Bac Maths 2025 Amérique du Sud Jour 2

14 novembre 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité

Correction rédigée par Maths Facile — 23 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.

Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 14 novembre 2025.

Exercice 1 — Le service au tennis, puis contrôle de qualité des balles (6 points)

Les résultats seront arrondis à 10310^{-3} si besoin. Les deux parties sont indépendantes.

Partie A. Au tennis, le joueur au service peut, en cas d'échec au premier service, servir une deuxième balle.

Abel réussit son premier service dans 70 %70\ \% des cas. Lorsque le premier service est réussi, il gagne le point dans 80 %80\ \% des cas. Après un échec au premier service, il gagne le point dans 45 %45\ \% des cas.

On note SS : « Abel réussit son premier service » et GG : « Abel gagne le point ».
Arbre pondéré de probabilités — G : Abel gagne le point Arbre pondéré. G : Abel gagne le point. Branche S, probabilité 0,7 : G, probabilité 0,8 ; Ḡ, probabilité 0,2. Branche S̄, probabilité 0,3 : G, probabilité 0,45 ; Ḡ, probabilité 0,55. 0,7 S 0,8 G 0,2 0,3 0,45 G 0,55 G : Abel gagne le point

Arbre pondéré.

Partie A — Le service

A.1
Décrire l'évènement S\overline{S}, puis traduire la situation par un arbre pondéré.
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L'évènement S\overline{S}.

Réponse : S\boxed{\overline{S}} est l'évènement « Abel RATE son premier service ».

(auquel cas il joue son deuxième service)

Traduction en probabilités.

P(S)=0,7doncP(S)=0,3P(S) = 0{,}7 \quad \text{donc} \quad P\left(\overline{S}\right) = 0{,}3

PS(G)=0,8PS(G)=0,45P_S(G) = 0{,}8 \qquad P_{\overline{S}}(G) = 0{,}45

L'arbre a deux niveaux : le premier oppose SS et S\overline{S}, le second GG et G\overline{G} sur chaque branche. On complète par événement contraire :

PS(G)=0,2PS(G)=0,55P_S\left(\overline{G}\right) = 0{,}2 \qquad P_{\overline{S}}\left(\overline{G}\right) = 0{,}55

Attention à ne pas confondre : PS(G)=0,45P_{\overline{S}}(G) = 0{,}45 est la probabilité de gagner le point après avoir raté le premier service — ce n'est pas la probabilité de rater le service.
A.2
Calculer P(SG)P(S \cap G).
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On multiplie le long du chemin menant à SS puis à GG :

P(SG)=P(S)×PS(G)=0,7×0,8P(S \cap G) = P(S) \times P_S(G) = 0{,}7 \times 0{,}8

P(SG)=0,56\boxed{P(S \cap G) = 0{,}56}

Interprétation : dans 56 %56\ \% des cas, Abel réussit son premier service et gagne le point. C'est le scénario le plus favorable — et le plus fréquent.
A.3
Justifier que P(G)=0,695P(G) = 0{,}695.
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Les évènements SS et S\overline{S} forment une partition de l'univers : on applique la formule des probabilités totales.

P(G)=P(SG)+P(SG)P(G) = P(S \cap G) + P\left(\overline{S} \cap G\right)

Premier terme (question 2) : P(SG)=0,56P(S \cap G) = 0{,}56.

Second terme :

P(SG)=P(S)×PS(G)=0,3×0,45=0,135P\left(\overline{S} \cap G\right) = P\left(\overline{S}\right) \times P_{\overline{S}}(G) = 0{,}3 \times 0{,}45 = 0{,}135

Somme :

P(G)=0,56+0,135P(G) = 0{,}56 + 0{,}135

P(G)=0,695\boxed{P(G) = 0{,}695} \blacksquare

Interprétation : Abel gagne le point dans 69,5 %69{,}5\ \% des cas, tous services confondus.
A.4
Abel a gagné le point. Quelle est la probabilité qu'il ait réussi son premier service ?
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Attention au sens du conditionnement. On cherche PG(S)P_G(S) — le point est gagné, on remonte vers le service — et non PS(G)P_S(G). C'est une probabilité inverse.

PG(S)=P(SG)P(G)=0,560,695P_G(S) = \frac{P(S \cap G)}{P(G)} = \frac{0{,}56}{0{,}695}

PG(S)=0,80575P_G(S) = 0{,}80575\ldots

PG(S)0,806\boxed{P_G(S) \approx 0{,}806}

Interprétation. Parmi les points gagnés par Abel, environ 80,6 %80{,}6\ \% l'ont été sur un premier service réussi.

Cette valeur (0,8060{,}806) est légèrement supérieure à P(S)=0,7P(S) = 0{,}7 : savoir qu'Abel a gagné le point rend un peu plus probable qu'il ait réussi son premier service — c'est logique, puisqu'il gagne plus souvent quand son premier service passe.
A.5
Les évènements SS et GG sont-ils indépendants ? Justifier.
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Le critère. Deux évènements sont indépendants si et seulement si

P(SG)=P(S)×P(G)P(S \cap G) = P(S) \times P(G)

Calcul du produit :

P(S)×P(G)=0,7×0,695=0,4865P(S) \times P(G) = 0{,}7 \times 0{,}695 = 0{,}4865

Comparaison avec P(SG)=0,56P(S \cap G) = 0{,}56 :

0,560,48650{,}56 \neq 0{,}4865

S et G ne sont PAS indeˊpendants\boxed{S \text{ et } G \text{ ne sont PAS indépendants}}

Interprétation. C'était prévisible : la probabilité de gagner le point dépend de la réussite du premier service (80 %80\ \% si réussi, contre 45 %45\ \% sinon). Les deux évènements sont donc liés.

Autre façon de le voir : PG(S)=0,806P(S)=0,7P_G(S) = 0{,}806 \neq P(S) = 0{,}7. Si les évènements étaient indépendants, connaître GG ne changerait rien à la probabilité de SS — ce n'est pas le cas.

Partie B — Contrôle des balles

B.1
À la sortie de l'usine, une balle est conforme dans 85 %85\ \% des cas. On teste 2020 balles (tirage assimilé à un tirage avec remise). On note XX le nombre de balles conformes.

a. Quelle est la loi de XX ? Justifier.
b. Calculer P(X18)P(X \leqslant 18).
c. Probabilité qu'au moins deux balles ne soient pas conformes ?
d. Déterminer E(X)E(X).
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a. Loi de XX. Les trois conditions du schéma de Bernoulli sont réunies :

n=20n = 20 tests identiques ;
• deux issues par test : conforme (succès) ou non ;
• tests indépendants (tirage avec remise), probabilité constante p=0,85p = 0{,}85.

XB(20; 0,85)\boxed{X \sim \mathcal{B}(20\,;\ 0{,}85)}

b. Probabilité P(X18)P(X \leqslant 18). À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :

P(X18)0,824\boxed{P(X \leqslant 18) \approx 0{,}824}

Interprétation : dans 82,4 %82{,}4\ \% des lots de 2020 balles, au plus 1818 sont conformes — autrement dit, il y a très souvent au moins 22 balles défectueuses.

c. Au moins deux balles non conformes. « Au moins 22 non conformes » sur 2020 signifie « au plus 1818 conformes » :

(au moins 2 non conformes)    (X18)\text{(au moins 2 non conformes)} \iff (X \leqslant 18)

En effet, si 22 balles ou plus sont défectueuses, alors 1818 balles ou moins sont conformes.

P(au moins 2 non conformes)=P(X18)0,824\boxed{P(\text{au moins 2 non conformes}) = P(X \leqslant 18) \approx 0{,}824}

L'astuce : traduire l'énoncé (formulé sur les non conformes) en termes de XX (qui compte les conformes) évite d'introduire une seconde variable aléatoire.

d. Espérance.

E(X)=np=20×0,85E(X) = np = 20 \times 0{,}85

E(X)=17\boxed{E(X) = 17}

Interprétation : sur 2020 balles, on s'attend en moyenne à 1717 conformes — et donc 33 défectueuses.
B.2
On teste nn balles. Les XiX_i sont nn variables de Bernoulli indépendantes de paramètre 0,850{,}85. On pose Mn=1ni=1nXiM_n = \dfrac{1}{n}\sum_{i=1}^{n} X_i.

a. Déterminer E(Mn)E(M_n) et V(Mn)V(M_n).
b. Après avoir rappelé l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que pour tout entier nn :
P(0,75<Mn<0,95)112,75nP(0{,}75 < M_n < 0{,}95) \geqslant 1 - \frac{12{,}75}{n}
c. En déduire un entier nn tel que P(0,75<Mn<0,95)>0,9P(0{,}75 < M_n < 0{,}95) > 0{,}9.
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a. Espérance et variance de MnM_n. Chaque XiX_i suit une loi de Bernoulli de paramètre p=0,85p = 0{,}85, donc E(Xi)=0,85E(X_i) = 0{,}85 et V(Xi)=0,85×0,15=0,1275V(X_i) = 0{,}85 \times 0{,}15 = 0{,}1275.

Espérance — par linéarité, sans hypothèse :

E(Mn)=1ni=1nE(Xi)=1n×n×0,85E(M_n) = \frac{1}{n}\sum_{i=1}^{n} E(X_i) = \frac{1}{n} \times n \times 0{,}85

E(Mn)=0,85\boxed{E(M_n) = 0{,}85}

Variance — l'indépendance est indispensable, et le facteur 1n\frac{1}{n} passe au carré :

V(Mn)=1n2i=1nV(Xi)=1n2×n×0,1275V(M_n) = \frac{1}{n^2}\sum_{i=1}^{n} V(X_i) = \frac{1}{n^2} \times n \times 0{,}1275

V(Mn)=0,1275n\boxed{V(M_n) = \frac{0{,}1275}{n}}

b. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Pour tout δ>0\delta > 0 :

P(MnE(Mn)δ)V(Mn)δ2P\Big(\left|M_n - E(M_n)\right| \geqslant \delta\Big) \leqslant \frac{V(M_n)}{\delta^2}

Reconnaître l'intervalle. L'intervalle ]0,75;0,95[]0{,}75\,;0{,}95[ est centré sur 0,850{,}85 :

0,850,75=0,1et0,950,85=0,10{,}85 - 0{,}75 = 0{,}1 \qquad \text{et} \qquad 0{,}95 - 0{,}85 = 0{,}1

Donc « 0,75<Mn<0,950{,}75 < M_n < 0{,}95 » équivaut à « Mn0,85<0,1\left|M_n - 0{,}85\right| < 0{,}1 ». On prend δ=0,1\delta = 0{,}1.

Passer à l'évènement contraire :

P(0,75<Mn<0,95)=1P(Mn0,850,1)1V(Mn)0,12P\big(0{,}75 < M_n < 0{,}95\big) = 1 - P\Big(\left|M_n - 0{,}85\right| \geqslant 0{,}1\Big) \geqslant 1 - \frac{V(M_n)}{0{,}1^2}

10,1275n0,01=10,12750,01n=112,75n\geqslant 1 - \frac{\frac{0{,}1275}{n}}{0{,}01} = 1 - \frac{0{,}1275}{0{,}01\,n} = 1 - \frac{12{,}75}{n}

P(0,75<Mn<0,95)112,75n\boxed{P\big(0{,}75 < M_n < 0{,}95\big) \geqslant 1 - \frac{12{,}75}{n}} \blacksquare

c. Recherche de nn. Il suffit que la minoration atteigne 0,90{,}9 :

112,75n>0,9    12,75n<0,1    n>12,750,1=127,51 - \frac{12{,}75}{n} > 0{,}9 \iff \frac{12{,}75}{n} < 0{,}1 \iff n > \frac{12{,}75}{0{,}1} = 127{,}5

Comme nn est entier :

n=128 balles conviennent\boxed{n = 128 \text{ balles conviennent}}

Vérification : avec n=128n = 128, la minoration vaut 112,7512810,09960,900>0,91 - \dfrac{12{,}75}{128} \approx 1 - 0{,}0996 \approx 0{,}900 > 0{,}9

Interprétation. Avec un échantillon de 128128 balles, on est assuré à plus de 90 %90\ \% que la proportion de conformes tombe entre 75 %75\ \% et 95 %95\ \%. Bienaymé-Tchebychev vaut pour n'importe quelle loi, mais reste pessimiste : un calcul direct montrerait qu'un échantillon bien plus petit suffit.

Exercice 2 — QCM — droites et plans de l'espace (4 points)

Pour chaque question, une seule des trois propositions est exacte. Aucune justification n'est demandée. Une réponse fausse n'enlève pas de point.

L'espace est rapporté à un repère orthonormé.
1
On considère Δ1\Delta_1 de représentation paramétrique
{x=13ty=4+2tz=t\left\{\begin{array}{l} x = 1 - 3t \\ y = 4 + 2t \\ z = t \end{array}\right.
et Δ2\Delta_2 de représentation paramétrique
{x=4+sy=2+2sz=1+s\left\{\begin{array}{l} x = -4 + s \\ y = 2 + 2s \\ z = -1 + s \end{array}\right.

a. parallèles — b. orthogonales — c. sécantes
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Reˊponse c : seˊcantes\boxed{\textbf{Réponse c : sécantes}}

Les vecteurs directeurs.

u1(321)u2(121)\vec{u_1}\begin{pmatrix}-3\\2\\1\end{pmatrix} \qquad \vec{u_2}\begin{pmatrix}1\\2\\1\end{pmatrix}

Parallèles ? Non : 31=3\dfrac{-3}{1} = -3 mais 22=1\dfrac{2}{2} = 1. Les vecteurs ne sont pas colinéaires. Réponse a écartée.

Orthogonales ? On calcule le produit scalaire des directions :

u1u2=(3)×1+2×2+1×1=3+4+1=20\vec{u_1} \cdot \vec{u_2} = (-3) \times 1 + 2 \times 2 + 1 \times 1 = -3 + 4 + 1 = 2 \neq 0

Les directions ne sont pas orthogonales. Réponse b écartée.

Sécantes ? On cherche un point commun :

{13t=4+s4+2t=2+2st=1+s\left\{\begin{array}{l} 1 - 3t = -4 + s \\ 4 + 2t = 2 + 2s \\ t = -1 + s \end{array}\right.

La troisième équation donne s=t+1s = t + 1. On reporte dans la deuxième :

4+2t=2+2(t+1)=4+2t(toujours vraie)4 + 2t = 2 + 2(t + 1) = 4 + 2t \qquad \text{(toujours vraie)}

On reporte dans la première :

13t=4+(t+1)=t3    4=4t    t=11 - 3t = -4 + (t + 1) = t - 3 \iff 4 = 4t \iff t = 1

d'où s=2s = 2. Vérification dans les trois équations : le point est (2;6;1)(-2\,;6\,;1) dans les deux droites

Le système est compatible : les droites se coupent au point (2;6;1)(-2\,;6\,;1). Elles sont sécantes.
2
On considère la droite dd
{x=1+ty=3tz=1+2t\left\{\begin{array}{l} x = 1 + t \\ y = 3 - t \\ z = 1 + 2t \end{array}\right.
et le plan P:4x+2yz+3=0P : 4x + 2y - z + 3 = 0.

a. dd incluse dans PPb. dd strictement parallèle à PPc. dd sécante à PP
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Reˊponse b : d strictement paralleˋle aˋ P\boxed{\textbf{Réponse b : } d \text{ strictement parallèle à } P}

Le vecteur directeur de dd et le vecteur normal de PP.

u(112)n(421)\vec{u}\begin{pmatrix}1\\-1\\2\end{pmatrix} \qquad \vec{n}\begin{pmatrix}4\\2\\-1\end{pmatrix}

Étape 1 — la droite est-elle parallèle au plan ? Une droite est parallèle à un plan si et seulement si son vecteur directeur est orthogonal au vecteur normal :

un=1×4+(1)×2+2×(1)=422=0\vec{u} \cdot \vec{n} = 1 \times 4 + (-1) \times 2 + 2 \times (-1) = 4 - 2 - 2 = 0

Le produit scalaire est nul : un\vec{u} \perp \vec{n}, donc dd est parallèle au plan (ou incluse dedans). Réponse c écartée.

Étape 2 — incluse ou strictement parallèle ? Il faut tester si un point de dd appartient à PP. Prenons le point A(1;3;1)A(1\,;3\,;1) (obtenu pour t=0t = 0) et injectons-le dans l'équation de PP :

4×1+2×31+3=4+61+3=1204 \times 1 + 2 \times 3 - 1 + 3 = 4 + 6 - 1 + 3 = 12 \neq 0

Le point AA n'appartient pas à PP. La droite n'est donc pas incluse dans le plan.

d est STRICTEMENT paralleˋle aˋ P\boxed{d \text{ est STRICTEMENT parallèle à } P}

Le raisonnement en deux temps est indispensable : le produit scalaire nul ne distingue pas « incluse » de « strictement parallèle ». Seul le test d'un point tranche.
3
On considère A(3;2;1)A(3\,;2\,;1), B(7;3;1)B(7\,;3\,;1), C(1;4;5)C(-1\,;4\,;5) et D(3;3;5)D(-3\,;3\,;5).

a. AA, BB, CC, DD ne sont pas coplanaires — b. AA, BB, CC sont alignés — c. AB\vec{AB} et CD\vec{CD} sont colinéaires
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Reˊponse a : A,B,C,D ne sont pas coplanaires\boxed{\textbf{Réponse a : } A, B, C, D \text{ ne sont pas coplanaires}}

On teste chaque proposition.

Vecteurs utiles :

AB=BA=(410)CD=DC=(210)AC=CA=(424)\vec{AB} = B - A = \begin{pmatrix}4\\1\\0\end{pmatrix} \qquad \vec{CD} = D - C = \begin{pmatrix}-2\\-1\\0\end{pmatrix} \qquad \vec{AC} = C - A = \begin{pmatrix}-4\\2\\4\end{pmatrix}

Proposition c — AB\vec{AB} et CD\vec{CD} colinéaires ? On teste : si AB=kCD\vec{AB} = k\,\vec{CD}, alors 4=2k4 = -2k donne k=2k = -2, mais 1=k1 = -k donne k=1k = -1. Contradiction : ils ne sont pas colinéaires. Proposition c fausse.

Proposition b — AA, BB, CC alignés ? Ils le seraient si AB\vec{AB} et AC\vec{AC} étaient colinéaires. Or AB\vec{AB} a sa troisième coordonnée nulle, pas AC\vec{AC} : ils ne sont pas colinéaires. Proposition b fausse.

Proposition a — les quatre points sont-ils coplanaires ? Quatre points sont coplanaires si AB\vec{AB}, AC\vec{AC} et AD\vec{AD} sont coplanaires, ce qui se teste par le déterminant (qui doit être nul).

AD=DA=(614)\vec{AD} = D - A = \begin{pmatrix}-6\\1\\4\end{pmatrix}

det(AB,AC,AD)=446121044\det\left(\vec{AB}, \vec{AC}, \vec{AD}\right) = \begin{vmatrix} 4 & -4 & -6 \\ 1 & 2 & 1 \\ 0 & 4 & 4 \end{vmatrix}

On développe selon la première colonne :

=4×21441×4644+0= 4 \times \begin{vmatrix} 2 & 1 \\ 4 & 4 \end{vmatrix} - 1 \times \begin{vmatrix} -4 & -6 \\ 4 & 4 \end{vmatrix} + 0

=4×(84)1×(16+24)=4×48=168=8= 4 \times (8 - 4) - 1 \times (-16 + 24) = 4 \times 4 - 8 = 16 - 8 = 8

det=80\boxed{\det = 8 \neq 0}

Le déterminant est non nul : les vecteurs ne sont pas coplanaires, donc les quatre points AA, BB, CC, DD ne sont pas coplanaires. Proposition a vraie.

Le piège de cette question : AB(4;1;0)\vec{AB}(4\,;1\,;0) et CD(2;1;0)\vec{CD}(-2\,;-1\,;0) ont tous deux leur troisième coordonnée nulle, ce qui suggère une colinéarité. Mais le rapport des deux premières coordonnées (2-2 contre 1-1) diffère : ils ne le sont pas.
4
On considère les plans Q:3x2y+z+1=0Q : 3x - 2y + z + 1 = 0 et Q:4x+yz+3=0Q' : 4x + y - z + 3 = 0.

a. R(1;1;2)R(1\,;1\,;-2) appartient aux deux plans — b. QQ et QQ' sont orthogonaux — c. QQ et QQ' sont sécants selon la droite
{x=ty=7t+4z=11t+7\left\{\begin{array}{l} x = t \\ y = 7t + 4 \\ z = 11t + 7 \end{array}\right.
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Reˊponse c\boxed{\textbf{Réponse c}}

On teste chaque proposition.

Proposition a — R(1;1;2)R(1\,;1\,;-2) dans les deux plans ?

Dans QQ : 3×12×1+(2)+1=322+1=03 \times 1 - 2 \times 1 + (-2) + 1 = 3 - 2 - 2 + 1 = 0

Dans QQ' : 4×1+1(2)+3=4+1+2+3=1004 \times 1 + 1 - (-2) + 3 = 4 + 1 + 2 + 3 = 10 \neq 0

RR n'appartient pas à QQ'. Proposition a fausse.

Proposition b — plans orthogonaux ? On teste l'orthogonalité des vecteurs normaux n(3;2;1)\vec{n}(3\,;-2\,;1) et n(4;1;1)\vec{n'}(4\,;1\,;-1) :

nn=3×4+(2)×1+1×(1)=1221=90\vec{n} \cdot \vec{n'} = 3 \times 4 + (-2) \times 1 + 1 \times (-1) = 12 - 2 - 1 = 9 \neq 0

Les normaux ne sont pas orthogonaux. Proposition b fausse.

Proposition c — la droite proposée est-elle l'intersection ? Il faut vérifier qu'un point courant de la droite, M(t;7t+4;11t+7)M(t\,;7t+4\,;11t+7), appartient aux deux plans, quel que soit tt.

Dans QQ :

3t2(7t+4)+(11t+7)+1=3t14t8+11t+7+1=(314+11)t+0=03t - 2(7t + 4) + (11t + 7) + 1 = 3t - 14t - 8 + 11t + 7 + 1 = (3 - 14 + 11)t + 0 = 0 \qquad \checkmark

Dans QQ' :

4t+(7t+4)(11t+7)+3=4t+7t11t+47+3=0×t+0=04t + (7t + 4) - (11t + 7) + 3 = 4t + 7t - 11t + 4 - 7 + 3 = 0 \times t + 0 = 0 \qquad \checkmark

Les deux équations sont satisfaites pour tout tt : la droite est contenue dans QQ et dans QQ', elle est donc leur intersection.

Q et Q sont seˊcants selon cette droite\boxed{Q \text{ et } Q' \text{ sont sécants selon cette droite}}

Le vecteur normal des deux plans n'étant pas colinéaire, les plans sont bien sécants — et l'on vérifie que la droite proposée convient, plutôt que de résoudre le système.

Exercice 3 — Deux suites imbriquées et un changement de variable (4 points)

On considère les suites (vn)(v_n) et (wn)(w_n) définies par

{v0=ln4vn+1=ln(1+2evn)etwn=1+evn\left\{\begin{array}{l} v_0 = \ln 4 \\ v_{n+1} = \ln\left(-1 + 2\,e^{v_n}\right) \end{array}\right. \qquad \text{et} \qquad w_n = -1 + e^{v_n}

On admet que (vn)(v_n) est bien définie et strictement positive.
1
Donner les valeurs exactes de v1v_1 et w0w_0.
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Valeur de v1v_1. On applique la relation avec v0=ln4v_0 = \ln 4, en utilisant eln4=4e^{\ln 4} = 4 :

v1=ln(1+2ev0)=ln(1+2×4)=ln(1+8)v_1 = \ln\left(-1 + 2\,e^{v_0}\right) = \ln\left(-1 + 2 \times 4\right) = \ln(-1 + 8)

v1=ln7\boxed{v_1 = \ln 7}

Valeur de w0w_0. Par définition, avec ev0=eln4=4e^{v_0} = e^{\ln 4} = 4 :

w0=1+ev0=1+4w_0 = -1 + e^{v_0} = -1 + 4

w0=3\boxed{w_0 = 3}

Contrôle avec la feuille de calcul : v0=ln41,386v_0 = \ln 4 \approx 1{,}386 et v1=ln71,946v_1 = \ln 7 \approx 1{,}946 — conformes aux cellules B2 et B3
2
Une feuille de calcul affiche les termes de (vn)(v_n) dans la colonne B (les indices nn en colonne A). Trois formules sont proposées pour la cellule B3, recopiée ensuite vers le bas :

Formule 1 : LN(-1 + 2 * EXP(B2))
Formule 2 : = LN(-1 + 2 * EXP(B2))
Formule 3 : = LN(-1 + 2 * EXP(A2))

a. Choisir la bonne formule.
b. Conjecturer le sens de variation de (vn)(v_n).
c. Valider cette conjecture par récurrence.
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a. Choix de la formule. On examine les trois candidates.

Formule 1 — il manque le signe =. Sans lui, le tableur affiche le texte littéral, pas un calcul. ✗
Formule 3 — elle utilise EXP(A2), or A2 contient l'indice nn, pas le terme vnv_n. Elle calculerait ln(1+2e0)=ln1=0\ln(-1 + 2e^{0}) = \ln 1 = 0, ce qui est faux. ✗
Formule 2 — elle commence par = et utilise B2, la cellule du terme précédent vnv_n. Elle calcule bien vn+1=ln(1+2evn)v_{n+1} = \ln\left(-1 + 2\,e^{v_n}\right).

FORMULE 2\boxed{\text{FORMULE 2}}

La double erreur à repérer : l'absence de = (formule 1) et la confusion entre la colonne des indices (A) et celle des termes (B) — c'est le piège de la formule 3.

b. Conjecture. À la lecture de la colonne B :

v01,386<v11,946<v22,565<v_0 \approx 1{,}386 < v_1 \approx 1{,}946 < v_2 \approx 2{,}565 < \cdots

Les termes augmentent, et sans borne apparente.

Conjecture : la suite (vn) est CROISSANTE\boxed{\text{Conjecture : la suite } (v_n) \text{ est CROISSANTE}}

c. Démonstration par récurrence. Notons P(n)\mathcal{P}(n) : « vn+1>vnv_{n+1} > v_n » (c'est-à-dire « la suite croît au rang nn »).

Initialisation (n=0n = 0). v0=ln4v_0 = \ln 4 et v1=ln7v_1 = \ln 7. Comme 7>47 > 4 et ln\ln est croissante :

v1=ln7>ln4=v0v_1 = \ln 7 > \ln 4 = v_0 \qquad \checkmark

Hérédité. Supposons vn+1>vnv_{n+1} > v_n. Montrons vn+2>vn+1v_{n+2} > v_{n+1}.

On part de l'hypothèse et on applique successivement des fonctions croissantes, ce qui conserve le sens de l'inégalité :

vn+1>vnv_{n+1} > v_n

    exp croissante evn+1>evn      2evn+1>2evn      1+2evn+1>1+2evn\underset{\exp \text{ croissante}}{\implies} \ e^{v_{n+1}} > e^{v_n} \ \implies \ 2\,e^{v_{n+1}} > 2\,e^{v_n} \ \implies \ -1 + 2\,e^{v_{n+1}} > -1 + 2\,e^{v_n}

Les deux membres sont strictement positifs (car vn>0v_n > 0 donne evn>1e^{v_n} > 1, donc 1+2evn>1>0-1 + 2e^{v_n} > 1 > 0). On peut donc composer par ln\ln, croissante :

ln(1+2evn+1)>ln(1+2evn)\ln\left(-1 + 2\,e^{v_{n+1}}\right) > \ln\left(-1 + 2\,e^{v_n}\right)

Or ces deux quantités sont exactement vn+2v_{n+2} et vn+1v_{n+1} :

vn+2>vn+1v_{n+2} > v_{n+1}

C'est P(n+1)\mathcal{P}(n+1)

Conclusion. Par récurrence, (vn)(v_n) est strictement croissante. \blacksquare

Le point technique : la démonstration enchaîne trois fonctions croissantes (exp\exp, l'affine x1+2xx \mapsto -1 + 2x, puis ln\ln). Chacune conserve l'ordre — c'est ce qui fait « remonter » l'inégalité de vn+1>vnv_{n+1} > v_n à vn+2>vn+1v_{n+2} > v_{n+1}.
3
a. Démontrer que (wn)(w_n) est géométrique.
b. En déduire que, pour tout entier nn : vn=ln(1+3×2n)v_n = \ln\left(1 + 3 \times 2^{\,n}\right).
c. Déterminer la limite de (vn)(v_n).
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a. Nature de (wn)(w_n). On calcule wn+1w_{n+1} en revenant à sa définition, puis en utilisant la relation de récurrence sur (vn)(v_n).

wn+1=1+evn+1=1+eln(1+2evn)w_{n+1} = -1 + e^{v_{n+1}} = -1 + e^{\ln\left(-1 + 2\,e^{v_n}\right)}

L'exponentielle et le logarithme s'annulent (elna=ae^{\ln a} = a) :

wn+1=1+(1+2evn)=2+2evnw_{n+1} = -1 + \left(-1 + 2\,e^{v_n}\right) = -2 + 2\,e^{v_n}

On factorise par 22 pour faire apparaître wnw_n :

wn+1=2(1+evn)=2wnw_{n+1} = 2\left(-1 + e^{v_n}\right) = 2\,w_n

wn+1=2wn\boxed{w_{n+1} = 2\,w_n}

La suite (wn)(w_n) est donc géométrique de raison q=2q = 2, de premier terme w0=3w_0 = 3 (question 1). \blacksquare

C'est tout l'intérêt du changement de variable : la suite (vn)(v_n), définie par une relation complexe mêlant ln\ln et exp\exp, se transforme en une simple suite géométrique via wn=1+evnw_n = -1 + e^{v_n}.

b. Expression de vnv_n. Pour une suite géométrique, wn=w0×qnw_n = w_0 \times q^{\,n} :

wn=3×2nw_n = 3 \times 2^{\,n}

On revient à vnv_n. Par définition, wn=1+evnw_n = -1 + e^{v_n}, donc

evn=wn+1=3×2n+1e^{v_n} = w_n + 1 = 3 \times 2^{\,n} + 1

On compose par ln\ln :

vn=ln(1+3×2n)\boxed{v_n = \ln\left(1 + 3 \times 2^{\,n}\right)} \blacksquare

Contrôle :
v0=ln(1+3)=ln4v_0 = \ln(1 + 3) = \ln 4
v1=ln(1+6)=ln7v_1 = \ln(1 + 6) = \ln 7
v2=ln(1+12)=ln132,565v_2 = \ln(1 + 12) = \ln 13 \approx 2{,}565 (conforme à la feuille de calcul)

c. Limite. Quand n+n \to +\infty, on a 2n+2^{\,n} \to +\infty, donc 1+3×2n+1 + 3 \times 2^{\,n} \to +\infty. Par composition avec ln\ln (dont la limite en ++\infty est ++\infty) :

limn+vn=+\boxed{\lim_{n \to +\infty} v_n = +\infty}

Cela confirme la conjecture de la question 2 : la suite croît, et ce sans borne. La feuille de calcul le laissait deviner — les termes augmentent régulièrement d'environ ln20,69\ln 2 \approx 0{,}69 à chaque étape, ce qui est cohérent car vn+1vnln2v_{n+1} - v_n \to \ln 2.
4
Justifier que l'algorithme Python suivant renvoie un résultat quel que soit le choix de SS.

from math import *
def seuil(S):
V = ln(4)
n = 0
while V < S :
n = n + 1
V = ln(2*exp(V) - 1)
return(n)
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Ce que fait l'algorithme. Il part de V=v0=ln4V = v_0 = \ln 4 et calcule les termes successifs de la suite (vn)(v_n) (la ligne V = ln(2*exp(V) - 1) est exactement la relation de récurrence). Il s'arrête dès que VSV \geqslant S, et renvoie le rang nn atteint.

Autrement dit, seuil(S) renvoie le plus petit rang nn tel que vnSv_n \geqslant S.

Pourquoi l'algorithme se termine toujours — c'est la question. Le risque, avec une boucle while, est qu'elle tourne indéfiniment si la condition V<SV < S ne devient jamais fausse.

Or nous avons démontré (question 3.c) que :

limn+vn=+\lim_{n \to +\infty} v_n = +\infty

Conséquence. Quelle que soit la valeur de SS — aussi grande soit-elle — la suite (vn)(v_n) finit par la dépasser. Par définition de la limite ++\infty, il existe un rang à partir duquel vnSv_n \geqslant S.

Puisque vn+, il existe toujours un rang n tel que vnS.La condition V<S finit donc par devenir fausse : la boucle s’arreˆte,et l’algorithme renvoie une valeur pour tout S.\boxed{\begin{array}{l} \text{Puisque } v_n \to +\infty, \text{ il existe toujours un rang } n \text{ tel que } v_n \geqslant S. \\[4pt] \text{La condition } V < S \text{ finit donc par devenir fausse : la boucle s'arrête,} \\[4pt] \text{et l'algorithme renvoie une valeur pour tout } S. \end{array}} \blacksquare

Le lien entre les deux questions est essentiel : c'est la limite infinie établie en 3.c qui garantit la terminaison de l'algorithme. Si la suite avait convergé vers une limite finie \ell, alors pour tout S>S > \ell la boucle ne s'arrêterait jamais — l'algorithme ne renverrait rien.

Exercice 4 — Un trinôme au hasard, puis une équation différentielle (6 points)

Partie A — Dénombrement. On considère l'ensemble des entiers relatifs non nuls compris entre 30-30 et 3030 :
{30;29;;1;1;;29;30}\{-30\,;-29\,;\ldots\,;-1\,;1\,;\ldots\,;29\,;30\}
Il comporte 60 éléments. On choisit successivement et sans remise un entier aa, puis un entier cc.

Partie A — Dénombrement

A.1
Combien de couples (a;c)(a\,;c) différents peut-on obtenir ?
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On choisit 22 entiers ordonnés (le couple (a;c)(a\,;c)), sans remise (aca \neq c), parmi 6060.

6060 possibilités pour aa ;
• puis 5959 possibilités pour cc (l'entier aa est retiré).

60×5960 \times 59

3540 couples\boxed{3\,540 \text{ couples}}

C'est un arrangement de 22 éléments parmi 6060 : l'ordre compte (le rôle de aa et de cc diffère dans l'équation) et il n'y a pas de répétition (tirage sans remise).
A.2
On considère l'évènement MM : « l'équation ax2+2x+c=0ax^2 + 2x + c = 0 possède deux solutions réelles distinctes ».

Montrer que MM a lieu si et seulement si ac<1ac < 1.
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Rappel. Comme a0a \neq 0 (il est choisi non nul), ax2+2x+c=0ax^2 + 2x + c = 0 est bien une équation du second degré. Elle a deux solutions réelles distinctes si et seulement si son discriminant est strictement positif.

Calcul du discriminant, avec les coefficients aa, b=2b = 2 et cc :

Δ=b24ac=224ac=44ac\Delta = b^2 - 4ac = 2^2 - 4ac = 4 - 4ac

Condition de deux racines distinctes :

Δ>0    44ac>0    4>4ac    1>ac\Delta > 0 \iff 4 - 4ac > 0 \iff 4 > 4ac \iff 1 > ac

M a lieu     ac<1\boxed{M \text{ a lieu } \iff ac < 1} \blacksquare

La condition se ramène donc à une simple comparaison du produit acac à 11 — ce qui va rendre le dénombrement de la question suivante possible.
A.3
Expliquer pourquoi l'évènement contraire M\overline{M} comporte 17401\,740 issues.
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L'évènement contraire. D'après la question 2 :

M    ac1\overline{M} \iff ac \geqslant 1

Il faut compter les couples (a;c)(a\,;c) avec aca \neq c, tous deux dans {30;;30}{0}\{-30\,;\ldots\,;30\} \setminus \{0\}, tels que ac1ac \geqslant 1.

Quand a-t-on ac1ac \geqslant 1 ? Comme aa et cc sont des entiers non nuls, ac1ac \geqslant 1 signifie simplement ac>0ac > 0, c'est-à-dire que aa et cc ont le MÊME signe.

(Si aa et cc sont de signes contraires, ac1<1ac \leqslant -1 < 1, donc MM est réalisé.)

Décompte par les signes. Il y a 3030 entiers positifs (11 à 3030) et 3030 entiers négatifs (30-30 à 1-1).

Cas 1 — aa et cc tous deux positifs : on choisit un couple ordonné sans remise parmi les 3030 positifs :

30×29=87030 \times 29 = 870

Cas 2 — aa et cc tous deux négatifs : de même parmi les 3030 négatifs :

30×29=87030 \times 29 = 870

Total :

870+870=1740870 + 870 = 1\,740

M comporte 1740 issues\boxed{\overline{M} \text{ comporte } 1\,740 \text{ issues}} \blacksquare

L'astuce décisive : pour des entiers non nuls, la condition ac1ac \geqslant 1 équivaut à ac>0ac > 0, donc à « même signe ». Cela transforme un décompte a priori compliqué en un simple dénombrement par blocs.
A.4
Quelle est la probabilité de l'évènement MM ? (Arrondir à 10210^{-2}.)
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On passe par l'évènement contraire, puisque M\overline{M} a été dénombré à la question précédente.

P(M)=1P(M)=117403540P(M) = 1 - P\left(\overline{M}\right) = 1 - \frac{1\,740}{3\,540}

P(M)=354017403540=18003540=3059P(M) = \frac{3\,540 - 1\,740}{3\,540} = \frac{1\,800}{3\,540} = \frac{30}{59}

P(M)=0,5084P(M) = 0{,}5084\ldots

P(M)0,51\boxed{P(M) \approx 0{,}51}

Interprétation. En choisissant aa et cc au hasard, l'équation ax2+2x+c=0ax^2 + 2x + c = 0 a un peu plus d'une chance sur deux d'admettre deux solutions distinctes.

Cohérent avec l'analyse par les signes : MM correspond aux couples de signes opposés, légèrement plus nombreux que les couples de même signe — d'où une probabilité juste au-dessus de 0,50{,}5.

Partie B — Équation différentielle

B.1
On considère l'équation différentielle
(E):y+10y=(30x2+22x8)e5x+1(E) : \quad y' + 10y = \left(30x^2 + 22x - 8\right)e^{-5x+1}

a. Résoudre y+10y=0y' + 10y = 0.
b. Soit f(x)=(6x2+2x2)e5x+1f(x) = \left(6x^2 + 2x - 2\right)e^{-5x+1}. Justifier que ff est une solution particulière de (E)(E).
c. Donner l'expression de toutes les solutions de (E)(E).
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a. L'équation homogène. On réécrit y+10y=0y' + 10y = 0 sous la forme du cours :

y=10yy' = -10\,y

C'est y=ayy' = ay avec a=10a = -10 :

y(x)=Ce10x,CR\boxed{y(x) = C\,e^{-10x}, \qquad C \in \mathbb{R}}

b. Vérification de la solution particulière. On calcule f+10ff' + 10f et l'on vérifie qu'on retombe sur le second membre.

Dérivée de ff — produit de u=6x2+2x2u = 6x^2 + 2x - 2 et v=e5x+1v = e^{-5x+1}, avec u=12x+2u' = 12x + 2 et v=5e5x+1v' = -5\,e^{-5x+1} :

f(x)=(12x+2)e5x+1+(6x2+2x2)×(5e5x+1)f'(x) = (12x + 2)e^{-5x+1} + \left(6x^2 + 2x - 2\right) \times \left(-5\,e^{-5x+1}\right)

On factorise par e5x+1e^{-5x+1} :

f(x)=[12x+25(6x2+2x2)]e5x+1=(30x2+2x+12)e5x+1f'(x) = \Big[12x + 2 - 5\left(6x^2 + 2x - 2\right)\Big]e^{-5x+1} = \left(-30x^2 + 2x + 12\right)e^{-5x+1}

Somme f+10ff' + 10f :

f+10f=(30x2+2x+12)e5x+1+10(6x2+2x2)e5x+1f' + 10f = \left(-30x^2 + 2x + 12\right)e^{-5x+1} + 10\left(6x^2 + 2x - 2\right)e^{-5x+1}

On regroupe dans le crochet :

=[(30+60)x2+(2+20)x+(1220)]e5x+1=(30x2+22x8)e5x+1= \Big[\left(-30 + 60\right)x^2 + \left(2 + 20\right)x + \left(12 - 20\right)\Big]e^{-5x+1} = \left(30x^2 + 22x - 8\right)e^{-5x+1}

C'est exactement le second membre de (E)(E) :

f est une solution particulieˋre de (E)\boxed{f \text{ est une solution particulière de } (E)} \blacksquare

c. Toutes les solutions. D'après la structure des solutions d'une équation différentielle linéaire :

solution geˊneˊrale de (E)=une solution particulieˋre+solution geˊneˊrale de l’homogeˋne\text{solution générale de } (E) = \text{une solution particulière} + \text{solution générale de l'homogène}

Attention — le point où beaucoup se trompent. La constante CC multiplie la solution de l'homogène, c'est-à-dire e10xe^{-10x} — et non e5x+1e^{-5x+1} :

y(x)=(6x2+2x2)e5x+1+Ce10x,CR\boxed{y(x) = \left(6x^2 + 2x - 2\right)e^{-5x+1} + C\,e^{-10x}, \qquad C \in \mathbb{R}}

L'erreur classique serait d'écrire (6x2+2x2+C)e5x+1\left(6x^2 + 2x - 2 + C\right)e^{-5x+1}. C'est faux : les deux exponentielles e5x+1e^{-5x+1} et e10xe^{-10x} sont différentes, elles ne peuvent pas se regrouper. On peut le vérifier — une telle expression ne satisfait pas (E)(E).

Partie C — Étude de ff

C.1
On étudie f(x)=(6x2+2x2)e5x+1f(x) = \left(6x^2 + 2x - 2\right)e^{-5x+1}. On admet que limx+f(x)=0\lim\limits_{x \to +\infty} f(x) = 0.

a. Déterminer la limite de ff en -\infty.
b. En utilisant la partie A, montrer que Cf\mathcal{C}_f coupe l'axe des abscisses en deux points.
c. En utilisant les parties A et B, montrer que Cf\mathcal{C}_f possède deux tangentes horizontales.
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a. Limite en -\infty. On examine les deux facteurs :

6x2+2x2+6x^2 + 2x - 2 \to +\infty (le terme 6x26x^2 domine) ;
e5x+1+e^{-5x+1} \to +\infty quand xx \to -\infty (car 5x+-5x \to +\infty).

Le produit de deux facteurs tendant vers ++\inftyaucune indétermination :

limxf(x)=+\boxed{\lim_{x \to -\infty} f(x) = +\infty}

b. Intersections avec l'axe des abscisses. On résout f(x)=0f(x) = 0. Comme e5x+1>0e^{-5x+1} > 0 pour tout xx, cela équivaut à :

6x2+2x2=06x^2 + 2x - 2 = 0

C'est ici que la partie A intervient ! Cette équation est de la forme ax2+2x+c=0ax^2 + 2x + c = 0 avec a=6a = 6 et c=2c = -2. Son discriminant est Δ=44ac\Delta = 4 - 4ac :

Δ=44×6×(2)=4+48=52>0\Delta = 4 - 4 \times 6 \times (-2) = 4 + 48 = 52 > 0

(De façon équivalente : ac=6×(2)=12<1ac = 6 \times (-2) = -12 < 1, donc l'évènement MM de la partie A est réalisé — deux solutions distinctes.)

Cf coupe l’axe des abscisses en DEUX points\boxed{\mathcal{C}_f \text{ coupe l'axe des abscisses en DEUX points}} \blacksquare

c. Tangentes horizontales. Une tangente est horizontale là où f(x)=0f'(x) = 0. On a calculé en partie B :

f(x)=(30x2+2x+12)e5x+1f'(x) = \left(-30x^2 + 2x + 12\right)e^{-5x+1}

Comme e5x+1>0e^{-5x+1} > 0, résoudre f(x)=0f'(x) = 0 revient à :

30x2+2x+12=0soit30x22x12=0soit15x2x6=0-30x^2 + 2x + 12 = 0 \quad \text{soit} \quad 30x^2 - 2x - 12 = 0 \quad \text{soit} \quad 15x^2 - x - 6 = 0

On reconnaît encore une équation du type de la partie A, à un facteur près. Son discriminant :

Δ=(1)24×15×(6)=1+360=361=192>0\Delta = (-1)^2 - 4 \times 15 \times (-6) = 1 + 360 = 361 = 19^2 > 0

Deux racines distinctes — que l'on peut d'ailleurs expliciter :

x=1±1930x=23  ou  x=35x = \frac{1 \pm 19}{30} \quad \Longrightarrow \quad x = \frac{2}{3} \ \text{ ou } \ x = -\frac{3}{5}

Cf posseˋde DEUX tangentes horizontales, en x=35 et x=23\boxed{\mathcal{C}_f \text{ possède DEUX tangentes horizontales, en } x = -\tfrac{3}{5} \text{ et } x = \tfrac{2}{3}} \blacksquare

Le fil rouge du sujet : la partie A (le discriminant d'un trinôme à coefficient central 22) sert deux fois en partie C — pour les intersections avec l'axe et pour les tangentes horizontales.
C.2
a. Dresser le tableau de variations complet de ff.
b. Déterminer le nombre de solutions de l'équation f(x)=1f(x) = 1.
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a. Tableau de variations. Le signe de ff' est celui du trinôme 30x2+2x+12-30x^2 + 2x + 12 (car e5x+1>0e^{-5x+1} > 0). Ce trinôme, de coefficient dominant 30<0-30 < 0, est positif entre ses racines 35-\frac{3}{5} et 23\frac{2}{3} (question C.1.c).

Valeurs aux points critiques :

f(35)=(6×925652)e3+1=(542530255025)e4=2625e456,8f\left(-\frac{3}{5}\right) = \left(6 \times \frac{9}{25} - \frac{6}{5} - 2\right)e^{3+1} = \left(\frac{54}{25} - \frac{30}{25} - \frac{50}{25}\right)e^{4} = -\frac{26}{25}e^{4} \approx -56{,}8

f(23)=(6×49+432)e103+1=(83+4363)e73=2e730,194f\left(\frac{2}{3}\right) = \left(6 \times \frac{4}{9} + \frac{4}{3} - 2\right)e^{-\frac{10}{3}+1} = \left(\frac{8}{3} + \frac{4}{3} - \frac{6}{3}\right)e^{-\frac{7}{3}} = 2\,e^{-\frac{7}{3}} \approx 0{,}194

xx-\infty35-\dfrac{3}{5}23\dfrac{2}{3}++\infty
signe de f(x)f'(x)-00++00-
variations de ff++\infty\searrow2625e4-\dfrac{26}{25}e^{4}\nearrow2e7/32e^{-7/3}\searrow00


f deˊcroıˆt, puis croıˆt sur [35;23], puis deˊcroıˆt vers 0\boxed{f \text{ décroît, puis croît sur } \left[-\tfrac{3}{5}\,;\tfrac{2}{3}\right], \text{ puis décroît vers } 0}

b. Nombre de solutions de f(x)=1f(x) = 1. On cherche combien de fois la courbe atteint la hauteur y=1y = 1. On lit le tableau branche par branche, en comparant à 11.

Le maximum local vaut f(23)=2e7/30,194f\left(\frac{2}{3}\right) = 2e^{-7/3} \approx 0{,}194, et le minimum local est négatif. Sur les trois branches :

branche décroissante ];35]]-\infty\,;-\frac{3}{5}] : ff va de ++\infty à 56,8\approx -56{,}8. Elle traverse donc la valeur 11 une fois ;
branche croissante [35;23]\left[-\frac{3}{5}\,;\frac{2}{3}\right] : ff va de 56,8\approx -56{,}8 à 0,194\approx 0{,}194. Elle reste sous 11 — aucune solution ;
branche décroissante [23;+[\left[\frac{2}{3}\,;+\infty\right[ : ff va de 0,194\approx 0{,}194 à 00. Elle reste sous 11 — aucune solution.

L’eˊquation f(x)=1 admet une UNIQUE solution\boxed{\text{L'équation } f(x) = 1 \text{ admet une UNIQUE solution}}

Le point à ne pas rater : le maximum local 0,194\approx 0{,}194 est inférieur à 11. La courbe ne dépasse donc 11 que sur sa branche de gauche, où elle vient de ++\infty. C'est la comparaison du maximum à 11 qui fait toute la réponse.
C.3
Pour m>0,2m > 0{,}2, on pose Im=0,2mf(x)dxI_m = \displaystyle\int_{0{,}2}^{m} f(x)\,\mathrm{d}x.

a. Vérifier que F(x)=(65x22225x+28125)e5x+1F(x) = \left(-\dfrac{6}{5}x^2 - \dfrac{22}{25}x + \dfrac{28}{125}\right)e^{-5x+1} est une primitive de ff.
b. Existe-t-il une valeur de mm pour laquelle Im=0I_m = 0 ? Interpréter graphiquement.
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a. Vérification de la primitive. Il suffit de dériver FF et de retrouver ff. C'est un produit u=65x22225x+28125u = -\frac{6}{5}x^2 - \frac{22}{25}x + \frac{28}{125} et v=e5x+1v = e^{-5x+1}, avec u=125x2225u' = -\frac{12}{5}x - \frac{22}{25} et v=5e5x+1v' = -5\,e^{-5x+1} :

F(x)=(125x2225)e5x+1+(65x22225x+28125)(5e5x+1)F'(x) = \left(-\frac{12}{5}x - \frac{22}{25}\right)e^{-5x+1} + \left(-\frac{6}{5}x^2 - \frac{22}{25}x + \frac{28}{125}\right)\left(-5\,e^{-5x+1}\right)

On factorise par e5x+1e^{-5x+1} et on développe le second crochet (multiplié par 5-5) :

F(x)=[125x2225+6x2+225x2825]e5x+1F'(x) = \left[-\frac{12}{5}x - \frac{22}{25} + 6x^2 + \frac{22}{5}x - \frac{28}{25}\right]e^{-5x+1}

On regroupe — terme en xx : 125+225=105=2-\frac{12}{5} + \frac{22}{5} = \frac{10}{5} = 2 ; terme constant : 22252825=5025=2-\frac{22}{25} - \frac{28}{25} = -\frac{50}{25} = -2 :

F(x)=(6x2+2x2)e5x+1=f(x)F'(x) = \left(6x^2 + 2x - 2\right)e^{-5x+1} = f(x)

F est bien une primitive de f\boxed{F \text{ est bien une primitive de } f} \blacksquare

b. Existe-t-il m>0,2m > 0{,}2 tel que Im=0I_m = 0 ?

Im=0,2mf(x)dx=F(m)F(0,2)I_m = \int_{0{,}2}^{m} f(x)\,\mathrm{d}x = F(m) - F(0{,}2)

Calcul de F(0,2)F(0{,}2) — remarquable. Avec x=15x = \frac{1}{5} et 5×15+1=0-5 \times \frac{1}{5} + 1 = 0, donc e0=1e^{0} = 1 :

F(0,2)=(65×1252225×15+28125)×1=612522125+28125=622+28125=0F(0{,}2) = \left(-\frac{6}{5} \times \frac{1}{25} - \frac{22}{25} \times \frac{1}{5} + \frac{28}{125}\right) \times 1 = -\frac{6}{125} - \frac{22}{125} + \frac{28}{125} = \frac{-6 - 22 + 28}{125} = 0

Donc F(0,2)=0F(0{,}2) = 0, et par conséquent :

Im=F(m)0=F(m)I_m = F(m) - 0 = F(m)

L'équation Im=0I_m = 0 équivaut donc à F(m)=0F(m) = 0. Or e5x+1>0e^{-5x+1} > 0, donc F(x)=0F(x) = 0 revient à annuler le polynôme :

65x22225x+28125=0-\frac{6}{5}x^2 - \frac{22}{25}x + \frac{28}{125} = 0

Ce trinôme a deux racines : x=0,2x = 0{,}2 et x=14150,93x = -\frac{14}{15} \approx -0{,}93.

Mais on cherche m>0,2m > 0{,}2 STRICTEMENT. Or :
x=0,2x = 0{,}2 est exclu (on veut m>0,2m > 0{,}2) ;
x=1415<0,2x = -\frac{14}{15} < 0{,}2 est en dehors du domaine.

NON, il n’existe AUCUN m>0,2 tel que Im=0\boxed{\text{NON, il n'existe AUCUN } m > 0{,}2 \text{ tel que } I_m = 0}

Interprétation graphique. Étudions le signe de ff sur ]0,2;+[]0{,}2\,;+\infty[. Les racines de ff (celles de 6x2+2x26x^2 + 2x - 2, question C.1.b) sont 1±136\frac{-1 \pm \sqrt{13}}{6}, soit environ 0,77-0{,}77 et 0,43\mathbf{0{,}43}.

• sur ]0,2;0,43[]0{,}2\,;0{,}43[ : f(x)<0f(x) < 0 (la courbe est sous l'axe) ;
• sur ]0,43;+[]0{,}43\,;+\infty[ : f(x)>0f(x) > 0 (la courbe est au-dessus).

L'intégrale ImI_m accumule d'abord de l'aire négative (entre 0,20{,}2 et 0,430{,}43), puis de l'aire positive. La question est : cette aire positive finit-elle par compenser exactement l'aire négative initiale ?

Réponse : non. Puisque F(m)<0F(m) < 0 pour tout m>0,2m > 0{,}2 (on peut vérifier F(1)0,034<0F(1) \approx -0{,}034 < 0), on a Im<0I_m < 0 pour tout m>0,2m > 0{,}2.

L’aire sous l’axe (entre 0,2 et 0,43) n’est JAMAIS entieˋrementcompenseˊe par l’aire au-dessus : Im reste toujours neˊgative.\boxed{\begin{array}{l} \text{L'aire sous l'axe (entre 0,2 et 0,43) n'est JAMAIS entièrement} \\ \text{compensée par l'aire au-dessus : } I_m \text{ reste toujours négative.} \end{array}}

Autrement dit, la « bosse positive » de la courbe au-delà de 0,430{,}43, bien que la courbe y reste positive jusqu'à l'infini, n'a pas une aire suffisante pour rattraper le déficit initial — car ff tend vers 00 trop vite.

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