Bac Maths 2025 Amérique du Sud Jour 2
14 novembre 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 23 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 14 novembre 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Le service au tennis, puis contrôle de qualité des balles (6 points)
Les résultats seront arrondis à si besoin. Les deux parties sont indépendantes.
Partie A. Au tennis, le joueur au service peut, en cas d'échec au premier service, servir une deuxième balle.
Abel réussit son premier service dans des cas. Lorsque le premier service est réussi, il gagne le point dans des cas. Après un échec au premier service, il gagne le point dans des cas.
On note : « Abel réussit son premier service » et : « Abel gagne le point ».
Partie A. Au tennis, le joueur au service peut, en cas d'échec au premier service, servir une deuxième balle.
Abel réussit son premier service dans des cas. Lorsque le premier service est réussi, il gagne le point dans des cas. Après un échec au premier service, il gagne le point dans des cas.
On note : « Abel réussit son premier service » et : « Abel gagne le point ».
Arbre pondéré.
Partie A — Le service
A.1
Décrire l'évènement , puis traduire la situation par un arbre pondéré.
Afficher la correction
L'évènement .
Réponse : est l'évènement « Abel RATE son premier service ».
(auquel cas il joue son deuxième service)
Traduction en probabilités.
L'arbre a deux niveaux : le premier oppose et , le second et sur chaque branche. On complète par événement contraire :
Attention à ne pas confondre : est la probabilité de gagner le point après avoir raté le premier service — ce n'est pas la probabilité de rater le service.
Réponse : est l'évènement « Abel RATE son premier service ».
(auquel cas il joue son deuxième service)
Traduction en probabilités.
L'arbre a deux niveaux : le premier oppose et , le second et sur chaque branche. On complète par événement contraire :
Attention à ne pas confondre : est la probabilité de gagner le point après avoir raté le premier service — ce n'est pas la probabilité de rater le service.
A.2
Calculer .
Afficher la correction
On multiplie le long du chemin menant à puis à :
Interprétation : dans des cas, Abel réussit son premier service et gagne le point. C'est le scénario le plus favorable — et le plus fréquent.
Interprétation : dans des cas, Abel réussit son premier service et gagne le point. C'est le scénario le plus favorable — et le plus fréquent.
A.3
Justifier que .
Afficher la correction
Les évènements et forment une partition de l'univers : on applique la formule des probabilités totales.
Premier terme (question 2) : .
Second terme :
Somme :
Interprétation : Abel gagne le point dans des cas, tous services confondus.
Premier terme (question 2) : .
Second terme :
Somme :
Interprétation : Abel gagne le point dans des cas, tous services confondus.
A.4
Abel a gagné le point. Quelle est la probabilité qu'il ait réussi son premier service ?
Afficher la correction
Attention au sens du conditionnement. On cherche — le point est gagné, on remonte vers le service — et non . C'est une probabilité inverse.
Interprétation. Parmi les points gagnés par Abel, environ l'ont été sur un premier service réussi.
Cette valeur () est légèrement supérieure à : savoir qu'Abel a gagné le point rend un peu plus probable qu'il ait réussi son premier service — c'est logique, puisqu'il gagne plus souvent quand son premier service passe.
Interprétation. Parmi les points gagnés par Abel, environ l'ont été sur un premier service réussi.
Cette valeur () est légèrement supérieure à : savoir qu'Abel a gagné le point rend un peu plus probable qu'il ait réussi son premier service — c'est logique, puisqu'il gagne plus souvent quand son premier service passe.
A.5
Les évènements et sont-ils indépendants ? Justifier.
Afficher la correction
Le critère. Deux évènements sont indépendants si et seulement si
Calcul du produit :
Comparaison avec :
Interprétation. C'était prévisible : la probabilité de gagner le point dépend de la réussite du premier service ( si réussi, contre sinon). Les deux évènements sont donc liés.
Autre façon de le voir : . Si les évènements étaient indépendants, connaître ne changerait rien à la probabilité de — ce n'est pas le cas.
Calcul du produit :
Comparaison avec :
Interprétation. C'était prévisible : la probabilité de gagner le point dépend de la réussite du premier service ( si réussi, contre sinon). Les deux évènements sont donc liés.
Autre façon de le voir : . Si les évènements étaient indépendants, connaître ne changerait rien à la probabilité de — ce n'est pas le cas.
Partie B — Contrôle des balles
B.1
À la sortie de l'usine, une balle est conforme dans des cas. On teste balles (tirage assimilé à un tirage avec remise). On note le nombre de balles conformes.
a. Quelle est la loi de ? Justifier.
b. Calculer .
c. Probabilité qu'au moins deux balles ne soient pas conformes ?
d. Déterminer .
a. Quelle est la loi de ? Justifier.
b. Calculer .
c. Probabilité qu'au moins deux balles ne soient pas conformes ?
d. Déterminer .
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a. Loi de . Les trois conditions du schéma de Bernoulli sont réunies :
• tests identiques ;
• deux issues par test : conforme (succès) ou non ;
• tests indépendants (tirage avec remise), probabilité constante .
b. Probabilité . À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
Interprétation : dans des lots de balles, au plus sont conformes — autrement dit, il y a très souvent au moins balles défectueuses.
c. Au moins deux balles non conformes. « Au moins non conformes » sur signifie « au plus conformes » :
En effet, si balles ou plus sont défectueuses, alors balles ou moins sont conformes.
L'astuce : traduire l'énoncé (formulé sur les non conformes) en termes de (qui compte les conformes) évite d'introduire une seconde variable aléatoire.
d. Espérance.
Interprétation : sur balles, on s'attend en moyenne à conformes — et donc défectueuses.
• tests identiques ;
• deux issues par test : conforme (succès) ou non ;
• tests indépendants (tirage avec remise), probabilité constante .
b. Probabilité . À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
Interprétation : dans des lots de balles, au plus sont conformes — autrement dit, il y a très souvent au moins balles défectueuses.
c. Au moins deux balles non conformes. « Au moins non conformes » sur signifie « au plus conformes » :
En effet, si balles ou plus sont défectueuses, alors balles ou moins sont conformes.
L'astuce : traduire l'énoncé (formulé sur les non conformes) en termes de (qui compte les conformes) évite d'introduire une seconde variable aléatoire.
d. Espérance.
Interprétation : sur balles, on s'attend en moyenne à conformes — et donc défectueuses.
B.2
On teste balles. Les sont variables de Bernoulli indépendantes de paramètre . On pose .
a. Déterminer et .
b. Après avoir rappelé l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que pour tout entier :
c. En déduire un entier tel que .
a. Déterminer et .
b. Après avoir rappelé l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que pour tout entier :
c. En déduire un entier tel que .
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a. Espérance et variance de . Chaque suit une loi de Bernoulli de paramètre , donc et .
Espérance — par linéarité, sans hypothèse :
Variance — l'indépendance est indispensable, et le facteur passe au carré :
b. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Pour tout :
Reconnaître l'intervalle. L'intervalle est centré sur :
Donc « » équivaut à « ». On prend .
Passer à l'évènement contraire :
c. Recherche de . Il suffit que la minoration atteigne :
Comme est entier :
Vérification : avec , la minoration vaut ✓
Interprétation. Avec un échantillon de balles, on est assuré à plus de que la proportion de conformes tombe entre et . Bienaymé-Tchebychev vaut pour n'importe quelle loi, mais reste pessimiste : un calcul direct montrerait qu'un échantillon bien plus petit suffit.
Espérance — par linéarité, sans hypothèse :
Variance — l'indépendance est indispensable, et le facteur passe au carré :
b. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Pour tout :
Reconnaître l'intervalle. L'intervalle est centré sur :
Donc « » équivaut à « ». On prend .
Passer à l'évènement contraire :
c. Recherche de . Il suffit que la minoration atteigne :
Comme est entier :
Vérification : avec , la minoration vaut ✓
Interprétation. Avec un échantillon de balles, on est assuré à plus de que la proportion de conformes tombe entre et . Bienaymé-Tchebychev vaut pour n'importe quelle loi, mais reste pessimiste : un calcul direct montrerait qu'un échantillon bien plus petit suffit.
Exercice 2 — QCM — droites et plans de l'espace (4 points)
Pour chaque question, une seule des trois propositions est exacte. Aucune justification n'est demandée. Une réponse fausse n'enlève pas de point.
L'espace est rapporté à un repère orthonormé.
L'espace est rapporté à un repère orthonormé.
1
On considère de représentation paramétrique
et de représentation paramétrique
a. parallèles — b. orthogonales — c. sécantes
et de représentation paramétrique
a. parallèles — b. orthogonales — c. sécantes
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Les vecteurs directeurs.
Parallèles ? Non : mais . Les vecteurs ne sont pas colinéaires. Réponse a écartée.
Orthogonales ? On calcule le produit scalaire des directions :
Les directions ne sont pas orthogonales. Réponse b écartée.
Sécantes ? On cherche un point commun :
La troisième équation donne . On reporte dans la deuxième :
On reporte dans la première :
d'où . Vérification dans les trois équations : le point est dans les deux droites ✓
Le système est compatible : les droites se coupent au point . Elles sont sécantes.
2
On considère la droite
et le plan .
a. incluse dans — b. strictement parallèle à — c. sécante à
et le plan .
a. incluse dans — b. strictement parallèle à — c. sécante à
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Le vecteur directeur de et le vecteur normal de .
Étape 1 — la droite est-elle parallèle au plan ? Une droite est parallèle à un plan si et seulement si son vecteur directeur est orthogonal au vecteur normal :
Le produit scalaire est nul : , donc est parallèle au plan (ou incluse dedans). Réponse c écartée.
Étape 2 — incluse ou strictement parallèle ? Il faut tester si un point de appartient à . Prenons le point (obtenu pour ) et injectons-le dans l'équation de :
Le point n'appartient pas à . La droite n'est donc pas incluse dans le plan.
Le raisonnement en deux temps est indispensable : le produit scalaire nul ne distingue pas « incluse » de « strictement parallèle ». Seul le test d'un point tranche.
3
On considère , , et .
a. , , , ne sont pas coplanaires — b. , , sont alignés — c. et sont colinéaires
a. , , , ne sont pas coplanaires — b. , , sont alignés — c. et sont colinéaires
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On teste chaque proposition.
Vecteurs utiles :
Proposition c — et colinéaires ? On teste : si , alors donne , mais donne . Contradiction : ils ne sont pas colinéaires. Proposition c fausse.
Proposition b — , , alignés ? Ils le seraient si et étaient colinéaires. Or a sa troisième coordonnée nulle, pas : ils ne sont pas colinéaires. Proposition b fausse.
Proposition a — les quatre points sont-ils coplanaires ? Quatre points sont coplanaires si , et sont coplanaires, ce qui se teste par le déterminant (qui doit être nul).
On développe selon la première colonne :
Le déterminant est non nul : les vecteurs ne sont pas coplanaires, donc les quatre points , , , ne sont pas coplanaires. Proposition a vraie.
Le piège de cette question : et ont tous deux leur troisième coordonnée nulle, ce qui suggère une colinéarité. Mais le rapport des deux premières coordonnées ( contre ) diffère : ils ne le sont pas.
4
On considère les plans et .
a. appartient aux deux plans — b. et sont orthogonaux — c. et sont sécants selon la droite
a. appartient aux deux plans — b. et sont orthogonaux — c. et sont sécants selon la droite
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On teste chaque proposition.
Proposition a — dans les deux plans ?
Dans : ✓
Dans : ✗
n'appartient pas à . Proposition a fausse.
Proposition b — plans orthogonaux ? On teste l'orthogonalité des vecteurs normaux et :
Les normaux ne sont pas orthogonaux. Proposition b fausse.
Proposition c — la droite proposée est-elle l'intersection ? Il faut vérifier qu'un point courant de la droite, , appartient aux deux plans, quel que soit .
Dans :
Dans :
Les deux équations sont satisfaites pour tout : la droite est contenue dans et dans , elle est donc leur intersection.
Le vecteur normal des deux plans n'étant pas colinéaire, les plans sont bien sécants — et l'on vérifie que la droite proposée convient, plutôt que de résoudre le système.
Exercice 3 — Deux suites imbriquées et un changement de variable (4 points)
On considère les suites et définies par
On admet que est bien définie et strictement positive.
On admet que est bien définie et strictement positive.
1
Donner les valeurs exactes de et .
Afficher la correction
Valeur de . On applique la relation avec , en utilisant :
Valeur de . Par définition, avec :
Contrôle avec la feuille de calcul : et — conformes aux cellules B2 et B3 ✓
Valeur de . Par définition, avec :
Contrôle avec la feuille de calcul : et — conformes aux cellules B2 et B3 ✓
2
Une feuille de calcul affiche les termes de dans la colonne B (les indices en colonne A). Trois formules sont proposées pour la cellule B3, recopiée ensuite vers le bas :
• Formule 1 :
• Formule 2 :
• Formule 3 :
a. Choisir la bonne formule.
b. Conjecturer le sens de variation de .
c. Valider cette conjecture par récurrence.
• Formule 1 :
LN(-1 + 2 * EXP(B2))• Formule 2 :
= LN(-1 + 2 * EXP(B2))• Formule 3 :
= LN(-1 + 2 * EXP(A2))a. Choisir la bonne formule.
b. Conjecturer le sens de variation de .
c. Valider cette conjecture par récurrence.
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a. Choix de la formule. On examine les trois candidates.
• Formule 1 — il manque le signe
• Formule 3 — elle utilise
• Formule 2 — elle commence par
La double erreur à repérer : l'absence de
b. Conjecture. À la lecture de la colonne B :
Les termes augmentent, et sans borne apparente.
c. Démonstration par récurrence. Notons : « » (c'est-à-dire « la suite croît au rang »).
Initialisation (). et . Comme et est croissante :
Hérédité. Supposons . Montrons .
On part de l'hypothèse et on applique successivement des fonctions croissantes, ce qui conserve le sens de l'inégalité :
Les deux membres sont strictement positifs (car donne , donc ). On peut donc composer par , croissante :
Or ces deux quantités sont exactement et :
C'est ✓
Conclusion. Par récurrence, est strictement croissante.
Le point technique : la démonstration enchaîne trois fonctions croissantes (, l'affine , puis ). Chacune conserve l'ordre — c'est ce qui fait « remonter » l'inégalité de à .
• Formule 1 — il manque le signe
=. Sans lui, le tableur affiche le texte littéral, pas un calcul. ✗• Formule 3 — elle utilise
EXP(A2), or A2 contient l'indice , pas le terme . Elle calculerait , ce qui est faux. ✗• Formule 2 — elle commence par
= et utilise B2, la cellule du terme précédent . Elle calcule bien . ✓La double erreur à repérer : l'absence de
= (formule 1) et la confusion entre la colonne des indices (A) et celle des termes (B) — c'est le piège de la formule 3.b. Conjecture. À la lecture de la colonne B :
Les termes augmentent, et sans borne apparente.
c. Démonstration par récurrence. Notons : « » (c'est-à-dire « la suite croît au rang »).
Initialisation (). et . Comme et est croissante :
Hérédité. Supposons . Montrons .
On part de l'hypothèse et on applique successivement des fonctions croissantes, ce qui conserve le sens de l'inégalité :
Les deux membres sont strictement positifs (car donne , donc ). On peut donc composer par , croissante :
Or ces deux quantités sont exactement et :
C'est ✓
Conclusion. Par récurrence, est strictement croissante.
Le point technique : la démonstration enchaîne trois fonctions croissantes (, l'affine , puis ). Chacune conserve l'ordre — c'est ce qui fait « remonter » l'inégalité de à .
3
a. Démontrer que est géométrique.
b. En déduire que, pour tout entier : .
c. Déterminer la limite de .
b. En déduire que, pour tout entier : .
c. Déterminer la limite de .
Afficher la correction
a. Nature de . On calcule en revenant à sa définition, puis en utilisant la relation de récurrence sur .
L'exponentielle et le logarithme s'annulent () :
On factorise par pour faire apparaître :
La suite est donc géométrique de raison , de premier terme (question 1).
C'est tout l'intérêt du changement de variable : la suite , définie par une relation complexe mêlant et , se transforme en une simple suite géométrique via .
b. Expression de . Pour une suite géométrique, :
On revient à . Par définition, , donc
On compose par :
Contrôle :
• ✓
• ✓
• ✓ (conforme à la feuille de calcul)
c. Limite. Quand , on a , donc . Par composition avec (dont la limite en est ) :
Cela confirme la conjecture de la question 2 : la suite croît, et ce sans borne. La feuille de calcul le laissait deviner — les termes augmentent régulièrement d'environ à chaque étape, ce qui est cohérent car .
L'exponentielle et le logarithme s'annulent () :
On factorise par pour faire apparaître :
La suite est donc géométrique de raison , de premier terme (question 1).
C'est tout l'intérêt du changement de variable : la suite , définie par une relation complexe mêlant et , se transforme en une simple suite géométrique via .
b. Expression de . Pour une suite géométrique, :
On revient à . Par définition, , donc
On compose par :
Contrôle :
• ✓
• ✓
• ✓ (conforme à la feuille de calcul)
c. Limite. Quand , on a , donc . Par composition avec (dont la limite en est ) :
Cela confirme la conjecture de la question 2 : la suite croît, et ce sans borne. La feuille de calcul le laissait deviner — les termes augmentent régulièrement d'environ à chaque étape, ce qui est cohérent car .
4
Justifier que l'algorithme Python suivant renvoie un résultat quel que soit le choix de .
from math import *def seuil(S): V = ln(4) n = 0 while V < S : n = n + 1 V = ln(2*exp(V) - 1) return(n)Afficher la correction
Ce que fait l'algorithme. Il part de et calcule les termes successifs de la suite (la ligne
Autrement dit,
Pourquoi l'algorithme se termine toujours — c'est la question. Le risque, avec une boucle
Or nous avons démontré (question 3.c) que :
Conséquence. Quelle que soit la valeur de — aussi grande soit-elle — la suite finit par la dépasser. Par définition de la limite , il existe un rang à partir duquel .
Le lien entre les deux questions est essentiel : c'est la limite infinie établie en 3.c qui garantit la terminaison de l'algorithme. Si la suite avait convergé vers une limite finie , alors pour tout la boucle ne s'arrêterait jamais — l'algorithme ne renverrait rien.
V = ln(2*exp(V) - 1) est exactement la relation de récurrence). Il s'arrête dès que , et renvoie le rang atteint.Autrement dit,
seuil(S) renvoie le plus petit rang tel que .Pourquoi l'algorithme se termine toujours — c'est la question. Le risque, avec une boucle
while, est qu'elle tourne indéfiniment si la condition ne devient jamais fausse.Or nous avons démontré (question 3.c) que :
Conséquence. Quelle que soit la valeur de — aussi grande soit-elle — la suite finit par la dépasser. Par définition de la limite , il existe un rang à partir duquel .
Le lien entre les deux questions est essentiel : c'est la limite infinie établie en 3.c qui garantit la terminaison de l'algorithme. Si la suite avait convergé vers une limite finie , alors pour tout la boucle ne s'arrêterait jamais — l'algorithme ne renverrait rien.
Exercice 4 — Un trinôme au hasard, puis une équation différentielle (6 points)
Partie A — Dénombrement. On considère l'ensemble des entiers relatifs non nuls compris entre et :
Il comporte 60 éléments. On choisit successivement et sans remise un entier , puis un entier .
Il comporte 60 éléments. On choisit successivement et sans remise un entier , puis un entier .
Partie A — Dénombrement
A.1
Combien de couples différents peut-on obtenir ?
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On choisit entiers ordonnés (le couple ), sans remise (), parmi .
• possibilités pour ;
• puis possibilités pour (l'entier est retiré).
C'est un arrangement de éléments parmi : l'ordre compte (le rôle de et de diffère dans l'équation) et il n'y a pas de répétition (tirage sans remise).
• possibilités pour ;
• puis possibilités pour (l'entier est retiré).
C'est un arrangement de éléments parmi : l'ordre compte (le rôle de et de diffère dans l'équation) et il n'y a pas de répétition (tirage sans remise).
A.2
On considère l'évènement : « l'équation possède deux solutions réelles distinctes ».
Montrer que a lieu si et seulement si .
Montrer que a lieu si et seulement si .
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Rappel. Comme (il est choisi non nul), est bien une équation du second degré. Elle a deux solutions réelles distinctes si et seulement si son discriminant est strictement positif.
Calcul du discriminant, avec les coefficients , et :
Condition de deux racines distinctes :
La condition se ramène donc à une simple comparaison du produit à — ce qui va rendre le dénombrement de la question suivante possible.
Calcul du discriminant, avec les coefficients , et :
Condition de deux racines distinctes :
La condition se ramène donc à une simple comparaison du produit à — ce qui va rendre le dénombrement de la question suivante possible.
A.3
Expliquer pourquoi l'évènement contraire comporte issues.
Afficher la correction
L'évènement contraire. D'après la question 2 :
Il faut compter les couples avec , tous deux dans , tels que .
Quand a-t-on ? Comme et sont des entiers non nuls, signifie simplement , c'est-à-dire que et ont le MÊME signe.
(Si et sont de signes contraires, , donc est réalisé.)
Décompte par les signes. Il y a entiers positifs ( à ) et entiers négatifs ( à ).
Cas 1 — et tous deux positifs : on choisit un couple ordonné sans remise parmi les positifs :
Cas 2 — et tous deux négatifs : de même parmi les négatifs :
Total :
L'astuce décisive : pour des entiers non nuls, la condition équivaut à , donc à « même signe ». Cela transforme un décompte a priori compliqué en un simple dénombrement par blocs.
Il faut compter les couples avec , tous deux dans , tels que .
Quand a-t-on ? Comme et sont des entiers non nuls, signifie simplement , c'est-à-dire que et ont le MÊME signe.
(Si et sont de signes contraires, , donc est réalisé.)
Décompte par les signes. Il y a entiers positifs ( à ) et entiers négatifs ( à ).
Cas 1 — et tous deux positifs : on choisit un couple ordonné sans remise parmi les positifs :
Cas 2 — et tous deux négatifs : de même parmi les négatifs :
Total :
L'astuce décisive : pour des entiers non nuls, la condition équivaut à , donc à « même signe ». Cela transforme un décompte a priori compliqué en un simple dénombrement par blocs.
A.4
Quelle est la probabilité de l'évènement ? (Arrondir à .)
Afficher la correction
On passe par l'évènement contraire, puisque a été dénombré à la question précédente.
Interprétation. En choisissant et au hasard, l'équation a un peu plus d'une chance sur deux d'admettre deux solutions distinctes.
Cohérent avec l'analyse par les signes : correspond aux couples de signes opposés, légèrement plus nombreux que les couples de même signe — d'où une probabilité juste au-dessus de .
Interprétation. En choisissant et au hasard, l'équation a un peu plus d'une chance sur deux d'admettre deux solutions distinctes.
Cohérent avec l'analyse par les signes : correspond aux couples de signes opposés, légèrement plus nombreux que les couples de même signe — d'où une probabilité juste au-dessus de .
Partie B — Équation différentielle
B.1
On considère l'équation différentielle
a. Résoudre .
b. Soit . Justifier que est une solution particulière de .
c. Donner l'expression de toutes les solutions de .
a. Résoudre .
b. Soit . Justifier que est une solution particulière de .
c. Donner l'expression de toutes les solutions de .
Afficher la correction
a. L'équation homogène. On réécrit sous la forme du cours :
C'est avec :
b. Vérification de la solution particulière. On calcule et l'on vérifie qu'on retombe sur le second membre.
Dérivée de — produit de et , avec et :
On factorise par :
Somme :
On regroupe dans le crochet :
C'est exactement le second membre de :
c. Toutes les solutions. D'après la structure des solutions d'une équation différentielle linéaire :
Attention — le point où beaucoup se trompent. La constante multiplie la solution de l'homogène, c'est-à-dire — et non :
L'erreur classique serait d'écrire . C'est faux : les deux exponentielles et sont différentes, elles ne peuvent pas se regrouper. On peut le vérifier — une telle expression ne satisfait pas .
C'est avec :
b. Vérification de la solution particulière. On calcule et l'on vérifie qu'on retombe sur le second membre.
Dérivée de — produit de et , avec et :
On factorise par :
Somme :
On regroupe dans le crochet :
C'est exactement le second membre de :
c. Toutes les solutions. D'après la structure des solutions d'une équation différentielle linéaire :
Attention — le point où beaucoup se trompent. La constante multiplie la solution de l'homogène, c'est-à-dire — et non :
L'erreur classique serait d'écrire . C'est faux : les deux exponentielles et sont différentes, elles ne peuvent pas se regrouper. On peut le vérifier — une telle expression ne satisfait pas .
Partie C — Étude de
C.1
On étudie . On admet que .
a. Déterminer la limite de en .
b. En utilisant la partie A, montrer que coupe l'axe des abscisses en deux points.
c. En utilisant les parties A et B, montrer que possède deux tangentes horizontales.
a. Déterminer la limite de en .
b. En utilisant la partie A, montrer que coupe l'axe des abscisses en deux points.
c. En utilisant les parties A et B, montrer que possède deux tangentes horizontales.
Afficher la correction
a. Limite en . On examine les deux facteurs :
• (le terme domine) ;
• quand (car ).
Le produit de deux facteurs tendant vers — aucune indétermination :
b. Intersections avec l'axe des abscisses. On résout . Comme pour tout , cela équivaut à :
C'est ici que la partie A intervient ! Cette équation est de la forme avec et . Son discriminant est :
(De façon équivalente : , donc l'évènement de la partie A est réalisé — deux solutions distinctes.)
c. Tangentes horizontales. Une tangente est horizontale là où . On a calculé en partie B :
Comme , résoudre revient à :
On reconnaît encore une équation du type de la partie A, à un facteur près. Son discriminant :
Deux racines distinctes — que l'on peut d'ailleurs expliciter :
Le fil rouge du sujet : la partie A (le discriminant d'un trinôme à coefficient central ) sert deux fois en partie C — pour les intersections avec l'axe et pour les tangentes horizontales.
• (le terme domine) ;
• quand (car ).
Le produit de deux facteurs tendant vers — aucune indétermination :
b. Intersections avec l'axe des abscisses. On résout . Comme pour tout , cela équivaut à :
C'est ici que la partie A intervient ! Cette équation est de la forme avec et . Son discriminant est :
(De façon équivalente : , donc l'évènement de la partie A est réalisé — deux solutions distinctes.)
c. Tangentes horizontales. Une tangente est horizontale là où . On a calculé en partie B :
Comme , résoudre revient à :
On reconnaît encore une équation du type de la partie A, à un facteur près. Son discriminant :
Deux racines distinctes — que l'on peut d'ailleurs expliciter :
Le fil rouge du sujet : la partie A (le discriminant d'un trinôme à coefficient central ) sert deux fois en partie C — pour les intersections avec l'axe et pour les tangentes horizontales.
C.2
a. Dresser le tableau de variations complet de .
b. Déterminer le nombre de solutions de l'équation .
b. Déterminer le nombre de solutions de l'équation .
Afficher la correction
a. Tableau de variations. Le signe de est celui du trinôme (car ). Ce trinôme, de coefficient dominant , est positif entre ses racines et (question C.1.c).
Valeurs aux points critiques :
b. Nombre de solutions de . On cherche combien de fois la courbe atteint la hauteur . On lit le tableau branche par branche, en comparant à .
Le maximum local vaut , et le minimum local est négatif. Sur les trois branches :
• branche décroissante : va de à . Elle traverse donc la valeur une fois ;
• branche croissante : va de à . Elle reste sous — aucune solution ;
• branche décroissante : va de à . Elle reste sous — aucune solution.
Le point à ne pas rater : le maximum local est inférieur à . La courbe ne dépasse donc que sur sa branche de gauche, où elle vient de . C'est la comparaison du maximum à qui fait toute la réponse.
Valeurs aux points critiques :
| signe de | |||||||
| variations de |
b. Nombre de solutions de . On cherche combien de fois la courbe atteint la hauteur . On lit le tableau branche par branche, en comparant à .
Le maximum local vaut , et le minimum local est négatif. Sur les trois branches :
• branche décroissante : va de à . Elle traverse donc la valeur une fois ;
• branche croissante : va de à . Elle reste sous — aucune solution ;
• branche décroissante : va de à . Elle reste sous — aucune solution.
Le point à ne pas rater : le maximum local est inférieur à . La courbe ne dépasse donc que sur sa branche de gauche, où elle vient de . C'est la comparaison du maximum à qui fait toute la réponse.
C.3
Pour , on pose .
a. Vérifier que est une primitive de .
b. Existe-t-il une valeur de pour laquelle ? Interpréter graphiquement.
a. Vérifier que est une primitive de .
b. Existe-t-il une valeur de pour laquelle ? Interpréter graphiquement.
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a. Vérification de la primitive. Il suffit de dériver et de retrouver . C'est un produit et , avec et :
On factorise par et on développe le second crochet (multiplié par ) :
On regroupe — terme en : ; terme constant : :
b. Existe-t-il tel que ?
Calcul de — remarquable. Avec et , donc :
Donc , et par conséquent :
L'équation équivaut donc à . Or , donc revient à annuler le polynôme :
Ce trinôme a deux racines : et .
Mais on cherche STRICTEMENT. Or :
• est exclu (on veut ) ;
• est en dehors du domaine.
Interprétation graphique. Étudions le signe de sur . Les racines de (celles de , question C.1.b) sont , soit environ et .
• sur : (la courbe est sous l'axe) ;
• sur : (la courbe est au-dessus).
L'intégrale accumule d'abord de l'aire négative (entre et ), puis de l'aire positive. La question est : cette aire positive finit-elle par compenser exactement l'aire négative initiale ?
Réponse : non. Puisque pour tout (on peut vérifier ), on a pour tout .
Autrement dit, la « bosse positive » de la courbe au-delà de , bien que la courbe y reste positive jusqu'à l'infini, n'a pas une aire suffisante pour rattraper le déficit initial — car tend vers trop vite.
On factorise par et on développe le second crochet (multiplié par ) :
On regroupe — terme en : ; terme constant : :
b. Existe-t-il tel que ?
Calcul de — remarquable. Avec et , donc :
Donc , et par conséquent :
L'équation équivaut donc à . Or , donc revient à annuler le polynôme :
Ce trinôme a deux racines : et .
Mais on cherche STRICTEMENT. Or :
• est exclu (on veut ) ;
• est en dehors du domaine.
Interprétation graphique. Étudions le signe de sur . Les racines de (celles de , question C.1.b) sont , soit environ et .
• sur : (la courbe est sous l'axe) ;
• sur : (la courbe est au-dessus).
L'intégrale accumule d'abord de l'aire négative (entre et ), puis de l'aire positive. La question est : cette aire positive finit-elle par compenser exactement l'aire négative initiale ?
Réponse : non. Puisque pour tout (on peut vérifier ), on a pour tout .
Autrement dit, la « bosse positive » de la courbe au-delà de , bien que la courbe y reste positive jusqu'à l'infini, n'a pas une aire suffisante pour rattraper le déficit initial — car tend vers trop vite.
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