lim_{n \to +\infty} 0{,}2^{\,n-1} = 0

Par somme :

limn+pn=0,125×0+0,875=0,875\boxed{\lim_{n \to +\infty} p_n = 0{,}125 \times 0 + 0{,}875 = 0{,}875}

Interprétation. À long terme, la probabilité que l'étudiant choisisse un plat végétarien un jour donné se stabilise à 87,5 %87{,}5\ \%, soit 78\dfrac{7}{8}.

Autrement dit : sur une longue période, il mangera végétarien environ 7 jours sur 8.

Un point remarquable : cette limite ne dépend pas du choix du premier jour. Même s'il avait commencé par un plat non végétarien (p1=0p_1 = 0), la suite convergerait vers la même valeur 0,8750{,}875 — seule la vitesse de convergence changerait. Le système « oublie » sa condition initiale.

La convergence est d'ailleurs très rapide : dès le 5ᵉ jour, on est à 0,87520{,}8752, soit à moins de 22 dix-millièmes de la limite.

Exercice 2 — Vrai / Faux — dénombrement et probabilités (5 points)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
1
Deux équipes de footballeurs, de 22 et 25 joueurs, échangent une poignée de main à la fin d'un match. Chaque joueur d'une équipe serre une seule fois la main de chaque joueur de l'autre équipe.

Affirmation 1 : 4747 poignées de main ont été échangées.
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FAUSSE\boxed{\textbf{FAUSSE}}

Le raisonnement. Chacun des 2222 joueurs de la première équipe serre la main de chacun des 2525 joueurs de l'autre équipe. Il y a donc, pour chaque joueur de la première équipe, 2525 poignées de main.

Principe multiplicatif :

Nombre de poigneˊes de main=22×25\text{Nombre de poignées de main} = 22 \times 25

550 poigneˊes de main\boxed{550 \text{ poignées de main}}

L'affirmation annonce 4747 : elle est fausse.

---

D'où vient le 4747 ? C'est 22+2522 + 25. L'erreur consiste à additionner les effectifs au lieu de les multiplier.

Le réflexe qui permet de trancher : on ne compte pas des joueurs, on compte des couples (un joueur de chaque équipe). Une poignée de main met en jeu deux personnes, une de chaque équipe — c'est donc un couple, et le nombre de couples est le produit des effectifs.

Un contrôle de bon sens : 4747 poignées de main pour 4747 joueurs, cela ferait moins d'une poignée par personne… alors que chaque joueur en donne au moins 2222. L'ordre de grandeur est absurde.

Remarque : si les joueurs d'une même équipe se serraient aussi la main, il faudrait ajouter (222)+(252)=231+300=531\dbinom{22}{2} + \dbinom{25}{2} = 231 + 300 = 531 poignées supplémentaires. Mais l'énoncé précise bien « de l'autre équipe ».
2
Une course oppose 18 concurrents. On récompense indistinctement les trois premiers, en offrant le même prix à chacun.

Affirmation 2 : il y a 48964\,896 possibilités de distribuer ces prix.
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FAUSSE\boxed{\textbf{FAUSSE}}

La question à se poser : l'ordre compte-t-il ?

L'énoncé précise que les trois premiers reçoivent le même prix, et qu'ils sont récompensés indistinctement. Le trio {\{Alice, Bob, Chloé}\} reçoit donc exactement la même chose que le trio {\{Chloé, Alice, Bob}\}.

L’ORDRE NE COMPTE PAS : c’est une COMBINAISON\boxed{\text{L'ORDRE NE COMPTE PAS : c'est une COMBINAISON}}

Calcul. On choisit 33 concurrents parmi 1818, sans tenir compte de l'ordre :

(183)=18×17×163×2×1=48966\binom{18}{3} = \frac{18 \times 17 \times 16}{3 \times 2 \times 1} = \frac{4\,896}{6}

(183)=816 possibiliteˊs\boxed{\binom{18}{3} = 816 \text{ possibilités}}

L'affirmation annonce 48964\,896 : elle est fausse.

---

D'où vient le 48964\,896 ? — et c'est un piège très bien construit.

4896=18×17×164\,896 = 18 \times 17 \times 16

C'est le nombre d'arrangements de 33 concurrents parmi 1818, c'est-à-dire le nombre de podiums ordonnés (or, argent, bronze). Ce serait la bonne réponse si les trois prix étaient différents.

Le rapport entre les deux est exactement 3!=63! = 6 :

4896816=6=3!\frac{4\,896}{816} = 6 = 3!

C'est logique : chaque groupe de 33 personnes peut être ordonné de 3!=63! = 6 façons. Compter les arrangements revient donc à compter chaque groupe 66 fois.

La leçon : le mot « indistinctement » dans l'énoncé n'est pas décoratif. C'est lui qui impose la combinaison plutôt que l'arrangement.
3
Une compétition de course de haies établit un podium (les trois meilleurs sportifs, classés dans leur ordre d'arrivée). Sept sportifs participent. Jacques est l'un d'entre eux.

Affirmation 3 : il y a 9090 podiums différents dont Jacques fait partie.
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Attention — ici, contrairement à l'affirmation 2, l'ORDRE COMPTE. L'énoncé précise que les sportifs sont « classés dans leur ordre d'arrivée » : être premier n'est pas la même chose qu'être troisième.

C’est un ARRANGEMENT\boxed{\text{C'est un ARRANGEMENT}}

---

Méthode : on décompose en deux temps.

Étape 1 — placer Jacques. Il peut occuper la 1re1^{\text{re}}, la 2e2^{\text{e}} ou la 3e3^{\text{e}} place du podium :

3 possibiliteˊs\boxed{3 \text{ possibilités}}

Étape 2 — remplir les deux places restantes. Il reste 22 places à pourvoir parmi les 66 autres sportifs, et l'ordre compte :

6×5=30 possibiliteˊs6 \times 5 = 30 \text{ possibilités}

(6 choix pour la première place libre, puis 5 pour la seconde)

Principe multiplicatif :

3×30=903 \times 30 = 90

90 podiums contiennent Jacques\boxed{90 \text{ podiums contiennent Jacques}}

L'affirmation est vraie.

---

Vérification par une autre voie — le complémentaire.

Nombre total de podiums (arrangement de 33 parmi 77) :

7×6×5=2107 \times 6 \times 5 = 210

Podiums SANS Jacques — on choisit les 33 places parmi les 66 autres sportifs :

6×5×4=1206 \times 5 \times 4 = 120

Podiums AVEC Jacques :

210120=90210 - 120 = 90 \qquad \checkmark

Les deux méthodes concordent.

La comparaison avec l'affirmation 2 est éclairante : même contexte apparent (choisir 3 personnes parmi un groupe), mais l'une exige une combinaison (prix identiques), l'autre un arrangement (podium ordonné). C'est la lecture attentive de l'énoncé qui décide.
4
Soient X1X_1 et X2X_2 deux variables aléatoires indépendantes de même loi :

xix_i2-21-12255
P(X=xi)P(X = x_i)0,10{,}10,40{,}40,30{,}30,20{,}2


On pose Y=X1+X2Y = X_1 + X_2.

Affirmation 4 : P(Y=4)=0,25P(Y = 4) = 0{,}25.
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Méthode : recenser TOUS les couples (x1;x2)(x_1\,;x_2) dont la somme vaut 44.

Les valeurs possibles sont 2-2, 1-1, 22 et 55. On cherche les couples de somme 44sans oublier que (a;b)(a\,;b) et (b;a)(b\,;a) sont deux couples distincts :

x1x_1x2x_2SommeProbabilité
1-15544 0,4×0,2=0,080{,}4 \times 0{,}2 = 0{,}08
551-144 0,2×0,4=0,080{,}2 \times 0{,}4 = 0{,}08
222244 0,3×0,3=0,090{,}3 \times 0{,}3 = 0{,}09


(On vérifie qu'aucun autre couple ne convient : 2+5=3-2 + 5 = 3, 1+2=1-1 + 2 = 1, 2+5=72 + 5 = 7, etc.)

L'indépendance est indispensable : c'est elle qui autorise à écrire

P(X1=a et X2=b)=P(X1=a)×P(X2=b)P\left(X_1 = a \text{ et } X_2 = b\right) = P(X_1 = a) \times P(X_2 = b)

Somme des trois cas — ils sont incompatibles deux à deux :

P(Y=4)=0,08+0,08+0,09P(Y = 4) = 0{,}08 + 0{,}08 + 0{,}09

P(Y=4)=0,25\boxed{P(Y = 4) = 0{,}25}

L'affirmation est vraie.

---

Les deux erreurs classiques.

1. Oublier le couple symétrique. Beaucoup ne comptent (1;5)(-1\,;5) qu'une seule fois et trouvent 0,08+0,09=0,170{,}08 + 0{,}09 = 0{,}17. Or X1X_1 et X2X_2 sont deux variables distinctes : « X1=1X_1 = -1 et X2=5X_2 = 5 » n'est pas le même évènement que « X1=5X_1 = 5 et X2=1X_2 = -1 ».

2. Doubler le couple (2;2)(2\,;2). À l'inverse, celui-ci ne doit être compté qu'une fois — il est son propre symétrique.

Le réflexe sûr : dresser le tableau complet des 4×4=164 \times 4 = 16 couples et repérer ceux de somme 44. C'est plus long, mais infaillible.
5
Un nageur cherche à parcourir le 5050 m nage libre en moins de 2525 secondes. La probabilité qu'il y parvienne est 0,850{,}85. Il effectue 2020 parcours chronométrés dans la journée, et XX suit la loi binomiale de paramètres n=20n = 20 et p=0,85p = 0{,}85.

Affirmation 5 : sachant qu'il a atteint au moins 15 fois son objectif, une valeur approchée à 10310^{-3} de la probabilité qu'il l'ait atteint au moins 18 fois est 0,4340{,}434.
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VRAIE\boxed{\textbf{VRAIE}}

Il s'agit d'une probabilité CONDITIONNELLE. On cherche

P(X15)(X18)=P((X18)(X15))P(X15)P_{(X \geqslant 15)}\left(X \geqslant 18\right) = \frac{P\Big(\left(X \geqslant 18\right) \cap \left(X \geqslant 15\right)\Big)}{P\left(X \geqslant 15\right)}

L'étape que beaucoup ratent — simplifier l'intersection. L'évènement (X18)\left(X \geqslant 18\right) est inclus dans (X15)\left(X \geqslant 15\right) : si le nageur a réussi au moins 1818 fois, il a forcément réussi au moins 1515 fois !

(X18)(X15)donc(X18)(X15)=(X18)\left(X \geqslant 18\right) \subset \left(X \geqslant 15\right) \qquad \text{donc} \qquad \left(X \geqslant 18\right) \cap \left(X \geqslant 15\right) = \left(X \geqslant 18\right)

P(X15)(X18)=P(X18)P(X15)\boxed{P_{(X \geqslant 15)}\left(X \geqslant 18\right) = \frac{P\left(X \geqslant 18\right)}{P\left(X \geqslant 15\right)}}

C'est cette inclusion qui rend le calcul faisable. Sans elle, on ne saurait pas quoi mettre au numérateur.

Calcul des deux probabilités à la calculatrice, avec XB(20;0,85)X \sim \mathcal{B}(20\,;0{,}85) :

P(X18)=1P(X17)=0,404896P\left(X \geqslant 18\right) = 1 - P\left(X \leqslant 17\right) = 0{,}404896\ldots

P(X15)=1P(X14)=0,932692P\left(X \geqslant 15\right) = 1 - P\left(X \leqslant 14\right) = 0{,}932692\ldots

Quotient :

P(X15)(X18)=0,4048960,932692=0,434116P_{(X \geqslant 15)}\left(X \geqslant 18\right) = \frac{0{,}404896}{0{,}932692} = 0{,}434116\ldots

0,434\boxed{\approx 0{,}434}

L'affirmation est vraie.

Interprétation. Sachant que le nageur a réussi au moins 1515 de ses 2020 tentatives, il y a environ 43,4 %43{,}4\ \% de chances qu'il en ait réussi au moins 1818.

Cohérent avec l'espérance : E(X)=20×0,85=17E(X) = 20 \times 0{,}85 = 17. Le nageur réussit en moyenne 1717 parcours sur 2020. La condition « au moins 1515 » est donc peu contraignante (93 %93\ \% de chances a priori), alors que « au moins 1818 » est au-dessus de la moyenne — d'où une probabilité conditionnelle proche de 40 %40\ \%.

Exercice 3 — Concentration d'un médicament dans le sang (6 points)

On étudie la concentration dans le sang d'un médicament ingéré pour la première fois. Soit tt le temps (en heures) écoulé depuis l'ingestion.

La concentration (en gramme par litre de sang) est modélisée par une fonction ff définie sur [0;+[[0\,;+\infty[.

Partie A — Lectures graphiques

A.1
Avec la précision permise par le graphique, donner sans justification :

a. le temps écoulé jusqu'au maximum de concentration ;
b. l'ensemble des solutions de l'inéquation f(t)1f(t) \geqslant 1 ;
c. la convexité de ff sur l'intervalle [0;8][0\,;8].
Afficher la correction
a. Maximum de concentration. La courbe atteint son sommet au bout d'environ

1 heure\boxed{1 \text{ heure}}

(la partie C confirmera : le maximum est atteint exactement en t=1t = 1, avec une concentration de 5e1,84\frac{5}{e} \approx 1{,}84 g/L)

b. Résolution graphique de f(t)1f(t) \geqslant 1. On lit les abscisses des points où la courbe coupe la droite horizontale y=1y = 1 :

S[0,26; 2,54]\boxed{\mathcal{S} \approx [0{,}26\,;\ 2{,}54]}

(la partie C donnera les valeurs précises t10,26t_1 \approx 0{,}26 et t22,54t_2 \approx 2{,}54)

c. Convexité sur [0;8][0\,;8]. La courbe est d'abord tournée vers le bas (elle monte, puis redescend en formant une « bosse »), puis elle s'aplatit vers l'axe des abscisses en se creusant.

f est CONCAVE sur [0;2] puis CONVEXE sur [2;8]\boxed{f \text{ est CONCAVE sur } [0\,;2] \text{ puis CONVEXE sur } [2\,;8]}

Le point d'inflexion se situe vers t=2t = 2.

(Contrôle par le calcul, avec f(t)=5tetf(t) = 5t\,e^{-t} : f(t)=5(t2)etf''(t) = 5(t - 2)e^{-t}, qui s'annule en changeant de signe en t=2t = 2 )

Interprétation physiologique du point d'inflexion : c'est l'instant où la vitesse d'élimination du médicament est maximale. Avant, l'élimination s'accélère ; après, elle ralentit — le corps a de moins en moins de médicament à éliminer.

Partie B — Détermination de ff

B.1
On considère l'équation différentielle
(E):y+y=5et(E) : \quad y' + y = 5\,e^{-t}
et l'on admet que ff en est une solution.

a. Résoudre l'équation (E):y+y=0(E') : y' + y = 0.
b. Soit u(t)=atetu(t) = a\,t\,e^{-t} avec aRa \in \mathbb{R}. Déterminer aa pour que uu soit solution de (E)(E).
c. En déduire l'ensemble des solutions de (E)(E).
d. Sachant que f(0)=0f(0) = 0, déterminer l'expression de ff.
Afficher la correction
a. L'équation homogène. On réécrit sous la forme du cours :

y+y=0    y=yy' + y = 0 \iff y' = -y

C'est y=ayy' = ay avec a=1a = -1 :

y(t)=Cet,CR\boxed{y(t) = C\,e^{-t}, \qquad C \in \mathbb{R}}

b. Recherche d'une solution particulière. On dérive u(t)=atetu(t) = a\,t\,e^{-t} — c'est un produit :

u(t)=aet+at×(et)=a(1t)etu'(t) = a\,e^{-t} + a\,t \times \left(-e^{-t}\right) = a\,(1 - t)\,e^{-t}

On calcule u+uu' + u :

u(t)+u(t)=a(1t)et+atetu'(t) + u(t) = a\,(1 - t)\,e^{-t} + a\,t\,e^{-t}

On factorise par aeta\,e^{-t}le terme en tt disparaît :

=a(1t+t= 1)et=aet= a\Big(\underbrace{1 - t + t}_{=\ 1}\Big)e^{-t} = a\,e^{-t}

Identification avec le second membre 5et5\,e^{-t} :

aet=5eta\,e^{-t} = 5\,e^{-t}

Comme et0e^{-t} \neq 0 pour tout tt :

a=5\boxed{a = 5}

La fonction u(t)=5tetu(t) = 5t\,e^{-t} est donc une solution particulière de (E)(E).

c. Solutions générales de (E)(E). D'après la structure des solutions d'une équation différentielle linéaire :

solution geˊneˊrale de (E)=une solution particulieˋre+solution geˊneˊrale de (E)\text{solution générale de } (E) = \text{une solution particulière} + \text{solution générale de } (E')

y(t)=5tet+Cety(t) = 5t\,e^{-t} + C\,e^{-t}

y(t)=(5t+C)et,CR\boxed{y(t) = \left(5t + C\right)e^{-t}, \qquad C \in \mathbb{R}}

d. Détermination de ff. La condition initiale f(0)=0f(0) = 0 traduit le fait que la personne n'avait pas pris ce médicament auparavant : sa concentration sanguine était nulle à l'instant de l'ingestion.

f(0)=(5×0+C)e0=Cf(0) = \left(5 \times 0 + C\right)e^{0} = C

C=0C = 0

f(t)=5tet\boxed{f(t) = 5t\,e^{-t}}

Vérification :
f(0)=0f(0) = 0
f+f=5(1t)et+5tet=5etf' + f = 5(1-t)e^{-t} + 5t\,e^{-t} = 5\,e^{-t}

Partie C — Étude de f(t)=5tetf(t) = 5t\,e^{-t}

C.1
a. Déterminer la limite de ff en ++\infty et l'interpréter.
b. Étudier les variations de ff sur [0;+[[0\,;+\infty[ et dresser son tableau de variations complet.
Afficher la correction
a. Limite en ++\infty. C'est une forme indéterminée ×0\infty \times 0 (le facteur 5t5t tend vers ++\infty, l'exponentielle vers 00). On la lève par croissance comparée :

f(t)=5tet=5tetf(t) = 5t\,e^{-t} = \frac{5t}{e^{t}}

L'exponentielle l'emporte sur toute puissance :

limt+f(t)=0\boxed{\lim_{t \to +\infty} f(t) = 0}

Interprétation. À long terme, la concentration du médicament dans le sang tend vers 00 : l'organisme l'élimine complètement.

Graphiquement, l'axe des abscisses est asymptote horizontale à la courbe.

b. Variations. On dérive le produit 5t×et5t \times e^{-t} :

f(t)=5et+5t×(et)f'(t) = 5\,e^{-t} + 5t \times \left(-e^{-t}\right)

On factorise par 5et5\,e^{-t} :

f(t)=5(1t)et\boxed{f'(t) = 5\,(1 - t)\,e^{-t}}

Signe. Comme 5et>05\,e^{-t} > 0 pour tout tt, le signe de ff' est celui de (1t)(1 - t) :

1t>0    t<11 - t > 0 \iff t < 1

tt0011++\infty
signe de f(t)f'(t)++00-
variations de ff00\nearrow5e\dfrac{5}{e}\searrow00


Valeurs remarquables :

f(0)=0f(1)=5×1×e1=5e1,84limt+f(t)=0f(0) = 0 \qquad f(1) = 5 \times 1 \times e^{-1} = \frac{5}{e} \approx 1{,}84 \qquad \lim_{t \to +\infty} f(t) = 0

f croıˆt sur [0;1] puis deˊcroıˆt sur [1;+[\boxed{f \text{ croît sur } [0\,;1] \text{ puis décroît sur } [1\,;+\infty[}

Interprétation physiologique. Le médicament est d'abord absorbé (la concentration monte pendant une heure), atteint un pic de 5e1,84\dfrac{5}{e} \approx 1{,}84 g/L, puis est progressivement éliminé.

Cela confirme la lecture graphique de la partie A
C.2
a. Démontrer qu'il existe deux réels t1t_1 et t2t_2 tels que f(t1)=f(t2)=1f(t_1) = f(t_2) = 1, et en donner une valeur approchée à 10210^{-2}.
b. Pour une concentration supérieure ou égale à 1 g/L, il y a un risque de somnolence. Quelle est la durée, en heures et minutes, de ce risque ?
Afficher la correction
a. Existence et unicité des deux solutions. On raisonne en deux temps, car ff n'est pas monotone sur [0;+[[0\,;+\infty[.

---

Sur [0;1][0\,;1] :
ff est continue (produit de fonctions continues) ;
ff est strictement croissante ;
f(0)=0f(0) = 0 et f(1)=5e1,84f(1) = \dfrac{5}{e} \approx 1{,}84.

Or 11 est compris entre 00 et 1,841{,}84. D'après le corollaire du TVI, l'équation f(t)=1f(t) = 1 admet une unique solution t1t_1 sur cet intervalle.

Sur [1;+[[1\,;+\infty[ :
ff est continue et strictement décroissante ;
f(1)1,84f(1) \approx 1{,}84 et limt+f(t)=0\lim\limits_{t \to +\infty} f(t) = 0.

Or 11 est compris entre 00 et 1,841{,}84. Le corollaire du TVI donne une unique solution t2t_2 sur cet intervalle.

Il existe exactement DEUX solutions t1[0;1] et t2[1;+[\boxed{\text{Il existe exactement DEUX solutions } t_1 \in [0\,;1] \text{ et } t_2 \in [1\,;+\infty[} \blacksquare

Valeurs approchées — par balayage à la calculatrice :

f(0,25)0,974<1f(0,26)1,002>1t10,26f(0{,}25) \approx 0{,}974 < 1 \qquad f(0{,}26) \approx 1{,}002 > 1 \qquad \Longrightarrow \qquad \boxed{t_1 \approx 0{,}26}

f(2,54)1,002>1f(2,55)0,996<1t22,54f(2{,}54) \approx 1{,}002 > 1 \qquad f(2{,}55) \approx 0{,}996 < 1 \qquad \Longrightarrow \qquad \boxed{t_2 \approx 2{,}54}

(valeurs plus précises : t10,2592t_1 \approx 0{,}2592 et t22,5426t_2 \approx 2{,}5426)

b. Durée du risque de somnolence. D'après le tableau de variations, f(t)1f(t) \geqslant 1 exactement sur l'intervalle [t1;t2][t_1\,;t_2] — entre les deux instants où la courbe franchit la droite y=1y = 1.

Dureˊe=t2t12,54260,25922,2835 heures\text{Durée} = t_2 - t_1 \approx 2{,}5426 - 0{,}2592 \approx 2{,}2835 \ \text{heures}

Conversion en heures et minutes. La partie décimale 0,28350{,}2835 heure vaut :

0,2835×6017,0 minutes0{,}2835 \times 60 \approx 17{,}0 \ \text{minutes}

Dureˊe du risque de somnolence2 h 17 min\boxed{\text{Durée du risque de somnolence} \approx 2 \ \text{h} \ 17 \ \text{min}}

Le piège de la question : répondre « 2,282{,}28 heures » sans convertir. L'énoncé demande explicitement des heures et des minutes.

Autre erreur possible : utiliser les valeurs arrondies 2,540,26=2,282{,}54 - 0{,}26 = 2{,}28 h, ce qui donne 22 h 1717 min également — heureusement, l'arrondi n'a pas d'effet ici. Mais il vaut mieux calculer avec les valeurs précises avant d'arrondir.

Partie D — Concentration moyenne

D.1
La concentration moyenne du médicament durant la première heure est donnée par
Tm=01f(t)dtavecf(t)=5tetT_m = \int_0^{1} f(t)\,\mathrm{d}t \qquad \text{avec} \qquad f(t) = 5t\,e^{-t}

Calculer cette concentration moyenne. (Valeur exacte, puis valeur approchée à 0,010{,}01 près.)
Afficher la correction
Intégration par parties. On dérive le polynôme (il disparaît) et on primitive l'exponentielle :

u(t)=5tu(t)=5u(t) = 5t \quad \Rightarrow \quad u'(t) = 5
v(t)=etv(t)=etv'(t) = e^{-t} \quad \Rightarrow \quad v(t) = -e^{-t}

(attention au signe : une primitive de ete^{-t} est et-e^{-t})

Formule abuv=[uv]ababuv\displaystyle\int_a^b uv' = \Big[uv\Big]_a^b - \int_a^b u'v :

Tm=[5tet]01015×(et)dtT_m = \Big[-5t\,e^{-t}\Big]_0^{1} - \int_0^{1} 5 \times \left(-e^{-t}\right)\mathrm{d}t

Tm=[5tet]01+501etdtT_m = \Big[-5t\,e^{-t}\Big]_0^{1} + 5\int_0^{1} e^{-t}\,\mathrm{d}t

Terme tout intégré :

[5tet]01=5×1×e1(5×0×e0)=5e\Big[-5t\,e^{-t}\Big]_0^{1} = -5 \times 1 \times e^{-1} - \left(-5 \times 0 \times e^{0}\right) = -\frac{5}{e}

Intégrale restante :

501etdt=5×[et]01=5×(e1+e0)=5(11e)=55e5\int_0^{1} e^{-t}\,\mathrm{d}t = 5 \times \Big[-e^{-t}\Big]_0^{1} = 5 \times \left(-e^{-1} + e^{0}\right) = 5\left(1 - \frac{1}{e}\right) = 5 - \frac{5}{e}

Somme :

Tm=5e+55eT_m = -\frac{5}{e} + 5 - \frac{5}{e}

Tm=510e\boxed{T_m = 5 - \frac{10}{e}}

Valeur approchée, avec e2,71828e \approx 2{,}71828 :

Tm5102,7182853,679T_m \approx 5 - \frac{10}{2{,}71828} \approx 5 - 3{,}679

Tm1,32 g/L\boxed{T_m \approx 1{,}32 \ \text{g/L}}

Contrôle de vraisemblance. Sur la première heure, la concentration monte de 00 à son maximum 5e1,84\dfrac{5}{e} \approx 1{,}84 g/L. Sa valeur moyenne doit donc être comprise entre 00 et 1,841{,}84 — et plutôt dans la partie haute, puisque la courbe grimpe rapidement au début. Trouver 1,321{,}32 est parfaitement cohérent

Interprétation : c'est la concentration qu'il aurait fallu maintenir constamment pendant cette première heure pour exposer l'organisme à la même quantité totale de médicament.

Et cette valeur moyenne de 1,321{,}32 g/L est supérieure au seuil de somnolence de 11 g/L — ce qui est cohérent avec la partie C : le risque commence dès t10,26t_1 \approx 0{,}26 h et couvre donc les trois quarts de la première heure.

Exercice 4 — Le pied de la hauteur est aussi l'orthocentre (5 points)

L'espace est muni d'un repère orthonormé (O;ı,ȷ,k)\left(O\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right). On considère les points

A(23;0;0)B(0;2;0)C(0;0;1)K(32;32;0)A\left(2\sqrt{3}\,;0\,;0\right) \qquad B(0\,;2\,;0) \qquad C(0\,;0\,;1) \qquad K\left(\frac{\sqrt{3}}{2}\,;\frac{3}{2}\,;0\right)

Remarquer que AA, BB et CC sont sur les trois axes du repère : le tétraèdre OABCOABC a donc un « coin droit » en OO.
1
Justifier qu'une représentation paramétrique de la droite (CK)(CK) est
{x=32ty=32tz=1t(tR)\left\{\begin{array}{l} x = \dfrac{\sqrt{3}}{2}\,t \\[4pt] y = \dfrac{3}{2}\,t \\[4pt] z = 1 - t \end{array}\right. \qquad (t \in \mathbb{R})
Afficher la correction
Une droite est déterminée par un point et un vecteur directeur.

Vecteur directeur.

CK=KC=(32032001)=(32321)\vec{CK} = K - C = \begin{pmatrix}\dfrac{\sqrt{3}}{2} - 0\\[4pt]\dfrac{3}{2} - 0\\[4pt]0 - 1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\dfrac{\sqrt{3}}{2}\\[4pt]\dfrac{3}{2}\\[4pt]-1\end{pmatrix}

Point de passage. La droite passe par C(0;0;1)C(0\,;0\,;1).

Représentation paramétrique. Tout point MM de (CK)(CK) s'écrit M=C+tCKM = C + t\,\vec{CK} :

{x=0+32ty=0+32tz=1+t×(1)=1t\left\{\begin{array}{l} x = 0 + \dfrac{\sqrt{3}}{2}\,t \\[4pt] y = 0 + \dfrac{3}{2}\,t \\[4pt] z = 1 + t \times (-1) = 1 - t \end{array}\right.

C’est exactement la repreˊsentation proposeˊe\boxed{\text{C'est exactement la représentation proposée}} \blacksquare

Contrôles :
• pour t=0t = 0 : on obtient (0;0;1)=C(0\,;0\,;1) = C
• pour t=1t = 1 : on obtient (32;32;0)=K\left(\dfrac{\sqrt{3}}{2}\,;\dfrac{3}{2}\,;0\right) = K
2
Soit M(t)M(t) un point de la droite (CK)(CK) paramétré par un réel tt.

Établir que OM(t)=4t22t+1OM(t) = \sqrt{4t^2 - 2t + 1}.
Afficher la correction
Coordonnées du point M(t)M(t), d'après la question 1 :

M(t)(32t ; 32t ; 1t)M(t)\left(\frac{\sqrt{3}}{2}t\ ;\ \frac{3}{2}t\ ;\ 1 - t\right)

Distance à l'origine O(0;0;0)O(0\,;0\,;0). Le repère étant orthonormé :

OM(t)=(32t)2+(32t)2+(1t)2OM(t) = \sqrt{\left(\frac{\sqrt{3}}{2}t\right)^2 + \left(\frac{3}{2}t\right)^2 + \left(1 - t\right)^2}

Développons chaque carré séparément.

Premier terme — attention, le carré de 3\sqrt{3} vaut 33 :

(32t)2=34t2\left(\frac{\sqrt{3}}{2}t\right)^2 = \frac{3}{4}t^2

Deuxième terme :

(32t)2=94t2\left(\frac{3}{2}t\right)^2 = \frac{9}{4}t^2

Troisième terme — identité remarquable :

(1t)2=12t+t2(1 - t)^2 = 1 - 2t + t^2

Somme sous la racine :

34t2+94t2= 124t2 = 3t2+12t+t2\underbrace{\frac{3}{4}t^2 + \frac{9}{4}t^2}_{=\ \frac{12}{4}t^2\ =\ 3t^2} + 1 - 2t + t^2

=3t2+t22t+1= 3t^2 + t^2 - 2t + 1

OM(t)=4t22t+1\boxed{OM(t) = \sqrt{4t^2 - 2t + 1}} \blacksquare

Remarque : le trinôme 4t22t+14t^2 - 2t + 1 a pour discriminant Δ=416=12<0\Delta = 4 - 16 = -12 < 0 : il est toujours strictement positif. La racine carrée est donc bien définie pour tout réel tt — rassurant, puisqu'il s'agit d'une distance.
3
Soit ff la fonction définie et dérivable sur R\mathbb{R} par f(t)=OM(t)f(t) = OM(t).

a. Étudier les variations de ff sur R\mathbb{R}.
b. En déduire la valeur de tt pour laquelle ff atteint son minimum.
Afficher la correction
a. Variations. On dérive f(t)=g(t)f(t) = \sqrt{g(t)} avec g(t)=4t22t+1g(t) = 4t^2 - 2t + 1. La dérivée de u\sqrt{u} est u2u\dfrac{u'}{2\sqrt{u}} :

g(t)=8t2g'(t) = 8t - 2

f(t)=8t224t22t+1=4t14t22t+1f'(t) = \frac{8t - 2}{2\sqrt{4t^2 - 2t + 1}} = \frac{4t - 1}{\sqrt{4t^2 - 2t + 1}}

Signe. Le dénominateur est une racine carrée, donc strictement positif (le trinôme ne s'annule jamais, cf. question 2). Le signe de ff' est donc celui de (4t1)(4t - 1) :

4t1>0    t>144t - 1 > 0 \iff t > \frac{1}{4}

tt-\infty14\dfrac{1}{4}++\infty
signe de f(t)f'(t)-00++
variations de ff\searrowmin\nearrow


f deˊcroıˆt sur ];14] puis croıˆt sur [14;+[\boxed{f \text{ décroît sur } \left]-\infty\,;\tfrac{1}{4}\right] \text{ puis croît sur } \left[\tfrac{1}{4}\,;+\infty\right[}

b. Minimum.

f atteint son minimum en t=14\boxed{f \text{ atteint son minimum en } t = \frac{1}{4}}

Valeur du minimum :

f(14)=4×1162×14+1=1412+1=34=320,87f\left(\frac{1}{4}\right) = \sqrt{4 \times \frac{1}{16} - 2 \times \frac{1}{4} + 1} = \sqrt{\frac{1}{4} - \frac{1}{2} + 1} = \sqrt{\frac{3}{4}} = \frac{\sqrt{3}}{2} \approx 0{,}87

---

Une astuce qui évite toute dérivation. Comme la fonction racine carrée est croissante, f=gf = \sqrt{g} atteint son minimum exactement là où gg l'atteint. Or gg est un trinôme du second degré de coefficient dominant a=4>0a = 4 > 0 : son minimum est au sommet, d'abscisse

t=b2a=22×4=14t = \frac{-b}{2a} = \frac{2}{2 \times 4} = \frac{1}{4} \qquad \checkmark

Même résultat, en une ligne.
4
En déduire que le point H(38;38;34)H\left(\dfrac{\sqrt{3}}{8}\,;\dfrac{3}{8}\,;\dfrac{3}{4}\right) est le projeté orthogonal du point OO sur la droite (CK)(CK).
Afficher la correction
Le raisonnement, en deux temps.

1. Le point qui minimise la distance. La question 3 montre que la distance OM(t)OM(t) est minimale pour t=14t = \dfrac{1}{4}. Calculons les coordonnées du point correspondant :

x=32×14=38x = \frac{\sqrt{3}}{2} \times \frac{1}{4} = \frac{\sqrt{3}}{8}

y=32×14=38y = \frac{3}{2} \times \frac{1}{4} = \frac{3}{8}

z=114=34z = 1 - \frac{1}{4} = \frac{3}{4}

M(14)=(38;38;34)=HM\left(\tfrac{1}{4}\right) = \left(\frac{\sqrt{3}}{8}\,;\frac{3}{8}\,;\frac{3}{4}\right) = H

2. Le lien avec le projeté orthogonal. Par définition, le projeté orthogonal de OO sur une droite est le point de cette droite le plus proche de OO.

H est le projeteˊ orthogonal de O sur la droite (CK)\boxed{H \text{ est le projeté orthogonal de } O \text{ sur la droite } (CK)} \blacksquare

Et la distance de OO à la droite (CK)(CK) vaut donc OH=32OH = \dfrac{\sqrt{3}}{2}.

---

Vérification directe, par le produit scalaire. On peut confirmer en montrant que OH\vec{OH} est orthogonal à CK\vec{CK} :

OHCK=38×32+38×32+34×(1)\vec{OH} \cdot \vec{CK} = \frac{\sqrt{3}}{8} \times \frac{\sqrt{3}}{2} + \frac{3}{8} \times \frac{3}{2} + \frac{3}{4} \times (-1)

=316+91634=12161216=0= \frac{3}{16} + \frac{9}{16} - \frac{3}{4} = \frac{12}{16} - \frac{12}{16} = 0 \qquad \checkmark

Les deux approches se rejoignent — c'est bien le même point.
5
Démontrer, à l'aide du produit scalaire, que le point HH est l'orthocentre du triangle ABCABC (intersection de ses hauteurs).
Afficher la correction
Ce qu'il faut montrer. HH est l'orthocentre de ABCABC si les droites (AH)(AH), (BH)(BH) et (CH)(CH) sont les hauteurs du triangle, c'est-à-dire si :

AHBCBHACCHAB\vec{AH} \perp \vec{BC} \qquad \vec{BH} \perp \vec{AC} \qquad \vec{CH} \perp \vec{AB}

(En réalité, deux suffisent : les trois hauteurs d'un triangle sont concourantes. Mais vérifions les trois.)

---

Première hauteur : AHBC\vec{AH} \perp \vec{BC} ?

AH=HA=(38233834)=(15383834)BC=CB=(021)\vec{AH} = H - A = \begin{pmatrix}\dfrac{\sqrt{3}}{8} - 2\sqrt{3}\\[4pt]\dfrac{3}{8}\\[4pt]\dfrac{3}{4}\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-\dfrac{15\sqrt{3}}{8}\\[4pt]\dfrac{3}{8}\\[4pt]\dfrac{3}{4}\end{pmatrix} \qquad \vec{BC} = C - B = \begin{pmatrix}0\\-2\\1\end{pmatrix}

AHBC=(1538)×0+38×(2)+34×1\vec{AH} \cdot \vec{BC} = \left(-\frac{15\sqrt{3}}{8}\right) \times 0 + \frac{3}{8} \times (-2) + \frac{3}{4} \times 1

=034+34=0= 0 - \frac{3}{4} + \frac{3}{4} = \boxed{0} \qquad \checkmark

---

Deuxième hauteur : BHAC\vec{BH} \perp \vec{AC} ?

BH=HB=(3838234)=(3813834)AC=CA=(2301)\vec{BH} = H - B = \begin{pmatrix}\dfrac{\sqrt{3}}{8}\\[4pt]\dfrac{3}{8} - 2\\[4pt]\dfrac{3}{4}\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\dfrac{\sqrt{3}}{8}\\[4pt]-\dfrac{13}{8}\\[4pt]\dfrac{3}{4}\end{pmatrix} \qquad \vec{AC} = C - A = \begin{pmatrix}-2\sqrt{3}\\0\\1\end{pmatrix}

BHAC=38×(23)+(138)×0+34×1\vec{BH} \cdot \vec{AC} = \frac{\sqrt{3}}{8} \times \left(-2\sqrt{3}\right) + \left(-\frac{13}{8}\right) \times 0 + \frac{3}{4} \times 1

Attention au premier terme : 3×3=3\sqrt{3} \times \sqrt{3} = 3, donc

=2×38+0+34=68+68=0= -\frac{2 \times 3}{8} + 0 + \frac{3}{4} = -\frac{6}{8} + \frac{6}{8} = \boxed{0} \qquad \checkmark

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Troisième hauteur : CHAB\vec{CH} \perp \vec{AB} ?

CH=HC=(3838341)=(383814)AB=BA=(2320)\vec{CH} = H - C = \begin{pmatrix}\dfrac{\sqrt{3}}{8}\\[4pt]\dfrac{3}{8}\\[4pt]\dfrac{3}{4} - 1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\dfrac{\sqrt{3}}{8}\\[4pt]\dfrac{3}{8}\\[4pt]-\dfrac{1}{4}\end{pmatrix} \qquad \vec{AB} = B - A = \begin{pmatrix}-2\sqrt{3}\\2\\0\end{pmatrix}

CHAB=38×(23)+38×2+(14)×0\vec{CH} \cdot \vec{AB} = \frac{\sqrt{3}}{8} \times \left(-2\sqrt{3}\right) + \frac{3}{8} \times 2 + \left(-\frac{1}{4}\right) \times 0

=68+68+0=0= -\frac{6}{8} + \frac{6}{8} + 0 = \boxed{0} \qquad \checkmark

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Les trois produits scalaires sont nuls :

H est l’ORTHOCENTRE du triangle ABC\boxed{H \text{ est l'ORTHOCENTRE du triangle } ABC} \blacksquare

Ce que cet exercice fait découvrir — et c'est remarquable.

Le point HH a été construit comme le projeté orthogonal de OO sur la droite (CK)(CK). Et il se trouve être l'orthocentre du triangle ABCABC. Ces deux propriétés n'ont, a priori, rien à voir.

Ce n'est pas une coïncidence. C'est un théorème classique sur le tétraèdre trirectangle (celui dont trois arêtes issues d'un même sommet sont deux à deux perpendiculaires — ici OAOA, OBOB, OCOC sont portées par les trois axes) :

Dans un teˊtraeˋdre trirectangle OABC, le pied de la hauteurissue de O est l’ORTHOCENTRE de la face opposeˊABC.\boxed{\begin{array}{l} \text{Dans un tétraèdre trirectangle } OABC, \text{ le pied de la hauteur} \\ \text{issue de } O \text{ est l'ORTHOCENTRE de la face opposée } ABC. \end{array}}

Le sujet fait redécouvrir ce résultat sur un cas concret — et la question 6 va confirmer que (OH)(OH) est bien la hauteur du tétraèdre.
6
a. Démontrer que la droite (OH)(OH) est orthogonale au plan (ABC)(ABC).
b. En déduire une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC).
Afficher la correction
a. (OH)(OH) est orthogonale au plan (ABC)(ABC). Une droite est orthogonale à un plan si son vecteur directeur est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan.

Le vecteur directeur de (OH)(OH) est simplement

OH=(383834)\vec{OH} = \begin{pmatrix}\dfrac{\sqrt{3}}{8}\\[4pt]\dfrac{3}{8}\\[4pt]\dfrac{3}{4}\end{pmatrix}

Premier produit scalaire, avec AB(2320)\vec{AB}\begin{pmatrix}-2\sqrt{3}\\2\\0\end{pmatrix} :

OHAB=38×(23)+38×2+34×0=68+68=0\vec{OH} \cdot \vec{AB} = \frac{\sqrt{3}}{8} \times \left(-2\sqrt{3}\right) + \frac{3}{8} \times 2 + \frac{3}{4} \times 0 = -\frac{6}{8} + \frac{6}{8} = 0 \qquad \checkmark

Second produit scalaire, avec AC(2301)\vec{AC}\begin{pmatrix}-2\sqrt{3}\\0\\1\end{pmatrix} :

OHAC=38×(23)+0+34×1=68+68=0\vec{OH} \cdot \vec{AC} = \frac{\sqrt{3}}{8} \times \left(-2\sqrt{3}\right) + 0 + \frac{3}{4} \times 1 = -\frac{6}{8} + \frac{6}{8} = 0 \qquad \checkmark

AB\vec{AB} et AC\vec{AC} ne sont pas colinéaires (le triangle ABCABC est non aplati), donc :

(OH) est orthogonale au plan (ABC)\boxed{(OH) \text{ est orthogonale au plan } (ABC)} \blacksquare

Autrement dit, OH\vec{OH} est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC) — et HH est le pied de la hauteur du tétraèdre issue de OO.

b. Équation cartésienne du plan (ABC)(ABC). On dispose d'un vecteur normal. Pour éviter les fractions, multiplions OH\vec{OH} par 88 (un vecteur normal est défini à un facteur non nul près) :

n=8OH=(336)\vec{n} = 8\,\vec{OH} = \begin{pmatrix}\sqrt{3}\\3\\6\end{pmatrix}

L'équation est de la forme 3x+3y+6z+d=0\sqrt{3}\,x + 3y + 6z + d = 0.

Détermination de dd — le plan passe par A(23;0;0)A\left(2\sqrt{3}\,;0\,;0\right) :

3×23+0+0+d=0\sqrt{3} \times 2\sqrt{3} + 0 + 0 + d = 0

Or 3×23=2×3=6\sqrt{3} \times 2\sqrt{3} = 2 \times 3 = 6 :

6+d=0    d=66 + d = 0 \iff d = -6

(ABC): 3x+3y+6z6=0\boxed{(ABC) : \ \sqrt{3}\,x + 3y + 6z - 6 = 0}

Vérifications avec les deux autres points :

B(0;2;0) :0+3×2+06=0B(0\,;2\,;0) \ : \quad 0 + 3 \times 2 + 0 - 6 = 0 \qquad \checkmark

C(0;0;1) :0+0+6×16=0C(0\,;0\,;1) \ : \quad 0 + 0 + 6 \times 1 - 6 = 0 \qquad \checkmark
7
Calculer, en unité d'aire, l'aire du triangle ABCABC.
Afficher la correction
Méthode : l'aire d'un triangle par le produit scalaire.

A=12×AB×AC×sinBAC^\mathcal{A} = \frac{1}{2} \times \left\|\vec{AB}\right\| \times \left\|\vec{AC}\right\| \times \sin\widehat{BAC}

Il faut donc les deux normes et le sinus de l'angle en AA.

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Les deux vecteurs.

AB(2320)AC(2301)\vec{AB}\begin{pmatrix}-2\sqrt{3}\\2\\0\end{pmatrix} \qquad \vec{AC}\begin{pmatrix}-2\sqrt{3}\\0\\1\end{pmatrix}

Normes — attention, (23)2=4×3=12\left(-2\sqrt{3}\right)^2 = 4 \times 3 = 12 :

AB=12+4+0=16=4\left\|\vec{AB}\right\| = \sqrt{12 + 4 + 0} = \sqrt{16} = 4

AC=12+0+1=13\left\|\vec{AC}\right\| = \sqrt{12 + 0 + 1} = \sqrt{13}

Produit scalaire :

ABAC=(23)×(23)+2×0+0×1=12\vec{AB} \cdot \vec{AC} = \left(-2\sqrt{3}\right) \times \left(-2\sqrt{3}\right) + 2 \times 0 + 0 \times 1 = 12

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Cosinus de l'angle :

cosBAC^=ABACAB×AC=12413=313\cos\widehat{BAC} = \frac{\vec{AB} \cdot \vec{AC}}{\left\|\vec{AB}\right\| \times \left\|\vec{AC}\right\|} = \frac{12}{4\sqrt{13}} = \frac{3}{\sqrt{13}}

Sinus — l'angle d'un triangle est dans ]0;π[]0\,;\pi[, donc son sinus est positif :

sinBAC^=1cos2BAC^=1913=413=213\sin\widehat{BAC} = \sqrt{1 - \cos^2\widehat{BAC}} = \sqrt{1 - \frac{9}{13}} = \sqrt{\frac{4}{13}} = \frac{2}{\sqrt{13}}

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Aire — et les 13\sqrt{13} se simplifient magnifiquement :

A=12×4×13×213=12×4×2\mathcal{A} = \frac{1}{2} \times 4 \times \sqrt{13} \times \frac{2}{\sqrt{13}} = \frac{1}{2} \times 4 \times 2

A=4 uniteˊs d’aire\boxed{\mathcal{A} = 4 \ \text{unités d'aire}}

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Contrôle par une seconde méthode — le volume du tétraèdre, calculé de deux façons.

Première façon. Le tétraèdre OABCOABC a un « coin droit » en OO (les points AA, BB, CC sont sur les trois axes). Son volume vaut donc

V=16×OA×OB×OC=16×23×2×1=436=233V = \frac{1}{6} \times OA \times OB \times OC = \frac{1}{6} \times 2\sqrt{3} \times 2 \times 1 = \frac{4\sqrt{3}}{6} = \frac{2\sqrt{3}}{3}

Seconde façon. En prenant ABCABC comme base et [OH][OH] comme hauteur (question 6.a) :

V=13×A×OH=13×A×32V = \frac{1}{3} \times \mathcal{A} \times OH = \frac{1}{3} \times \mathcal{A} \times \frac{\sqrt{3}}{2}

Égalisons :

233=A36    A=233×63=4\frac{2\sqrt{3}}{3} = \frac{\mathcal{A}\sqrt{3}}{6} \iff \mathcal{A} = \frac{2\sqrt{3}}{3} \times \frac{6}{\sqrt{3}} = 4 \qquad \checkmark

Les deux méthodes concordent — l'aire vaut bien 44 unités d'aire.

Le résultat est d'une simplicité surprenante, compte tenu des 3\sqrt{3} qui parsèment l'énoncé. C'est le signe que les coordonnées ont été choisies avec soin par le concepteur du sujet.

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Ce sujet mobilise 11 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :