Bac Maths 2025 Polynésie Septembre
2 septembre 2025 — 4 exercices — 20 points — épreuve de spécialité
Correction rédigée par Maths Facile — 23 questions détaillées. Chaque résultat numérique de cette page a été recalculé indépendamment avec un moteur de calcul formel avant publication.
Énoncé : sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques, session 2 septembre 2025.
Thèmes abordés
Exercice 1 — Permis de conduire — conduite accompagnée ou formation classique (5 points)
En France, il existe deux formules pour obtenir le permis de conduire : la conduite accompagnée (dès 15 ans) et la formation classique (dès 17 ans).
Parmi les jeunes qui suivent une formation au permis :
• choisissent la conduite accompagnée, et parmi eux réussissent dès la première tentative ;
• en formation classique, le taux de réussite à la première tentative n'est que de .
On choisit au hasard un jeune ayant déjà passé l'examen. On note :
• : « le jeune a suivi la formation de conduite accompagnée » ;
• : « le jeune a eu le permis dès sa première tentative ».
Les résultats seront arrondis à près si nécessaire.
Parmi les jeunes qui suivent une formation au permis :
• choisissent la conduite accompagnée, et parmi eux réussissent dès la première tentative ;
• en formation classique, le taux de réussite à la première tentative n'est que de .
On choisit au hasard un jeune ayant déjà passé l'examen. On note :
• : « le jeune a suivi la formation de conduite accompagnée » ;
• : « le jeune a eu le permis dès sa première tentative ».
Les résultats seront arrondis à près si nécessaire.
Arbre pondéré.
Partie A
A.1
Dresser un arbre de probabilités modélisant cette situation, puis démontrer que .
Donner ce résultat en pourcentage et l'interpréter.
Donner ce résultat en pourcentage et l'interpréter.
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Traduction de l'énoncé.
Formule des probabilités totales. Les évènements et forment une partition de l'univers :
Interprétation. Environ des jeunes obtiennent leur permis dès la première tentative, toutes formations confondues.
Autrement dit, près de jeunes sur échouent à leur premier passage.
Une remarque qui prépare la question 3. Le taux global () est bien plus proche du taux de la formation classique () que de celui de la conduite accompagnée (). C'est logique : la conduite accompagnée ne représente que des jeunes, son excellent taux pèse donc peu dans la moyenne.
Formule des probabilités totales. Les évènements et forment une partition de l'univers :
Interprétation. Environ des jeunes obtiennent leur permis dès la première tentative, toutes formations confondues.
Autrement dit, près de jeunes sur échouent à leur premier passage.
Une remarque qui prépare la question 3. Le taux global () est bien plus proche du taux de la formation classique () que de celui de la conduite accompagnée (). C'est logique : la conduite accompagnée ne représente que des jeunes, son excellent taux pèse donc peu dans la moyenne.
A.2
On choisit un jeune ayant eu son permis dès sa première tentative. Quelle est la probabilité qu'il ait suivi la formation de conduite accompagnée ?
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Attention au sens du conditionnement. On cherche — le permis est obtenu du premier coup, on remonte vers la formation suivie — et non , qui est donné par l'énoncé. C'est une probabilité inverse.
Interprétation. Parmi les jeunes reçus du premier coup, avaient suivi la conduite accompagnée.
Ce chiffre mérite qu'on s'y arrête. La conduite accompagnée ne représente que des candidats… mais des reçus du premier coup. Elle est donc sur-représentée parmi les réussites — ce qui confirme son efficacité.
Une comparaison éclairante : si les deux formations avaient le même taux de réussite, on trouverait exactement . L'écart entre et mesure l'avantage apporté par la conduite accompagnée.
Interprétation. Parmi les jeunes reçus du premier coup, avaient suivi la conduite accompagnée.
Ce chiffre mérite qu'on s'y arrête. La conduite accompagnée ne représente que des candidats… mais des reçus du premier coup. Elle est donc sur-représentée parmi les réussites — ce qui confirme son efficacité.
Une comparaison éclairante : si les deux formations avaient le même taux de réussite, on trouverait exactement . L'écart entre et mesure l'avantage apporté par la conduite accompagnée.
A.3
Quelle devrait être la proportion de jeunes suivant la conduite accompagnée pour que le taux de réussite global dès la première tentative dépasse ?
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Mise en équation. Notons la proportion de jeunes en conduite accompagnée. Le taux global s'écrit, par la formule des probabilités totales :
On développe :
Lecture de cette formule : partant d'un socle de (si personne ne fait la conduite accompagnée), chaque point de proportion en plus rapporte point de réussite.
Résolution de l'inéquation :
Interprétation, et elle est frappante. Pour que le taux global dépasse , il faudrait que près de trois jeunes sur quatre suivent la conduite accompagnée — contre actuellement.
Pourquoi un tel bond ? Parce que le taux visé () est très proche du taux maximal atteignable, celui de la conduite accompagnée elle-même (). Même si des jeunes la suivaient, le taux global ne dépasserait pas . On cherche donc à s'approcher fortement de ce plafond — d'où l'exigence d'une proportion très élevée.
On développe :
Lecture de cette formule : partant d'un socle de (si personne ne fait la conduite accompagnée), chaque point de proportion en plus rapporte point de réussite.
Résolution de l'inéquation :
Interprétation, et elle est frappante. Pour que le taux global dépasse , il faudrait que près de trois jeunes sur quatre suivent la conduite accompagnée — contre actuellement.
Pourquoi un tel bond ? Parce que le taux visé () est très proche du taux maximal atteignable, celui de la conduite accompagnée elle-même (). Même si des jeunes la suivaient, le taux global ne dépasserait pas . On cherche donc à s'approcher fortement de ce plafond — d'où l'exigence d'une proportion très élevée.
Partie B
B.1
Une auto-école présente candidats ayant suivi la conduite accompagnée, pour la première fois. Les examens sont modélisés par des épreuves indépendantes. On note le nombre de candidats reçus dès la première tentative.
a. Justifier que suit une loi binomiale de paramètres et .
b. Calculer . Interpréter.
c. Déterminer et .
a. Justifier que suit une loi binomiale de paramètres et .
b. Calculer . Interpréter.
c. Déterminer et .
Afficher la correction
a. Justification de la loi binomiale. Il faut vérifier les trois conditions du schéma de Bernoulli :
• l'expérience consiste à répéter fois la même épreuve (un candidat passe l'examen) ;
• chaque épreuve n'a que deux issues : le candidat réussit (succès) ou échoue ;
• les épreuves sont indépendantes (l'énoncé le précise), et la probabilité de succès est constante, égale à — car tous les candidats ont suivi la conduite accompagnée.
Le point souvent négligé : la probabilité est constante parce que les 10 candidats viennent de la même formation. Si l'auto-école présentait un mélange des deux formations, la loi ne serait plus binomiale.
b. Probabilité d'au moins 6 réussites. On passe par l'évènement contraire :
À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
Interprétation. Il y a environ de chances qu'au moins des candidats obtiennent leur permis dès la première tentative.
Cohérent avec l'espérance : on attend en moyenne réussites (question c). Le seuil de est en dessous de la moyenne, il est donc très probablement franchi.
c. Espérance et variance. Pour :
Interprétation de l'espérance : sur candidats issus de la conduite accompagnée, l'auto-école peut espérer en voir réussir environ dès le premier passage.
• l'expérience consiste à répéter fois la même épreuve (un candidat passe l'examen) ;
• chaque épreuve n'a que deux issues : le candidat réussit (succès) ou échoue ;
• les épreuves sont indépendantes (l'énoncé le précise), et la probabilité de succès est constante, égale à — car tous les candidats ont suivi la conduite accompagnée.
Le point souvent négligé : la probabilité est constante parce que les 10 candidats viennent de la même formation. Si l'auto-école présentait un mélange des deux formations, la loi ne serait plus binomiale.
b. Probabilité d'au moins 6 réussites. On passe par l'évènement contraire :
À la calculatrice (binomFRép / binomcdf) :
Interprétation. Il y a environ de chances qu'au moins des candidats obtiennent leur permis dès la première tentative.
Cohérent avec l'espérance : on attend en moyenne réussites (question c). Le seuil de est en dessous de la moyenne, il est donc très probablement franchi.
c. Espérance et variance. Pour :
Interprétation de l'espérance : sur candidats issus de la conduite accompagnée, l'auto-école peut espérer en voir réussir environ dès le premier passage.
B.2
L'auto-école présente aussi candidats sans conduite accompagnée. On note le nombre de reçus parmi eux ; est indépendante de , avec et .
On note le nombre total de reçus du premier coup parmi les candidats.
a. Exprimer en fonction de et , puis en déduire et .
b. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité qu'il y ait au plus 20 ou au moins 40 candidats reçus est inférieure à .
On note le nombre total de reçus du premier coup parmi les candidats.
a. Exprimer en fonction de et , puis en déduire et .
b. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité qu'il y ait au plus 20 ou au moins 40 candidats reçus est inférieure à .
Afficher la correction
a. Expression de . Les candidats se répartissent en (conduite accompagnée) et (formation classique). Le total des reçus est donc
Espérance. L'espérance est additive, et cela sans aucune hypothèse :
Variance. Ici, en revanche, l'indépendance est indispensable — c'est elle, et elle seule, qui autorise . L'énoncé la garantit explicitement.
C'est LA distinction du chapitre : l'espérance est toujours additive, la variance ne l'est que sous hypothèse d'indépendance. Une justification qui omet ce point est incomplète.
b. Application de Bienaymé-Tchebychev.
Première étape — traduire l'évènement. « Au plus ou au moins » signifie
Or , et l'on remarque que ces deux seuils sont symétriques par rapport à :
L'évènement s'écrit donc exactement :
Deuxième étape — appliquer l'inégalité avec :
Interprétation. Il y a moins de de chances que le nombre de reçus soit « extrême » — c'est-à-dire inférieur ou égal à , ou supérieur ou égal à . Dans plus de des cas, l'auto-école verra passer entre et candidats du premier coup.
La clé de la question était de reconnaître la structure derrière la formulation « au plus… ou au moins… ». Sans cette lecture, l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev est inapplicable.
Espérance. L'espérance est additive, et cela sans aucune hypothèse :
Variance. Ici, en revanche, l'indépendance est indispensable — c'est elle, et elle seule, qui autorise . L'énoncé la garantit explicitement.
C'est LA distinction du chapitre : l'espérance est toujours additive, la variance ne l'est que sous hypothèse d'indépendance. Une justification qui omet ce point est incomplète.
b. Application de Bienaymé-Tchebychev.
Première étape — traduire l'évènement. « Au plus ou au moins » signifie
Or , et l'on remarque que ces deux seuils sont symétriques par rapport à :
L'évènement s'écrit donc exactement :
Deuxième étape — appliquer l'inégalité avec :
Interprétation. Il y a moins de de chances que le nombre de reçus soit « extrême » — c'est-à-dire inférieur ou égal à , ou supérieur ou égal à . Dans plus de des cas, l'auto-école verra passer entre et candidats du premier coup.
La clé de la question était de reconnaître la structure derrière la formulation « au plus… ou au moins… ». Sans cette lecture, l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev est inapplicable.
Exercice 2 — Population d'une réserve naturelle — deux modèles concurrents (5 points)
On étudie l'évolution d'une population animale dans une réserve naturelle. Les recensements donnent :
On modélise le nombre d'individus par une fonction de la variable , temps écoulé en années depuis 2000. Dans les deux modèles, l'image de vaut .
| Année | 2000 | 2005 | 2010 | 2015 |
|---|---|---|---|---|
| Nombre d'individus |
On modélise le nombre d'individus par une fonction de la variable , temps écoulé en années depuis 2000. Dans les deux modèles, l'image de vaut .
Partie A — Modèle 1 (croissance exponentielle)
A.1
La direction fait l'hypothèse que la fonction cherchée satisfait l'équation différentielle
Résoudre avec la condition initiale .
Résoudre avec la condition initiale .
Afficher la correction
Forme du cours. L'équation a pour solutions
Ici et :
Solution générale :
Détermination de par la condition initiale , avec :
Vérification :
• ✓
• , et ✓
Ici et :
Solution générale :
Détermination de par la condition initiale , avec :
Vérification :
• ✓
• , et ✓
A.2
Comparer les résultats du tableau avec ceux qu'on obtiendrait avec ce modèle.
Afficher la correction
Calcul des valeurs prédites. On évalue aux instants correspondant aux recensements.
Analyse. Le modèle sous-estime systématiquement la population réelle, et l'écart se creuse au fil du temps : , puis , puis individus.
Le défaut de fond de ce modèle. L'expression croît indéfiniment :
Il prévoit donc une population infinie à long terme — ce qui est absurde pour une réserve naturelle, dont les ressources sont limitées. C'est précisément ce défaut que le modèle 2 va corriger.
| Année | Modèle 1 | Recensement | Écart | |
|---|---|---|---|---|
| 2000 | ||||
| 2005 | ||||
| 2010 | ||||
| 2015 |
Analyse. Le modèle sous-estime systématiquement la population réelle, et l'écart se creuse au fil du temps : , puis , puis individus.
Le défaut de fond de ce modèle. L'expression croît indéfiniment :
Il prévoit donc une population infinie à long terme — ce qui est absurde pour une réserve naturelle, dont les ressources sont limitées. C'est précisément ce défaut que le modèle 2 va corriger.
Partie B — Modèle 2 (croissance logistique)
B.1
La direction fait maintenant l'hypothèse que la fonction satisfait
On note la fonction définie sur par
Démontrer que et que vérifie .
On admet ensuite que est l'unique solution de valant en .
Résultats fournis par le logiciel de calcul formel (utilisables sans démonstration) :
On note la fonction définie sur par
Démontrer que et que vérifie .
On admet ensuite que est l'unique solution de valant en .
Résultats fournis par le logiciel de calcul formel (utilisables sans démonstration) :
Afficher la correction
Condition initiale. Avec :
✓
Vérification de l'équation différentielle. Posons, pour alléger, . Alors
Calculons le membre de droite de .
Premier facteur :
Second facteur — on remarque que :
On met au même dénominateur :
Produit des deux :
C'est exactement :
Le nombre n'est pas arbitraire : c'est . Le facteur s'annule quand atteint — c'est le frein qui empêche la population de dépasser la capacité de la réserve.
✓
Vérification de l'équation différentielle. Posons, pour alléger, . Alors
Calculons le membre de droite de .
Premier facteur :
Second facteur — on remarque que :
On met au même dénominateur :
Produit des deux :
C'est exactement :
Le nombre n'est pas arbitraire : c'est . Le facteur s'annule quand atteint — c'est le frein qui empêche la population de dépasser la capacité de la réserve.
B.2
a. Avec ce modèle, estimer l'effectif de la population en 2050. (Arrondir à l'unité.)
b. Calculer la limite de en . Que peut-on en déduire quant à la courbe ? Interpréter dans le contexte.
c. Justifier que est croissante sur .
b. Calculer la limite de en . Que peut-on en déduire quant à la courbe ? Interpréter dans le contexte.
c. Justifier que est croissante sur .
Afficher la correction
a. Effectif en 2050. L'année correspond à (années écoulées depuis 2000).
Avec :
b. Limite en . Quand , on a , donc
Le dénominateur tend vers :
Conséquence graphique :
Interprétation concrète. La population ne peut pas dépasser individus : c'est la capacité d'accueil de la réserve, la population maximale que ses ressources permettent de soutenir.
C'est là toute la supériorité du modèle 2 sur le modèle 1 : le premier prévoyait une croissance infinie, absurde pour un espace fini. Le second intègre une saturation.
c. Croissance de . Le logiciel donne :
• le numérateur est strictement positif (une exponentielle ne s'annule jamais) ;
• le dénominateur est un carré, donc strictement positif.
La population augmente continûment, de individus en 2000 vers sa limite de — sans jamais l'atteindre.
Avec :
b. Limite en . Quand , on a , donc
Le dénominateur tend vers :
Conséquence graphique :
Interprétation concrète. La population ne peut pas dépasser individus : c'est la capacité d'accueil de la réserve, la population maximale que ses ressources permettent de soutenir.
C'est là toute la supériorité du modèle 2 sur le modèle 1 : le premier prévoyait une croissance infinie, absurde pour un espace fini. Le second intègre une saturation.
c. Croissance de . Le logiciel donne :
• le numérateur est strictement positif (une exponentielle ne s'annule jamais) ;
• le dénominateur est un carré, donc strictement positif.
La population augmente continûment, de individus en 2000 vers sa limite de — sans jamais l'atteindre.
B.3
Le logiciel affirme, en ligne 4, que équivaut à .
Démontrer ce résultat.
Démontrer ce résultat.
Afficher la correction
Résolution de l'inéquation.
On compose par , strictement croissante (le sens de l'inégalité est conservé) :
(car )
On divise par , qui est NÉGATIF : le sens de l'inégalité CHANGE !
Et :
Valeur numérique — elle servira à la question suivante :
Le piège de la question : oublier d'inverser le sens de l'inégalité en divisant par . On obtiendrait — exactement le contraire de ce que le logiciel affiche, et la convexité serait lue à l'envers.
On compose par , strictement croissante (le sens de l'inégalité est conservé) :
(car )
On divise par , qui est NÉGATIF : le sens de l'inégalité CHANGE !
Et :
Valeur numérique — elle servira à la question suivante :
Le piège de la question : oublier d'inverser le sens de l'inégalité en divisant par . On obtiendrait — exactement le contraire de ce que le logiciel affiche, et la convexité serait lue à l'envers.
B.4
On admet que la vitesse de croissance de la population (en individus par an) est modélisée par . Le logiciel donne :
a. Étudier la convexité de sur et déterminer les coordonnées des éventuels points d'inflexion.
b. La direction affirme : « Au vu de ce modèle, la vitesse de croissance de la population va augmenter pendant un peu plus de cinquante ans, puis va diminuer. » A-t-elle raison ?
a. Étudier la convexité de sur et déterminer les coordonnées des éventuels points d'inflexion.
b. La direction affirme : « Au vu de ce modèle, la vitesse de croissance de la population va augmenter pendant un peu plus de cinquante ans, puis va diminuer. » A-t-elle raison ?
Afficher la correction
a. Convexité. Examinons le signe de , facteur par facteur :
Le premier facteur est strictement positif (numérateur : exponentielle ; dénominateur : cube d'une quantité positive).
Le signe de est donc celui de — et la question 3 vient précisément de le déterminer :
Point d'inflexion. s'annule en changeant de signe en : c'est bien un point d'inflexion.
Ordonnée — le calcul est élégant. Notons que
D'où :
Remarquable : l'ordonnée du point d'inflexion vaut exactement la moitié de la capacité d'accueil (). Ce n'est pas un hasard — c'est une propriété générale des courbes logistiques : le point d'inflexion se situe toujours à mi-hauteur.
b. La direction a-t-elle raison ?
Justification. La vitesse de croissance est . Or :
• augmente quand sa dérivée est positive, c'est-à-dire sur ;
• diminue quand est négative, c'est-à-dire au-delà.
Le basculement se produit à
Or est bien « un peu plus de cinquante ans » ✓ — et le point de départ est l'an 2000, donc le retournement a lieu vers 2054.
Ce que raconte le modèle. La population croît d'abord de plus en plus vite — elle accélère — parce que les naissances augmentent avec l'effectif. Puis, à partir de individus (la moitié de la capacité), les ressources commencent à manquer : la croissance ralentit, sans jamais s'arrêter tout à fait.
C'est la signature d'une courbe logistique en « S » : démarrage lent, accélération, puis freinage progressif vers la saturation.
Le premier facteur est strictement positif (numérateur : exponentielle ; dénominateur : cube d'une quantité positive).
Le signe de est donc celui de — et la question 3 vient précisément de le déterminer :
| signe de | |||||
| convexité de | convexe | concave |
Point d'inflexion. s'annule en changeant de signe en : c'est bien un point d'inflexion.
Ordonnée — le calcul est élégant. Notons que
D'où :
Remarquable : l'ordonnée du point d'inflexion vaut exactement la moitié de la capacité d'accueil (). Ce n'est pas un hasard — c'est une propriété générale des courbes logistiques : le point d'inflexion se situe toujours à mi-hauteur.
b. La direction a-t-elle raison ?
Justification. La vitesse de croissance est . Or :
• augmente quand sa dérivée est positive, c'est-à-dire sur ;
• diminue quand est négative, c'est-à-dire au-delà.
Le basculement se produit à
Or est bien « un peu plus de cinquante ans » ✓ — et le point de départ est l'an 2000, donc le retournement a lieu vers 2054.
Ce que raconte le modèle. La population croît d'abord de plus en plus vite — elle accélère — parce que les naissances augmentent avec l'effectif. Puis, à partir de individus (la moitié de la capacité), les ressources commencent à manquer : la croissance ralentit, sans jamais s'arrêter tout à fait.
C'est la signature d'une courbe logistique en « S » : démarrage lent, accélération, puis freinage progressif vers la saturation.
Exercice 3 — Suite (5 points)
On considère la suite définie par et, pour tout entier naturel :
On admet que cette suite est bien définie.
On admet que cette suite est bien définie.
Partie A — Exploitation de programmes Python
A.1
Recopier et compléter le script Python pour que
(On rappelle que
suite(k) renvoie la liste des premières valeurs de .(On rappelle que
log(a) renvoie le logarithme népérien de a.)def suite(k): L = [] u = 5 for i in range(......): L.append(u) u = ............ return(......)Afficher la correction
Analyse ligne par ligne.
•
•
• la boucle doit tourner fois, pour empiler valeurs :
• à chaque tour, on stocke d'abord la valeur courante, puis on calcule la suivante ;
• on renvoie la liste
Programme complété :
Le point délicat — l'ordre des deux instructions. On empile
Contrôle :
•
L = [] crée la liste vide qui accueillera les termes ;•
u = 5 initialise avec ;• la boucle doit tourner fois, pour empiler valeurs :
range(k) ;• à chaque tour, on stocke d'abord la valeur courante, puis on calcule la suivante ;
• on renvoie la liste
L.Programme complété :
def suite(k): L = [] u = 5 for i in range(k) : L.append(u) u = 2 + log(u**2 - 3) return(L)Le point délicat — l'ordre des deux instructions. On empile
u avant de le mettre à jour. Dans l'ordre inverse, on stockerait et le terme n'apparaîtrait jamais dans la liste.Contrôle :
suite(9) renvoie bien valeurs, commençant par — conforme à l'affichage de la question suivante ✓ A.2
L'exécution de
Émettre deux conjectures : l'une sur le sens de variation de , l'autre sur son éventuelle convergence.
suite(9) donne :[5, 5.091042453358316, 5.131953749864703, 5.150037910978289, 5.157974010229213, 5.1614456706362954, 5.162962248594583, 5.163624356938671, 5.163913344065642]Émettre deux conjectures : l'une sur le sens de variation de , l'autre sur son éventuelle convergence.
Afficher la correction
Observation des valeurs.
Première conjecture — sens de variation. Chaque terme est strictement supérieur au précédent :
Seconde conjecture — convergence. Les écarts entre termes consécutifs s'amenuisent très vite :
Les valeurs se tassent autour de :
Ces deux conjectures seront démontrées en partie B, et la valeur exacte de la limite identifiée en partie C.
| … | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| … |
Première conjecture — sens de variation. Chaque terme est strictement supérieur au précédent :
Seconde conjecture — convergence. Les écarts entre termes consécutifs s'amenuisent très vite :
Les valeurs se tassent autour de :
Ces deux conjectures seront démontrées en partie B, et la valeur exacte de la limite identifiée en partie C.
A.3
On crée la fonction
Cet affichage contredit-il la conjecture émise sur le sens de variation ? Justifier.
mystere(n) ci-dessous, et mystere(10000) renvoie 1.def mystere(n): L = suite(n) c = 1 for i in range(n - 1): if L[i] > L[i + 1]: c = 0 return cCet affichage contredit-il la conjecture émise sur le sens de variation ? Justifier.
Afficher la correction
Que fait
Interprétation du résultat.
La suite est bien croissante sur les premiers termes, ce qui est exactement ce que la conjecture annonçait.
Mais attention — un test numérique ne DÉMONTRE rien.
Vérifier termes ne prouve pas que la suite est croissante pour tout . Il resterait, en toute rigueur, la possibilité qu'elle se mette à décroître au rang , ou au rang .
Un exemple célèbre pour s'en convaincre : la suite produit un nombre premier pour tout de à . On serait tenté de conjecturer que c'est toujours vrai. Or n'est pas premier. Quarante vérifications ne suffisaient pas.
C'est précisément pour cela que la partie B existe : elle apporte la démonstration par récurrence, la seule qui vaille pour tout entier .
mystere(n) ? Elle part de c = 1 et parcourt tous les couples de termes consécutifs de la liste. Dès qu'elle en trouve un qui décroît (), elle bascule c à .Interprétation du résultat.
mystere(10000) renvoie : aucun des premiers termes ne décroît.La suite est bien croissante sur les premiers termes, ce qui est exactement ce que la conjecture annonçait.
Mais attention — un test numérique ne DÉMONTRE rien.
Vérifier termes ne prouve pas que la suite est croissante pour tout . Il resterait, en toute rigueur, la possibilité qu'elle se mette à décroître au rang , ou au rang .
Un exemple célèbre pour s'en convaincre : la suite produit un nombre premier pour tout de à . On serait tenté de conjecturer que c'est toujours vrai. Or n'est pas premier. Quarante vérifications ne suffisaient pas.
C'est précisément pour cela que la partie B existe : elle apporte la démonstration par récurrence, la seule qui vaille pour tout entier .
Partie B — Convergence
B.1
On considère définie sur par .
Démontrer que est croissante sur .
Démontrer que est croissante sur .
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Dérivation. C'est une composée avec et . La dérivée de est :
Signe sur .
• Numérateur : (car ) ;
• Dénominateur : pour , on a , donc
Le quotient de deux quantités strictement positives est strictement positif :
Pourquoi l'intervalle commence à : c'est exactement la condition qui garantit , donc l'existence du logarithme. En dessous de , la fonction n'est même pas définie.
Signe sur .
• Numérateur : (car ) ;
• Dénominateur : pour , on a , donc
Le quotient de deux quantités strictement positives est strictement positif :
Pourquoi l'intervalle commence à : c'est exactement la condition qui garantit , donc l'existence du logarithme. En dessous de , la fonction n'est même pas définie.
B.2
a. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel :
b. En déduire que la suite converge.
b. En déduire que la suite converge.
Afficher la correction
a. Récurrence. Notons : « ».
Initialisation (). On a et
On vérifie bien :
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé : .
Tous ces termes appartiennent à , intervalle sur lequel est croissante (question 1). Elle conserve donc l'ordre : on peut lui appliquer l'encadrement.
Or et , par définition de la suite. Calculons les deux bornes :
L'encadrement devient :
Il reste à recoller aux bornes demandées :
• à gauche : , donc a fortiori ✓
• à droite : , donc a fortiori ✓
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier naturel .
C'est ici que le calcul de et est décisif : il faut que (pour ne pas sortir par le bas) et (pour ne pas sortir par le haut). L'intervalle est stable par — c'est ce qui fait tenir toute la récurrence.
b. Convergence. L'encadrement démontré contient deux informations :
• pour tout : la suite est croissante — ce qui démontre la première conjecture de la partie A ;
• pour tout : la suite est majorée par .
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite croissante et majorée converge.
Attention : ce théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur. C'est tout l'objet de la partie C.
Initialisation (). On a et
On vérifie bien :
est vraie.
Hérédité. Supposons vraie pour un entier fixé : .
Tous ces termes appartiennent à , intervalle sur lequel est croissante (question 1). Elle conserve donc l'ordre : on peut lui appliquer l'encadrement.
Or et , par définition de la suite. Calculons les deux bornes :
L'encadrement devient :
Il reste à recoller aux bornes demandées :
• à gauche : , donc a fortiori ✓
• à droite : , donc a fortiori ✓
C'est exactement ✓
Conclusion. Par récurrence, est vraie pour tout entier naturel .
C'est ici que le calcul de et est décisif : il faut que (pour ne pas sortir par le bas) et (pour ne pas sortir par le haut). L'intervalle est stable par — c'est ce qui fait tenir toute la récurrence.
b. Convergence. L'encadrement démontré contient deux informations :
• pour tout : la suite est croissante — ce qui démontre la première conjecture de la partie A ;
• pour tout : la suite est majorée par .
D'après le théorème de convergence monotone, toute suite croissante et majorée converge.
Attention : ce théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur. C'est tout l'objet de la partie C.
Partie C — Valeur de la limite
C.1
On considère définie sur par , dont le tableau de variations est donné :
a. Montrer que admet exactement deux solutions sur , notées et avec .
b. Donner la valeur exacte de et une valeur approchée de à près.
a. Montrer que admet exactement deux solutions sur , notées et avec .
b. Donner la valeur exacte de et une valeur approchée de à près.
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a. Recherche des solutions. On lit le tableau par morceaux.
---
Sur — est croissante.
Le tableau donne exactement. C'est donc déjà une solution !
Vérification : ✓
Et au-delà de , croît à partir de : elle est donc strictement positive sur . Aucune autre solution sur ce morceau.
---
Sur — est décroissante.
• est continue (somme de fonctions continues) ;
• est strictement décroissante ;
• ;
• .
Or est compris entre et . D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (TVI appliqué à une fonction strictement monotone), l'équation admet une solution, et une seule, sur cet intervalle. On la note .
---
Conclusion.
Le piège de la question : se lancer dans le TVI sans remarquer que est déjà une solution, lisible directement dans le tableau. On ne trouverait alors qu'une solution au lieu de deux.
b. Valeurs.
Pour , on procède par balayage à la calculatrice :
(valeur plus précise : )
---
Sur — est croissante.
Le tableau donne exactement. C'est donc déjà une solution !
Vérification : ✓
Et au-delà de , croît à partir de : elle est donc strictement positive sur . Aucune autre solution sur ce morceau.
---
Sur — est décroissante.
• est continue (somme de fonctions continues) ;
• est strictement décroissante ;
• ;
• .
Or est compris entre et . D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (TVI appliqué à une fonction strictement monotone), l'équation admet une solution, et une seule, sur cet intervalle. On la note .
---
Conclusion.
Le piège de la question : se lancer dans le TVI sans remarquer que est déjà une solution, lisible directement dans le tableau. On ne trouverait alors qu'une solution au lieu de deux.
b. Valeurs.
Pour , on procède par balayage à la calculatrice :
(valeur plus précise : )
C.2
On note la limite de la suite .
Justifier que et déterminer .
Justifier que et déterminer .
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Étape 1 — la limite est un point fixe de . La fonction est continue sur (composée de fonctions continues). En passant à la limite dans la relation :
• le membre de gauche ;
• le membre de droite , par continuité de .
Étape 2 — lien avec . En passant tout dans le membre de gauche :
Or c'est exactement la définition de :
Étape 3 — identification. D'après la question 1, l'équation n'a que deux solutions : et . La limite est donc l'une des deux.
Il faut trancher — et c'est l'encadrement de la partie B qui le permet. On a démontré que
Par passage à la limite (les inégalités larges sont conservées) :
Or : cette valeur est impossible.
Contrôle avec la partie A. L'exécution de
Tout le problème s'emboîte ici. Sans l'encadrement de la partie B, on saurait seulement que est une solution de , sans pouvoir choisir entre et . C'est la conjonction des trois parties qui identifie la limite.
• le membre de gauche ;
• le membre de droite , par continuité de .
Étape 2 — lien avec . En passant tout dans le membre de gauche :
Or c'est exactement la définition de :
Étape 3 — identification. D'après la question 1, l'équation n'a que deux solutions : et . La limite est donc l'une des deux.
Il faut trancher — et c'est l'encadrement de la partie B qui le permet. On a démontré que
Par passage à la limite (les inégalités larges sont conservées) :
Or : cette valeur est impossible.
Contrôle avec la partie A. L'exécution de
suite(9) donnait — la suite se rapprochait bien de ✓Tout le problème s'emboîte ici. Sans l'encadrement de la partie B, on saurait seulement que est une solution de , sans pouvoir choisir entre et . C'est la conjonction des trois parties qui identifie la limite.
Exercice 4 — Vrai / Faux — intégrale, coefficients binomiaux et géométrie (5 points)
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
1
On considère définie sur par .
Affirmation 1 :
Affirmation 1 :
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Méthode : intégration par parties. On dérive le logarithme (il disparaît) et on primitive le polynôme.
Formule :
Terme tout intégré — avec et :
Intégrale restante — le simplifie le , c'est tout l'intérêt de la manœuvre :
Conclusion :
L'affirmation est vraie.
Contrôle de vraisemblance : sur (de longueur ), la fonction varie de à . Une aire d'environ est cohérente ✓
2
Soient et deux entiers naturels non nuls tels que .
Affirmation 2 :
Affirmation 2 :
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Méthode : développer les deux membres avec les factorielles, en utilisant
---
Membre de droite.
Or , donc :
---
Membre de gauche. Attention aux indices : dans , le « » est et le « » est , donc le « » du dénominateur devient
D'où :
Or :
---
Les deux membres sont IDENTIQUES :
Interprétation combinatoire — bien plus élégante que le calcul.
Les deux membres comptent la même chose : le nombre de façons de constituer un comité de personnes parmi , avec un président désigné.
• Membre de droite — on forme d'abord le comité, puis on choisit son président : façons de choisir les membres, puis façons de choisir le président parmi eux.
• Membre de gauche — on choisit d'abord le président, puis les autres membres : façons de choisir le président parmi tous, puis façons de compléter avec membres parmi les restants.
Deux façons de compter le même ensemble donnent nécessairement le même nombre. C'est ce qu'on appelle une démonstration par double dénombrement.
Vérification numérique, avec et :
3
L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère la droite de représentation paramétrique
et le point .
Affirmation 3 : le point appartient à la droite .
et le point .
Affirmation 3 : le point appartient à la droite .
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Méthode. Un point appartient à une droite si et seulement s'il existe une valeur de qui produise simultanément ses trois coordonnées. Il faut donc que les trois équations donnent le même .
On résout le système :
Première équation :
Deuxième équation :
Troisième équation :
Les trois équations donnent la MÊME valeur :
L'affirmation est vraie.
L'erreur à éviter : vérifier une seule coordonnée et conclure. Il faut que les trois s'accordent sur la même valeur de — c'est précisément ce qui échoue à l'affirmation suivante.
4
Soit la droite de représentation paramétrique
Affirmation 4 : les droites et sont sécantes.
Affirmation 4 : les droites et sont sécantes.
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Recherche d'un point d'intersection. Les droites sont sécantes s'il existe et tels que les deux points coïncident :
On résout avec deux équations, puis on VÉRIFIE dans la troisième.
De l'équation :
On reporte dans :
D'où
Vérification dans l'équation — c'est elle qui décide :
Les droites ne sont donc pas sécantes. L'affirmation est fausse.
Pour aller plus loin — que sont-elles alors ? Comparons les vecteurs directeurs :
Ils ne sont pas colinéaires : les droites ne sont pas parallèles non plus.
Le point de méthode : ne jamais s'arrêter après avoir résolu deux équations. C'est la troisième qui tranche entre « sécantes » et « non coplanaires » — et faire l'économie de cette vérification mène ici à la mauvaise réponse.
5
Soit le plan d'équation , et les points et .
On appelle plan médiateur du segment le plan passant par le milieu de et orthogonal à la droite .
Affirmation 5 : le plan est le plan médiateur du segment .
On appelle plan médiateur du segment le plan passant par le milieu de et orthogonal à la droite .
Affirmation 5 : le plan est le plan médiateur du segment .
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La définition impose DEUX conditions. Il faut les vérifier toutes les deux — l'une seule ne suffit pas.
---
Condition 1 : est-il orthogonal à la droite ?
Un plan est orthogonal à une droite si et seulement si son vecteur normal est colinéaire au vecteur directeur de la droite.
Le vecteur normal de se lit sur les coefficients de son équation :
Comparaison :
Le plan est donc bien orthogonal à ✓
---
Condition 2 : passe-t-il par le milieu de ?
Coordonnées du milieu — on fait la moyenne coordonnée par coordonnée :
On injecte dans l'équation de :
Les coordonnées de vérifient l'équation : le plan passe bien par le milieu ✓
---
Les deux conditions sont remplies :
L'affirmation est vraie.
Interprétation géométrique. Le plan médiateur est l'ensemble des points équidistants de et de — c'est l'analogue dans l'espace de la médiatrice d'un segment dans le plan.
Contrôle : et doivent être à égale distance de . Pour :
Pour :
Les deux distances valent — les points sont bien symétriques par rapport à ✓
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Ce sujet mobilise 11 notions du programme de Terminale. Chacune dispose d'un cours complet, d'une fiche de révision et d'exercices corrigés :