Bac Maths 2025 Nouvelle-Calédonie Jour 1
20 novembre 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 22 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 20 novembre 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Sac, urnes et billets — jusqu'à la loi des grands nombres (5 points)
On dispose d'un sac et de deux urnes A et B.
• Le sac contient boules : boule « A » et boules « B ».
• L'urne A contient billets : de € et de €.
• L'urne B contient billets : de € et de €.
Le joueur tire une boule dans le sac : si c'est « A », il tire un billet dans l'urne A ; si c'est « B », dans l'urne B.
On note : « le joueur obtient une boule A » et : « le joueur obtient un billet de € ».
• Le sac contient boules : boule « A » et boules « B ».
• L'urne A contient billets : de € et de €.
• L'urne B contient billets : de € et de €.
Le joueur tire une boule dans le sac : si c'est « A », il tire un billet dans l'urne A ; si c'est « B », dans l'urne B.
On note : « le joueur obtient une boule A » et : « le joueur obtient un billet de € ».
Arbre pondéré.
1
Recopier et compléter l'arbre pondéré représentant la situation.
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Premier niveau — le tirage de la boule. Le sac contient boule A et boules B, soit boules :
Second niveau — le tirage du billet, qui dépend de l'urne.
Urne A ( billets, dont de €) :
Urne B ( billets, dont de €) :
Chaque probabilité conditionnelle est une simple proportion de billets de € dans l'urne concernée.
Second niveau — le tirage du billet, qui dépend de l'urne.
Urne A ( billets, dont de €) :
Urne B ( billets, dont de €) :
Chaque probabilité conditionnelle est une simple proportion de billets de € dans l'urne concernée.
2
Quelle est la probabilité que le joueur obtienne une boule A et un billet de € ?
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Il s'agit de . On multiplie le long du chemin puis :
Interprétation : dans des parties, le joueur tire une boule A puis un billet de €.
Interprétation : dans des parties, le joueur tire une boule A puis un billet de €.
3
Démontrer que .
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Les évènements et forment une partition de l'univers : on applique la formule des probabilités totales.
Premier terme (question 2) : .
Second terme :
Somme — au même dénominateur :
Cette valeur — la probabilité de gagner € — servira dans tout le reste de l'exercice, jusqu'à la loi des grands nombres.
Premier terme (question 2) : .
Second terme :
Somme — au même dénominateur :
Cette valeur — la probabilité de gagner € — servira dans tout le reste de l'exercice, jusqu'à la loi des grands nombres.
4
Le joueur a obtenu un billet de €. L'affirmation « il y a plus de de chances qu'il ait au préalable obtenu une boule B » est-elle vraie ?
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Attention au sens du conditionnement. On cherche — le billet est de €, on remonte vers la boule. C'est une probabilité inverse.
Dénominateur — par événement contraire :
Numérateur — chemin puis :
Quotient :
Interprétation. Parmi les joueurs ayant obtenu un billet de €, environ avaient tiré une boule B. C'est cohérent : les boules B sont majoritaires dans le sac ( sur ), et l'urne B contient surtout des petits billets.
Dénominateur — par événement contraire :
Numérateur — chemin puis :
Quotient :
Interprétation. Parmi les joueurs ayant obtenu un billet de €, environ avaient tiré une boule B. C'est cohérent : les boules B sont majoritaires dans le sac ( sur ), et l'urne B contient surtout des petits billets.
5
On note la somme (en euros) obtenue lors d'une partie. Montrer que et .
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Loi de . Le joueur gagne soit € (avec probabilité ), soit € (le reste) :
Espérance.
Variance. On utilise .
Calcul de :
Variance :
Interprétation : en moyenne, une partie rapporte €. La variance élevée (, soit un écart-type de €) traduit une forte dispersion — le gain oscille entre et €, deux valeurs très éloignées.
Espérance.
Variance. On utilise .
Calcul de :
Variance :
Interprétation : en moyenne, une partie rapporte €. La variance élevée (, soit un écart-type de €) traduit une forte dispersion — le gain oscille entre et €, deux valeurs très éloignées.
6
Le joueur remet tout en place et joue une deuxième partie, de gain (même loi que , indépendante). On pose .
a. Montrer que .
b. Expliquer pourquoi .
a. Montrer que .
b. Expliquer pourquoi .
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a. Espérance de . L'espérance est additive, sans aucune hypothèse :
Logique : deux parties rapportent en moyenne le double d'une seule.
b. Variance de . L'énoncé précise que le joueur remet la boule et le billet avant de rejouer. Les deux parties se déroulent donc dans des conditions identiques et sans influence l'une sur l'autre : les variables et sont indépendantes.
Le point de méthode, essentiel. L'espérance est toujours additive, mais la variance ne l'est que sous hypothèse d'indépendance. La remise en place, mentionnée dans l'énoncé, n'est pas un détail : c'est la justification de l'additivité de la variance.
Ici, .
Logique : deux parties rapportent en moyenne le double d'une seule.
b. Variance de . L'énoncé précise que le joueur remet la boule et le billet avant de rejouer. Les deux parties se déroulent donc dans des conditions identiques et sans influence l'une sur l'autre : les variables et sont indépendantes.
Le point de méthode, essentiel. L'espérance est toujours additive, mais la variance ne l'est que sous hypothèse d'indépendance. La remise en place, mentionnée dans l'énoncé, n'est pas un détail : c'est la justification de l'additivité de la variance.
Ici, .
7
Le joueur joue parties, de gains (indépendantes, même loi). On pose .
Démontrer que .
Démontrer que .
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Espérance et variance de .
Espérance — par additivité :
Variance — les parties étant indépendantes, la variance est additive :
Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Elle s'écrit, pour :
Reconnaître l'intervalle. L'intervalle est centré sur :
Donc « » équivaut à « ». On prend .
Passer à l'évènement contraire :
Calcul :
Interprétation. Sur parties, le joueur a plus de de chances de gagner un total compris entre € et €. C'est une illustration de la loi des grands nombres : le gain total se concentre autour de son espérance €, et cette concentration se resserre à mesure qu'on joue davantage de parties.
Espérance — par additivité :
Variance — les parties étant indépendantes, la variance est additive :
Inégalité de Bienaymé-Tchebychev. Elle s'écrit, pour :
Reconnaître l'intervalle. L'intervalle est centré sur :
Donc « » équivaut à « ». On prend .
Passer à l'évènement contraire :
Calcul :
Interprétation. Sur parties, le joueur a plus de de chances de gagner un total compris entre € et €. C'est une illustration de la loi des grands nombres : le gain total se concentre autour de son espérance €, et cette concentration se resserre à mesure qu'on joue davantage de parties.
Exercice 2 — Pyramide dans l'espace — distances et volume (4 points)
L'espace est rapporté à un repère orthonormé . On considère les points
1
Démontrer que le triangle est rectangle en .
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Le triangle est rectangle en si et seulement si et sont orthogonaux.
Produit scalaire :
Produit scalaire :
2
Justifier qu'une équation cartésienne du plan est .
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Trouver un vecteur normal. Le vecteur (coefficients de l'équation proposée) doit être orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan.
est bien normal au plan .
Équation. Elle est de la forme . On détermine avec le point :
Vérifications :
est bien normal au plan .
Équation. Elle est de la forme . On détermine avec le point :
Vérifications :
3
On note la droite passant par et orthogonale au plan .
a. Déterminer une représentation paramétrique de .
b. On note le projeté orthogonal de sur . Déterminer les coordonnées de .
c. Montrer que .
a. Déterminer une représentation paramétrique de .
b. On note le projeté orthogonal de sur . Déterminer les coordonnées de .
c. Montrer que .
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a. Représentation paramétrique de . La droite est orthogonale au plan, donc son vecteur directeur est le vecteur normal . Elle passe par :
La coordonnée est constante, car la troisième composante de est nulle.
b. Coordonnées de . Le point est l'intersection de et du plan . On injecte le point courant de dans l'équation :
On reporte dans la représentation paramétrique :
Contrôle : appartient bien au plan — ✓
c. Distance .
est la distance de au plan : c'est la hauteur de la pyramide relative à la base , qui servira à la question 4.
La coordonnée est constante, car la troisième composante de est nulle.
b. Coordonnées de . Le point est l'intersection de et du plan . On injecte le point courant de dans l'équation :
On reporte dans la représentation paramétrique :
Contrôle : appartient bien au plan — ✓
c. Distance .
est la distance de au plan : c'est la hauteur de la pyramide relative à la base , qui servira à la question 4.
4
a. Montrer que le volume de la pyramide est égal à .
b. On admet que l'aire du triangle est . En déduire la distance du point au plan .
b. On admet que l'aire du triangle est . En déduire la distance du point au plan .
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a. Volume de la pyramide. On prend comme base et comme hauteur (question 3.c).
Aire de la base — le triangle étant rectangle en (question 1), son aire est un demi-produit des deux côtés de l'angle droit :
Volume — avec la formule donnée et :
b. Distance de au plan . L'astuce : le volume de la même pyramide se calcule aussi en prenant comme base et la distance comme hauteur.
On isole la distance, avec et :
On rationalise :
L'idée à retenir : un même volume, calculé avec deux bases différentes, donne une équation dont la distance cherchée est la seule inconnue. C'est bien plus rapide que de trouver l'équation du plan puis d'appliquer la formule de distance.
Aire de la base — le triangle étant rectangle en (question 1), son aire est un demi-produit des deux côtés de l'angle droit :
Volume — avec la formule donnée et :
b. Distance de au plan . L'astuce : le volume de la même pyramide se calcule aussi en prenant comme base et la distance comme hauteur.
On isole la distance, avec et :
On rationalise :
L'idée à retenir : un même volume, calculé avec deux bases différentes, donne une équation dont la distance cherchée est la seule inconnue. C'est bien plus rapide que de trouver l'équation du plan puis d'appliquer la formule de distance.
Exercice 3 — Suite d'intégrales (6 points)
Pour tout entier , on considère la fonction définie sur par
Partie A — Le cas
A.1
On étudie . Montrer que est strictement positive pour tout de .
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Dérivation. C'est un produit et , avec et :
On factorise par :
Signe sur . Le facteur est toujours strictement positif. Quant à :
Sur , on a bien , donc :
Remarque : en , on a — c'est pourquoi l'énoncé exclut cette borne de l'intervalle de stricte positivité.
On factorise par :
Signe sur . Le facteur est toujours strictement positif. Quant à :
Sur , on a bien , donc :
Remarque : en , on a — c'est pourquoi l'énoncé exclut cette borne de l'intervalle de stricte positivité.
A.2
En déduire le tableau de variations de sur .
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D'après la question 1, sur (strictement positive sur , nulle en ). La fonction est donc strictement croissante sur .
Valeurs aux bornes :
Valeurs aux bornes :
| signe de | |||
| variations de |
A.3
En déduire que l'équation admet une unique solution dans .
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On applique le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires :
• est continue sur (produit de fonctions continues) ;
• est strictement croissante sur (question 2) ;
• et .
Or la valeur est comprise strictement entre et :
La continuité donne l'existence, la stricte croissance donne l'unicité : les deux conditions sont indispensables.
• est continue sur (produit de fonctions continues) ;
• est strictement croissante sur (question 2) ;
• et .
Or la valeur est comprise strictement entre et :
La continuité donne l'existence, la stricte croissance donne l'unicité : les deux conditions sont indispensables.
Partie B — La suite
B.1
On pose . On admet .
a. Justifier que pour tout et tout : .
b. En déduire que .
c. Montrer que est convergente.
a. Justifier que pour tout et tout : .
b. En déduire que .
c. Montrer que est convergente.
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a. Encadrement des puissances. Soit .
• Positivité : , donc toute puissance .
• Décroissance en : partons de et multiplions les trois membres par (ce qui conserve le sens des inégalités) :
Intuitivement : sur , multiplier par (un nombre ) fait diminuer — d'où .
b. Encadrement des intégrales. On multiplie l'encadrement précédent par , qui est positif (le sens est conservé) :
Puis on intègre sur — l'intégration conserve les inégalités entre fonctions (positivité de l'intégrale) :
c. Convergence. L'encadrement contient deux informations :
• pour tout : la suite est décroissante ;
• pour tout : la suite est minorée par .
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.
Le théorème donne l'existence de la limite ; la partie B.3 en déterminera la valeur.
• Positivité : , donc toute puissance .
• Décroissance en : partons de et multiplions les trois membres par (ce qui conserve le sens des inégalités) :
Intuitivement : sur , multiplier par (un nombre ) fait diminuer — d'où .
b. Encadrement des intégrales. On multiplie l'encadrement précédent par , qui est positif (le sens est conservé) :
Puis on intègre sur — l'intégration conserve les inégalités entre fonctions (positivité de l'intégrale) :
c. Convergence. L'encadrement contient deux informations :
• pour tout : la suite est décroissante ;
• pour tout : la suite est minorée par .
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge.
Le théorème donne l'existence de la limite ; la partie B.3 en déterminera la valeur.
B.2
a. À l'aide d'une intégration par parties, démontrer que pour tout : .
b. Compléter le script Python pour que
b. Compléter le script Python pour que
suite() renvoie .from math import expdef suite(): u = ...... for n in range(1, ......): u = ...... return ......Afficher la correction
a. Intégration par parties de . On pose
On dérive la puissance et on primitive l'exponentielle :
Formule :
Terme tout intégré :
L'intégrale restante est exactement :
b. Script Python. On part de et on applique la relation de récurrence jusqu'à . Pour passer de à , il faut 7 itérations (calculer ).
Pourquoi
• tour : ;
• tour : .
En sortie,
Le piège classique :
On dérive la puissance et on primitive l'exponentielle :
Formule :
Terme tout intégré :
L'intégrale restante est exactement :
b. Script Python. On part de et on applique la relation de récurrence jusqu'à . Pour passer de à , il faut 7 itérations (calculer ).
from math import expdef suite(): u = exp(1) - 2 for n in range(1, 8): u = (n + 1) * u - 1 return uPourquoi
range(1, 8) ? Cette boucle prend les valeurs , soit 7 tours. À chaque tour, l'affectation u = (n+1)*u - 1 transforme en :• tour : ;
• tour : .
En sortie,
u contient bien .Le piège classique :
range(1, 8) s'arrête à , pas à . Il faut itérations pour aller de l'indice à l'indice . B.3
a. Démontrer que pour tout : .
b. En déduire la limite de .
b. En déduire la limite de .
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a. Majoration de . On part d'un encadrement de la fonction intégrée sur .
Pour , on a , donc
(l'exponentielle est croissante, et )
On multiplie par (le sens est conservé) :
On intègre sur :
b. Limite. On dispose d'un encadrement — le théorème des gendarmes va conclure. D'après la partie B.1.b, ; et l'on vient de montrer :
Les deux bornes tendent vers :
D'après le théorème des gendarmes :
Interprétation. L'aire sous la courbe de sur tend vers . C'est logique : quand grandit, s'écrase vers sur presque tout (seul le voisinage de résiste), et l'aire finit par disparaître.
Pour , on a , donc
(l'exponentielle est croissante, et )
On multiplie par (le sens est conservé) :
On intègre sur :
b. Limite. On dispose d'un encadrement — le théorème des gendarmes va conclure. D'après la partie B.1.b, ; et l'on vient de montrer :
Les deux bornes tendent vers :
D'après le théorème des gendarmes :
Interprétation. L'aire sous la courbe de sur tend vers . C'est logique : quand grandit, s'écrase vers sur presque tout (seul le voisinage de résiste), et l'aire finit par disparaître.
Exercice 4 — Vrai / Faux — limites, équa diff, convexité et anagrammes (5 points)
Pour chacune des cinq affirmations, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant. Une réponse non justifiée n'est pas prise en compte.
1
On considère sur .
Affirmation 1 : .
Affirmation 1 : .
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Forme indéterminée . On factorise par le terme dominant. Ici l'emporte largement sur ; on factorise donc par :
Limite de la parenthèse. Par croissance comparée, la puissance l'emporte sur le logarithme :
Produit :
L'affirmation est vraie.
Sans la factorisation, on reste bloqué sur « ». C'est le terme en , dominant, qui impose le signe .
2
On considère l'équation différentielle , et la fonction .
Affirmation 2 : est solution de .
Affirmation 2 : est solution de .
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Il suffit de calculer et de vérifier qu'on retombe sur le second membre.
Dérivée de . Avec et :
Calcul de :
Calcul de :
Somme :
On regroupe les et les :
C'est exactement le second membre de :
est bien solution de : l'affirmation est vraie.
3
On considère sur , et la suite définie par et (on admet strictement positive).
Affirmation 3 : la suite est décroissante.
Affirmation 3 : la suite est décroissante.
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Étape 1 — est croissante. Sa dérivée :
Sur , le dénominateur est positif, donc : est strictement croissante.
Étape 2 — premiers termes.
On constate .
Étape 3 — récurrence. Montrons que pour tout .
Initialisation : ✓
Hérédité : supposons . La fonction étant croissante, elle conserve l'ordre :
Par récurrence, est décroissante.
Pour comprendre le comportement. La suite décroît de vers le point fixe de , solution de , soit . Numériquement . La suite se stabilise donc autour de :
Le raisonnement clé est « croissante conserve l'ordre » : une fois la première inégalité établie, la récurrence la propage à tous les rangs.
4
On considère une fonction affine définie sur , et .
Affirmation 4 : la fonction est convexe sur .
Affirmation 4 : la fonction est convexe sur .
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Une fonction est convexe si sa dérivée seconde est positive. Calculons .
est affine : pour certains réels et . Donc et .
Dérivée première :
Dérivée seconde :
(le terme , constant, disparaît en dérivant — c'est pourquoi la nature précise de n'a aucune importance)
Signe de . Pour tout réel :
L'affirmation est vraie.
Le point de fond. Ajouter une fonction affine à une fonction ne change jamais sa convexité, puisque la dérivée seconde d'une fonction affine est nulle. Ici a la même convexité que — qui est convexe, comme somme de deux fonctions convexes.
C'est pourquoi l'énoncé peut laisser totalement indéterminée : le résultat ne dépend pas d'elle.
5
Une anagramme d'un mot est une permutation de ses lettres. (Exemple : BAC possède anagrammes.)
Affirmation 5 : le mot EULER possède anagrammes.
Affirmation 5 : le mot EULER possède anagrammes.
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Le piège de l'exercice, et il est redoutable. L'exemple donné (BAC, anagrammes) porte sur un mot à lettres toutes distinctes. On est tenté d'appliquer la même formule à EULER, qui a lettres : .
MAIS le mot EULER contient DEUX lettres E :
Pourquoi cela change tout. Si l'on comptait permutations, on compterait deux fois chaque anagramme. En effet, échanger les deux E entre eux redonne le même mot — ils sont indiscernables. Chaque anagramme est donc obtenue de façons dans le décompte de .
Le nombre réel d'anagrammes est donc
L'affirmation est fausse.
La formule générale. Pour un mot de lettres dont une lettre est répétée fois (les autres distinctes), le nombre d'anagrammes est . Ici , la lettre E est répétée fois, d'où .
La leçon : ne jamais appliquer sans vérifier d'abord que toutes les lettres sont distinctes. C'est exactement le contrôle que l'exemple « BAC » invite à négliger — d'où le piège.
Un exemple pour bien comprendre : le mot ANANAS ( lettres, avec trois A et deux N) possède anagrammes seulement.
Réviser les notions de ce sujet
Ce sujet mobilise 12 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :